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Du Grés pur dans la vraie acception de ce mot

3. Des PsABfMiTES COMMUNS ordinairement brunâtres et presque noirs, quelquefois bitumineux; '

4. Un FoxTDmGUE psammitique , composé souvent de gros galets de quarz et se trouvant en bancs quelquefois très-puissans depuis les parties les plus supérieures jusqu*aux parties les plus inférieures du terrain houiller. Ce poudingue ett quelquefois à base d*arkose, c*est-à-dire qu^il renferme des parties de felspath , et celui-ci est alors altéré en kaolin (mine de houille de Saint-Lazare, près . de Terrasson,Dordogne, Brard);

5. Des Phtixa^s pailletées, qui ne diffèrent des roches précédentes que par plus d'argile et moins de sable : elles sont brunâtres , rougeâtres , verdâtres ou bigarrées ;

6. Des Argiles schisteuses, qui ne diffèrent des phyllades que par l'absence presque complète du sable visible et du mica, et qui différent du schiste , parce qu'elles sont délayables dans l'eau : elles sont généralement grises ou noirâtres;

Enfin , 7. La Houille fujcitére.

Un vrai schiste argileux, sans apparence de mica (Lîtjy, dans le Calvados), est quelquefois placé immédiatement sous la houille et appartient probablement au groupe suivant.

Telles sont les roches qui recouvrent la houille ou qui alternent avec %ts lits.

Le nombre des lits de houille dans un même lieu est quelquefois considérable et va au-delà de quarante.

A l'exception du calcaire compacte carbonifère, toutes ces roches offrent une texture grossière , qui indique une formation par voie mécanique évidente ; cependant ces roches et la

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houille elle-même renferment, en petits amas, en veines ou disséminés, des minéraux et des minerais métalliques ^ui in* diquent aussi une intervention puissante de Taction chinàique à l'époque de leur formation.

Les minéraux sont:

Le Calcaire spathique en veines , en enduit et même en cristaux implantés dans les fissures.

La DoLOMiE sPATHiQUB en cristaux rhomboïdaux , implants dans les cavités ou sur les surfaces des fissures (le Lardin , Dor* âogne; Montrelais, près Nantes).

La Barytine en nids disséminés dans le schiste argileux des mines d'Anzin (P. de Saint-BriceJ , circonstance très-rare, et en nodules laminaires dans les filons ou failles de la mine de Newcastle sur lyne en Northumberland.'

Le Quarz byaun en veines et même en cristaux assez volumineux, mais seulement dans les filons (ou failles) k Flumbterie près Liège. Je ne connois point d'exemple authentique de silex, ni d'agate, dans les terrains de houille proprement dits. On cite à Montrelais un pétrosilex jaspoïde et céroïde très-siliceux, en lits ou nodules lenticulaires.

Je n'ai pas non plus d'exemple de la présence dans les terrains houillers de ces minéraux si abondans dans les terrains supérieurs ou inférieurs, tels que le fluorite, le phosphorite, le gypse , la célestine , etc. On dit qu'il sort des mines de Northumberland des sources d'eau salée?

Les minerais métalliques sont des Pyrites disséminées en amas dans presque tout le groupe, mais plutôt dans les roches

I BIIM. Pl&illips et Coaybeare n'ayant pas note ce minéral parmi ceux qu'on trouve dant le terrain houiller d'Angleterre, je ne j,ng« ta présence que d'après un écl&antillon que j'ai sous les yeux et qui fait partie d'une suite que je dois à M. LosK, des terrains l&ouillers de cette localité. On remarquera qu'il n'est pas précisément dans le terrain de houille.

Uja TEER» YZéM. ABTSS* HOUILLIA*

charbonneuses et bitumineuses et dans la houille elle-même « que dans les roches sableuses, et, ce qui est assez remarquable, presque jamais sur les tiges, ni sur les feuilles des végétaux qui raccompagnent, mais assez souvent dans ces tiges, qui sont comme fistulaires et dont tout Tintérieur e$t pyriteux.

Des Sels résultant de la décomposition de ces pyrites. C'est tantôt du sulfate d'alumine et du sulfate de fer, et tantôt du sulfate de magnésie.

Du Fer carbonate LiTHOïDEcn très-grande abondance^ disposé en petits lits interrompus ou plutôt en nodules eUîpsoïdes, aplatis , de préférence dans les phyllades et les argiles schisteuses : ces nodules sont souvent accompagnés de débria abondans de végétaux; ils sont quelquefois sphéroïdaux, cloisonnés, accompagnés de coquilles bivalves et renfermant dans leur centre des petits amas cristallios de blende (dans la houille de Dudley en Angleterre). Ils sont de formation contemporaine et plus abondans dans la partie supérieure du terrain houilkr que dans ses parties inférieures^

La Galène et quelquefois un peu de Blende en petits amas ou petites veines, engagée dans la houille même, mais plutôt dans les parties inférieures que dans les supérieures (à Décise, dans le département de la Nièvre). Il y en a des exemples remarquables dans la partie occidentale du terrain houiller du Northumberland et de Durham, où la galène est la continuation des filons du calcaire inférieur j elle s^exploite aussi jusque dans Tarkose miljaire {millstone grit).

Le Bitume, presque pur, découle quelquefois de la houille ou du fer carbonate, qui lui est associé, et pénètre le psammite de la formation (Madeley en Shropshire) , dans le phyllade {shalej en Derbyshire. On croit avoir remarqué qu'il imprègne principalement la roche supérieure à la houille y et rarement celles qui lui sont inférieures.

Il se dégage beaucoup de gaz hydrogène carboné des couches

iC'

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de houille : ce gaz paroît être oomaie -engagé (kmtiUia-^dsures delà houille et être mis en libiMrté par rexploitatioa««

8. L'Anthracite raccompagne aussi quelquefois et même la remplace entièrement. On a observé que ce eharbon presque pur est toujours situé dans le voisinage de ces filons de basalte qui traversent les. terrains houillers dans plusieurs lieux de l'Europe. On trouve au^i , plus abondamment dans certaines mines que dans d'autres (Geislautern , prés Saarbruck; Bru^ cben, entre H^ombourg et Coussel, près Mayence), une anthracite que les minéralogistes allemands ont nomihée mine" ralisehe HolzhohU , et que je désigne par le nom à* anthracite pulwérin» •

Outre ces roches, ces minéraux et ces minerais de la formation , on y rencontre encore des roches d'une tout autre nature et d'une tout autre origine , qui traversent ou pénètrent le terrain houiller; ce sont des porphyres, des mêlaphyres^ des eurites^ des basanites et des trappites; ils dérangent les couches et altèrent souvent la houille.

Enfin, des fentes ou de simples fissures coupent les couches de roches du terrain houiller, interrompent et dérangent ces •couchies, et y produisent ce qu'on appelle assez généralement des failles.

Les corps organisés fossiles du groupe houiller sont nombreux et caractéristiques : ce sont en grande partie des débris de végétaux ou même des végétaux entiers des familles des prêles, des fougères, des lycopodiacées.

Nous en donnons l'énumération au tableau n.** 17.

On remarque que ces végétaux y sont le plus ordinairement couchés, qu'ils n'y sont ni très-brisés, puisqu'on cite dans la mine de Borchum des tiges entières de plus de vingt mètres de longueur, ni très - froissés , puisqu'on voit souvent des feuilles de fougère, de plus de trente-six décimètres carrés, bien expalmées et presque sans plis. On remarque que les folioles de

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fougère sont presque toujours adhérentes à la roche par leur face inférieure. Enfin, quelquefois lé végétal y a conservé son intégrité, sa flexibilité, et semble n'avoir été que fortement desséché : telles sont les feuilles de fougère et de plantes monocotylédones que M. Brard a reconnues dans les houillères de la Vézère , département de la Dordogne.

On sait qu'il y a de nombreux exemples de ces tiges qui traversent, dans une position verticale, plusieurs couches de roches du terrain. ■

Les débris fossiles d'animaux y sont au contraire très-rafies, et on a même douté pendant long - temps de leur présence dans les couches propres du terrain houiller ; ce n^est que de ceux-ci cependant qu'il doit être uniquement question: on remarquera néanmoins que^ quoiqu'on ait trouvé des coquilles fossiles dans les argiles schisteuses et les phy41adies pailletés qui alternent avec la houille, je ne sache pas qu'on en ait jamais trouvé dans la houille elle-même*

On cite dans l'argile schisteuse et dans le piammite de Coalbrook-Dale, des ammonites, des orthocères, des térébratulei et des unio. Avant d'admettre que les premières coquilles soient bien certainement dans la formation, il faut de nouvelles et scrupuleuses recherches» Quant aux coquilles bivalves , qu'on peut rapporter aux unio et aux anodontes , coquilles lacustres, et même aux modioles , je ne puis en douter: j'ai vu ces premières dans des lits d'argile schisteuse et bitu^ mineuse et de phyllade pailleté, qui alUrnoient avec la bouille de la mine dite Peroy''main'Colliery des environa de Newcastle en Northumberland. Elles s'y présentent k trois re^

1 Voyez Annalef def mines, i8ai , t. 6 , p. 3Sg , pL 3 , la description et la figure que j'ai' données d'un exemple frappant de cette position, obsenrëe à Saint- Etienne, et la citation de plusieurs exemples semblables, qui peuvent faire hésiter d'adopter sur simple assertion, ^u'Hitt ne doivent cette position qu'au hasard.

TERR. YZéM* AfiYSS. àOUItlBU. 27$

prises dans les couches n.^ 20^ 26 et 40 de cette mine. Je les ai également reçues du terrain houîHer près Liëge ; ces dernières sont associées dans le même morceau avec les fîlicites propres à ce terrain. La ressemblance que montrent ces coquilles et le schiste qui les renferme avec les mêmes objets en Angleterre , est frappante. Quant aux modioles, je ne puis non plus douter de leur position dans le terrain houiller. M« Thomson, qui me les a envoyées, dit qu'elles se trouvent entre les lits de fer carbonate lithoïde qui gisent au-dessous -du cinquième lit de houille près de Glasgo<Vv; mais, outre qu'on connoit des coquilles de la famille des moules qui sont fluviatiles, rien n'assure que celles-ci, malgré leur forme extérieure si nette, appartiennent aux modioles. On doit se défier de ces formes depuis qu'qn a vu les unio du Wabach , dans l'Amérique septentrionale , revêtir les formes des trigonies, des avicules, des arches, etc.

Enfin , on connoit encore dès coquilles semblables h des unio dans le fer carbonate lithoïde dii terrain houiller de Falkirk en Ecosse.

Exemples du groupe houiller du ierrain

JtBrSSIQUE.

Le nombre des terrains houillers est trop considérable, les exemples en sont trop généralement connus pour qu'it soit nécessaire d'en citer; je ne ferai donc mention à ce paragraphe que de ceux qui offrent quelque particularité, et ce seront même des exemples pris plutôt dans les différens modes de gisement que dans divers pays.

1.* Groupe houiller recouvert par des terrains pélagiques et placé sur des terrains hémilysiens*

En France , dans le département du Nord , depuis Coudé jusqu'au-delà de Valenciennes , et en Belgique , près Mons, Charleroi , Battice , etc. , le terrain houiller est recouvert

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par la glauconie crayeuse et se trouve presque immédiatement au-dessous d'elle : il est placé très -distinctement sur le calcaire du terrain hémilysien et enfoncé à près de 2900 mètres au -dessous du niveau de la mer (Œyenhausen). Cette circonstance et le passage presque insensible de ce terrain au calcaire ont porté quelques géologues (M. Stinkel) à rapporter ces terrains houillers aux terrains hémilysiensf.

La mine -de houille de Litry offre des circonstances géologiques assez remarquables : elle est évidemment recouverte par un psammite rougeâtre qui , par sa nature ferrugineuse et argileuse, par les galets quarzeux qui l'accompagnent, et par sa position au-dessous du calcaire magnésien, parott pouvoir être rapporté au pséphite *• La roche qu'on voit au Flessis et près de Couts^ce, et surtout cette dernière qui renferme des fragmens de schiste, paroit confirmer cette analogie. Le terrain houiller proprement dit n'offre rien de particulier , si ce n'est , vers sa partie inférieure , des masses noires considérables, d'une dureté et d'une ténacité remarquables, qui semblent résulter de bois pénétrés de bitume et cependant pétrifiés en silex. Au-dessous se présentent des roches dont les unes sont des mimophyres brecciolaires , traversées de veines de calcédoine ; les autres des argilophyres , renfermant des nodules avellanaires de baryline , roches qui pourroient se rapporter à la formation des arkoses; et enfin, mais dans un seul point, et comme une masse faisant saillie dans le terrain houiller sans ce^ pendant le traverser , un mélaphyre bien caractérisé. Ce terrain repose en gisement transgressif , suivant M. Hérault , sur le quarzite hémilysien à trilobites.

1 Ce rapprochement ne paroit pas différer de celai que M. Héraalt établit entre cette roche et le grès rouge ancien. Il parott que c'est antii l'opinion de M. Boue, qui cita Cartigny, et à la dolomie et au Rçthi Todtliegende.

TERR. YzéM. ABYS8* HOUILLER* 277

Dans les contrées de Durham et de Northumberland , la formation de houille, placée sur le calcaire compacte métalli* fère, reçoit des filons de galène dans sa partie inférieure, est traversée de filons de trappite et de basanitCi et est recouverte, prés de Sunderland, par la dolomie grenue jaunâtre»

Dans le Glamorgan , partie méridionale du pays de Galles , la houille, en couches concaves, est sur le calcaire compacte métallifère.

La mine de houille de Vedrin, près de Namur, est placée sur le calcaire métallifère ; mais les filons de plomb que renferme ce calcaire s'arrêtent au terrain houiller et n'y pé« nètrent pas , comme dans les exemples pris en Angleterre (Bouesnel).

Dans le comté de la Mark , au Harz , en Saxe à Zwickau ^ Planitz et Braunsdorf , le terrain houiller est sur le groupe traumatique qui fait partie des terrains hémilysiens.

2/ Groupe houiller, placé dans les terrains de porphyre, et

notamment au-dessous,

J*en ai déjà cité quelques exemples (au Feldsberg, dans le cercle de la Saale; au Harz, etc.) à Toccasion du groupe entritique; on doit y ajouter les mines du Thuringerwald , celles de Schwcidnitz en Silésie, celles de Tharand , de Zvjrickau, de Schônfeld, de Post-Chappel cnSa^e, où le terrain houiller semble encaissé dans le porphyre ? celles de Flôhe , entre Freiberg et Schemnitz , également en Saxe , où le terrain houiller est recouvert et accompagné d'un argilophyre et d'un mimophyre entièrement semblables à ceux de Lltry. Ce qu'on a dit de cette mine et ce qu'on va dire des basanitcs, argilophyres et mélaphyres qui accompagnent le gîte de houille à Noyant, à Figeac, dans le nord de l'Angleterre > etc., doivent faire ajouter ces exemples à ceux des mineç^ dans lesquelles Iç terrain houiller et le terrain entritique sont associés. ...

^70 TSEA* YtàVl. ABYSS. HODILLEK.

3.^ Groupe houiller, placé sous le terrain de hasanite et de trappite, ou traversé par des filons de ces roches»

A Noyant, département de l'Allier, et à Figeac, département du Lot ; la roche est un mélûphyre. Le terrain houiller de Noyant est placé immédiatement sur le granité.

Sans les comtés de Northumberland et de Durham 9 des filons de basanite traversent le terrain houiller et, vers les monts Chéviot, semblent s'étendre au-dessus de lui. Le trappite felspathique qui forme filon (ou dyke) dans la mine de Bolam , prés Newcastle , ne 4îffère du mélaphyre de I^geae et de Litry que par sa pâte, qui est un peu moins compacte, mais plus grenue ou lamellaire. La même disposition s'observe dans le sud de l'Ecosse , aux environs d'Edimbourg, contrée riche en faits relatifs aux rapports des terrains de porphyre, de basanite, de spilite, etc., avec le terrain houiller, et où l'influence du terrain pyrogéne est si bien prouvée par le changement de la houille en anthracite dans les parties inférieures, par celui des schistes en porcélanites (Attâir en Ayrshire, Burnlesland en Fifshire), et enfin par l'eAipàtement de grains de houille dans le spilite bufonite (côte de Fifshire, près d'Edimbourg).

4»* Groupe houiller ^ placé immédiatement sur les terraint agalysiens de gneiss , de granité , etc.

A Saint-George Chatelaison , département de Maine-et- Loire , la houille repose in^médiatemtnt sur du gneiss et du micaschiste. Ce n'est que depuis peu qu'on y a trouvé, comme dans les autres terrains houillers , de nombreuses empreintes de filicites.

A Saint- Pardoux , département du Lot , la couche la plus inférieure du groupe , qui est sur le terrain primitif, est composée de poudingue anagénite.

La plupart des mines de houiHe du département de la Loire , à Rive de Gier, Saint-Étienne, etc., reposent sur le granité

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et sur le gneiss, le ihicaschiste , le stéaschiste et même, diton, sur Tophiolite. Celle de Fins, dans TAllier, est précisé-^ ment dans un bassin ou vallon de granité. Elle est recouverte, dans quelques points, par le terrain thalassique de Moulins, qui est composé en grande partie de calcaire lacustre .et d'argile plastique ( Jules Guillemin )•

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