‹ Tableau des terrains qui composent l'écorce du globeChapitre 85 sur 126 · Gr. TERR. PLUT. OPHIOLITHIgUE · texte numérisé non relu

Gr. TERR. PLUT. OPHIOLITHIgUE

Ce groupe est un des mieux caractérisés par sa natucr^ sa structure, ses formes, sa position , ses roches et toutes set circonstances géologiques , de tofis ceux qui entrent dans Is composition de Técorcè du globe.

Cependant , comme toutes les roches, il passe par da nuances insensibles aux groupes talqueux . et magnéaique do terrain, stratifié, mais c'est plutôt par sa nature que .par ta structure; car 4ie dernier caractère est des plus tranchés daas le groupe op)iiolithique.

Toutes les roches qui le composent ont une structure mstr five , en petit comme en grand; aucune n'indique miéme de tendance k la; stratification. Ce sont des terrains qui ne sont pas tont-à-fait sans fissures ou diyisions ; mais ces fissures sont ou droites et presque verticales (dans la dolomie) , ou croisées et anastomosées dans toutes les directions ( l'ophiolite , la magnésite) , çu bien , enfin , elles sont rares, et la roche a une compacité et une solidité assez remarq^ables ( reuphotide.)*

VBlLll* FLUT* OrRIOLITETlQUES» SSl

La texture est souvent aussi compacte que cristalline , ce qui jetteroit quelque incertitude sur ]e mode de formation de ces roches, si la structure que nous venens de décrire n'éloignoit toute idée de sédiment.

Les limites de ce groupe sont à peu près les mêmes qut celles du groupe entritique* Cependant je doute qu4l des^ eende aussi bas et qu'il se présente intercalé dans les terrains agaiysiens stratifiés. Cest principalement aux terrains hémi* lysîens calcareux et schisteux qu'est sa limite inférieure ; sa limite supérieure m'est inconnue, car il est fort rare de voir aucune des roches de ce terrain distinctement recouverte par une autre l'oche.

11 se présente une autre difficulté peur assigner ses limites avec précision : elle vient de la confusion qui règne dans les livres, les observations et peut-être dans la nature même, entre les roches talqueuses stratifiées , visiblement interposées entre d^iiutres roches et les roches ophiolithiques , comme épan-% chées sur les autres roches*

Les roches de ce groupe paroîssent en masses droites dans les terrains agaljsieBS- micaciques de la Moravie, de la Toscane , etc. , ce qui li!apprend rien sii^r ses limites. • Elles sont placées en amas couchés sur les calcaires sableux ^micacés, que f ai d'écrits ailleurs sous le nom de macigno* Elles forment sur ces couches bien distinctement stratifiées ,1 et qu'on ne peut rapporter qu^aux terrains abyssiques calcareux, des collines ou plutôt des séries de monticules et même de montagnes assez élevées. Les Apennins de la Ligurîe et delà Toscane , les Pyrénées , etc. , offrent des exemples nom^* breux de la disposition des ophiolites dans leur limite de position supérieure. Comme elles ne sont recouvertes par aucun terrain , on. ne peut arriver par ce moyen à savoir si cet épanchement a eu lieu à l'époque des terrains houillers , comme le présume M. fioué, ou beaucoup plus tardivement. Les èorpa organisés fossiles ne peuvent pas non plus être appelés

iS$ XBUft* fhVr» OrBXOUTHIQOXf»

pour aider la folutioo de cette question ; car fe me aaeht pat qu^on en ait jamais vu aucun dans les ophtotites , et on sait combien ils sont rares dans la dolomie. Il faut donc avoir recours aux espèces minérales engagées dans ces roches; or, en examinant la liste des minéraux qu*on y cite et qui sont en général peu nombreux > on en voit plusieurs qui ne peuvent guère être attribués aux temps modernes^ mais qui vont cependant se présenter dans des roches que Ton regarde comme beaucoup plus récentes que les ophiolites massives i^ car il ne faut pas oubUer que nous ne parlons que de celles-ci*

Le groupe ophioli tique ne renferme pas de filons : las minéraux qu'on y observe y sont ou disséminés ou en veines nom» breuses, anastomosées. Les roches qui composent ce groupe se rencontrent tantôt isolément et tantôt réunies, mais ordinairement elles forment les sous-groupes suivana :

1.* Les Ophiolites diverses et 2,"* TEupHonDB, qui ae pré* sentent sous les plus grandes étendues, formant dea montagnes et des cantons entiers et ordinairement assez nettemeal séparés (les Apennins de la Ligurie), et quelquefois de aimples monticules (la roche l'Abeille près Limoges)*

3.* L'Ophicaice. Les ophiolites et les euphotidea passent k cette roche par des nuances insensibles; j'en ai donné des preuves ailleurs , et aucun fait n'est venu infirmer le rap* proehement que j'ai établi entre le marbre vert de mer on polzevera de Qénes , et les ophiolites souvent calcairea de la Toscane.

4.* La Magnésite et la Giobeetite qui l'accompagnent soa« vent et qui n'en diffèrent pas géologiquement , sont moins répandues et forment des monticules moins étendus (Castellar monte, aux environs de Turin).

SJ* La DoLOMiE , que nous associons à ce groupe ^ paroit avoir en effet une même origine et être de la même époque. Elle forme aujui des monticules isolés, mais il est assez difficile de distinguer ces dolomies non stratifiées des dolomiea i peine

ttkfL* fivi. oipkibLiïHÏQtrËs. 85$

ltiratifiées,%âfct on a déjà parlé dans deux occasions, et on remarquera que nôiis nWons presque aucun exemple authèn-» tique à en citer. Il est néanmoins présumable pour nous que toutes léa dolomtés dites prittittives, celle du Saint»Gothard, etc. , pourroient être rapportées à ée groupe»

Ce groupe renferme peu de minéraux; les pins remarqua» blés, éeuk qui patoissent lui appartenir plus spécialement^ lont : la âiaXlagèf iHdotrage, la mhlite, Vasheite^ lé ûhrômt»

Exemples du groupe opjêiouthiquM.

Fbance. La roche l'Abeille ^ prés Limoges : petit monticule arrondi d*ophioli te , avec veines d^asbeste et grains de fer oxidulé. — Lourdes, Hau tés-Pyrénées : disposition semblable.

Italie. Golfe de la Spezzia ; Cravignola , prés Rôchetta , en*> virons de Florence ; Prato, Monte-Fei^rato ^ Imprunetta, etè., et au Nord prés Pletra mala : collines d^ophiolite , sur Teuphotid'e etle jaspe, le tout superposé au macigno compacte ; elles renferment du calcaire spathique, de la dtallage, dufelspath compacte , du manganèse terne , jaspoïde , et quelquefois dé Tophicalce veiné ( montagne Santa Maria }•

Environs de Gènes, Monte ftamazzo : montagnes d^ophio* lite pétrie dans quelques parties de pyrites , qui forment un endiitt bronzé sur toutes les sortes d^amandes dont cette roche "iest formée; elle renferme en outre de vraies amygdaloïdes, du silex résinite, etc*

A Lavazera, au nord de Gènes : ophiçalce veiné (marbre dit vert de mer), que je rapporte à ce groupe; ce rapprochement est confirmé par Fophicalce de Santa Maria , prés Florence , qui est entre Tophiolite et le jaspé.

Castellamonte et Baldissero , prés Turin : collines d'ophio» lite, de magnésite et de giobertite , avec veines de calcédoine et de résinite, et nodules de sahlite compacte*?

•MMMMMla^Mf

I Ann. dc« minet, iSai^ t ^19)^1779 pi* a, fif* 4»

354 TEaa. plut, tracbytiques.

On a en Angletbare les belles ophîolites du cap Lizard en Cornouailles ; celles de Portsoy en Ecosse.

En Allemagne, celle de 2U(blit£.

Espagne. Vallecas, près Madrid : magnési te. plastique, arec crbtaux de calcaire, veines et nodules de calcédoine» conuac à Castellamonte ?

Amérique SEPTENTEIONALE. Les environs de New-HaTen, dans leConnecticut, qui montrent un ophicalcc semblable à celui des environs de Gènes.

Page 1