‹ Tableau des guerres de la révolution, de 1792 à 1815Chapitre 3 sur 120 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La France, par son unité politique et continentale, est en position d'exercer une influence constante sur les destinées de l'Europe. En contact, sur un développement de quatre cents lieues, avec l'Kspagne , l'Italie, la Suisse, la Confédération germanique et les Pays Bas, elle tend, au moyen d'un échange perpétuel d'idées et d'intérêts, à les assimiler à sa propre civilisation. La configuration de ses frontières rend de grandes invasions très chanceuses; elles sont tellement disposées, qu'avec l'élan qui caractérise la nation, elle devient promptement menaçante à l'égard de l'étranger.

L'Océan, les Pyrénées, la Méditerranée la couvrent à l'ouest et an midi; ce n'est point par là que peuvent pénétrer ces armées formidables qui ébranlent une nation puissante.

La défense de l'est et du nord tient au système des eaux de la cliaînc des Alpes. Ces hautes montagnes déversent quatre grands fleuves qui se jettent, à d'immenses distances, dans quatre mers différentes. Le Pô descend droit à l'Adriatique; le Rhône, détourné dans son cours rapide par le massif de l'Auvergne, verse dans la Méditerranée; le Danube parcourt un espace de plus de cinq cents lieues avant d'atteindre la Mer Noire; et le Rhin, après de longs contours, creusant son lit à travers les Alpes Hclvétiennes et les Alpes de Souabe, gagne les plaines des Pays-Bas pour se perdre dans la mer du Nord.

Les vallées du Rhône et du Rhin renferment les barrières défensives de la France. Le versant oriental du bassin du Rhône est divisé en quatre comparthnens : de la Saône au Rhône; du

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Rhône à l'Isère; de l'Isère à la Durauce; et de la Durance à la mer. On arrive dans le premier, par la route de Bâle à Dijon; par celle de Soleure à Pontarlier, par celle de Genève à Lyon. Ces communications, parcourant une vaste étendue du bassin du Rhin , rentrent dans ce qui concerne ce dernier fleuve ; elles sont en outre cou* vertes par les places de Béfort , de Besançon et par la chaîne du Jura.

Le second a pour entrée: d'abord, la route du Simplon, qui traverse le Valais, dépendance de la Suisse; puis les routes du petit Saint-Bernard et du Mont-Cénis, qui, après avoir serpenté dans les vallées de la Savoie aboutissent aux remparts de Grenoble.

Le troisième est percé par le col de Fenestrclle. La roule barrée par la place de Briançon, se bifurque pour gagner d'un côté Grenoble, de l'autre Embrun et Mont-Dauphin.

Le quatrième est accessible par plusieurs cols secondaires dont les issues sont fermées par les mêmes places d'Embrun et de Mont- Dauphin, et par les postes d'Entre vaux, Colmars et Seyne. Il présente en outre une communication plus facile: la route de la Corniche qui débouche d'Italie par Nice et que défendent le cours du Var et la petite forteresse d'Antibes.

Ces divers passages traversant, au sortir des longs défilés des Alpes, d'étroits vallons, dont les abords sont fortifiés, n'exigent pas dans une guerre défensive un grand déploiement de forces; ils sont surveillés par Lyon , Grenoble et Toulon , foyers d'activité de ressources et de résistance.

Le versant oriental du bassin du Rhin contient la Suisse presque entière; puis l'Alsace, le Palatiuat et enfin les vastes plaines par où la Meuse et l'Escaut vont se confondre avec ses eaux dans les lies de la Zélande.

La Suisse est indispensable à la défense de la France , soit par sa neutralité , soit en livrant son territoire à un corps d'occupation.

Dans le premier cas, elle s'avance en flèche entre l'Allemagne et l'Italie, sépare les armées ennemies et les force d'opérer selon des lignes dont la divergence est d'au moins quinze journées de marche Dans le second, elle agrandit et complique le théâtre de la guerre en ouvrant, entre les puissances belligérantes de nouvelles communications. 11 y a d'abord le pont de Bâle, celui de Schafhausen , il y a les routes du Vorarlberg à Zurich et celles des Grisons au Valais qui se croisent sur le mont Saint-Gothard, avec la

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grande chaussée d'Italie. En tout, six débouchés qu'interceptent le Saint-Gothard, le Haut Rhin , la vaste nappe du lac de Constance et le Rhin. Cette première ligne, où la nature a accumulé d'insurmontables obstacles, se réduit à quelques positions qu'on peut garder avec peu de monde. Puis en deçà, le nombre de torrens, les aspérités du terrain augmentent et l'ennemi a encore moins de chances de succès.

L'Alsace, resserrée entre le Rhin et les Vosges, flanquée par les lignes de Weissembourg, parla place de Béfort, défendue par les forteresses de Schlestadt, Neufbrisach et Strasbourg, ne prête point d'espace à l'invasion.

Au sortir de cette province, la frontière après s'être détachée du Rhin, court obliquement au nord-ouest séparée du fleuve par une distance moyenne de quarante lieues. Dans l'intervalle que sillonnent la Moselle, la Meuse, la Sambre, l'Escaut et la Lys sont compris une partie de la Hesse , la Bavière rhénane , les grands duchés du Bas-Rhin et de Luxembourg, en6n la Belgique. C'est sur ce théâtre si souvent ensanglanté que toute grande question européenne doit être débattue. C'est par là que la France est vulnérable et qu'elle doit se défendre en attaquant jusqu'à ce que ses armées s'étendent victorieuses sur la rive gauche du Rhin.

Entre Rhin et Moselle débouche la roule de Mayence qui communique par Francfort avec le nord et le midi de l'Allemagne. C'est pour l'étranger la ligne d'opération la plus directe; mais elle traverse le massif des Vosges; mais elle prête le flanc à l'Alsace et aboutit de front aux villes de la Sarre, puis aux remparts de Metz: de part et d'autre, il est difficile d'obtenir sur ce terrain des résultats prompts et décisifs.

Entre Moselle et Meuse, les Ardennes aux campagnes stériles, aux immenses forêts , ne sont propres qu'à des opérations secondaires ou à des mouveraens transitoires.

C'est donc entre la Meuse et la mer qu'il faut chercher des champs de bataille. Là, tout est disposé pour faciliter les opérations de la guerre. Les collines s'épanouissent, les cours d'eau n'offrent pas encore d'obstacles insurmontables ; des villes populeuses , de riches villages fournissent à chaque pas des subsistances et de bons abris pour les hommes et les chevaux.

Bruxelles est le centre de cette contrée fertile. Les routes d'Amsterdam, de Wesel, de Dusscldorf et de Cologne s'y croisent; après quoi, elles gagnent Lille , Valenciennes , Maubeuge et Givet.

Mais Bruxelles est à portée des arsenaux et des forteresses du dé-

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partement du Nord. Bruxelles est loin des ressources de l'étranger et ne peut être préservé que par des batailles. Cette ville doit donc être le premier but des efforts des Français. Plusieurs défaites ne tranchent point contre eux la question : une victoire la décide en leur faveur.

L'expérience a fait voir qu'il faut s'avancer en pesant sur la gauclie de l'ennemi; on menace ainsi sa ligne de retraite et l'on met la Belgique au prix d'une seule rencontre. Mais on n'est en sûreté à Bruxelles, qua la condition d'occuper les passages de la Meuse; c'est-à-dire, les places de Namur, Liège et Maastricht. Cette dernière est d'une grande importance; elle ne peut être investie el assiégée si l'on ne réussit à éloigner du fleuve les armées opposées. C'est là l'objet d'une seconde bataille. Mais la place prise, l'ennemi est à son tour à découvert et à forces égales il est obligé de se retirer au-delà du Rhin.

En résumé, le plan général de défense consiste à déblayer la vallée du Rhône; forcer le Var, s'appuyer aux sommités des Alpes, neutraliser la Suisse , observer le Rhin en Alsace, menacer Mayence, surveiller le débouché des Ardennes , se ruer eu masse sur Bruxelles par la route la plus rapprochée de la Meuse, et cette ville occupée, de s'eoiparer de Maastricht. C'est ainsi que l'on parvient au Rhin; une fois en possession de cette puissante barrière, on est à même de prendre à son gré l'attaque.

L'Europe , cousidérée dans une situation défensive, se divise eu deux vastes théâtres de guerre. L'un se rapporte aux bassins méditerranés du midi, et se compose des vallées du Pô et du Danube; l'Autriche y domine et Vienne en est le centre. L'autre, flanqué par la mer du Nord et la mer Baltique, est sous l'influence de la Prusse et de la Russie. Il contient d'abord le versant occidental du bassin du Rhin, puis les lignes parallèles du Weser, de l'Elbe de l'Oder, de la Yistule, du Niémen et de la Dwina.

On peut les concevoir annulés l'un par rapport à l'autre et les discuter séparément. Le premier renferme un point objectif décisif: c'est Vienne , situé au sommet d'un angle formé par les montagnes de !a Bohème que côtoie le Danube el par les derniers mamelons des Alpes Noriques. Mais avant d'entrer dans le bassin du Danube, il faut remonter le versant occidental du Rhin ou le revtrs méridional de la mer Adriatique, puis descendre du côté du nord, les Alpes Ilelvétienncs , les Alpes de Souabe, le Rauhe- Alp, ou du côté du midi les Alpes Rhétiennes et Noriques.

Ce n'est pus le tout d'y pénétrer : il faut encore s'y maintenir, et

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les premiers pas 6ont difficiles. Du lac de Constance à Kufstein, le terrain est divisé, par une chaîne secondaire, en deux compartimens dont le plus élevé,sous les noms de Tyrol et de Vorarlberg, est comme la citadelle de l'autre. Il serait impossible d'avancer si Ton permettait à des forces considérables de se concentrer dans cette vaste place d'armes , prêtes à déborder les flancs ou les derrières des colonnes de marche; or le seul moyen de. s'y opposer est d'attaquer par l'Italie.

On est ainsi conduit à aborder le Danube tout à- la-fois à travers Ip bassin d" Rhin et le bassin du Pu,

Si la Suisse est neutre, le premier ne doit être regardé que comme passage nécessaire pour arriver à l'ennemi. En effet , l'Autriche le domine par la Bohème et le Hauhe-Alp d'où s'écoulent le May n et le Neckcr. J /intervalle de ces deux rivières est rempli par deux alflncns du Danube; l'Altmuhl et la Wernitz, de sorte que les colonnes qui remontraient le Mayn et le Necker, laisseraient entre elles un intervalle dans lequel l'ennemi serait toujours maître de manoeuvrer de manière à les menacer tour-àtpur et à les battre séparément. Il suit de là, qu'il faut se garder d'opérer sur les pentes occidentales de la vallée du Rhin; on doit les traverser rapidement el sa porter par la route la plus courte au Danube.

La disposition du bassin du Pô donne lieu à plus de complications. La chaîne des Alpes l'entoure et ses cols livrent l'entrée des vallées du Piémont, fermés à leur sortie, par des forts ou des places. Cuirassé formidable, dont il était donné à Napoléon de découvrir le défaut.

A partir du Mont-Blanc, les Alpes en gagnant le midi, diminuent de hauteur. Vers l'Argentière elles se rebroussent en demi-cercle jusqu'aux sources de la Bormida et toujours en s'affaissant se rapprochent de la mer. De Saint-Jacques à Montenotte, l'arrête culminante n'est plus qu'à trois lieues du rivage, et à cette courte dislance correspond la moindre élévation; c'est la porte de l'Italie. Au-delà, sous le nom d'Apennins, les monts reprennent toute leur âpreté.

Une fois établi sur le revers intérieur, on oblige le Piémont à dé» poser les armes et à livrer le passage du P6. Mais on n'a rien fait tant que l'on ne s'est point rendu maître de la Lombardie. Cette belle province est traversée par une multitude de rivières qui , s'échappant des Grandes- Alpes , semblent suspendues au milieu de leur course par les lacs de Gonio, d'Iseo, d'Idro et de Garda, puis

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se réunissent au fleuve. Les principales sont': le Tésin, l'Adda , l'Oglio, la Chiese et le Mincio. Aucune d'elles ne peut passer pour une bonne ligne de défense; leur lit est peu profond ou leur cours trop étendu ; elles sont d'ailleurs naturellement tournées, si l'ennemi reporte la guerre de l'autre côté du Pô. Mais au-delà du Mincio, s'écoule un fleuve qui les couvre toutes et dont la possession assure la conquête de l'Italie : c'est l'Adige. Encaissé dans sa partie supérieure par des montagnes inaccessibles, il se perd avant d'arriver à l'Adriatique dans un immense marais et n'est abordable pour une armée en marche que sur un front de huit à dix lieues. Dans cet espace restreint, se croisent les routes du Tyrol èt de la Carinthie et les localités se prêtent merveilleusement à seconder des efforts défensifs pour s'opposer au déploiement des troupes survenant des provinces impériales.

Maîtres de l'Adige, les Français peuvent lancer en avant leurs armées d'Allemagne. Cependant, elles présentent le flanc, d'un côté à la vallée de l'Inn, de l'autre aux ponts nombreux du Danube, et pour sortir de cette position incommode, elles doivent livrer bataille de manière à rejeter l'ennemi sur le Bas-Inn. Là , le Tyrol est tourné, le Danube est large et impétueux, les Alpes Noriques appuient les forces victorieuses, et la vallée se rétrécissant devant elles, elles se concentrent en avançant; leur impulsion devient irrésistible; leur droite, en se développant au-delà des monts, annulle, quant à la défense de Vienne, les troupes engagées en Italie et l'ennemi ne peut plus s'opposer à l'occupation de cette capitale.

Si la Suisse a pris part à la guerre , la route du Saint-Gothard , le débouché de Schafhausen ajoutent aux moyens d'envahir l'Allemagne et l'Italie, mais le Bas-lnn entre Kufstein et le Danube, mais l'Adige doivent toujours être le but des armées françaises.

La perte d'une capitale comme Vienne, désorganise l'Autriche et la force à la paix; si la Russie intervient, elle est trop loin de ses ressources pour supporter plus d'une défaite. Le théâtre de guerre du midi est donc disposé par la nature à l'accomplissement d'évènemens décisifs.

11 n'en est pas de même au nord. Le Rhin forcé, la Prusse n'a plus de solide barrière; le Weser est tourné par les sources du Mayri; l'Elbe traversant plusieurs états, peut être livré par les traités; l'Oder, situé au-delà de Berlin, cède si la capitale est rapidement enlevée; enfin, l'insurrection polonaise aplanit les approches de la Vistule. Mais alors on se heurte contre la Russie. En supposant qu'on franchisse le Niémen pour marcher à la Dwina , on n'est plus flan-

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qué et Ton ne peut l'être qu'à la condition de dominer le Borysthène. Or, il faut une grande supériorité de force et de génie pour opérer dans ces vastes espaces. On n'a d'ailleurs que trois mois de belle saison et les distances s'opposent à ce que dans un si court espace de temps j l'on porte de ces coups accablans dont une nation ne peut plus se relever. La Russie n'est cependant pas invulnérable elle ne résisterait pas à plusieurs atteintes; si elle n'en peut recevoir qu'une, en une seule campagne, l'on peut concevoir que, dans une lutte définitive enlre les lumières et la barbarie, l'Angleterre, l'Allemagne et la France auraient assez de constance pour retourner plus d'une fois à la charge.

Ces considérations sont le résumé de vingt-cinq an* de guerre , dont nous entreprenons de tracer à grands traits l'esquisse. Pendant cette lutte immortelle, toutes 1rs positions, tous les champs de bataille ont été explorés, le côté faible de chaque état a été reconnu. Si la France un moment surprise, désarmée, a laissé l'étranger fouler son territoire, il n'en faut rien conclure, l'Europe n<* s'est ménagé ce facile triomphe qu'au moyen d'une transaction apparente avec les principes contre lesquels elle avait d'abord couru aux armes. Elle a ainsi rendu hommage à l'ascendant d'une civilisation , dont la nation de Charlemagne a reçu, depuis quatorze siècles, le dépôt sacré et qu'elle ne laissera jamais périr entre ses mains.

Mais on comprendrait difficilement comment cette lutte a pu se prolonger incertaine si long-temps, si l'on ne donnait, avant d'en commencer le récit, une idée du pouvoir qui fit agir les armées dans l'intérêt et la gloire delà nation, et de l'organisation de ces armées, même aux différentes phases de la révolution.

Organisation du pouvoir exécutif sous la République et l'Empire.

A peine le trône fut-il renversé que l'assemblée constitua un conseil exécutif provisoire pour surveiller l'exécution des lois, mais la diversité et la force des évënemens, n'ayant pas tardé à démontrer son insuffisance, il fut remplacé par douze, puis par seize comités.

, INTROPUCJiOA \

Les comités militaires les plus important furent ceux du commandement central de la force armée de Paris , de défense, de sûreté générale, du mouvement des années de terre et de salut public. Ces comités, pris dans le sein de l'assemblée, avaient un nombre de membres proportionné à leur importance et se renouvelaient à des époques différentes.

Il est inutile de rappeler la variété des attributions et des pouvoirs dont ebacun de ces comités fut saisi ; il suffit de savoir qu'ils furent tous absorbés par le Comité de salut public composé des neuf plus fortes tètes militaires de la Convention, qui prit la direction des armées et ne laissa aux autres que des détails d'exécution. La création de ce comité remonte au 12 avril 179'i, dans le premier moment d'exaspération et de méfiance que firent naître la défection de Du mouriez et les revers qui lavaient précédé et suivi.

Voici les principaux articles du décret d'institution :

1. Il sera formé, par appel nominal, un comité de salut public, composé de neuf membres de la Convention nationale.

2. Ce comité délibérera en secret; il sera chargé de surveiller et d'accélérer l'action de l'administration confiée au conseil exécutif provisoire, dont il pourra même suspendre les arrêtés lorsqu'il les croira contraires à l'intérêt national , à la charge d'en informer sans délai la Convention.

3. Il est autorisé à prendre dans les circonstances urgentes des mesures de défense générale, extérieure et intérieure, et ses arrêtés, signés delà majorité de ses membres délibéraus, qui ne pourront être au-dessous des deux tiers, seront exécutés sans délai par le conseil exécutif provisoire. Il ne pourra en aucun cas décerner des mandats d'amener ou d'arrêt, si ce n'est contre ses agens d'exécution à la charge d'en rendre compte sans délai à la Convention.

5. Il sera fait chaque semaine un rapport général et par écrit de ses opérations et de la situation de la république.

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