Calcaire SGHISTOÏDE * y généralement supérieur, plui
1 Lower oolitht sjrst$m. Pril. et Cohtb«
a Sehieferkalk. — CQrnbrash , Fortst marbU*
226 TERB. YZ^M* PÉLAG. S PH AÏU R AS8 IQ UIS.
compacte et moins oolithîque que les autres» Il paroit que presque tous les calcaires compactes fins, qu'on nomme pierres lithographiques^ à cause de leur usage, se trouvent dans cette division des terrains jurassiques. Les carrières des environs de Pappenheim et de Solenhofen , prés d'Eicbstœdt en Franconie, royaume de Bavière, qui approvisionnent presque toute TEurope de cette pierre, en sont un exemple bien connu.
Un autre exemple non moins remarquable est fourni pav les carrières de Stonesfield, dans le comté d'Oxford, en Angleterre.
Ces lieux ont fait connoltre les corps organisés fossiles qui paroissent appartenir plus particulièrement à ces assises supérieures du terrain jurassique , et qui sont aussi reaiarquahles par leur nombre que par leurs espèces. Nous donnons la liste de ceux qui noussemBlent les plus caractéristiques, dans le tableau n.* 1 1 •
2. Calcairs zooPHTriQUE. Au-dessous, et peut-être sans distinction précise et constante , se trouve un calcaire souvent rempli de zoophytes fossiles , et que les géologues frapçois qui Font observé en Normandie , ont nommé calcaire à ■polypiers. Il renferme en outre un assez grand nombre de co« quilles, indiquées au tableau déjà mentionné.
Il contient aussi ce bois fossile pétrifié en calcaire, auquel on a donné le nom de tartufile, etc. (Port-en-Bessin, Calvados.)
Quoique cette division supérieure du groupe jurassique présente peu d'oolithe , elle n'en est cependant pas entièrement dépourvue. C'est à ce groupe que paroit appartenir Foolithe miliaire, qui montre des empreintes et des restes de végétaux, notamment de filicites (Mamers, département de la Sarthe). Nous en avons indiqué les principales espèces dans le tableau n.° 1 1 des corps organisés fossiles de ce groupe.
2* Sous'gr. TERB. PÉLAG. MÉDIOJURASSIQUBS.
Partout où on a observé ce sous- groupe, il a présenté des couches puissantes et nombreuses d'oolithe miliaire et can-
TISRB. YZÉM. FiLAG. M ÉDI O J U£ A SSIQ US S. 927
nabine généralement blanche, grise ou même brune (dans le Jura même, vers Giovelin, vers Delémontj au nord -test d'Arau, etc.). Il se compose principalement des roches suivantes ;
3. CALCAiKEf COMPACTE COMMUN souveut fragmentaire et généralement d'un blanc ou d'un gris-jaunàtre pâle ; c'est sa couleur dominante : il est néanmoins quelquefois rougeàtre ^ brunâtre , gris-noirâtre ou même bleuâtre. Il alterne avec des couches puissantes de marne argileuse , qui sont elles-mêmes composées de lits interrompus de nodules de marne calcaire , et qui enveloppent plus de coquilles que le calcaire. Oii y trouve aussi des lits de quelques décimètres de puissance de marne calcaire , pétrie de minerai de fer hydroxidé oolithique à oolithe miliaire , et remplis de coquilles fossiles diverses ; deux circonstances qui ne sont point à négliger , car il y a dans le Jura deux gîtes de minerai de fer tout-à-fait distincts f qui appartiennent à dés époques géologiques très-différentes » et qui différent par les circonstances de position , de grosseur des oolithes , et par la présence ou l'absence des corps organisés fossiles. '
L'OoLiTHB MILIAIRE, c'cst la sccoude roche dominante de ce sous -groupe; elle est quelquefois entièrement siliceuse. C'est néanmoins une circonstance peu commune. M.Fabre Fa observée à Bruère , près Saint-Amand , dans les environs de Bourges, et M. J. de 1» î^oue dans les environs de Nontron
(Dordogne).
4* DoLOMiE JURASSIQUE. Au-dessous ou dans le terrain médio jurassique, mais bien certainement au-dessous du calcaire schistoïde, se présente, dans un très -grand nombre de pajrs dont le terrain pélagique jurassique forme le sol principal , une masse plus ou moins puissante de dolomie grenue , jàu-
1 Voyez ce qui a été dit plus liant du nrin^rai de fer hjdroiidé pisiforme, aux Tearairs clysmievs, hrhches ferrugineustt , 3.* groupe, tt-
92i XERB. TZâU. réLAC* MÉDIO lU ft AS flQUES^
nkirCf grisâtre ou blanchâtre. C'est la première fois que cette roche se montre dans les couches de Tëcorce du globe ^ en allant de sa surface dans sa profondeur. Cette dolomie , sur laquelle M. de Buch a appelé Tattention des géologues par des faits si nouveaux , des observations ingénieuses et une théorie hardie, fait voir, en Franconie, sa position précise entre le calcaire sehistoïde et le calcaire compacte , qui appartient, par ses pétrifications , à la formation jurassique.
Cette roche , qui est un composé de carbonate de chaux et de carbonate de magnésie, a constamment une structure ou grenue ou sublamelliforme , presque compacte. Elle est gé- Béralement criblée d'une multitude de petites cavités qui sont tapissées de cristaux appartenant au rhomboïde priflûtif de la dolomie. Elle est ordinairement friable et sans indice distinct de stratification continue; mais elle présente souvent des masses divisées par de nombreuses fissures verticales. Cette double disposition donne aux montagnes et aux rochers qui en sont composés, quand ils sont volumineux, élevés et isolés, un aspect de ruines qui est fort remarquable.
M. de Buch signale deux autres circonstances géognostiques particulières à cette dolomie. Premièrement elle ne renferme en général que très-peu de débris organiques. Néanmoins je crois devoir faire observer que la plupart des rojchet qui , dans le Jura, paroissent en offrir la structure, montrent en même temps qu'elles sont originaires de masses plus ou moins volumineuses de madrépores. Le calcaire madréporique du cap Saint-Hospice , près Nice , en est un exemple remarquable. Secondement, c'est dans cette roche que sont creusées presque toutes les cavernes du Jura.
Ce fait est remarquable et confirmé par des observations postérieures à l'opinion émise par M. de Buch. 11 semble s'expliquer assez clairement par la présence des petites et nom- • breuses cavités qu'on voit dans cette roche , et qui sont comme les indices de plus grandes cavités. EUei ont offert un prc-
TERR* Y2éM. pétAG. Mé DI O J U E ASSI QUEA» 1^2^
mier passage aux eaux, qui n'ont pas eu de peine à enlever les parties d^une roche d'une désagrégation si facile. Enfin f on remarque également que les parties du calcaire jurassique dans lesquelles se sont ouvertes les fentes remplies par les brèches osseuses , appartiennent assez souvent à cette nature de roche , c'est-à-dire à la dolomie.
Exemples de la dolomie jurassique.
En France. Le calcaire dans lequel sont ouvertes les fentes des brèches osseuses d'Antibes.
LéCS rochers madréporiques du cap Saint-Hospice, près Nice.
Naizen, dans les Pyrénées. (Boné.)
Port-en-Bessin y près Bayeux ( Calvados).
En Italie, Vallée de la Brenta , vers Enego. Dolomie blanchie; la surface des fissures est couverte de crbtaux nacrés»
Le rocher de Tçracine , dans les États-Romains , vert son milieu.
Pays allemands. Tous les environs d'Eichstœdt enPranconie. En masse non stratifiée , souvent saillante à la surface du sol ^ recouvrant un calcaire compacte à pétnfications d'ammonite, etc. , recouvert par lé calcaire schîstoïde compacte, riche en pétrifications de Solenhofen. Pegnitz.
La roche des parois de la caverne à ossemens de Scharfeld , près d'Osterode. La plus friable et la plus blanche est celle qui contient le plus de carbonate de magnésie.
Les environs d'Ulm, de Ratisbonne, de NickoUburg, dans la partie sud-ouest de PAutriche. (BouiS.)
Lés environs d'Ofen et. de Bakune en Hongrie.
Cuba, entre le Potrero de Jaruco, et le port du Batabaro; «au Mexique, plateau de Chilparmgo. (Humboldt.)