Gr. TERR. CLYSM. DÉTRITIQUES
Ces terrains se composent de trois sortes de roches ou de trois groupes de débris, qui présentent des considérations très-différentes et demandent des développemens particuliers*
j. Galets et Poudingues.
Peu de roches sont plus répandues que celles-ci ; nonseulement il faut savoir distinguer les galets et poudingues des terrains clysmiens de ceux des terrains alluviens, ce que nous avons déjà cherché à faire ; mais il faut aussi les distinguer, et surfout les poudingues, d^une roche de même sorte qui fait partie du terrain de sédiment supérieur, terrain bien plus ancien. Ces poudingues qui appartiennent à une époque très - éloignée , sont dus à des causes semblables à celles qui ont produit les galets et poudingues des terrains clysmiens. Cette distinction est quelquefois d'autant plus difficile à faire que les deux terrains , composés presque des mêmes roches, sont immédiatement posés l'un sur l'autre. Nous voulons parler d«s anagénites, des gompholites, etc.
Les galets et poudingues des terrains clysmiens sont composés de débris arrondis de diverses roches, dont la grosseur varie depuis la pisaire jusqu'à l'ovulaire, très-peu au-delà.
Ils sont étendus en plaines immenses , ou relevés en collines ordinairement arrondies; tantôt ils remplissent de larges vallées en s'élevant sur les coteaux à des hauteurs que ne peuvent atteindre les eaux actuelles; tantôt ils recouvrent des plateaux également supérieurs aux plus hautes crues des eaux et indépendans de tout cours d'eau. Leur puissance ou épaisseur
nite; maig il cite les rires de la Baltique, etc., où il y a et des tourbes joTiennes et des lignites friables. Des observations ultérieures, faites avec rintention de reconnoitre ces différences, rendront ces séparatiopt plus claires.
1 Terrains mastozootiques détritiques, d'Omalius.
72 VBRB. CLYSM. Dl^T&ITIQ VB8«
est très - variable ; quelquefois seulement de quelques décimètres, comme aux environs de Paris et dans quelques parties de la Suéde, notamment de la Scanîe; quelquefois aussi acquérant une épaisseur qui va depuis vingt à vingt-cinq mètres (au pied des Apennins) jusqu'à cent mètres (dans la plaine de la Crau en Provence)» et même cinq cents mètres, tant dans cette même partie de la France que dans la vallée du P6, canton de la Doire, etc.
Les roches qui les composent sont tantôt toutes à peu près de même nature et de celle des minéraux durs des terrains que recouvrent ces galets, ee qui indique qu'ils ne viennent pas de loin (les galets et poudingues siliceux de toute la Normandie); tantôt ces poudingues sont composés de roches variées et dont les analogues se montrent dans les chaînes de montagnes au pied desquelles ces débris ont été accumulés (les plaines et collines de la Provence).
Ces terrains renferment quelques substances pierreuses ou minérales , qui paroissent avoir été arrachées des mêmes terrains qu'eux et transportées avec eux ; mais c'est ici qu'il faut bien prendre garde de les confondre avec des terrains meubles, peut-être également de transport, mais probablement d'une origine différente de ceux dont il est question ici. Nous parlerons plus bas de ces terrains meubles qui renferment avec des galets ou cailloux roulés des sables ferrifères, aurifères, platinifères , gemmifères, etc.
Un autre caractère des terrains clysmiens qui ont précédé immédiatement l'époque jovienne , c'est de n'être recouverts par aucune couche de roche solide, du moins sous une puissance et dans une étendue propres à faire distinguer un recouvrement constant et général, d'un phénomène local et circonscrit. Or ce caractère me paroit être un de ceux qui distinguent le plus efficacement ces derniers terrains clysmiens des terrains meubles aurifères , qui sont à pçu près de la même époque.
TBH&«^CL7SM« DETRITIQUES* 7?