FAUX CHEVEUX
\7ous voyez la tête de cette belle femme, si remarquable par l'édifice de sa coiffure et ses longs cheveux flottants; vous en admirez la couleur, la forme, le contour et l'élégance... Eh bien ! ils ne lui appartiennent pas. Ils sont empruntés à des têtes de morts ; et ce qui la décore à vos Vl^^-t^ yeux, est la dépouille de sujets qui furent peut-être infect c's de maladies affreuses, et dont les noms seuls offenseraient sa délicatesse, si on osait les prononcer en sa présence.
Cependant elle s'enorgueillit de ces cheveux étrangers. Elle s'expose à hériter des principes nuisibles qu'ils peuvent receler encore. En effet, on se servait de colliers et de bracelets de cheveux tressés : l'expérience a décidé qu'il fallait y renoncer, à cause des dartres qu'ils produisaient. Mais les femmes aiment mieux supporter des démange aisons incommodes que de renoncer à leur coiffure. Elles calment la vivacité de ces démangeaisons, en faisant usage du A v( grattoir. Le sang se porte avec impétuosité à la tête ; les