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▲u ouàtrùmc siècle. 31^
Tbéodose retourna dans l'Orient; et Valentinien se trouva seul maître de l'Occident , au milieu de chefs barbares appelés à sa cour. Les conseils d'Ambroise ne purent sauver le jeune empereur de l'ambition d'Arbogasle , qui le fit périr, et mit à sa place le faible Eugène. Ambroise, fidèle à la mémoire de Valentinien, prononça d'éloquents regrets sur sa tombe, eu attendant la vengeance de Théodose, qui ne larda pas à renverser Arbogaste , et à réunir sous sa main les deux moitiés de l'empire. C'est dans ce haut degré de gloire que Théodose, pour la seconde fois libérateur de Tltalie , mourut à Milan. Ambroise célébra sa mémoire devant le peuple, tandis que Ton préparait la pompe funèbre qui devait ramener ses restes à Constantinople.
Rien de plus grand qu'un tel spectacle; Théodose avait rendu la paix et la gloire aux Romains ; il avait vaincu les barbares et relevé l'empire ; il avait achevé l'ouvrage de Constantin , et le surpassait en génie. Toutefois, le discours d'Ambroise ne répond pas à de telles pensées : déjà l'esprit superstitieux du moyen âge semble peser sur le christianisme. L'orateur raconte longuement que des clous de la croix ont servi à forger le mors ' du cheval de Théodose et à orner son diadème. Mais il rappelle avec une noble simplicité le souvenir de Thessalonique.
M J'ai aimé cet homme', dit^il, parce qu'il cherchait plus les réprimandes que les flatteries. Il a pleuré , dans rassemblée des fidèles, le crime que la fraude des autres lui avait fait commettre; empereur, il n'a pas rougi de faire une publique pénitence , et depuis il n'a pas cessé de pleurer sa faute. Ayant remporté une grande victoire, dans la pensée qu'il avait péri des ennemis sur le