‹ Tableau de le̓loquence chrétienne au IVe siècleChapitre 24 sur 158 · Slrab.,lii). XV · texte numérisé non relu

Slrab.,lii). XV

La haine des Parlhes contre Rome fut une barrière aux progrès du culte romain. On ne connut jamais dans la Perse la divinité des Césars ; et un roi des Parlhes vengea le genre humain , en reprochant à Tibère, dans une lettre publique , les crimes et les infamies que Rome consacrait par des autels ^

Il nous reste à parler, du peuple qui devait changer tous les autres, en étant lui-même immuable y et qui , dès lors répandu sur presque tous les points du monde, doit surtout être considéré dans sa patrie, qu'il occupait encore, et dans son temple que , seul de tous les peuples , il fermait à ridolâtrie. Les malheurs de la guerre, les captivités, le commercé, avaient commencé la dispersion des Juifs , et jeté les feuillets de leurs livres sacrés dans Punivers. Depuis le temps de Cyrus, ils étaient répandus dans la Perse, dans la Syrie, et jusqu'à la Chine. Depuis Alexandre , et sous ses successeurs , ils se trouvaient en grand nombre dans les provinces de l'Asie Mineure et dans l'Egypte; depuis Pompée , qui les subjugua, ils pénétrèrent dans l'Italie et dans toutes les parties de Fempire; mais, en Egypte et en Grèce, ils formaient, sous le nom de Juifs hellénistes , une classe d'hommes qui ne manquaient ni desavoir ni de richesses. Il semble, au contraire , que ceux qui vinrent à Rome étaient confondus avec les plus vils Égyptiens , et ces adorateurs de la déesse Isis, souvent réprimés par le sénat romain. On se moquait de leurs jeûnes rigoureux , de leur circoncision et de leur sabbat. Horace y fait allusion.; Auguste en plaisante dans une lettre.

Au commencement du règne de Tibère, ils étaient si nombreux à Rome, et comptés pour si peu de chose par la tyrannie, que ce prince en fit déporter quatre mille

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