TROISIÈME PARTIE
O'blL.
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LXXe. Genre.
PHYTOTOME, Phytotoma 3 Lach. Gmel,
Corpus oblongum.
Caput rotundatum.
Rostrum validum 3 rectum 3 conicum 3 marginibus denticulatis.
N ares minim&3 orbiculares 3 basi rostri sita.
Lingua brevis 3 apice obtusa aut acumïnata.
Collum médiocre.
Femora extra abdomen posita ; tibia omnino plumosa.
Pedes tetradactyli aut tridactyli ; digiti très aut duo anteriores 3posticus unus quemadmodhm reliqui imo tarsi positus 3 sedilem cingens , omnibus articulis humi incumbens.
Cauda rectricibus n.
Phytotoma habitant 3 s cilicet alu in Abyssinu sylvis nucleisque victitant ; alu in regni Chilensis pratis 3 herbas récentes edunt ; alu in Paraguaiâ ; in arboribus nidificant ; ova 4 pariant. Puliis c&cigenis escam mater in os ingerit ; hi è nido discedunt j ad volandum tantum apti sunt.
Corps oblong.
Tête arrondie.
Bec robuste , droit , conique , à bords dentelés.
Narines petites , orbiculaires, situées à la base du bec.
Langue courte , obtuse ou acuminée à sa pointe.
Cou médiocre.
Cuisses posées hors de l'abdomen; jambes totalement emplumées.
Pieds tétradactyles ou tridactyies ; deux ou trois doigts devant , un derrière, articulé au bas du tarse , sur le même plan que les antérieurs , portant à terre sur toute sa longueur.
Queue à 1 1 rectrices.
Les Phytotomes habitent , savoir , les uns dans les forêts de l’Abyssinie, où ils virent de noyaux ; les autres dans les prairiès du Chili, où ils se nourrissent d’herbes vertes ; les autres, au Paraguay ; ils nichent sur les arbres ; leur ponte est de quatre œufs. Les petits naissent aveugles , sont appâtés d'ans le nid , et ne le quittent qu’en état de voler.
A. Quatre doigts.
* *Le Phytotome RARA. 1. P. Para. P. Griseoobscura ; remigibus rectricibusque albo maculatis.
D’un gris sombre ; rémiges et rectrices tachetées de blanc».
Le nom imposé à cet oiseau du Chili, vient d’un cri qu’il jette par intervalles et qui exprime très-distinctement les deux syllabes ra3 ra. Ayant l’habitude de couper les tiges des plantes près de leur racine, il fait beaucoup de dégâts ; aussi lui fait-on une guerre continuelle. Il construit son nid avec des feuilles sur les grands arbres des déserts ; ses œufs sont blancs et tachetés de rouge.
Cet oiseau a Ja taille de la Caille ; le bec , long d’un pouce et demi; la langue, courte, obtuse et aiguë à sa pointe ; l’iris, brun ; le dos , d’un gris-sombre; les parties inférieures, d’une teinte plus pâle; les pennes des ailes et de la queue, tachetées de noir ; celle-ci, arrondie à son extrémité et d’une moyenne longueur ; le doigt postérieur, beaucoup plus court que les autres. Molina 3 Hist. natur. Chil.p. z .2.6. Buffon , édit, de Sonnini 3tom. 16. p. 6 3 . V Amérique méridionale .
* * Le Phytotome du Paraguay. 1. P. Ru-
tila. P. Fronte3 gutture 3 collo anteriori abdomineque rufis ; capite corporeque supra viridi-fuscis 3 remigibus rectricibusque intermediis rùgricantibus .
Front, gorge, devant du cou et abdomen, roux ; tête et dessus du corps d’un brun-vert ; rémiges et rectrices noirâtres.
Comme M. de Azara, qui appelle cet oiseau Dentato 3 n’a vu qu’un seul individu de cette espèce , dont les ailes étoient en mue , et auquel il manquoit toutes les pennes latérales de la queue, sa description est en partie incomplète. Le front, la gorge , le haut du cou en devant et le basventre sont d’un roux vi f ; une longue tache de la même couleur est sur les côtés de la poitrine les plumes du reste de cette partie et du devant du cou ont leurs barbes presque blanches , avec leur tige d’une teinte un peu moins claire ; la tête , le dessus du cou et du corps sont d’un brun lavé de vert ; les scapulaires , noirâtres dans leur milieu; les couvertures et les pennes des ailes , de cette teinte; les premières rachetées’et bordées de blanc ; les pennes , bordées de vert , et les deux intermédiaires delà queue, noirâtres. De Aymara 3 Apuntamientos para la Hist. nat. de los Paxaros del Paraguay y Rio de la P lata 3 tom. 1. p. t66. n. c>i. L’ Amérique méridionale .
B. Trois doigts..
* Le Phytotome guisso balitq. P. Tri-
ORNITHOLOGIE
ORNITHOLOGIE
cLictyla. P. Nigra ’ capite juguloque rubris ; vedibus concoloribus.
Noir j tête ec gorge rouges ; pieds de cette couleur.
Guisso-halito est le nom que cet oiseau porte en Abyssinie. La description qui va suivre est d’après le naturaliste Daudin, qui l’a faite sur un dessin qu’on lui a envoyé comme étant la figure d’un oiseau de Nubie; sa grosseur est celle de la Caille ; la tête , la gorge et le devant du cou sont rouges; le reste du plumage est noir, avec les épaules d’un brunâtre nuancé de vert ; les grandes couvertures ont leurs bords d’un blanc légèrement olivâtre ; la queue est un peu fourchue, et le tarse , brun.
Buffon en fait la description d’après un dessin que lui a communiqué ,1e chevalier Bruce; la couleur rouge de sa tête s’étend sur le devant du cou et se prolonge par une bande étroite jusqu’en dessous de la queue ; les couvertures des ailessont brunes et bordées de blanc ; leurs pennes , frangées de vert. Cet oiseau est solitaire et se tient dans les bois. Buffon j Hist. nat. des Oiseaux 3 tom. 3. p. 471. L’ Abyssinie.
LXXIe. Genre.
GLAUCOPE, CalUasy Lath. Glaucopisy Gmel.
Corpus oblongumy cinereum.
Caput rotundatum.
Rostrumfornicatum 3 crassum3 integrum 3ver sus apicem incurvatum 3 marginibus superioribus inférions tegentibus ; mandibula inferior basi palea rihus pendulis y carunculatis instructa.
Nares depressa 3 membranâfornicali semi-tecta.
Lingua serrata 3 apice bifda , cïlïata.
Collum médiocre.
A la brèves.
Femora extra abdomen posita ; tibia omnino plumosa.
Pedes tetradactyli ; digiti très anterior&s y posticus unus ; exteriores basi connexi ; hallux quemadmodum anteriores imo tarsi positus 3 sedilem cingens 3 omnibus articulis humi incumbens.
Cauda rectricibus 1 2.
Hac aves in nova Sselandiâ habitant ; in terra ambulant ; rariàs arborïbus insidunt ; baccis 3 in sectis 3 aviculis quoque victitant ,■ sibilant et murmurant. Caro sapidissima.
Corps oblong, cendré.
Tête arrondie.
Bec voûté , épais, entier , courbé vers le bout ,
à bords supérieurs couvrant les inférieurs; mandibule inférieure garnie à sa base de fanons caronculés, pendans.
Narines déprimées , à demi couvertes d’une membrane saillante.
Langue dentelée , bifide et ciliée à sa pointe.
Cou médiocre.
Ailes courtes.
Cuisses posées hors de l’abdomen ; jambes totalement emplumées.
Pieds tétradactyles ; trois doigts devant , uu derrière ; les extérieurs réunis à leur base; pouce posé au bas du tarse , sur le même plan que les antérieurs, cerclant le juchoir et portant à terre sur routes les articulations.
Queue à 1 2 rectrices.
Les Glàucopes habitent la Nouvelle-Zélande ; se tiennent à terre , se perchent rarement sur les arbres ; se nourrissent d’insectes et de petits oiseaux; chantent et murmurent. Leur chair est très-savoureuse.
* Le GlâUCOPE CENDRÉ, i. C. Cinerea. C. Cinerea • facie nigrâ ; ad basim mandibula inférions paleare caruleo-aurantio ; rostro nigro ; pedibus nigric antibus.
Cendré; face noire; fanon d’un bleu-orangé à la base de la mandibule inférieure ; bec de cette couleur ; pieds noirâtres.
Nous devons à Forster la connoissance de cet oiseau, qu’il a trouvé à la Nouvelle-Zélande, où on le voit presque toujours à terre , cherchant les insectes et les vers, sa principale nourriture; il vit encore de baies et même de petits oiseaux. Sa voix est flûtée et son ramage assez agréable.
L’iris et la base des caroncules sont d’un bleu éclatant ; celles-ci, dans le reste, d’un jauneorangé ; tout le plumage est d’un cendré qui prend une teinte sombre sur la tête; la queue est étagée. Index ( Callaas cinerea). Idem 3 general Synopsis 3 tom. 1. part. 1. pag. 304. n. 1. pl. 1 4. 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. 1 3 . p. 22 5. L’ Australasie.
LXXIP. Genre.
PIQUE-BCEUF, Buphaga y Linn. Lath.
Corpus oblongum 3 rufum 3 fulvum.
Caput rotundatum.
Rostrum rectum 3 integrum 3 subquadrangulare 3 compressiusculum y apice gibbosum 3 obtusum.
Nares
ORNITHOLOGIE
Nares oyats. , membranâ fornicatâ tects , basi rostri sua.
Lingua caitilaginea , acuta.
Colium médiocre.
A la pennâ spuriâ minimâ ; remigibus i a. , 3 â. omnium longissimis.
Femora extra abdomen posita ; tibia ofnninb plumosa.
Pedes tetradactyïi ; digitï très anteriores dïsjuncti j posticus unus ; hallux quemadmodum anteriores imo tarsi positus , sedïlem cingens, omnibus articulis humi incumbens.
Cauda rectricibus 12.
Buphags habitant ad jluvium Sénégal ; dorso boum incidunt , extrahunt oestrorum larvas. Nidus ovaque ignoti sunt.
Corps oblong , roux, fkuve.
Tête arrondie.
Bec droit, entier, presque quadrangulaire, un peu comprimé, gibbeux et obtus à la pointe.
Narines ovales , couvertes d’une membrane voûtée , située à la base du bec.
Langue cartilagineuse, pointue.
Cou médiocre.
Ailes à petite penne bâtarde ; 2e. et 3e. rémiges les plus longues de toutes.
Cuisses posées hors de l’abdomen 3 jambes totalement emplumées.
Pieds tétradactylesj trois doigts devant , un derrière ; lesfex rérieurs unis à leur base 3 pouce articulé au bas du tarse , sur le même pian queles antérieurs, cerclant le juchoir et portant à terre sur toute sa longueur.
Queue à 1 2 rectrices.
Les Pique-bœufs habitent sur les bords du fleuve Sénégal 3 se posent sur le dos des bœufs, dont ils retirent les larves des œstres pour s’en nourrir. Leur nid et leurs œufs sont inconnus.
* Le Pique eœuf proprement dit. i .B.Africana. B. Supra griseo-fusca ; subtus uropygioque Jlavicantibus • rostro Jlavicante , apice rubro j pedibus fus cis.
D un gris rembruni en dessus 3 jaunâtre en dessous et sur le croupion 3 bec jaunâtre et rouge à sa pointe ; pieds bruns. (PI. 164. fig. 3.)
On trouve cette espèce non-seulement au Sénégal, mais encore dans d’autres contrées de l’Afrique. Elle se nourrit d’insectes , et particulièrement de ces vers ou larves qui éclosent- et vivent dans la peau des bœufs 3 aussi voit-on souvent cet oiseau se poser sur leur dos et sur celui d’autres gros quadrupèdes, et leur entamer le
go5.
cuir. à coups de bec pour en tirer ces vers 3 d’où lui est venu le nom de Pique bœuf.
La tête, le cou en entier , te manteau et les couvertures des ailes sont d’un brun-roussarre 3 les trois premières pennes des ailes , rousses 3 les autres, brunes 3 celles de la queue, de cette couleur en dessus, roussâtres en dessous, étagées et un peu pointues 3 le croupion et les parties inférieures du corps, d’un fauve clair.
La femelle ne diffère du mâle que par une taille plus petite et par les couleurs du bec qui sont plus ternes. Frisson, Ornith. tom. 2. p. 457. n. 1. Buffon , Bist. natur. des Oiseaux , tom. 3. p. 1j5.pl. enl. n. 293. L’Afrique.
L XX IIIe. Genre.
SAMALIE ou OISEAU DE PARADIS, Paradisea ■ Linn. Lath.
Corpus oblongum , coloribus nitentibus varium.
Caput rotundatum , interdum subcristatum.
B.ostrum robustum , supra convexum, plumis villosis basi instructum , lateratim compressum ; mandibula superior versus apicem obsolète emarginata.
Nares perforata, plumis capistri semi- tecta,
Lingua acuta, apice lacerata.
Colium médiocre.
Ala pennâ spuriâ modicâ ; remigibus 4â. , omnium longioribus.
Femora extra abdomen po si ta ; tibia pars inferïor plumosa.
P edes tetradactyïi ; digiti très anteriores , posticus unus ; exteriores basi connexi ; hallux quemadmodhm anteriores imo tarsi positus , sedïlem cingens, omnibus articulis humi incumbens.
Cauda rectricibus 12.
Paradisea in novâ Guinea habitant.
Corps oblong, varié de couleurs brillantes.
Tête arrondie , quelqufois un peu huppée.
Bec robuste, convexe en dessus , garni à sa base de plumes veloutées , comprimé latéralement 3 mandibule supérieure à échancrure usée vers le bour.
Narines percées à jour , à demi couvertes parles plumes du capistrum.
Langue lacérée et aiguë.
Cou médiocre.
Ailes à penné bâtarde moyenne 3 les 4e. et 5 e. rémiges les plus longues de toutes. -
Cuisses posées hors de l’abdomen 3 jambes totalement emplumées.
Pieds cétradactyles 3 trois doigts devant, un
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ORNITHOLOGIE
derrière ; îes extérieurs réunis à leur base ; pouce posé au bas du tarse , Sur le même plan que les antérieurs , cerclant le juchoir et portant à terre sur toutes les articulations.
Queue à i 2 rectrices.
Les Samalies habitent la Nouvelle-Guinée.
La SAMALIE ÉMERAUDE, i. P. Apoda. P. Castanea ; collo subtàs viridi-aureo ,• permis hypochondriis corpore longioribus ■ rectricïbus duabus interme dûs longissimis } setaceis.
De couleur marron; devant du cou d’un vertdoré ; plumes des flancs plus longues que le corps ; les deux rectrices intermédiaires très -longues , sétacées. [PL 142 , fig. 4, sous le nom d’ Oiseau de Paradis émeraude.)
Manuco de wata (oiseau de Dieu) est le nom que les habitans de Ternate ont imposé à cette espèce la plus commune et la première connue; ils l’appellent aussi Hurong Papoua (oiseau des Papous); d’autres le nomment Suffit ou Staffu. Il est connu à Amboine et à Banda, sous le nom de Manu Key Arou (oiseau des îles Key et Arou). Il porté dans ces îles celui de Faunan 3 et les Portugais l’appellent Passaros del sol.
Cette espèce reste dans les îles d’ Arou pendant la mousson sèche ou de l’ouest, et retourne à la Nouvelle-Guinée au commencement de la mousson pluvieuse ou d’est. Elle voyage, diton, en bandes de trente d quarante individus, sous la conduite d’un autre oiseau qui vole toujours au-dessus de la troupe. Ce chef est, selon Vaiencyn , noir et tacheté de rouge, et c’est d lui que les habitans ont donné le nom de roi. Ils ne s’en séparent jamais, soit qu’ils volent, soit qu’ils se reposent ; mais cet attachement pour leur guide cause quelquefois leur perte, quand il se pose d terre , ca~r ils éprouvent beaucoup de difficulté à s’élever , d cause de la forme et de la disposition particulière d’une partie de leurs plumes. Ils se perchent sur les grands arbres, particulièremeiTt sur le warmgha à petites feuilles et à fruits rouges , dont ils se nourrissent.
Selon les Indiens, ils perdent, pendant la mousson de l’est , leurs longues plumes , leurs faisceaux et leurs filets, qui, dans l’espace de quatre mois , sont remplacés par de nouveaux. L’étendue, la quantité, la longueur, la souplesse de ces plumes leur permettent bien de s’élever fort haut, les aidant d se soutenir dans l’air , d le fendre avec la légèreté et la vitesse de YïHrondelle ; ce . qui a donné lieu de les appeler Hirondelles de Ternate . Mais si le vent devient con-
traire, ces plumes nuisent à la direction du vol ; alors ils n 'évitent lè danger qu’en s’élevant perpendiculairement dans une région d’air plus favorable, où ils continuent leur route.
Les plumes du front sont veloutées et d’un noir changeant en vert foncé; celles de la têre et du cou, d’un jaune pâle ; le haut de la gorge est couvert d’une plaque verte à reflets métalliques et dorés ; le reste de cette partie et le devant du cou sont d’un brun-violet; la poitrine, le ventre, le dos, le croupion, les ailes et la queue, d’un marron foncé; on remarque sur chaque côté du corps, au-dessous de l’aile, deux faisceaux de plumes très nombreuses, très- longues, décomposées , transparentes, les unes d’un blanc sale, d’autres jaunes, quelques-unes , notamment les plus courtes, tachées de rouge et plusieurs terminées de rouge vineux ; elles s’étendent beaucoup au-delà des pennes de la queue ; les deux longs filets qui naissent du croupion , dépassent la queue de plus d’un pied, sont bruns , duveteux à leur origine , ensuite à barbes roides, très-courtes, plus longues à l’extrémité, où ils forment une palette étroite et alongée. Latham 3 Index [P aradisea apoda). Brisson3 Ornith. tom. 2. p. 130. n, 1. Bujfon } Hist. natur. des Oiseaux 3 tom. 3. pag. 15 1 .-pi. enl. n. 254 ( Oiseau de Paradis). Les îles de l’Océan indien.
Là PETITE Samalie. 2. P. Papuana. P. Fertice, collo supra. } dorso anteriori pallidéjlavis ; gutture viridi nitente ; dorso inferiorij alis caudâque dilate spadiceis ; tectricibus .alarum minoribus / lavis ; pedibus flavescente- albis .
Vertex 3 dessus du cou et haut du dos , d’un jaune pâle; gorge, d’un vert brillant; bas du dos, ailes et queue , d’une couleur marron claire ; petites tectrices des ailes jaunes; plumes subalaires de cette couleur ; pieds d’un blanc-jaunâtre.
Clusius est le premier qui ait parlé de cet oiseau comme d’une espèce distincte de la précédente; depuis, Valentyn a confirmé cette assertion , et cependant des auteurs ont persisté à donner cet oiseau comme variété. Il est plus petit que le précédent et ne se trouve qu’aux îles des Papous , principalement dans celle de Messoval , y reste pendant toute l’année, et y est connu sous des noms particuliers ; les uns lui donnent celui de Shag ou Shague ; les Indiens de l’est de Céram l’appellent Samaleik- caude-terghile ; dans la Nouvelle-Guinée , Ishakké; enfin, à Ternate et à Tidor , on le nomme Tojfu. Cette espèce a
O RNIT II
aussi son conducteur, et il diffère de celui de l’autre ; il est noir et ses ailes sont pourprées. Elle se perche et niche sur les arbres les plus élevés des montagnes , et c’est là que les Alfhuris la prennent. Sa nourriture favorite est le fruit du tsaupeda , qu’elle perfore avec son bec pour en extraire la pulpe.
Les plumes de la base du bec sont d’un noir de velours changeant foiblement en vert; le dessus de la tête , les côtés, le dessus du cou, le haut du dos, d’un jaune pâle ; le haut de la gorge est couvert d’une plaque d’un vert éclatant; le reste du dos, les ailes et la queue sont d’un marron clair , tirant au brun- rouge foncé sur le devant du cou et sur les parties postérieures; les petites couvertures des ailes , d’un jaune brillant ; les deux faisceaux déplumés longues des côtés du corps, jaunes et d’un tissu très-fin ; les deux longs brins , bruns, terminés en pointe et sans barbes apparentes. Vieillot , Oiseaux dorés 3 tom. i. pl. 2. des Oiseaux de Paradis. 2e édit du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. 30 . p. 1 1 3. Les Grandes-Indes.
La SamâLIE MAGNIFIQUE. 3. P. Magnifia. P. Castaneo-fusca ; capistro nigro ; cervice cirrhatâ , Jlavà ; collo subtùs pectoreque viridi nigris 3 medio nitentibus ; rostro pedibusque f lavis ; remigibus in- ' termediis longissimis , barba brevissimâ.
D’un brun-rougeâtre; capistrum n oir; plumes du dessus du cou crépues, jaunes ; devant du cou et poitrine d’un noir-vert, brillant sur le milieu ; bec et pieds jaunes; rémiges intermédiaires trèslongues, à barbes très-courtes. ( Pl . 143. fig, 2.)
Deux faisceaux de plumes sont implantés sur le cou et le haut du dos de cet oiseau de la Nouvelle-Guinée ; le premier se compose de plumes étroites , roussâtres et tachetées de noir à leur extrémité ; elles se relèvent sur leur base , mais moins à mesure qu’elles s’éloignent de la tête ; celles du second sont plus longues, d’un jaunepaille plus foncé vers le bas et couchées négligemment sur le dos ; l’oiseau peut les relever et en former une espèce de panache , comme celui que l’on voit sur la partie postérieure du cou du Faisan doré. Toutes sont coupées carrément à leur extrémité; deux filets cerclés de couleur verte, finissant en pointe et longs d’un pied environ , prennent naissance sur le dessus du croupion ; les plumes qui couvrent en partie les narines et la base du bec, dessus et dessous, sont courtes, épaisses et dominent un peu les autres ; celles du sommet de la tête et de l’occiput sont
vertes ; cette couleur et le bleu couvrent les plumes du milieu de la gorge et d’une partie de la poitrine ; ces deux teintes sont distribuées de manière que les plumes sont bleues dans le milieu, vertes à la base et à l’extrémité, et présentent, étant couchées les unes sur les autres, des lignes transversales ; les côtés et le reste de la poitrine sont d’un vert-brun; le ventre est d’un bleu-verdâtre ; les grandes couvertures des ailes sont d’une couleur carmélite brillante; leurs pennes, brunes à l’intérieur , jaunes à l’extérieur et s’étendent jusqu’au bout de la queue, qui est brune ; le dos et le croupion sont pareils à la tête. Latham3 Index ( Paradisea magnifica). Sgunerat, Voyage, p. lôy.pl.gS {Oiseau de Paradis, surnommé le magnifique). Bujfion, Hist. nat. des Oiseaux , pl. enl. n. 6 5 1. La Nouvelle- Guinée.
La SAMALIE ROUGE. 4. P. Rubra. P. Cristâ guttureque aurato-viridibus ; corpore supra Jiavo , subtùs jusco ; pennis subalaribus rubris.
Huppe et gorge d’un vert-doré ; dessus du corps jaune ; dessous brun ; plumes subalaires rouges.
La base du bec est entourée d’un noir velouté ; les plumes du sinciput sont plus longues que les autres et présentent la forme d’une petite huppe séparée en deux parties sur son milieu; ces plumes , celles du haut de la gorge et du devant du cou sont serrées, fermes, veloutées et d’un vert-doré ; le sinciput , le dessus du cou , le haut du dos, le croupion , les côtés de la gorge et de la poitrine sont jaunes; le bas de celle-ci, le ventre et la queue, bruns ; cette couleur est plus claire sur la gorge et plus foncée sur la poitrine ; les plumes subalaires ont la même conformation que celles de la petite Sam alie , mais elles sont d’un rouge vif; les deux filets , longs de vingtdeux ponces , lisses , duo noir brillant , convexes en dessus, concaves en dessous, un peu aplatis sur les côtés et terminés en pointe; ils prennent naissance au bas du dos, et ont à leur racine des barbes courtes et très-fortes. Le pays de cet oiseau n’est pas connu, mais on soupçonne qu’il se trouve à la Nouvelle-Guinée. Vieillot, Oiseaux dorés , tom. 2. pl. 3 des Oiseaux de Paradis . 2e édit, du nouv. Diction, dé Hist. natur. tom. 30* p. 1 14. Les Grandes-Indes.
Comme la plupart des espèces que contient ce gente n’ont pas les caractères indiqués pour tous , Y yy y y 2
ORNITHOLOGIE
on a cru devoir les diviser génériquement dans la deuxième édicon du Nouveau Dictionnaire d’ Histoire naturelle 3 et c’est d’après ces diverses divisions que nous allons les classer. Plusieurs espèces ont été dispersées dans les genres Astrapie ( Astrapia ), Cassican ( Cracticus ), Promerops ( Falcineilus ) ; les autres se trouvent dans les quatre genres dont il va être question.
* * * Genre.
MANUCODE, Cidnnurus. Paradisea, Linnée, Lat'ham.
Corpus oblongum 3 colorïbus nttentibus varium.
Caput subrotundum.
E.ostrum permis minimis recumbendbus basi ïnstructum 3 gracile 3 supra convexum 3 lateratïm compressiusçulum y m&ndibula superior versus apb cem incisa 3 deçlivis • inferior brevior et recta .
N ares permis capistri obtecta et nullo modo apparentes.
Lingua mediocris 3 cartilagineaj apice ciliata.
Cdllum médiocre.
A la elongata 3 pennâ spuriâ valde brevi y remigibus iâ., 3*. omnium longissimis.
Femora extra abdomen posita ; tibia omnino plumosa.
Pedes tetradactyli y digiti très anteriores 3 unus posticus y exteriores basi connexi ; hallux quemadmodum anteriores imo tarsi positus 3 sedilem cingens , omnibus articulis humi ïncumbens.
Cauda rectricibus 1 1.
Cicinnuri in Oceani indici insulis 3 pracipuè nova Guined habitant ; insectis baccisque victitant. Mores ignoti sunt.
Corps oblong, varié de couleurs brillantes.
Tête arrondie.
Bec garni à sa basé de petites plumes dirigées v en avant, grêle, convexe en dessus, un peu comprimé latéralement ; mandibule supérieure entaillée et fléchie vers le bout ; l’inférieure plus . courte et droite.
Narines cachées sous les plumes du capistrum e5t nullement apparentes.
Langue médiocre , cartilagineuse , ciliée à sa . pointe.
Cou médiocre.
Ailes alongées,'à penne bâtarde très-courte y les ze. et 3e. rémiges les plus longues de toutes.
Cuisses posées hors de l’abdomen y jambes totalement emplumées.
Pieds tétradacryles j trois doigts devant, un
derrière,; les extérieurs réunis à leur base; pouce posé au bas du tarse , sur le même plan que les antérieurs , embrassant le juchoir et portant à terre sur toutes les articulations.
Queue à douze rectrices.
Les Manucodes habitent dans les îles de la mer des Indes, principalement à la Nouvelle- Guinée ; ils se nourrissent d’insectes et de baies. Leurs mœurs sont inconnues.
* Le Manucode dit le roi des oiseadx de Paradis, i. C. Pugius. C. Purpurea ; pectore carulescente ; penr.is sub alis reliquis longioribus 3 q’uamvis caudâ brevioribus et truncatis ; rectricibus duabus intermediis ftliformibus 3 apice lunato-pennaceis.
Pourpré ; poitrine bleuâtre ; plumes subalaires plus longues que les autres, mais plus coûtes que la queue, et tronquées y les deux rectrices intermédiaires filiformes , et formant une lunule enplumée à leur pointe. (P/, lyy.jig. 1.)
Clusius regarde le Manucode comme le conducteur des Oiseaux de Paradis proprement dits 3 d’où lui est venu le nom de Roi de ces oiseaux. On le trouve, à Sop-c'o-o , l’une des îles Arou , et spécialement à Vood-Jir, mais on ne l’y voit que pendant la mousson de l’ouest. Il y vient de la Nouvelle-Guinée, à ce que croient les natifs, qui assurent n’avoir jamais trouvé son nid. Il esc solitaire, il ne' se perche jamais sur les grands arbres, il voltige de buissons en buissons, et se nourrit de baies rouges que produisent certains arbrisseaux. Les insulaires le prennent avec des lacets frics d’une plante qu’ils appellent gurnunally y et avec de la glu qu’ils tirent du fruic à pain ( artocappus commuais ).
Il a l’iris jaune ; une petite tache noire à l’angle interne de l’œil ; le sommet de la tête, d’un bel orangé velouté ; le cou, la gorge, d’un mordoré brillant satiné , mais plus foncé sur la gorge, au bas de laquelle 'est une raie transversale blanchâtre, suivie d’une bande vert-dorée à reflets métalliques (la raie est jaune chez des individus); le ventre et les parties postérieures sont d’un gri. -blanc, mélangé de vert chez quelquesuns ; de larges plumes naissenc au-dessous de l’aile sur chaque côté du ventre ; elles sont grises à leur base,, et ensuite traversées dans la plus grande partie de leur longueur par deux lignes , l’une blanche et l’autre d’un beau roux , et toutes sont terminées par un vert d’éméraude doré ; le dos , les couvertures et les pennes des ailes , d’un rouge velouté y celles-ci, jaunes en dessous ;
la queue est d’un beau rouge ; les deux filets qui tiennent lieu des deux pennes intermédiaires sont rouges, se prolongent très-loin au-delà des ailes, se replient sur eux-mêmes en dehors à leur extrémité, sont garnis dans, cette partie de barbes assez longues , et forment un rond dont le centre est vide. Ce cercle est d’un vert d’éméraude à reflets dorés 3 les ailes , dans leur état de repos, dépassent La queue. Latham, Index (Paradisea regia ). Sonntrat 3 Voyage, p. 156. pl. 95 ( Petit roi des Oiseaux de Paradis ). Basson , Ornithol. tom. z. p. 1 $6. n. z.Bujfon, Hist. nat. des Oiseaux, tom. 3 . p. 1 65. pl. enlum.n. 149. Les Grandes-Indes.
* * * Genre.
SIFILET, Parotia. Paradisea , Linn. Lath,
Corpus oblongum , nigro nitente pictum.
Caput rotundatum .
liostrum permis brevibus ad medium usque instructum , gracile, lateratïm compressurn , porrectum ; mandibula superior versus apicem incisa, declivis ; inferior brevior , integra.
VI ares pennis obtecta.