Gr. TERRAIN ABYSSÎQUE HOUILLER
Ce groupe, par son importance, ses caractères si nombreux et cependant si constans, et toutes ses particularités, mériteroit peut- être d'être placé dans un rang plus élevé et plus isolé, si son association si fréquente avec les arkoses et les psammites des groupes précédens , et ses passages si insensibles à ces groupes, ne ïy lioient d'une manière pour ainsi dire inséparable.
Sa position, et par conséquent ses limites, paroÎMent être variftbles, mais néanmoins elles ne le sont que dans des termes assignables; le tableau des cinq séries indique ees limites : on voit que supérieurement il ne s*élève jamais audessus des pséphites , et qu'iriférieurement il tennine les terrains abyssiques, en se plaçant immédiatement sur les terrains agalysiens ou sur les terrains hémilysiens. L*osciiIatioa de ses limites paroit consister en ce que tantôt il -est séparé du pséphite et du terrain pénéen par des roches entritiques, et tantôt en ce qu'il alterne avec les calcaires contpaetes, sur lesquels, en d'autres lieux, il est situé.
Les roches qui composent- le groupe des terrains houiUen indiquent la plupart un mode de formation presque entièrement mécanique. La houille seule, par sa nature, son homogénéité, son clivage presque rhomboïdal, et par- la présence de quelques minéraux et de quelques métaux cristallisés, indique Tinfluence de Taction chimique.
Les terrains houillers sont essentiellement et nettement stratifiés; les couches , bancs et lits qui les composent, sont multipliés, étendus, parallèles, quoique couvent ondulés, sinueux, courbes y plies, brisés, présentant de(i renflemens,
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des ëtranglemens* Il paroît que dans quelques contrées la houille est disposée en véritables amas couchés. Telles sont les houilles du Creusot en Bourgogne , d'Aubin dans FAveyron , etc. La stratification de ce terrain est presque toujours contrastante avec celle des terrains inférieurs au groupe , et avec des. terrains rudimentaires et pénéens qui lui sont supérieurs. Elle est souvent coupée et dérangée par des fissures fortement inclinées sur le plan moyen des couches ou par des fentes remplies, ou de roches élastiques, ou de roches cristaU lisées probablement par fusion.
Lé groupe houiller est presque toujours enfoncé même assez profondément dans les couches de Técorce du globe ; il n^imprime donc aucune forme particulière aux inégalités de la surface du sol qui le surmonte. On remarque seulement qu'il a une forme générale assez constante, qui est celle d'un berceau dont la concavité est supérieure , et dont la partie con- "^exe semble se mouler sur le fond des vsmées anciennes et comme intérieures, que ce terrain a remplies.
En général, il est plutôt inférieur que supérieur au niveau de la mer , quoiqu'il y ait en Amérique des exemples de ce groupe situés à une grande élévation.
Le terrain anthracique se présente sur tout le globe, mais avec de grandes différences sous le rapport de la fréquence, de l'étendue et de la puissance des couches , suivant les latitudes. Ainsi on en connoît beaucoup plus d'exemples dans les régions tempérées et .froides que sous lA tropiques. C'est un terrain morcelé par bassins.
Les reehes de la formation houillère de l'époque abyssique ont entre elles sur toute la terre une ressemblance re^ marquable par sa constance : il n'y a peut-être pas d'exemple plus frappant de la généralité des phénomènes géologiques^ que la ressemblance complète qu'on trouve entre les -roches du terrain houiller de toute l'Europe, de la m«r du Sud e4 de l'Amérique.
i'JO TE&R* YZÉM. ABYSS. HOUILLEH»
Ces roches sont, comme on le voit dans le tableau:
1 . Des Arkoses boliaires ordinairement supérieures , tantôt grisâtres, tantôt rougeàtres;