CHANSON NOUVELLE
SC& LC RBPA8 Dü GRAND THOMAR Sur l’air : Du haut en bat.
Sur le Pont-Neuf Un grand repas deroit paroltre,
Sur le Pont-Neuf On deroit y servir un bœuf;
Douze moutons y dévoient être.
Thomas nous a trompés, le traître !
Sur le Pont-Neuf.
Quel déplaisir I
Je comptois y remplir ma panse,
Quel déplaisir!
Je n’ai pu remplir mon désir.
Vain espoir, trompeuse espérance.
Point de cervelas, ni d’éclanche :
Quel déplaisir 1
De toute part
Tout le peuple accouroit en foule,
De toute part.
De Paris et de Vaugirard,
De Ménilmontant et du Roule,
Croyant que le bon vin y eoule.
De toute part.
314 LES arbacheers de dents.
CoB*ol*ï-TOU3,
Ueni inrités à cette fête,
Con»olei-Tou«,
AllM-TOUt-en mMger les choux Que TOtre ménagère apprête;
Ma'fol, Tout n’êtea que det bêtet :
Tant pis pour vous!
Qu'arez-rous donc T Laquais, décrotteurs et serrantes,
Qu’arer-vous donc ?
Vous chantes sur nn plaisant ton.
On te moque de votre attente,
Chacun en rit et en plaisante,
Qu'arez-rous donc?
Y pensois-tuT
Thomas, faisant cette dépense,
Y pensois-tu?
Ah ! roilà les gourmands à cul :
Point de repas, point de bombance,
L’on en rit par toute la France;
Y pensois-tu?
Jusqu’au revoir.
Quatre amis buvant à la ronde.
Jusqu'au revoir.
Sur cet air t’ont voulu chanter ;
D’un bout à l'autre bout du monde,
De toi l’on se rit k la ronde.
Jusqu’au revoir t.
Heureusement la gloire du grand Thomas n’était pas de celles qu’un choc suffît à briser. Elle survécut à cette rude épreuve, comme le soleil qui reparaît plus éclatant dès que le nuage a passé.