‹ Tableau de ParisChapitre 41 sur 154 · INCENDIES, POMPES · texte numérisé non relu

INCENDIES, POMPES

1 es incendies modernes les plus violents, sont celui de •L* la Chambre-des-comptes, du 27 octobre 1737 ; les deux de l'Hôtel-Dieu, du Ier août 1737, et du 30 décembre 1772. On n'a pu savoir au juste le nombre des malheureux qui, dans ce dernier désastre, ont péri, étouffés dans les flammes. La gazette de France a si bien menti à cette époque ! Mais

PORTES-COCHERES.

il paraît qu'il n'y a guère eu moins de douze à quinze cents victimes.

Comptons l'incendie du Pont-au- Change, le 26 janvier 1746. Sept%à huit filles ouvrières en chapes et chasubles, enfermées sous la clef par leur maîtresse jalouse de maintenir leur chasteté, furent brûlées vives. Leur chambre étant garnie de barreaux de fer, elles ne purent se jeter dans la rivière. Ce fut un spectacle affreux que d'entendre leurs cris, et de les voir périr sans pouvoir leur porter du secours.

Comptons- l'incendie de la foire S1 Germain en 1760: il dévora la plus magnifique charpente qui fût en Europe.

Comptons l'incendie de l'opéra en i763r~quT "noûT~aT valu une salle plus belle et plus commode.

Comptons enfin l'incendie du Palais, le 11 janvier 1776, % et qui n'a peut-être pas été l'ouvrage du hasard. Il a rappelé l'incendie de la plus grande partie des bâtiments de ce même Palais, arrivé le 7 mars 1618. On dit que ce furent les complices de la mort de Henri IV qui y firent mettre le feu ■; croyant par là brûler le greffe et le procès de Ravaillac. Sans l'attention et les soins du greffier Voisin, les registres du parlement auraient été brûlés.

Ce n'est que depuis quelques années, que le service des pompes procure au public un secours convenable, prompt et gratuit. On assujettissait autrefois à une amende le particulier dans la maison duquel le feu avait pris : qu'arrivait-il ? Le particulier voulait éteindre le feu lui-même n'appellait personne : la maison était embrasée, et bientôt le quartier.

Aujourd'hui, au moindre indice de feu, on peut appeler, et s'adresser directement au dépôt où sont les pompes et les gardes-pompes, avec leurs casques^ leurs haches : auprès sont des voiture*5'rl,B,âu Coûtes prêtes. On ne paie plus d'amende, et il n'en coûte absolument rien pour être secouru. C'est aux soins de M. de Sartine,(i) que l'on doit les

(1) Gabriel de Sartine, nommé lieutenant-général de la police en

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