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Bazar de l'Industrie.
Une Montmartre.
Théâtre des Variétés. Passage des Panoramas,
splendides, regrette, dit-on, au milieu du luxe et du rom fort, les modestes lambris témoins de ses premières séances. Il serait plus exact d’avancer qu’il regrette la fraîcheur et l’enthousiasme de ses jeunes années.
Revenons, s’il vous plaît, à ce passage dont nous parlions toute à l’heure : nous voulons dire le passage Jouffroy, qui conduit le promeneur du bou¬
levard à la rue Grange-Batelière. Ce nouveau passage a tout de suite été adopté par la foule; le soir, les Ilots du public sont tellement pressés qu’il faut jouer des coudes pour se frayer une route. C’est au passage Jouifroy qu’était situé un établissement qui a joui d’une certaine vogue pendant deux ans: l’Estaminet lyrique , où chantait Darcier, ce baryton popu¬
laire dont la voix a tant contribué à faire connaître les chansons de Paul Dupont et de Gustave Mathieu , l’auteur de Jean Raisin, dont le refrain a été répété par toute la France bachique et lyrique. Le passage Jouffroy a encore l’avantage de posséder un autre établissement d’un genre tout différent. Nous voulons parler de cette espèce d’institut qui marche sur les
BOULEVARD MONTAI MITRE (côté llOTll).
BOlT.LV M’,0 POISSONNIÈRE (côté nOT(l).
Bac du Faubourg-Montmartre.
brisées de l’Athénée, et où des professeurs sans diplôme parlent de tout et de beaucoup d’autres choses encore. Les marchands de brochures, de gravures et de pittoresques semblent avoir choisi pour asile ce passage qui se continue au delà de la rue Grange- Batelière sous le nom de passage Verdeau. Le passage \ erdeau va aboutir a la rue du Faubourg-Montmartre.
Le cheval n’absorbe pas seul l’activité et l’intelligence des millionnaires qui peuplent les salons du Jockey-Club. Le noble jeu de billard a une part im¬
portante de leurs loisirs : c’est sur cette arène que sont venus se mesurer bien souvent des champions célèbres a divers titres, soit nobiliaires, soit tout autres; et l’on y a vu souvent lutter l’aristocratie , représentée par ses noms les plus sonores, avec la v ile multitude, appelée à cet excès d’honneur grâce à une habileté, une adresse, une justesse d’œil et de bras peu communes. On vous racontera partout tels et tels carambolages qui tiennent du miracle, tels effets triomphants, tels coups de queue sublimes exécutés sur ces
bandes et sur ce tapis ; mais tous nos lecteurs ne sont pas versés dans les mystères du bloc et de la poule, et nous- même nous avouons humblement notre insuffisance. D’ailleurs ce n’est pas au Jockey-Club que nous irions demander des leçons. A croire les on dit, le billard n’y serait pas moins ruineux que le steeple chose, et plus d’un sportman, entré millionnaire sur cette double arène, a dû, pour se retirer avec honneur, accepter un posté d’attaché d’ambassade, ou, extrémité pénible, en venir à se marier.