S'ÉCRIRE AUX PORTES
le yide profond du cœur et de l'esprit, et c'est ainsi que se passe la vie des gens à équipage. Est-ce la peine d'être pourvu des avantages de la naissance et de la fortune , pour prodiguer ainsi son existence ? Et ces personnes affecteront encore , du dédain pour des sociétés qu'elles ne connaissent pas : et pourquoi ? parce qu'elles dédaignent réellement les sociétés [qu'elles connaissent.
Quand le jour tombe dans le salon, le notaire et le gros commis disent aux valets , des bougies; les maîtres des requêtes et les présidents disent des lumières; mais les grands seigneurs et les princes disent, apportez des chandelles; et pourquoi? c'est que le roi dit toujours, des chandelles. j
Je ne doute pas que^ profitant de cette remarque, quelque gentillâtre ne dise bientôt en province dans son châtel démantelé, des chandelles. Et j'aurai occasionné un trait comique; tant mieux, il fera rire.
Il y a d'autres extravagances dans ces coutumes du beau monde. Un laquais va régulièrement tous les matins savoir comment se porte madame une telle ; mais il est de son devoir de ne jamais rendre compte à sa maltresse de sa mission. On s'envoie des salutations , des compliments réciproques , et l'on demeure porte à porte.
D'autres femmes ont l'afiTectation de s'écrire tous les jours de la vie. Ce sont des amitiés excessives, des transports ; on ne saurait vivre l'une sans l'autre, on déclare son intimité sentimentale à la face de l'univers. Au bout de six mois on devient de la plus belle indifférence, et ces femmes si affolées ne se reconnaissent plus.
Depuis longtemps on ne fait plus les incommodes visites du jour de l'an ; il n'y a plus que les commis de bureau qui vont offrir leurs hommages à leurs supérieurs, qui les attendent ce jour là, et les reçoivent avec toute la dignité d'un protecteur.
Ceux qui ne reçoivent pas de gages ne font aucune visite. On s'envoie réciproquement des cartes par des domestiques.
La petite poste se charge aussi des visites. Le porte-claquette
t96 TABLEAU DE PARIS.
met un habil noir, Tépëe au côté, et soulève le marteau des portes cochères ; elles bâillent et se referment quand la carte est glissée. Rien n'est plus aisé, personne n'est visible; chacun a eu rhonnêteté de fermer sa poile. Le porté claquette prend partout le nom de celui dont il est le commettant.
On se rejette le sur lendemain dans la société, et on laisse le cordonnier et le tailleur se donner Taccolade vraie ou fausse^ qui était encore familière au beau monde il y a quarante ans. Voilà comme on détruit insensiblement ces gènes futiles qui nous tyrannisaient à des époques renaissantes.
LXY.
Les princes qui commandent à tout, obéissent à Tétlquette : Le philosophe sourit de cet étrange esclavage ; et quand il voit les princes enchaînés eux-mêmes dans les entraves d'un vain cérémonial^ il reconnait Fégalité des conditions ; ces fiers mortels qui disposent de la liberté d'autrui^ n'ont plus de liberté ; cette belle princesse, qu'envie tout son sexe, vit dans une gêne perpétuelle : le respect les fatigue et chasse la cordialité : rhommage n'est plus naturel ; il est factice ainsi que tout le reste. 11 faut vivre pour la représentation ; et c'est un théâtre où les coulisses même ne permettent pas au comédien de reprendre son altitude naturelle.
L'étiquette établie dans les cours demanderait les pinceaux d'un Rabelais : mais les princes eux-mêmes ne doivent-ils pas être étonnés de suivre avec tant de ponctualité les ordres d'un être fantastique ?
Les princes, au milieu de gens faits pour les servir, attendent quelquefois patiemment que leurs souliers soient mis, parceque l'officier qui, par sa charge» a droit de chausser le pied du
prince, ne se trouve pas présent. Cette sujettion bizarre fait, des princes, des hommes asservis à des coutumes singulières.
On a vu en Espagne un sujet fidèle condamné à perdre la vie, parce qu'ayant sauvé d'un incendie une reine en chemise, il avait été obligé de la porter entre ses bras.
Manger avec un prince est une chose que l'étiquette repousse : il conversera avec vous. Vous lui serez utile et agréable ; mais manger sur la même nappe vous est interdit : Sa volonté expire dans le domaine borné par la circonférence d'une table.
Cest rétiquette qui préside à la naissance d'un prince. Tous les grands officiers de la couronne sont là. C'est l'étiquette qui voudra qu'après sa mort on lui serve une table splendide, et qu'on l'interroge, à chaque instant, sur l'état de sa santé.
Les princes auraient plus de peine à se dérober aux lois de rétiquette qu'aux lois de la constitution de l'État. Souvent le monarque s'est trouvé dans Timpossibilité de faire un voyage, d'entrer dans une maison, parce qu'il n'avait pu concilier les prétentions respectives de ses serviteurs.
Nous rions en apprenant certains usages de peuples éloignés de nous; de ce que le roi de Loango, en Afrique, par exemple, prend ses repas dans deux maisons différentes ; de ce qu'il boit dans l'une, mange dans l'autre : et l'habitude nous familiarise avec ces étiquettes, dont l'asservissement est plus encore pour les princes que pour ceux qui les environnent. On dirait qu'ils sont livrés, dès le moment de leur naissance à une foule de farfadets capricieux qui arrangent tous les moments de leur vie au gré de leui^ fantaisies.
Les pauvres humains vivent de tout cela; mais je suis fâché qu'on ait banni de la cour le fou du roi. De toutes les charges de la couronne c'était la plus nécessaire. Un naturel enjoué, qui avait la liberté de parler, acquérait le droit de dire une foule de choses que les rois n'entendent plus depuis qu'ils ont banni le fou^ tristement remplacé par une multitude de fous titrés qui ne le valent pas.
Après rétiqaette vient le protocole. Combien dans le corps d*une lettre faut-il de doigts en blanc ? La suscriptlon est encore une chose importante. Telle lettre doit être en papier ministre. Louis Armand, père de feu M. le prince de Conti, ayant écrit du camp dTron à M. le régent, le pria, s'il avait manqué au cérémonial , de Ten instruire, avouant qu'il ne le savait pas. H. le régent lui répondit que le cérémonial n'était pas propre h nourrir Tamitié, et le pria de lui écrire sans cérémonie.
La sécheresse du protocole met une différence entre les lettres et les simples billets. Il n'est pas toujours aisé pour amener le trèS'humble, trèS'Obéissant serviteur. Quand on écrit au roi, l'on ajoute et sujet. Un prince met sur l'adresse: Au roi mon souverain seigneur, et à la reine, ma souveraine dame. On dit au pape : Très-humble, très-obéissant, et trèsdévot fils et serviteur. Le pape répond par un bref en parchemin.
Ce protocole varie peu.
Le protocole veut que auand on se sert de secrétaire^ la cor* tesia soit de la main du prince.
Le roi de France a vingt-quatre millions de sujets; il n'y en a pas deux mille qui sussent lui écrire selon les lois du protocole.
On appelle le dauphin, Monsieur^ en lui parlant ; et il a la qualification de Monseigneur quand on lui écrit.
La suscription, l'enveloppe, tout cela a sa forme.
Quand on écrit à une majesté, il ne faut que quatre ou cinq lignes à la première page, et que toute la lettre soit de la main de celui qui écrit.
Tantôt la cortesia peut être de la main du secrétaire* tantôt cela lui est défendu. Tout le monde ne sait pas placer Taltesse sérénissime, l'altesse royale.
Le protocole change; et j'avoue que je ne suis pas au fait de l'endroit où se placent et se répètent les trois ou quatre doigts de blanc.
En juillet 1733, M. de Bussi manda que l'impératrice AméUe se plaignait que dans les lettres de princes et princesses de la
maison de Condé, pour la prier de recommander à Fempereiir leurs affaires de Naples, la suscription ou cortesia, votre trèS" kumbUet trèS'^béissant serviteur, éidliéeldi main du secrétaire. Le protocole dit que rimpératrice avait raison. Les princes doivent la cortesia aux électeurs, à plus forte raison à rimpératrice, qui ne la refuse jamais.
11 faut éviter envers tout particulier, archevêque ou ministre, l'expression de profond respect, qu'on n'emploie que pour le roi. On dit aux autres, avec respect^ ou bien avec un grand
respect.
La plupart des bourgeois ignorent la différence qui se trouve entre une lettre et un billet.
En général, on répond comme on vous écrit.
Les particuliers ne savent pas écrire : ils vous donnent quelquefois de votre affectionné amt, de votre affectionné à vous servir,
n est plus difficile de savoir écrire une lettre dans la véritable précision des lois du protocole, que de faire bien la révérence, et d'avoir un maintien devant un prince.
Et par la même raison que le bourgeois ne saura ni saluer, ni se tenir debout, ni parler h un prince, il ne saura pas lui écrire.
L'étiquette n*est pas preuve de servitude : les fiers Anglais servent à genou leur roi, l'étiquette ne porte aucune atteinte à la liberté d'un peuple. Les Français ne sont pas humiliés en s'assujettissant à des fonctions domestiques. Tout ce qui approche du roi prend un caractère de noblesse.
L'étiquette a ses minuties, mais celles-ci tombent de jour en jour : il n'y a que le despotisme qui puisse se faire de l'étiquette un culte.
Un prince du sang est maître d'hôtel. Ceci n'est pas simplement d'étiquette; c'est qu'il y a un très-gros revenu attaché à cette charge.
C'est l'étiquette qui veut que le roi d'Espagne tutoie tout le
monde^ à commencer par son frère^ tandis que le roi de France dit à son valet de chambre vous.
C'est rétiquette qui place la chaise-percée d'un prince au milieu des courtisans, à qui il accorde les entrées, et qui fait que tel offre le coton.
Quand on sort de chez le roi ou de chez les princes, on passe le premier, et voilà la civilité, la politesse par excellence; pourquoi? c'est qu'en passant le premier, vous faites un avantage à celui qui vient après vous ; vous le laissez jouir plus longtemps des regards du prince; puis enfin vous lui sauvez rembarras de partir le premier.
Les entrées descendent et ne montent point; qu'est-ce à dire? que lorsque vous avez les entrées chez le roi, vous les avez chez les autres princes; ce qui n'est point, quand vous n'avez vos entrées que chez un prince : vous êtes arrêté là.
La feue reine, très-scrupuleuse sur l'étiquette, la regardait comme une portion essentielle de la souveraineté. Dans sa dernière maladie, elle tomba dans un évanouissement profond; on lui présentait quelque chose à boire ^ une femme dit à ses côtés : Elle ne le prendra point. Lorsque la reine fut revenue à elle, son premier mot fut de faire sentir à cette femme l'irrévérence de son expression. Elle avait employé le terme vulgaire elle , au lieu de dire sa majesté, et la reine, toute mourante qu'elle était, la réprimanda de son incivil laconisme.
Quand certains princes se font appeler V ombre de] Dieu, le cotÂsin de la lune, le frère du soleil, Vami des étoiles ; que d'autres, à Tissue de leurs repas, ont fait proclamer que tous les autres rois de la terre peuvent dîner; que tel autre veut qu'on se prosterne en terre dès qu'il paraît : il n'est pas étonnant qu'on ait assujetti les sourires, les regards, les gestes et les pas, de manière à désigner un air soumis.
Ces usages embrassent l'art de s'asseoir, de se tenir debout, de glisser sur le parquet; les salutations, les révérences sont telles, que tout se distingue.
g Quand on voit les petits princes d'Allemagne plus superbes que les premiers potentats de Funivers, faut-il s'étonner si la coutume devient rigoureuse danâ des cours antiques?
L'étiquette a des bizarreries et des singularités: mais elle gêne encore plus les princes que ceux qui les servent; car ils sont assujettis à la minute, s'ils veulent être servis, tandis que tous les allants et venants ne sont à la gêne que momentanément.
L'étiquette est un rempart qui repousse une infinité de prétendants incommodes. Ce mot est d'autant plus absolu^ qu'on n'y répond jamais qu'en s'humiliant.
L'étiquette fait que les conversations deviennent silencieuses, et que les princes voient autour d'eux tant de mouvements d'yeux et d'épaules.
L'étiquette qui faisait jadis servir à dîner à des rois morts subsiste encore de nos jours, et subsistera jusqu'à la fin de la monarchie; car, comment supprimer une coutume si essentielle à son bonheur ? comment refuser à dîner au cadavre royal, quand les officiers de sa bouche ont si bon appétit pour lui?
Le maintien, la maixhe, tout est assujetti à des règles qui, pour être versatiles, n'en sont pas moins suivies.
Pourqtm demander un tabouret, quand on peut avoir un bon fauteuil chez soi? dit la comédie : et la comtesse qui a ri de ce trait, avec tout le public, postulera^ quinze jours après, le tabouret chez la reine.
On a substitué la politesse^ l^aisance et raffabilité à tous les airs d'ostentation et de cérémonie, mais les vieilles coutumes!.... Ce qu'il y aurait de plus difficile à un prince, serait d'anéantir ces formules antiques.
11 faut savoir décorer le dessus des lettres de titres honorifiques. Les adresses sont encore aujourd'hui des objets de contestation : Ce n'est pas une petite chose que de savoir au juste comment les princes doivent s'écrire enti*e eux. Le grand maître des cérémonies, l'introducteur savent cela, car, que ne savent-ils pas? Les
naissances sont assujetties à des usages passablement ridicules.
Jean-Jacques Rousseau est le premier qui a refusé de signer^ votre très-humble servitew ; mais s'il eut été en place^ on Teût excellemiséy monseigneurisé, et principisé malgré lui.
Les prélats du siècle dernier décidèrent, dans une assemblée du clergé, qu^ils s'appeleraient dorénavant grandeur.
Les superlatifs ne sont plus de mode. On n'écrit plus à trèshaut, très-magnifique, très-excellent, très'brillant, très-vénérable ; mais ces énumcrations de dignités reprennent place dans le billet mortuaire^ et vous apprenez que le irès^haut, très-ma' gnifique seigneur pourrit dans tel coin.
C'est une étiquette d'appeler ses domestiques comme des chiens, en criant à tue- tête : eh ! eh !
Le Français n'a pas manqué d'immortaliser et d'étendre ces ridicules. La bizarrerie est à son comble.
Je ne puis apprendre de combien de lignes courbes sont les révérences d'un ministre ou d^un duc, et combien il faut lui en donner de pouceSé
C'est l'étiquette qui fait appeler la femme d'un président, madame la présidente, et celle d'un maréchal madame la maréchale; comme si elle rendait la justice, ou si elle conduisait les armées.
L*orgueil, qui connaît beaucoup Tennui, lequel fraternise avec lui, imagina ces passe-temps, qui remplissent les heures du désœuvrement^ et satisfont la vanité. On s'amuse de voir une fetnme qui fait des révérences de trois pas, de six en six pas; Un homme qui parait une statue, et qui parle sans remuer les lèvres; des gens qui s'habillent et se déshabillent : tout cela fait spectacle. On tourne et retourne tant et tant, de toutes façons, on fait prendre aux heures, tant de plis différents, et au jour, tant d'attitudes, qu'à la fin les heures sont forcées de rendre quelques plaisirs.
Une princesse, à telle heure, toit ses femmes qui entrent,
la décoiffent et la déchaussent, hon gré, mal gré ; elle a beau résister, il faut qu'elle obéisse, et qu'elle suive le courant des aii'aires.
Tantôt il faut qu*une dame soit solennelle ; tantôt en désha^ bille.
Le perruquier, le tailleur , tarîent les frisures et les habits d'un goût extraordinaire.
Les nouvelles manières de se coiffer, de se présenter, de saluer , de parler, de dépecer, de manger, changent sans cesse par les grands et pour les grands , dont elles sont la plus sé-^ rieuse étude, la principale occupation.
Il n*y a pas de minute où Ton m paye un tribut à Tétîquette. Comptez les gestes , les minauderies, les airs de tête, et vous Verrez que les esprits sont plus changeants que les baromètres. 11 n'y a point de ven'e à facettes qui présente plus d'objets.
L'étiquette fut de tout temps, à la cour d'Espagne, une coutume vraiment despotique.
Un misérable régent de sixième , comme on sait, devint cardinal et ministre plénipotentiaire, pour avoir fourni, en cachette^ chaque jour, une bouteille de vin à la reine d'Espagne > qui aimait le vin ; l'étiquette de son palais ne lui permettait qu'un veiTe d'eau entre ses repas.
Quel lecteur ne s'amuse pas de voir ceux qui commandent aux autres, se soumettre à leur tour à des lois imaginaires ?
Ce fut donc une grande affaire, de donner à la femme de Philippe V, un confesseur, puis un cuisinier français, et non italien; passe encore pour cette distinction. Plusieurs membres du conseil voulaient un cuisinier et un confesseur savoyards. 11 y eut une autre dispute sur le perruquier du roi. On l'avait fait venir de Paris, parce que les barbiers espagnols ne savaient pas encore faire une perruque ; mais on redoutait, en même temps, que l'indiscrétion du barbier français ne mit dans la chevelure artificielle qui devait coiffer sa majesté, des cheveux tirés de la tête d'un roturier. Or, un roi d'Espa-
guc ne devait porter sur son chef que des cheyeux de gentilshommes.
Il fallut batailler longtemps et gagner le terrain pied à pied, pour changer quelque chose au despotisme de la religieuse étiquette, dite par excellence rétiquette du palais.
Les lettres de la princesse des Ursins, sur cet objet, sont curieuses. Cette princesse écrivait à la maréchale, mère d'Adrien de Noailles : Je vous supplie de dire que c'est moi qui ai rhonneur de prendre la robe de chambre. Les plaisants disent au« jourd'hui que la robe de chambre d'étiquette de Philippe Y, était un vieux manteau court, qui avait servi à Charles II ; que répée du roi, était un poignard, qu'on posait derrière son chevet; que la lampe était enfermée dans une lanterne sourde ; que les pantoufles étaient des souliers sans oreilles, etc., etc. Il n'y a pas de mal à tout cela ; mais il est bon d'apercevoir ce qui était masqué sous ce cérémonial, que les courtisans d'alors exaltaient avec tant d'emphase.
Cérémonial*
Un prince du sang, à la cour, ôte le service à tous les grands officiers, tant pour la chemise que pour la serviette.
Quand le roi donne des audiences sur son trône, les princes du sang sont sur la plate-forme, suivant leur rang; et quand le vo\ donne des audiences des ballustres, ils sont à côté de sa majesté, en dedans du ballustre.
Ils ont rhonneur de manger avec le roi dans les banquets.
Quand le roi communie, ils tiennent la nappe, lorsqu'ils sont deux ; et quand il n'y en a qu'un, il la tient seul : aucun seigneur ne peut partager avec lui cet honneur.
Quand le roi touchey il lui donne la serviette.