Suetoniufl, in Augusto
2, Idem , in Caio,
plus grande civilisation romaine, marquent assez combien le polythéisme était incapable de réforme et devait s'adapter à toutes les folies du pouvoir absolu.
Le sacerdoce ne pouvait opposer aucune résistance; car tous les prêtres dépendaient du souverain pontife, qui était l'empereur. Sous la république , les plus grands citoyens avaient rempli les différentes fonctions sacerdotales; mais sous l'empire, en restant toujours le partage de la noblesse , elles tombëlrent cependant aux mains des hommes les plus médiocres : on les donnait à qui ne pouvait mieux faire.
Claude S dans sa jeunesse, fut jugé si slupide qu*on ne lui accorda d'autre emploi que celui de flamen. Les pontifes ne se distinguaient donc que par le luxe de leur table et la richesse de leurs vêtements aux fêtes des dieux. Un respect plus grand s'attachait aux vestales : elles avaient d'imposants privilèges qui tenaient au souvenir de la république, et d'autres qui étaient ajoutés par l'empire. Un des plus éclatants honneurs rendus à Livie fut le droit de siéger au théâtre sur le banc des vestales.
Tacite nomme quelques-unes de ces vierges , en désignant leur sainteté par un terme solennel qui rentre presque dans les idées du culte chrétien. Leur sacerdoce était seul Téel , parce que seul il imposait des devoirs rigoureux. Un des méchants empereurs, Domitien, rappela ces devoirs par des supplices : sous son règne , plusieurs vestales furent punies de mort et enterrées vives. Ce monstre était un païen zélé; il remplissait avec ardeur ses fonctions de grand pontife; mais ce culte absurde et féroce était sans influence sur les mœurs. C'est à cette époque, en effet, qu'il faut reporter les plus grands excès de la corruption romaine, et ces saturnales du pouvoir