‹ Tableau des terrains qui composent l'écorce du globeChapitre 63 sur 126 · II · texte numérisé non relu

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1 Nom donné par M. d'Omalius d'Hailoy au calcaire dominant daaa ce terrain. Il faut oublier sa signi^cation , qui, ti elle est vraie pour qvel-

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qui oscille dans un grand espace entre le lias et le terrain pénéen , mais qui ne s^est jamais montré au-dessous de celuici. Ce terrain calcaire et les roches qui raccompagnent sont donc limités supérieurement par le grés bigarré du terraicr pœcilien, qui ne manque presque jamais.

Sa limite inférieure est bien plus difficile à déterminer. Si on le place au-dessus du schiste bitumineux métallifère, qui paroit avoir une origine si différente de celle du calcaire pénéen , on réduit cette formation à une bien foible dimension. Si on retend jusqu*au terrain houiller j on y comprend et ces schistes bitumineux , et un terrain élastique ( les pséphiies) y qui indiquent, par leur nature et leur structure, des causes et une: époque déformation bien différentes de celles de ces terrains.

Dans cette incertitude, nous adopterons la limitation un peu arbitraire du plus grand nombre des géologues, en comprenant le schiste bitumineux métallifère dans le terrain pénéen ; nous placerons donc au-dessous de ce schiste et avant le pséphite , la limite inférieure de ce terrain.

Le mode principal de formation de ces terrains est encore mécanique, et par coaséquent les roches qui le .composent ont une texture compacte , sédimenteuse ou même grossière , plutôt que: cristalline. Cependant Tinfluence de Taction chimique ou de dissolution s'y fart sentir beaucoup plus puissaniment que dans les terrains supérieurs. Elle se. manifeste par la texture grenue de la dolomie abondante dans ce terrain,

qu.es parties de rAUcmagne et de l'Angleterre ( le calcaire est en effet très-pauvre en minerais métalliques), ne Test pas également pour d'autres parties du glol>e, et surtout lorsqu'on joint à ce groupe les schistes cuivreux, etc. Mais c'est un nom univoque tiré d'une langue scientifique , qui appartient à tous les peuples. — Zechstein des mineurs allemands. -—Calcaire 'alpin des géologues frànçois et allemands. — Magnesian Umesione des Anglois.

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et par les sulfures de plomb, de cuivre , de zinc , de fer, de mercure, etc., qui s'y rencontrent fréquemment.

Tantôt ce terrain est non-seulement clairement stratifié, mais sa structure en grand est même fissile ; tantôt , au contraire, il n'offre aucun indice de stratification, et c'est surtout lorsqu'il est principalement composé de dolomie. Il est alors divisé par des fissures presque verticales ou par des cavités sinueuses, nombreuses, de forme et d'étendue trèsdiverses. Dans le premier cas, il n'imprime au sol aucune forme extérieure particulière '• Dans le second cas, il donne lieu à des collines ou montagnes à cône pointu , à pente trèsroide , comme déchirées par de nombreuses et profondci fissures verticales (le Langkofel, vallée de Grtfden en Tytol, décrit et figuré par M. de Buch ).

Ce terrain , quoiqu'assez répandu poifr être considéré comme une formation générale , n'a cependant pas Tétcndue et la continuité des terrains jurassiques et pœciliens.

Les minerais qu'il renferme y présentent une disposition très-différente , suivant qu'ils appartiennent aux premiers ou aux seconds systèmes de roches de ce terrain* Dans lestons ils sont en petits ama^, en druses et niéme en filons; dans les autres ils sont en lits ou disséminés.

Enfin on rencontre dans les roches calcaires de ce groupe des cavernes assez vastes ( les Kalkschlotten du Harz et du pied du Thuringerwald sont creusées dans la partie calcaire de ce terrain ).

Cest surtout par les espèces et les genres de corps organisés qu'il renferme que ce terrain se distingue des autres. Cette distinction seroit méitie plus précise , si l'on vouloit attribuer à deux groupes distincts les deux principales sortes de roches qui le composent; car les pétrifications de chacune de ces sor-

1 Nous verrons cependant plus* bas qoe le terrain pënë'eii des enfi' rons d'Eisleben a une forme extérieure assez remarquable.

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tes sont non-seulement différentes de toutes celles des terrain» supérieurs et inférieurs, mais elles sont encore très-différentes l'une de l'autre; ce qui nous force d'en renvoyer l'indication à l'article des roches qu'elles caractérisent. On doit seulement faire remarquer que c'est dans ce terrain que se présentent , en allant de bas en haut , les premières générations d'animaux vertébrés ( si en effet le phyllade ichthyophore de Claris n'est pas de transition, comme tout porte à le croire).

Le terrain pénéen est quelquefois traversé, coupé et même dérangé par des filons, ,qui sont d'ailleurs assez rares, et qui présentent des renflemens et des étranglemens fort singuliers; ils ne renferment guère que des minerais de cuivre, de cobalt et de bismuth natif.

Les roches qui composent le terrain pénéen , énumérées au tableau , doivent être séparées en deux divisions , fondées aussi bien sur leur nature que sur leirr position. Les unes sont calcaires et souvent magnésiennes ; les autres sont schisteuses et souvent bitumineuses.

Ce tableau , comme tous ceux que nous avons présentés y offre rénumération complète de toutes les roch%s qui entrent dans la composition du terrain ; mais il en manque souvent plusieurs , et c'est surtout le' cas dans le terrain en qujestion : il est même fort rare qu'il soit complet.

Le terrain pénéen se compose de cinq ou six roches prin* cipales, qui en renferment elles-mêmes plusieurs subordonnées. Parmi les premières, les plus constantes sont la dolomie, le calcaire compacte et le schiste bitumineux. '

L'ordre dans lequel elles se présentent le plus ordinairement en Saxe, est celui qui a été suivi dans le tableau.

1 Nous prenons le type de comparaison de ce calcaire et de ses rochea subordonnées en Allemagne, et notamment dans le pays de Mansfeld, où il a été si bien étudié et décrit par MM. Freiesleben , Uttinger, de Hoff, etc. Nous tacherons d'y rapporter les terrains des autres pays que nous considérons comme analogues.

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