‹ Tableau de ParisChapitre 254 sur 257 · LE PARIS QUI S’EN VA · texte numérisé non relu

LE PARIS QUI S’EN VA

ges annoncent quelles merveilles seront ajoutées aux merveilles du vieux palais des rois. Et combien d’autres monuments, les uns presque achevés, les autres

La pompe du pont Notre-Dame.

Le Louvre complété nous permet de saluer dans à fleur de terre ! ici les grandes halle un avenir prochain sa gloire et sa grandeur : et déjà les immenses charpentes, les gigantesques échafauda-

ailleurs les

docks; plus loin, le Palais de cristal !

Peut-être le lecteur attendait-il que nous dirions un

adieu à Paris qui s’en va; à ces rues sombres, étroites, si pleines de souvenirs, que la splendide rue de Rivoli embrasse et confond dans son alignement superbe. Comme les livres, les hôtels , les palais, les monuments ont leur destinée : témoin l’hôtel de la reine Blanche, l’hôtel de Coligny , l’Oratoire, nivelés par cette voie nouvelle qui rejoint les Tuileries à l’Hôtel de ville, la maison du roi et la maison du bourgeois de Paris; témoin le pont Notre- Dame, vieux serviteur mis à la retraite, et l’Hôtel-Dieu, dont on va sacrifier une partie pour l’agrandissement de la place du Parvis Notre-Dame, < Il y a soixante ans, Mercier traçait de la grande ville, telle qu’elle était alors , une peinture exacte et complète, qu’il appela orgueilleusement le Tableau de Paris. Peu content d’avoir accompli cette œuvre, il voulut deviner l'avenir, et essaya de décrire Paris en 2440. Quoique le nouveau Tableau de Paris ait eu recours à des ressources qu’ignora, ou

que négligea son devancier, il n’a nulle prétention prophétique, et il demande pardon si par hasard il n’a pas

Hôtel-Dieu, vue prise du côté de-la Seine.

tenu toutes les promesses contenues dans son titre. Puisse-t-il seulement demeurer comme une image

fidèle, un monument significatif de l’époque active, variable, industrieuse qu’il s’est efforcé de reproduire !

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