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étaient le plus imposés au-dessous de deux cents francs.
La révolution de Février éclata aux cris de: Vive la réforme! Depuis longtemps, en effet, l’opposition, appuyée d’ailleurs de l'opinion publique, demandait une nouvelle réduction du cens électoral et l’adjonction d’un plus grand nombre de capacités; sur le refus du pouvoir, une révolution éclata et installa le suffrage universel. Désormais il n’y eut plus de condition pour être électeur que la majorité légale; pour être éligible, que 1 âge de vingt-cinq ans. L’élection était validée, pourvu que le quart au moins des électeurs inscrits eussent pris part au vote , et que l’enquête n’eût révélé aucune violence ou aucun acte de mauvaise foi capable de dénaturer le scrutin. L'Assemblée constituante et l’Assemblée législative furent élues sous l’empire du suffrage universel. Une loi por¬
tée par cette dernière restreignit le suffrage universel par l’exclusion de (rois millions d’électeurs, auxquels elle décernait assez gratuitement le nom de gens sans aveu, de vagabonds, de vile multitude ; mais cette loi ne fut appliquée que dans des élections partielles. Enfin, la révolution du 2 décembre, et la constitution qu’elle a produite, ont réta’ li le suffrage universel , qui semble désormais une nécessité. Le Corps législatif actuel, reproduction du Corps législatif de l’Empire , est issu du suffrage universel.
Avant de quitter le Balais-Bourbon, il y a diverses parties à signaler qui , malgré leur importance réelle, ne méritent dans le plan de ce livre qu'une mention rapide: les salles où se réunissaient les bureaux, et la bibliothèque, par exemple. Cette dernière, riche de quatre-vingt mille volumes, est admirablement éclai¬
rée et disposée : ses aménagements intérieurs sont dignes de servir de modèle à tous les établissements de ce genre.
Enfin, en sortant du palais législatif proprement dit, et en examinant les anciennes dépendances de l’hôtel de Condé, nous découvrons une belle et vaste maison, précédée d’un riant jardin, et toute brillante encore de nouveauté. C’est l’hôtel de la Présidence, cet hôtel que M. Sauzet avait fait réparer et orner avec amour, pour qui?... pour MM. Bûchez, Sénart, Marie, Armand Marrast, qui n’y firent qu’un séjour de peu de durée, et pour M. Dupin, qui vient de le céder au président actuel du Corps législatif. Et si ce n’était terminer par un souvenir bien triste, je signalerais encore l’hôtel de la trop célèbre madame de Feuchères, situé derrière le jardin de la Présidence.
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