IG
282 TADLEAU DE l'AUlS.
Nos ancêtres ne livraient pas chaque matin leur tête, pendant un temps considérable, à un friseur oisif et babillard. Se faire le poil, imprimer à leurs moustaches, ornement de leurs physionomies mâles, un ton martial, tel était toute leur toilette. 11 y a deux siècles que nous avons eu la faiblesse d'imiter les femmes dans cet art de la frisure qui nous eQëmine et nous dénature.
Où est le temps qu'un brave, lorsqu'il avait besoin d'argent, détachait sa moustache et la mettait en gage chez le prêteur^ au lieu de lui faire un billet d'honneur? Point d'hypothèque plus assurée : le prêteur dormait tranquille^ et jamais la dette ne manqua d'être acquittée à son échéance.
Nous n'avons plus, il est vrai, le ridicule d'ensevelir notre tête sous une chevelure artificielle, de coiffer le front de l'adclescence d'un énorme paquet de cheveux; le crâne chauve et ridé de la vieillesse n'offre plus ce bizarre assortiment; mais la rage
Vous n'en savez pas la raison, C'est pour laver son cotillon.
Regardez de l'autre côté :
Comme le Seigneur est planté.
Il l'entretient sur la grâce ; Il lui parle sur refGcace ;' Mais il lui parle doucement.
De crainte d'emprisonnement.
Son carillon fut longtemps la merveille des merveilles pour le bourgeois parisien, ainsi que son jaquemart, qui, déjà sous Louis XIV, avait disparu, ce qu^indiquc une complainte de la Samarilaine sur la perte de son Jaquemart et sur le débris de la musique de ses cloches^ par d'Assoucy. Le gouvernement de la Samaritaine rapportait de cinq à six mille francs. Rulhière, si nous ne nous trompons, en fut le dernier gouverneur. Cette étrange sinécure périt, cela va sans dire, avec la monarchie Quant au souhait de Mercier, il ne se réalisa qu'on 1813, que l'on mit à bas celle très-inutile et très-golliique construction. {Note de Viditeur,)