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le jcoQseil des prises j en 1800 y et ce qui &it Vex* cellence du livre de Yattel , c'est que toutes ses solutions sont fondées sur ce droit immuable ^ tandis que ses successeurs les appuient sur les dispositions générales des traités.
Grotius demande k qui sont dévolues les prises faites sur l'ennemi par des particuliers; et il décide «qu'elles appartiennent aux particuliers , et non à l'Etat. Celte décision a encore été justement critiquée. La guerre ne peut se faire que d'autorité publique; nul ne peut exercer ce droit que par une délégation expresse ou tacite da souverain. C'est donc le souverain qui doit décider quelle est la portion qui doit appartenir à ceux qui sont commissionnés ; et , par le fait ^ il ne manque jamais d'en réserver une partie.
Grotius ayant admis le principe de l'esclavage et toutes ^s conséquences, accorde aux maîtres le droit de vie et de mort sur leurs esclaves. Il cherche a légitimer l'esclavage par le droit de conquête. Si les nations modernes ne réduisent plus en esclavage leurs prisonniers , c'est , dit Grotius , que la religion chrétienne le défend : ce motif est mauvais; c'est la loi de nature. La reli* ^on catholique n'est à cet égard que déclarative du droit; elle ne l'a pas créé; cela est si vrai que les Turcs entr'eu ne font- plus d'esclaves à la guerre.
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Plus loin (chap. ii da \ir. 5), il revient sur la question de savoir si on peut, dans une guerre juste, tuer les fenim^, les enfans, les vieillards^ en un mot tous eeux qui ne portent pas les armes : et il pense qu'on doit s'en abstenir. Pourquoi donc avoir accordé plus haut le droit de le fcire? La guerre n'est lëgititDe qu'autant qu'elle est réellement et purement défensive ; elle doit cesser aussitôt qu'il est possible ; elle doit être restreinte dans le cercle le plus étroit ; tout mal inutile est vm crime , parce que la nécessité extrême de la défense peut seule autoriser les mesures violentes.
C'est dans ce cas que le droit des gens est utile,afin d'adoucir et.de soumettre à des règles d'hu^ maaité y un droit terrible qui pourrait être exercé avec barbarie. Cest lui qui détermine ce qui est permis à la défense ou a l'agression*
GrotiuSy dans le reste du livre 3: ne faisant que donner des. conseils, il est inutile de s'y ar^ réter» Ces conseils^ depuis érigés en maximes, prou« vent que son cœur valait mieux que son esprit, et que s^ a erré en droit, il écoutait la voix de riiumanité ^t de la raison. C'est surtout dans le dernier chapitre de soa savait et volumineux ^rifc , q u'il a mérité cet éloge.
Du reste,^ et malgré les erreurs graves; et nonir^
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brenses qu'on esl ça droit de loi reprocher, el qui nienneot de ce qu'il n'avait pas étudié ayec assez de soia les principes du droit naturel, et qu'il se laissait trop dominer pac les autorités de tous genres qu^ puisait dans les auteurs andeos, un fivre n'en est pas moins trè&-précieux. Gro* tous a yéritahlement créé la science du droit des gens, eu ta soumettant pour la première fois k une critiqua , sinon toujours heureuse, au moins souvent judicieuse, et en mettant ses lecteurs à portée de se former une opinion. Les hases une fois posées, ceux qui sont venus après lui n'ont pas eu de peine à £iire mieux. Celui qui, sous ce rapport , a le plus avancé ht science , est Bar-^ bejrrac ^ son traducteur el sop commenlateur, savautaussi exact que Grotiusj et quia rectifié uno grande partie des erreurs de son maître.
Kbiber lait trop d'honneur à Grotius en lui accordant un esprit philosophique , et de la pro* fondeur d'esprit dans l'exposition du droit na* turel; Gtotius n'était qu'un savant, et un esprit assez médiocre.
HjobbeSy philosophe anglais , a éorif sur la pe« litiqne et sur le droit naturel, des ouvrages qui ont joui dPune grande célébrité.
Cet écrivain n'a pas dissimulé qu'il écrivait ei» haine des principes de la rdvoluti<w d'Angleterre ^