Gr. TERR. ABYSS. PCECILIENS
C*est un terrain composé principalement de grès brunâtre ou rougeàtre, de psammite bigarré, de macigno oolithique, de marne bigarrée et des autres roches énumérées au tableau des terrains.
Ses limites, tant supérieures quUnférieures , sont peu fixes: la position la plus ordinaire de sa masse principale est celle que nous lui avons assignée dans le tableau; mais il paroft que le calcaire conchylien , et même une partie du gypse et du selmarin du keuper, s'y montrant quelquefois comme roche subordonnée, étendent ses limites supérieures au-dessus du terrain après lequel nous le plaçons, et qu'inférieurement il se confond si bien avec les pséphites, Tarkose et les psammites rougeâtres des terrains houillers, surtout lorsque le calcaire pénéen n'existe pas, qu'il est très -difficile d'assigner avec précision ^es limites inférieures. Il renferme peu de débris organiques, et ceux-ci, qui sont généralement des végétaux, paroissent se retrouver dans les terrains inférieurs et supérieurs à ce terrain; aussi trouve-t-on dans les ouvrages des géologues une grande dissidence d'opinions sur sa position et ses limites.
Le terrain pœcilien est de formation presque entièrement sédimenteuse et même souvent élastique , renfermant des galets de roches quarzeuses ou autres, enveloppés soit im-
1 II faut éviter autant qu'il est possible de confondre les.rochei qui entrent dans la composition d'un terrain avec le terrain lai-méme. Le nom de grès bigarré ^ qu'on a donné à ce terrain, entraine toujours avec lui l'idée d'une roche quarzeuse , qui peut cependant ne pas s'y trouver. Le nom que nous proposons d'y substituer , rappellera le caractère de coloration variée, qui a fait donner le nom de hunier, rzrié> bigarré, aux roches de ce terrain, et par extension au terrain luimême. — Bunier Sandstein des géologues allemands. — Gjrpseous red' sandstone et red-marle des géologues aoglois*
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média tement dans le grés, soit dans les marnes qui raccompagnent ou le pénétrent. A peine présente-t-il , dans quelques couches subordonnées et dans quelques masses minérales dis^ séminées, des indices de Faction de dissolution.
Il est en général très - nettement stratifié , à stratification droite et souvent à peu de chose prés horizontale ; ses assises sont quelquefois divisées en grands parallélipipédes ou en rhomboïdes irréguliers, par des fissures perpendiculaires ou obliques à leur surface.
Il forme plutôt des collines ou des plateaux que des montagnes, dont les pentes sont ordinairement douces et trésdésagrégées ; ce qui résulte et du peu d'adhérence des parties qui composent les roches de cette formation et de la facile altération queFeau fait éprouver aux marnes ferrugineuses, au gypse et au selmarin , qui entrent souvent dans la composition de ce terrain. Ces pentes sont souvent profondément ravinées par les eaux.
Ce terrain est très- répandu à la surface du globe, et peut être considéré comme une formation générale et presque enveloppante.
Les minéraux et minerais métalliques qui s'y trouvent , y sont disposés en lits, amas, druses et nodules, et jamais ea filons; cependant, si on a soin de distinguer le terrain pœcilien proprement dit des terrains d'arkose , le nombre des minéraux qu'il renferme est de beaucoup restreint.
On y trouve comme roches en lits ou couches subordonnées :
1 . Le Grès et le Psammite bicarrés , qui se suppléent et même se confondent. C'est la roche principale du^ terrain renfermant le Magigno oolithique, l'aacienne oolithe, autre* fois la seule connue {Rogenstein des géologues allemands); c'est un.macigno très-bieiy caractérisé, formant une des cou« ches subordonnées du grès bigarré du Harz et du paya de Mansfeldi.
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Des SnicTiTts OU argile à foulon (Raddie pits, prés Braithweel , etc., Conybearb).
2. Les Marnes bigaerées', avec leur gypse strié, qui contribuent à le faire distinguer des autres grès rouges (Roquevaire en Provence; Decise dans la Nièvre -, Neuewelt près de Bâle, MéaiAN).
3. Le Selmaein aupestre (au Spessart, dans la partie orientale du Wurtemberg ; en Souabe : dans le pays de Bade , etc.].
Du LiGiiiTE en petits lits ou petits amas disséminés, provenant peut-être des fougères et arbres conifères dont on Toit de nombreuses et belles empreintes dans le grès bigarré (dans les environs de Wasselonne, de Soultz-aux-baint , etc., en Alsace; près de Bàle, de Tubingue, etc.).
On y cite aussi de la dolomie spathique. (Bocé.)
Le Fer , dont la présence est indiquée par la couleur souvent très-rouge de cette roche et par la marne d'un rouge foncé, qui remplit ses cavités ou alterne avec elle, s'y présente aussi en lits ou en amas puissans à l'état de fer hydroxidé lithoïde (dans les environs des lacs Salziger et SUsser, près de Halle, où le grès bigarré est un psammite schistoïde rougeàtre trèsbien caractérisé; dans le Lot, Dufresnot).
Enfin , la célestine, la barytine, le manganèse et peut-être le fer oxidulé sablonneux.
Le soufre ( en Gallicie , Boue ) en druses et petites taches lamellaires paroît s'y rencontrer aussi ; c'est avec le gypse et le selmarin le seul minéral de formation cristalline qu'on y cite avec certitude.
Quant aux autres minéraux et minerais que M. Boue y place, tela que 1^ plomb, le cuivre, le cobalt (à Bleiberg, à
1 Qu'il fie faot pas confondre avec les marnes irisëes ^u keoper. Font éviter cette confosion , on derroit appeler les premières marnes keupriqu9s et cellei-ci marnes pacilienneS'
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Matmarosch , à Chessy , à Recoaro) , jie présume, d'après ce que j'ai vu dans les deux derniers lieux, que ces terrains métallifères sont mieux placés plus bas dans la formation des arkoses * ; tandis que les exemples pris à Bastène et dans des teiv rains semblables à celui-ci (en Espagne; dans le Holsteini à Lunebourg ^ où l'on cite le quarz , la glaubérite , le gypse , l'arragonite, la boracite, le pétrole, etc.), parôissent avoir plus de rapports avec le keuper par leurs circonstances de roches et de position qu'avec le grès bigarré proprement dit.* Au reste, cette différence dans la position à assigner aux mi* nérauip et roches que je viens de citer, a très -peu d'importance , d'après ce que j'ai dit en commençant sur Fiiicertitude des limites du terrain pœcilien.
Exemples du terrain pceciumn*
L'incertitude qui règne sauvent dans la détermination entre le grès bigarré et le grès rouge , lorsque ces roches ne sont pas immédiatement accompagnées de celles qui contribuent à établir leur différence; la position comme roche subordonnée du jgrès bigarré dans les deuxième et troisième groupes» rendent assez difficile de donner des exemples authentiques de ce terrain.^
1 M. Gonjbeare paroît admettre cette opinion, p4 i8i — 287* ^ 2 M. Dufresnoy confirme cette dernière prëiomptien par les observalions qu'il vient de présenter, Ànn. àts Mines, 1837, t. 3,p.377.Il placé même ces terrains encore plus hauts, puisqu'il leé met an*d«ssut du lius«.
3 Nous avons encore recours à l'utile et savant tabUau de M» Boué^ et je note d'un (B.) les exemples que je donne sur son autorité; néanmoins je dois faire observer qu'il a réuni au grès bigarré des terrains qui me parôissent généralement plus anciens, et que je citerai plus bat au terrain d'arkose.
Quant 4 la réunion du macigno solide des Italiena à cette roche,, je «vis très-disposé k l'admettre, ce qui porteroit les ophiolites à une époque encore bien plus nouvelle que celle que je leur ai assignée*
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En France. Entre BrignoHes et Frëjus. — Dans les Vosges, à Wasselonne , près Bruyères, avec végétaux 61iciforines (Mougeot). — A Soultz-aux-baîns près Strasbourg. — Près de Vie , avec des végétaux filiciformes (B.). — Près d'Aubenas, lié à Tarkose du même lieu.
Pays allemands. Rheinfelden, sur les bords du Rhin, an pied de la forêt Noire; Pyrmont. — Le Harz , à llsenbourg, Wernîgerode, avec le macigno oolithique; à Eisleben. — Eo Hesse, le plateau de Kaufungerwald , à Test de Cassel; les environs de Marbourg , sous le basalte. — Les environs de Heidelberg (Leonhard). — Le terrain entre les lacs de Salsiger et ôUsser, -près de Halle en Saxe.
Angleterre. Pans le terrain salifère des environs de Norwich, en Chestershire. II est rouge dans les assises supérieures, et renferme des galets de quarz et du grès blanchâtre dans les parties inférieures; quand il renferme du gypse , c*est principalement dans ses parties supérieures.
Enfin, dans un si grand nombre de lieux en Angleterre, en Allemagne et en France , qu'une plus longue énumération aeroit presque sans terme et inutile.
M. Boue cite des exemples de grès bigarré, avec gy^^c et selmarin , dans la Castille et dans la Manche. Il rapporte aussi à ce terrain les couches puissantes de selmarin rupestre de, Wieliczka et deBochnia, en y réunissant les couches qui renferment des lignites, des coquilles et des semences. 11 y rap« porte. également le macigno et la pietra serena el forte des Ita» liens. On veira à Farticle des terrains hémilysiens calcaires combien ce dernier rapprochement est encore incertain.