DEUXIÈME PARTIE
Mais, en sculpture comme en peinture, ceprince manquait de goût x.
S’il commanda à Cellini Persée, il accepta la statue quelconque d’Ammanati1 2 et subit, tout comme la duchesse, l’ascendant souvent malheureux de Bandinelli 3, qui, quoi qu’en ait dit Cellini — et nous l’avons montré plus haut — est vraiment le représentant typique du Rinascimento de par la forme et l’inspiration de ses oeuvres.
Même chez les plus ambitieux potentats de la Renaissance tout sentiment de générosité n’était pas éteint. A l’imitation de Charles-Quint, Cosme de Médicis, à peine âgé de 45 ans, cédait, au commencement de 1558, à son fils François, le gouvernement de la Toscane, en se réservant le titre de duc et le pouvoir suprême.
Vecchietti, comprenant que la faveur dépendait désormais surtout du fils de Cosme, présenta Jean de Bologne à François Ier.
Montaigne 4 nous montre ce seigneur comme un esprit curieux prenant plaisir « à besoingner lui-
1. Au lieu d’appeler de Venise un des grands peintres du moment il se contenta d’artistes florentins,, comme Salviati, Bronzino, Vasari, dont la peinture historique était médiocre.