L'AIR VICIÉ
saire d'eau-de-vie les met hors d'état de sortir de l'indigence à la suite de ces travaux que rien assurément ne saurait payer.
Ces victimes de la société ne gagnaient, après avoir si bien mérité d'elle, qu'une vieillesse douloureuse et prématurée. La police est venue réparer l'injustice atroce des hommes : elle a ménagé à ces courageux infortunés, des ressources, des secours pour eux et pour leurs familles. lis trouveront un lit dans les hôpitaux lorsqu'ils seront malades ; ils auront la subsistance lorsque le travail leur manquera ; ils pourront enfin satisfaire aux besoins journaliers.
Cette attention donnée à une classe d'hommes plongés dans l'état le plus humiliant, et de qui les derniers citoyens détournent leurs regards avec mépris, mérite ici les plus grands éloges. On voit que l'art de raisonner les différentes parties de l' administration se forme enfin ; car n'est-on Cas heureux de rencontrer des hommes qui se dévouent à des opérations aussi dégoûtantes, à l'appât de quelques pièces de monnaie ? et ne leur doit-on pas quelque dédommagement dans l'ordre de la simple équité ?