‹ Tableau des terrains qui composent l'écorce du globeChapitre 86 sur 126 · Gr. TERR. PLUT. TRACHYTIQUES · texte numérisé non relu

Gr. TERR. PLUT. TRACHYTIQUES

Il y a presque autant de motifs pour placer ce groupe dans les terrains vulcaniques que dans les plu toniques. Il présente, comme les premiers, des indices de l'action du feu et même de Faction liquéfiante de cet agent : il la présente au moins aussi bien que plusieurs roches que tout le monde place maintenant sans hésiter parmi lea prodnid vulcaniques (les basanite , dolérite, leucostine, stigmile); .mais il montre aussi , dans quelques cas, la texture ou compacte ou cristalline (les argilophyre , eurite, résinite) do autres roches plutoniques , et passe tellement au groupe entritique, par les mélaphyres , les eurites porphyroïdea ,, etc., ,et au groupe granitoïde, par le diorite, qu'on ne sait à quelle classe le réunir. Ce groupe montre de la manière la plus évidente comment il est quelquefois impossible de tirer une ligne de démarcation précise entre les corps qui paroiasent, au premier aspect, les plus dissemblables; car il est certain que le groupe trachytique ne permet pas de séparer nettement et clairement celui qui renferme les granités et les pegnup tites de celui qui renferme les basanites, le9 stigmi^es , les pumites.

Cette diflSculté, qui n'est relative qu'a la distinction minéralogiqué des groupes , c'est-à-dire aux circonstances de nature et structure qui conjg^uent leurs caractères minera-

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logiques 9 n^est ni la seule ni là plus .importante. Les rapports géologiques sont encore plus difficiles à établir.

Il y a dans la division des roches massives trois questions à résoudre : dans quelles couches de la terre ont-elles pris leur source ou origine P à quelle époque géognostique se sont-elles épanchées à la surface du globe P quels sont les terrains qui se sont déposés ou épanchés après eux P

t^a première recherche, toute théorique, ne peut être traitée ici ; les deux dernières constituent ce que nous avons nommé Içs limites inférieures et supérieures des terrains, ou formations»

Or les limites inférieures des terrains de trachy tes, après avoir été pendant long -temps presque inconnues et beaucoup discutée^ , sont maintenant assez bien détero(iinées.

Ces roches paroissent s^étre épanchées à la surface du globe après la formation de la craie , en même temps que les terrains thalassiques et peut-être m,éme après l'époque tritonienne de ces terrains*

Ce qui pafoit établir ces faits , c^est la superposition évidente des trachytes des monts euganéens, sur un calcaire schistoïde rougeàtre , qui , malgré sa différence extérieure d'avec la craie blanche , m'a paru , par ses autres caractères wnéralogiques et par jses caractères zoologîques , appartenir jk cette époque» Ce rapprochement est maintenant assez généralement admis* Le trachy te 4^ Arqua, dans ce groupe de montagnes et dans plusieurs autres points, est évidemment auperpbsé au calcaire. .

On a vu le trachyte superposé i des roches plus anciennes (auxsyénites. en Hongrie, au Mexique; aux traumates, dans le Siebengebirgé , sur les bords du Rhin). Si cette superposition eût été observée avant celle de la craie , elle auroit pu faire attribuer au trachyte une formation ou limite inférieure beaucoup plus ancienne; mais depuis qu'on a vu cette roche au-dessus deê terrains péliagiquesj^ on ne peut tirer de sa po-

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