‹ Tableau encyclopédique et méthodique des trois règnes de la natureChapitre 2 sur 246 · I.ingua · texte numérisé non relu

I.ingua

Collum médiocre.

Femora extra abdomen posita ; tibia omninb plumosa.

Pedes tetradactyli; digiti très anteriores , postions unus ; exteriores basi connexi ; hallux quemadmodum anteriores imo tarsi positus , sedilem cingens, omnibus articulis humi incumbens.

Cauda rectricibus \ z.

Parotia in nova Guineâ habitant. Mores ignoti sunt.

Corps obîong , peint de noir brillant.

Tête arrondie.

Rec garni de plumes courtes jusqu’au-delà du milieu, grêle, comprimé latéralement, trèsdroit 3 mandibule supérieure échancr'ée et crochue vers le bout 3 l’inférieure plus courte et droite.

Narines cachées sous les plumes.

Langue

Cou médiocre.

Cuisses posées hors de l’abdomen 3 jambes totalement emplumées.

Pieds tétradactyles ; trois doigts devant, un derrière 3 les extérieurs réunis à leur base 3 pouce posé au bas du tarse, au niveau des anté-

rieurs , embrassant le juehoir et portant à terre sur toutes les articulations.

Queue à 1 2 rectrices. /

Les Sifilets habitent la Nouvelle-Guinée. Leurs mœurs sont inconnues.

* Le SlFILET PROPREMENT DIT. T. P. Sexsetacea. P. Cristâ nigrâ ‘f vertice, ’genis gulâque nitore violaceis jugulo , pectore macidâque cervicis viridi-aureis 3 rostro pedibus.que nigricantïbus ; regione aurïum ütrinquè pènriis secaceis , tribus longis sinùs.

Huppe noire 3 vert ex et tache sur le dessus du cou d’un vert-doré 3 bec et pieds noirâtres ; région des oreilles garnie sur chaque côté de trois plumes sétacées très- longues. (P/. 144./^. 1.)

La tête de cet oiseau de la Nouvelle - Guinée est parée d’une petite huppe qui s’étend sur son sommet, un peu au-delà des yeux 3 cette huppe est composée de plumes qui s’élèvent de la base du bec j elles sont fines,, roides, peu barbues, et tellement mélangées de noir et de blanc, que leur ensemble présente un gris perlé 3 trois filetsnoirs, longs de cinq à six pouces, partent de chaque côté de la tête^ se dirigent en arrière et sont terminés par des barbes plus longues les; unes que les autres, et qui, en s’épanouissant,, prennent une forme ovale : des plumes noires, à barbes désunies , naissent sur les côtés du ventre,., recouvrenc les ailes pliées er enveloppent les pen-. nés de la queue presqu’en entier. 3 celles de l,v gorge sonc étroites à leur origine , larges à , leur extrémité, d’un beau noir de velours dans- leur milieu, de couleur d’or changeant en violet sur les côtés, et a reflets de diverses nuances vertes-,. On remarque derrière la tête une sorte de collier pareil à la gorge 3 la queue esc composée de pennes étagées, d’un ton de velours noir le plusriche et le plus moelleux 3 plusieurs de ces pennes; ont des barbes- longues, séparées er. flottantes.. Latham, Index (Paradisea: sexsetacea). Gmelin ,, Syst. nat, édit. 13 (Paradisea aurea). Sonnerai, Voyage, p. 15S. N- 19 7 [Oiseau de Paradis ax gorge dorée). Buy on , Hist. natur. des Oiseaux y, tom. 3 ?.. p. 1 7 1 . pl. enlum. n. 6 33 . La Nouvelles- Guinée.

* * * Genre.

LOPHORINE, Lophorina. Paradisea-, Lin née; „ Latham, .

gio O R NI TII

Corpus oblongum 3 coloribus nitentibus varium.

Caput rotundatum.

Rostrum suprà permis elongatis ad medium usque instructum y lateratim comvressissimum , rectum , dorso angusto ; mandibula superior versus apicem emarginata.

Nares ovat&3 plumis obtecu.

Lingua

Collum médiocre. .

AU brèves ; rcmige i\ lata 3 harpiformi ; 3*. , 4a. omnium longissimis.

Femara extra abdomen posita • tibia omnino plumosa.

Pedes tetradactyli ; digiti très anteriores 3 posticus unus ; exteriores basi conjuncti ; hallux quemadmodum anteriores imo tarsi positus 3 sedilem cingens 3 omnibus articulis humi incumbens.

Cauda rectricibus i z.

Lophorina habitant in novâ Guineâ. Mores ignoti sunt.

Corps oblong , varié de couleurs brillantes.

Tête arrondie.

Bec couvert en dessus , jusqu’au milieu, de plumes alongées, très-comprimé latéralement, à dos étroit \ mandibule supérieure échancrée et inclinée vers le bout ; l’inférieure droite , plus courte.

Narines ovales, couvertes par les plumes.

Langue

Ailes courtes \ la ire. rémige large et en forme de sabre j les 3 e. et 4e. les plus longues de routes.

Cou médiocre.

Cuisses posées hors de l’abdomen ; jambes totalement emplumées.

Pieds tétradactyles 3 trois doigts devant , un derrière 3 les extérieurs réunis à leur base ; pouce posé au bas du tarse , sur le même plan que les antérieurs, embrassant le juchoir et portant à terre sur tontes les articulations.

Queue à 1 z rectrices.

Les Lophorines se trouvent à la Nouvelle- Guinée. Leurs mœurs sont inconnues.

La LopHORINE SUPERBE, i. L. Superba. L. F ronte cristatà-, capitc 3 cervice abdomineque viridibus ; gulâviolaceâ ; alisnigris; caudâ médiocre 3 c&rulescente-atrâ ; rostro pedibusque nigricamibus.

Front huppé \ tête , dessus du cou et abdomen verts 3 gorge violette 3 ailes noires 3 queue médiocre, d’un noir-bleuâtre j bec et pieds noirâtres.. (P/. 145./#. 4.)

La partie de la Nouvelle - Guinée appelée Serghile 3 est, selon Forscer, le pays de cet oiseau. Les habitans de cette contrée le portent à Sulawat, dans un bambou creux, après l’avoir fait sécher à la fumée autour d’un bâton , et lui avoir ôté les ailes et la queue, de sorte qu’on en voit très-rarement sans être mutilé. Les Papous l’appellent Shagawa3 ou autrement Oiseau de Serghile ; mais il porte à Ternare et à Tidor , où il s’en vend beaucoup, le nom de Sujfo 0 kokotoo ( Oiseau de Paradis noir).

La gorge du Superbe est noire à reflets violets, et les plumes de sa partie inférieure s’étendent sur le devant du cou et sur la poitrine 3 ensuite elles descendent sur les côtés du ventre, où elles s’écartent, en laissant le milieu à découvert et finissant exactement comme la queue de notre Hirondelle de cheminée; elles sont d’un vert-bronzé, changeant en violet; le dos, le croupion, les ailes, les couvertures de la queue et ses pennes présentent la même couleur, à reflets-violets ; les longues plumes qui naissent des épaules, se relèvent plus ou moins sur le dos, en avant et en arrière, et prennent la forme d’une sorte de mantelet qui s’étend presque jusqu’au bout des ailes ; ces plumes ont à la vue et au toucher l’éclat et le moelleux du velours ; celles qui s’élèvent sur le bec , et qui prennent la forme de deux petites huppes, sont noires; le ventre est de cette couleur. Sonnerat3 Voyage 3p. 1 57. pl. c) 6 ( Oiseau de Paradis à gorge violette 3 dit le Superbe ). Lathatn 3 Index ( Paradisea superba ). Buffon 3 Hist. natur. des Oiseaux 3 tom. 3. p. 1 69 ( Manucode noir de la Nouvelle-Guinée 3 dit le Superbe ) .

LXXIV6. Genre.

SITTELLE , Sitta3 Linn. Lath.

Corpus oblongum 3 variis coloribus pictum.

Caput rotundatum.

Rostrum pennis brevibus recumbentibus basi instructum aut glabrum 3 integrum , rectum , lateratim compressum 3 vel subrotundum , apice cunéiforme; mandibula aquales ; inferior interdum retraversa.

Nares rotund&y aperta 3 dénudât a aut c apis tri pennis obtecta.

Lingua basi lata 3 b revis 3 cartllaginea } plana , apice cornuta et bifida.

Collum brève.

Ala pennâ spuriâ brevissimâ ; remigibus 2â. , 3», , 4 j omnium longissimis.

Femora extra abdomen posita ; tibU omnïno plumosa.

Pedes tetraàadyli ; digiti très anterïores , posticus unus j interno longior ; exteriores basi eonnexi ; hallux quemadmodum anteriores imo tarsi positus y sedilem cingens y omnibus ardculis humi incumbens.

Cauda rectricibus 1 2.

Sitta habitant in Europa 3 Africa y Asia 3 America borealis arborum truncis ; sohtaria 3 moribus caterum Picis multùm similes ; coleoptera et larvas insectorum sub cortice arborum latentes ejfodientes ; nidum struentes for amine arborisj ova pariant 6- 7. Pullis cacisenis escam mater in os inserit ; hi e jùio discedunt 3 ad volandum tantum apti sunt.

Corps oblong , varié de diverses couleurs.

Tête arrondie.

Bec garni de petites plumes dirigées en avant ou glabre à sa base, entier, droit, comprimé latéralement ou terminé presqu’en forme de coin ; mandibules égales j l’inférieure quelquefois retroussée.

Narines rondes , ouvertes , nues ou cachées sous les plumes du capistrum.

Langue large à sa base, courte, cartilagineuse, aplatie , cornée et bifide à sa pointe.

Cou court.

Ailes à penne bâtarde très-courte ; les 2e. et 3e. rémiges les plus longues de toutes.

Cuisses posées hors de l’abdomen ; jambes totalement emplumées.

Pieds tétradactyles; trois doigts devant , un derrière, plus long que l’interne j les extérieurs réunis à leur base j pouce articulé au bas du tarse, sur le même plan que les antérieurs, cerclant le juchoir et portant à terre sur toute sa longueur.

Queue à 1 2 rectrices.

Les Sittelles grimpent contre les troncs des arbres de l’Europe, de l’Afrique, de l’Asie et de l’Amérique septentrionale ; elles sont solitaires et ont des mœurs très-semblables à celles des Pics ÿ elles vivent de coléoptères, de larves d’insectes qui sont cachés sous l’écorce des arbres. Elles construisent leur nid dans un trou d’arbre. Leur ponte est de six à sept œufs. Les petits naissent aveugles, sont appâtés dans le nid, et ne le quittent qu’en état de voler.

La Sittelle proprement dite. i. S. Europaa. S. Cano-carutescens 3 subtils albaj reccri -

cibus nigris ; lateralibus quatuor infra apicem albis ; rostro cinereo ,• pedibus griseis.

D’un gris-bleuâtre 3 blanche en dessous j rectrices noires, les quatre latérales blanches sous leur pointe j bec .cendré j pieds gris. [Pl. 163.

Divers noms ont été imposés à cette Sict elle y comme ceux de Pic cendré , Pic maçon y Picotelky Tape-bois y Casse-noix y Casse-noisette 3 Grimpard y grand Grimpereau y Torche-pot ; toutes dénominations tirées de ses habitudes , de sa nourriture et des rapports qu’on lui a trouvés avec les Pics y les Mésanges et les Grimpereaux* Cette Sittelle y qui est un peu sédentaire dans les pays où elle est née, s’approche pendant l’hiver des habitations rurales, se montre dans les vergers et quelquefois dans les jardins ; mais les bois sont son domicile de préférence , et le trou de l’arbre qui lui a servi de berceau est ordinairement celui où elle se retire pendant la nuit ; c’est aussi son petit magasin pour l’hiver , où elle amasse diverses graines , telles que celles du tournesol, du chanvre et même des noisettes. Ce n’est point en les cassant , comme font les petits granivores pour en exrraire la substance , c’est en les perçant à coups de bec, après les avoir fixées solidement dans une fente quelconque. Elle court sur les arbres dans toutes les directions, pour donner lâchasse aux insectes dont elle se nourrit à défaut de graines.

Son naturel est très-solitaire. Son vol doux, et sesunouvemens sont fort lestes. Son cri ordinaire est ti , tiy ti y tiy ti 3 ti 3 qu’elle répète en grimpant le long des arbres et dont elle précipite la mesure de plus en plus ; outre ce cri et le bruit qu’elle fait en frappant sur l’écorce , elle produit un sou très-singulier en mettant son bec dans une fente ou en le frottant contre une branche sèche et creuse 3 ce bruit, grrrrrro 3 éstsi fort qu’il se fait entendre à plus de cent toises. Le mâle a une espèce de chant, au printemps, qui semble exprimer guiric 3 guiric 3 qu’il répète souvent.

Cette espèce place son nid dans un trou d’arbre et souvent dans un trou de Pic abandonné J si l’ouverture extérieure est trop grande^, elle la rétrécit avec de la terre grasse , d’où lui est venu le noiïi de Pic maçon. Sa ponte est de cinq à sept oeufs d’un blanc sale, pointillés de roussâtre. Quoique d’un naturel Solitaire, cet oiseau, qui fuit ses semblables, se plaît cependant avec des oiseaux d’espèces difféten tes, car on le voit souvent en hiver de compagnie avec les Mésanges et les Grimpereaux.

Il à îëïdeésus de' la retë/ Hû cdiî et 'du côrjas , les pentes couvertures des ailes et lès deux pennes intermédiaires delà queue, d’un cendré-bleuâtre ; la gorge et les joues , blanchâtres la poitrine et le ventre , orangés; les couvertures du dessous de la queue, de couleur marron., terminées de blanchâtre et presqu’aussi longues que ses pennes ; une bande noire prend naissance près des narines, passe sur les yeux et s’étend en arrière presqu’au- delà des oreilles; les grandes couvertures et les pennes des ailes1 sont brunes et bordées de gris ; les pennes latérales de la queue,

* noires vërs leur origine , ensuite en partie blanches et cendrées sur l’un et l’autre côté. /

Cette espèce , qu’on- trouve dans toute l’Europe , jse rencontre aussi', selon Latham , en Sibérie, au KamtscHatki et même dans l’Inde. Brisson v Ornithoî. tôm. y p. 3 88. n. i.Buÿûa "y JTtst. natur. 'ides Oiseaux 3 tom. 5 \ p. 460.pl. enl. ; Ti. 6iy.fig. x. V Europe:

* * La grande Sîttelle a bec crochu, 2.

S. Major. S.Subtàs albida ; capite dorspque griseisj gula albâ ; remigibus reciricibusque nigris 3 margine auraruns rostro apice adunço 3 medïo crasso.

Blanchâtre en dessous ; tête et dos gris ; gorge blanche; rémiges et rectrices noires et bordées d’orangé; bec crochu à sa pointe ,, épais dans le milieu.

On a elas'é cet oiseau de la Jamaïque dans ce genre, mais la forme de son bec l’en éloigne. Au reste , il a la tête et le dos, gris ; la gorge , , blanche ; le dessous du corps, blanchâtre ; des pennes des ailes et de la queue, brunes et bordées d’orangé. Sl.o an. Jatn. p. 301, n. ï 9. Buffon , Üist. nat. des Oiseaux 3 tom. 5 . p. .47 5 . La Jamaïque.

* La SîTTELLE BRUNE. L S. Fusca. S. Fuse a 3

■ torque 3 sirïgâ làngitudïnali fôn'coculos guttureque albis • corpore -subtils rûjo • ' rostro ’ basi- glabro peâïbusquc -fumets.

Brune ; collier , bandelette longitudinale derrière l’œil ët gorge , bi-ancs ; bec nü à la base , brun ; piedsdê'-cette couleur.

Le bec de1 cet biseau éran-c glabre à Au base et plus pointu que celui' des?amês'$iudlesj indique par ses différences qu’il doit faire une séetibif-particulïère dans ce genre , 'ainsi qüe quelques autres indi vidus cjui habitent de niême qtje celai- ci dans

le Brésil et qui sont au Muséum d’histoire naturelle.

La tête, le cou , les ailes , la queue et le dessus du corps sont bruns; un collier blanc esr sur le dessus du cou; une bande longitudinale derrière l’œd et la gorge sont de cette couleur, qui sereine de roux par gradation sur les parties postérieures. ie édit, du nouv. Diction. d’Hist. natur. tom. 3 1. p. 351. U Amérique méridionale.

* * La Sîttelle cafre. 4. S. Cafra. S. Corpore

subtusjlavo ; super ne filavo nigroque vario ; pedibus nigris; rostro subdepressoy rectiusculo3 suprà convexiusculo 3 subtriquetro 3 caruleo-nigro.

Corps jaune en dessous; varié de jaune et de noir en dessus ; pieds noirs; bec un peu déprimé, presque droit, un peu convexe en dessus, un peu triangulaire et d’un noir-bleuâtre.

Cette espèce , dont on doit la çonnoissance à Sparrman et qu’il a trouvée au Cap de Bonne- Espérance , est-elle bien une Sittelle ? Elle a Je front , le haut du cou et le dos mélangés de jaune et de brun ; les côrés de la tête, le cou , la poitrine ex tout le dessous du corps , d’un jaune sombre '; les pennes des ailes ont leurs bords ec leur extrémité de cetre couleur ; les pennes de la queue sont au nombre de dix , noires en dessus , olives en dessous et jaunes à leur pointe ; les deux intermédiaires ont plus de longueur que les autres. Sparrman , Mus. Caris, pl. 4. Buffon 3 édit, de Sonninij tom. 5 2. p. $61. LJ Afrique méridionale.

* * La Sîttelle de la Chine. 5. S. Sihensis.

S. Capite cùstato , nigro ; dorso obscure ferrugineo -, pectore adomineque albis ; prope oculos macula coccineâet proximâ huic areu magna niveâ ; palpebrâ inferiore purpureâ ; rostro pedibusque nigris.

Tête huppée , noire; dos d’un ferrugineux sombre ; poitrine et abdomen blancs; tache écarlate près des yeux, et proche d’elle un grand arc blanc; paupière inférieure pourprée ; bec et pieds noirs.

Le nom de Howkay-koun est celui que cet oiseau porté à la Chine, où il est recherché , non pour son chant, car il esc presque nul ,.mais pour sa beauté.

Une huppe noire pare sa tête ; un ferrugineux foncé, glacé de bjeu , colore les parties' supérieures du corps, -et un blanc de neige règne sur

toutes

ORNITHOLOGIE

toutes les inférieures ; un ruban noir, étroit, suspendu aux tempes, sépare presqu’en entier le blanc de la gorge de celui de la poitrine ; deux taches, dont l’une grande et de cette couleur, l’autre oblongue et d’un rouge écarlate , se font remarquer près de l’œil; le croupion est jaune; les ailes sont d’un ferrugineux sombre ; celles de la queue, noirâtres et blanches à leur extrémité. Est-ce bien un z Sittelle? Osb. Voy. tom . z.p. io. L. 5. E.. P.. R. 12.

* La SlTTELLE CHLORIS. 6. S. Chions. S. Corpore suprà vïridï 1 subtus candido ; caudâ atrâ apïce Jlavicante j rostro cap'ue longiore ; pedibus longiusculis.

Corps vert en dessus , blanc en dessous ; queue noire , jaunâtre à la pointe ; bec plus long que la tête ; pieds alongés.

Sparrman, qui a fait connoîrre cet oiseau, dit qu’il se trouve au Cap de Bonne-Espérance, dans la contrée nommée Atherbrunkeis. Les parties supérieures sont d’un joli vert, qui s’éclaircit imperceptiblement sur le dos; les inférieures, blanches; les pennes des ailes, brunes et bordées de verdâtre à l’extérieur, avec une bande transversale jaune sur leur milieu ; la queue est courte et frangée d’un jaune clair. Sparrman 3 fasc. 2. pl. 3 3. Bujfon 3 édit, de Sonnini 3 tom. 5 2. p. 36 4. L'Afrique méridionale.

La SlTTELLE FOLLE. 7. S. Stulta. S. Fertice nuchâque nigris 3 albo marginatis ; strigâ oculari nigrâ ; corpore suprà cttrules cente-cinereo ; subtus Tubes cente- rufo ; genis guttureque albis ; rostro nigro ; pedibus saturatè vires cente-Jlavis.

Vertex et nuque, noirs et bordés de blanc; bandelette oculaire noire; dessus du corps d’un gris-bleuâtre; dessous d’un roux -rougeâtre; joues et gorge blanches ; bec noir; pieds d’un jauneverdâtre foncé.

Les Anglais ont donné à cet oiseau de l’Amérique septentrionale le nom de Logger-heud ( tête folle), ainsi qu’à la Sittelle à tête noire 3 parce que ces oiseaux se laissent approcher de trèsprès, et on l’a imposé à celle-ci , attendu qu’elle est encore plus insouciante que l’autre. La Sittelle du Canada des pl. enl, de Buffon 3 n. 6 23 , fig. 1 , n’est point une espèce particulière, mais un jeune de celle-ci.

La Sittelle folle 3 sous son plumage parfait , a les plumes du dessus de la tête et celles qui -couvrent les narines, d’un beau noir qui se ter -

mine en pointe sur la nuque; cette couleur est bordée d’une bande blanche qui d’abord couvre le front, passe ensuite au-dessus de l’œil et descend sur les côtés du cou jusqu’aux épaules ; audessous de cette bandelette , il y en a une autre noire , laquelle part du bec, traverse l’œil , s’élargit sur les côtés du cou et suit la même direction ; le dessus du cou, le dos, le croupion, les couvertures supérieures des ailes , les pennes secondaires , le bord externe des primaires et les deux rectrices intermédiaires sont d’un grisardoisé; les autres rectrices, noires , et les trois plus extérieures de chaque côté ont une tache blanche à leur extrémité; la gorge et les joues sont de cette couleur ; le devant du cou et les parties postérieures , d’un roux-rougeâtre.

La femelle ne diffère du mâle qu’en ce que le noir de la tête est moins foncé , et que la poitrine et le ventre sont d’un brun rembruni. Le jeune a toutes les parties inférieures cendrées ; les sourcils , les côtés de la tête et la gorge blanchâtres ; les parties inférieures d’un gris, nuancé de roussâtre sur les côtés; les couvertures et les pennes des ailes, terreuses et bordées de cendré ; les deux pennes du milieu de la queue, de la dernière teinte ; les autres, noires , blanches et grises ; les pieds bruns et le bec noirâtre. Wilson 3 American Omithology 3 pl. z.fig. 4. 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist. natur. tom. 31. p. 332.

* La Sittelle rousse de SuRiNAM.S.S.Ôwn-

namensis. S. Castaneo-rufa 3 subtus rufescentialba ; alis ni gris ; tectricibus albo maculatis ; caudâ nigrâ 3 apice albâ ; rostro fusco.

D’une couleur de marron-roux ; d’un blancroussâtre en dessous ; ailes noires ; tectrices tachetées de blanc ; queue noire , blanche à la pointe ; bec brun. (Pl. xG^.fig. 1.)

Lafigure de cet oiseau,.que.Latham a publiée, le représente avec un bec arqué et pointu ; si elle est exacte, ce sera plutôt un Grimpereaux\uunQ Sittelle. Au reste, il a le dessus de la tête d’un roux - châtain, varié de taches longitudinales noires sur cette partie ; le dos et le croupion du même roux ; les couvertures des ailes, rousses et tachetées de blanc; les scapulaires et les pennes secondaires, largement bordées de cette couleur; les pennes primaires, noires; le dessus du cou, d’un brun teinté de châtain ; la queue, noire et terminée de blanc. Litham 3 general Synopsis 3 tom. 1. part. 1. p. 101. n. 6. pl. 2 S ( Surinam

nutatch ). Ie édit, dunouv. Dict. d’Hist. natur. tom. 3 i. p. 354 .La Guyane.

*La petite Sittelle a TÊTE BRUNE. 9. S. Fusilla. S. Cinerca ; subtùs sordide albo ; capite fusco ; macula occipite sordide albà ; rectricibus lateralibus nigris ; rostro pedibusque atris.

Cendrée ; d’un blanc sale en dessous 3 tête brune 3 tache d’un blanc sale sur l’occiput 3 tectrices latérales, bec et pieds noirs.

Cette espèce habite les parties sud des Etats- Unis, et ne s’avance guère dans le nord au-delà de la Virginie : on la trouve aussi à la Jamaïque. Elle est vive, alerte et difficile à approcher. Le dessus de la tête et du cou sont bruns ; une tache blanche est sur l'occiput; les joues, la gorge et les parties postérieures sont blanchâtres 3 les ailes, noirâtres 3 leurs couvertures, les pennes secondaires et le reste des parties supérieures, d’un gris-ardoisé ; les deux pennes intermédiaires de la queue;, de cette teinte; les autres, noires, blanches et cendrées. Catesby 3 Carol. 1 . pl. zi (less nutatch). Frisson 3 Ornith. tom. 3. p. 598. n. 4 ( Petite Sittelle de la Caroline ). Bujfon , Hist. nat. des Oiseaux 3 tom. j.p. 472. L’Amérique septentrionale.

* La Sittelle a tête noire. 10. S. Melanocephala. S. Cinerea -, subtîts candicans ; abdomine inferiori rufescente ; capite 3 collo superiore nigris ; rectricibus lateralibus nigricantibus et albis ; rostro supra nigro 3 subtus griseo ; pedibus nigrescentibus.

Cendrée.; blanchissant en dessous 3 bas de l’abdomen roussâtre ; tête et dessus du cou noirs 3 rectrices latérales variées de blanc et de noir 3 bec noir en dessus , gris en dessous ; pieds noirâtres.

Cette espèce est répandue dans le nord de l’Amérique jusqu’à la baie d’Hudson , mais elle quitte ces parties boréales aux approches de l’hiver, et n’y reparoit qu’au printemps : on la trouve aussi à la Jamaïque. Elle niche dans un trou d’arbre, dans ceux des clôtures en bois, et sous les corniches boisées des cavernes. Sa ponte est de cinq œufs d’un blanc terne , tacheré de brun vers le gros bout. Elle jette différens cris 3 tantôt elle semble prononcer, surtouc en hiver, ti 3 ti 3 ti 3 ti3 ti3 et en été, quar.k3 quank 3 quelle répète fréquemment.

Le dessus de la tête et la nuque sont noirs 5

les yeux et les sourcils, d’un gris-blanc 3 les parties supérieures du corps, ardoisées 3 les pennes et les couvertures supérieures des ailes, noires et bordées de gris-bleuâtre j les deux pennes intermédiaires de la queue, de cette teinte 3 les deux plus proches de celles-ci , noires et terminées de blanc; celles qui les suivent, d’un gris-bleuâtre à leur extrémité , et les latérales blanches de chaque côté , et d’une couleur d’ardoise foncée vers leur pointe 3 les parties inférieures, jusqu’au ventre, sont d’un gris-blanc 3 les flancs, tachetés de roux. La femelle ne diffère guère du mâle qu’en ce que sa couleur noire est moins foncée sur la tête et sur les ailes. Catesby 3 Carol. tom.i.pl. 11. Brisson , Ornithol. tom. 3. p. 596. n. 4 ( Sittelle de la Caroline ). Bujfon , Hist. nat. des Oiseaux 3 tom. 5 . p. 473 ( Sittelle à tête noire). L’ Amérique septentrionale.

* * * Genre.

SITTINE , Neops. Sitta 3 Lath.

Corpus oblongum y fusco 3 rufo > cinereo vurium.

Caput rotundatum .

Rostrum gracile 3 lateratim compressissimum 3 integrum y acutum , mandibula superior recta ; inferior angustior 3 brevior 3 versus medium recurvata , deindé ascendens.

Nares ovata 3 membranâ tecta 3 basi r os tri siu.

Lingua

Collum médiocre.

A la- remigibus zâ.., 3*. , f . omnium long'tssimis.

Femora extra abdomen posita ; tibia omninb plumosa.

Pedes tetradactyli; digiti très anteriores 3 posticus unus y reliquorum longissimus ; intermedius a basi ad medium exteriori 3 basi interiori connexus ; hallux quemadmodum anteriores imo tarsi positus 3 sedilem cingens , omnibus articules humi ïncumbens.

Cauda rectricibus 12.

H&c aves habitant in Australasu , America meridionalis arborum truncis. Mores sitta multîim similis sunt.

Corps oblong , varié de brun , de roux et de

1 ete arrondie.

Bec grêle, très-comprimé latéralement, entier, pointu 3 mandibule supérieure droite 3 l’inférieure

ORNITHOLOGIE

plus étroite , plus courte , courbée en bas vers le milieu, ensuite retroussée.

Narines ovales, couvertes d’une membrane , situées à la base du bec.

Langue

Cou court.

Rémiges 2e. , jc. et 4e. les plus longues de toutes.

Cuisses posées hors de l’abdomen ; jambes totalement emplumées.

Pieds tétradactyles ; trois doigts devant , un derrière , le plus long de tous ; l’intermédiaire réuni à l’extérieur depuis sa base jusqu’au milieu, et à l’intérieur à sa racine ; pouce articulé au bas du tarse, sur le même plan que les antérieurs , cerclant le juchoir et portant à terre sur toutes les articulations.

Queue à 12 rectrices.

Ces oiseaux habitent sur le tronc des arbres de l’Amérique méridionale et de l'Australasie , et ont des mœurs pareilles à celles des Sittelles .

La Sittine aux ailes orangées, i. JSI.

Chrysoptera. N. Cinerea 3 subtàs albida ; alis caudâque fuscis ; remigibus medio aurantioferrugineis; rostro nïgro ; pedibus rubescentibus.

Cendrée i blanchâtre en dessous ; ailes et queue brunes ; rémiges d’un ferrugineux-orangé dans le milieu •, bec noir ; pieds rougeâtres.

Cet oiseau, dont Latham a publié la figure , se trouve à la Nouvelle-Hollande. Il a le dessus de la tête et du cou , et le dos , d’un cendré sombre ; le croupion, les couvertures supérieures de la queue et toutes les parties inférieures , d’un bleu très-clair ; les pennes des ailes, brunes et bordées d’orangé en dehors, depuis leur origine jusqu’aux deux tiers de leur longueur; celles de la queue, des mêmes couleurs, et toutes, à l’exception des intermédiaires, blanches à leur extrémité.

Nous rapprochons de cette Sittine 3 comme variété d’âge ou de sexe, un individu du même pays , qui a la tête d’un gris-noirâtre ; le dessus du cou , d’un gris clair et tacheté de noir ; le croupion , blanc ; les ailes et la queue , noires ; celle-ci, terminée de blanc; les pennes alaires, rousses en dessous ; les secondaires , noirâtres et largement bordées de gris à l’extérieur ; les intermédiaires , en partie , orangées en dessus ; les joues, la gorge et les parties postérieures, blanches, avec quelques taches noirâtres et longitudinales ; les couvertures inférieures de la queue, terminées de blanc , et une tache de cette couleur sur le pli de l’aile. Latham 3 Index 3 Suppl, ( Sitta chrysop-

teros). General Synopsis 3 2e Suppl . p. 146. n. 3. pl. 127. 2e édit, du nouv. Diction. d’Hist. natur. tom. 3 i.p. 33 7. L’Australasie.

*La Sittine a queue rousse. 2. N. Ruficauda. N. Supra rujo-fusca 3 subtàs saturatè griseOj rufo adumbrata ; genis } gutture juguloque albis 3 fus co maculatis ; rectricïbus intermediis extimisque rufls , 2*. intus nigrâ 3 3*. apice ex tus que rufâ 3 4â. , 5 \ nigris ; rostro supra fus co 3 subtus albido ; pedibus fuscis.

D’un brun-roux en dessus; d’un gris foncé,' ombré de roux en dessous ; joues , gorge et devant du cou blancs et tachetés de brun ; rectrices intermédiaires et les plus extérieures rousses ; la 2e. noire en dedans, la 3e. rousse à la pointe et en dehors, les 4e. et 5e. noires; bec brun en dessus , blanchâtre en dessous ; pieds bruns.

Cet oiseau, que l’on trouve à Cayenne, a le dessus du cou , le dos et les couvertures supérieures des ailes , d’un brun-roux , qui prend une nuance plus sombre sur le milieu des pennes secondaires, dont les bords et l’extrémité sont roux ; les couvertures inférieures présentent cette dernière couleur, de même que les pennes primaires à leur origine et à leur pointe ; elles sont d’un brun sombre dans le reste ; les couvertures supérieures de la queue, ses deux pennes intermédiaires, et sa penne la plus extérieure de chaque côté sont rousses ; la deuxième est noire à l’intérieur sur une partie de sa longueur ; la troisième, rousse seulement à son extrémité, et sur son bord interne dans les deux tiers de sa longueur ; les quatrième et cinquième sont totalement noires ; les sourcils , blanchâcres ; les joues, la gorge et le devant du cou, blancs et tachetés de brun ; les parties postérieures , d’un gris sombre, ombré de roux.

On rapproche de cette Sittine 3 comme femelle ou un jeune, un individu du même pays , lequel est d’un brun plus foncé sur les ailes et la queue ; d’une teinte plus claire sur le ventre ; d’un blanc sale sur la gorge ; moucheté de blanchâtre sur le devant du cou et sur la poitrine , et dont les pennes des ailes et de la queue sont pareilles à celles du mâle. 2e édk. du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. 31. p. 538. pl. P 30. fig. 2. L’ Amérique méridionale.

* La. Sittine a queue en spirale. 3. N. Spi *. ruruSiN, Rufo-fusca 3 vertice rufescente-fusco ; su - Zzzzz 2

9i6 ORNITH

perciliisjlavescentibus ; corpore subths dilate fuscoolivaceo y lineis longitudinalibus 3 rufis Jlavescentibusque vario ; rectricibus in spiram convolutis; rostro pedibusque griseis .

Vertex d’un brun-roussâtre ; sourcils jaunâtres ; dessous du corps d’un brun-olivâtre clair , varié de lignes longitudinales rousses et jaunâtres ; rectrices contournées en spirale ; bec et pieds gris.

M. Levaillant a donné la description et la figure de cet oiseau, sous le nom de Grimpart Sittelle. Il est remarquable par la forme de sa queue, dont les pennes sont fortement étagées, terminées par une griffe et contournées en spirale vers leur bout : le sommet de la tête est d’un brun-roussâtre olivacé ; les sourcils sont jaunâtres ; les plumes de la gorge , de cette teinte , avec un liséré très-fin , d’une nuance plus foncée et peu apparente ; le devant du cou, la poitrine , les plumes du sternum y le ventre et les couvertures inférieures de la queue, d’un brun clair, nuancé d’olivâtre et varié de traits roux , jaunâtres et longitudinaux sur le milieu de chaque plume ; le manteau , les couvertures supérieures des ailes et l’extérieur de leurs pennes, d’un roux-brun j ces dernières, d’un brun-noirâtre à l’intérieur -, les couvertures du dessous de la queue et ses pennes , d’un roux vif. On trouve cette espèce au Brésil. Levaillanty Promeropsy Grimparts y etc. pi. 3 1 .fig. 1 . 2e édit, du nouv. Dict. d Hist. natur. tom. 3 1. p. 3 3 8 . V Amérique méridionale.

*** Genre.

MNIOTILLE , Mnioùlla. Sylvia 3 Latham , Gmelin.

Corpus oblongum , albo nigroque varium .

Caput rotundatum.

Rostrum breve3 subulatum 3 gracile 3 rectum 3 integrum3 lateraùm compressum ; mandibuU aquales 3 acutissima.

Nares subovata 3 membranâ tecta.

Lingua cartilaginea 3 acuta.

Collum médiocre.

AU remigibus 1A , 2a. , 3*. omnium longissimis.

Femora extra abdomen posita ; tibia omnino plumosa.

P edes tetradactyli ; digitï très anteriores 3 posticus unus y tenais y elongatus y exteriores basi connexi ; hallux quemadmodùm anteriores imo tarsi

OLOG1E.

positus y sedilem cingens 3 omnibus articulis humi incumbens.

Cauda rectricibus 12.

Mnioiilla habitant in America septentrionalis truncis arborum ; larvis insectorum sub muscis latentibus victitant.

Corps oblong , varié de noir et de blanc.

Tête arrondie.

Bec court , subulé , grêle , droit , entier, comprimé latéralement ; mandibules égales , trèspointues.

Narines presqu’ovales, couvertes d’une membrane.

Langue cartilagineuse , pointue.

Cou médiocre.

Ptémiges irc. , 2e. et 3e. les plus longues de toutes.

totalement emplumées.

Pieds tétradactyles trois doigts devant , un derrière , grêle, alongé ; Les extérieurs réunis à leur base ; pouce posé au bas du tarse , sur le même plan que les antérieurs , embrassant le jirchoir et portant à terre sur toutes les articulations.

Queue à 1 2 rectrices.

Les Mniotilles habitent dans l’Amériqne méridionale, grimpent le long des arbres et vivent des larves d'insectes qu’ils cherchent sous la mousse.

Le MNIOTILLE VARIÉ. I. M. Varia. M. Albonigroque maculata3 fasciis alarum duabus albis y caudâ bifidâ 3 rostro atro ; pedibus vires cente-fuscis.

Tacheté de blanc et de noir; deux bandes blanches sur les ailes; queue bifide ; bec noir pieds d’un brun-verdâtre.

Cette espèce arrive dans la Pensylvaoie au mois d’avril, se nourrit d’insectes qu’elle cherche dans la mousse et les lichens qui couvrent le tronc et les grosses branches des arbres , et c’est en les arrachant avec son bec qu’elle découvre ceux qu’ils recèlent. Elle quitte le nord de l’Amérique aux approches des frimats, pour passer l’hiver dans le sud; c’est alors qu’on la rencontre à Saint-Domingue,, à la Jamaïque et dans les îles voisines.

Le mâle a le menton et une partie de la gorge noirs; une large tache de cette couleur sur les joues; le reste du plumage , blanc et noir; ceS' couleurs forment des raies longitudinales sur la tête et tout le dessus du corps ; le noir se présente par taches isolées sur les parties inférieures

et domine sur les couvertures des ailes, leurs pennes et celles de la queue •, toutes sont bordées de blanc, et les couvertures, terminées de cette couleur.

La femelle et les jeunes ne diffèrent du mâle qu’en ce qu’ils ont les joues et la gorge blanches. Edwards 3 Glean. pl. 300 ( Black and white creeper). Brisson 3 Ornith.com. 3 .p. 519. n. 69 (Figuier varié de Saint-Domingue). Buffony Hist. nat. des Oiseaux , tom. 5 . p. 30 j. Latham 3 Index 3 n. 1 1 8 (Sylvia varia). V Amérique septentrionale.

LXXYe. Genre.

EMBERIZE ou BRUANT, Emberi^a 3 Linn.

Lath.

Corpus oblongum 3 variis coloribus pictum.

Caput rotundatum.

Rostrum integrumy subvalidum 3 conicum y lacer atim subcompressum , acutum y ricturâ obliqué et deorsàm direct â • mandibula inferior marginibus injlexo coarctata • superior angustior 3 intùs paulo cava et tuberculo osseo aut longitudinali et prominulo , aut rotundato et minimo munita.

Nares orbiculares y pervia y plumilis recumbentibusferè tecta.

Lingua crassa y apicefîssa.

Collum médiocre.

AU remigibus 1 \ , 2a. , 3 â. omnium longissimis.

Femora extra abdomen posita ; tibia omnino

Pedes tetradactyli ; digiti très anteriores , posticus unus; exteriores basi connexi; hallux quem admodum anteriores imo tarsi positus y sedilem cingens 3 omnibus articulis humi incumbens.

Cauda rectricibus 1 2.

Emberi\a in sylvis y campis y. pratis y nemoribus Europa 3 Africa 3 America 3 P olynesia habitant -, ïnsectis seminibusqut viedtant ; in dumis nidificant ; ova 4- 5 pariant. Mas feminam incubantem alit et ipse incubât. Pullis cacigenis escam mater in os ingerit ; hi é nido discedunt y ad voladum tantum idonei sunt.

Corps oblong , peint de diverses couleurs.

Tête arrondie.

Bec entier , un peu fort , conique , un peu comprimé latéralement , pointu , à ouverture oblique et dirigée en en bas ; mandibule inférieure à bords fléchis en dedans et rétrécis 3 la supérieure plus étroite , un peu creusée à l’inté-

rieur et munie d’un tubercule osseux, ou longitudinal et saillant, ou arrondi et très-petit.

Narines orbiculaires , ouvertes, à demi couvertes des petites plumes dirigées en avant.

Langue épaisse, fendue à la pointe.

Cou médiocre.

Rémiges ire. , 2e., 5 e. les plus longues de tontes.

Pieds tétradactyles; trois doigts devant, un derrière ; les extérieurs réunis à leur base ; pouce posé au bas du tarse, sur le même plan que les antérieurs, cerclant le juchoir et portant à terre sur toute sa longueur.

Queue composée de 1 1 pennes.

Les Bruans se trouvent dans les forêts, les campagnes, les prairies, les bosquets de l’Europe, de l’Afrique, de l’Amérique, de la Polynésie; vivent d’insectes, de semences et nichent dans les buissons. Leur ponte est de quatre ou cinq œufs. Le mâle nourrit la femelle quand elle couve et partage l’incubation. Les petits naissent aveugles, sont appâtés dans le nid, et ne le quittent qu’en état de voler.

Le Bruant proprement dit. i. E. Carinella.- E. Supra nigricantey rufo griseoque varia ; subtùs vertieeque flava; rectricibus nigric antibus , exttmis duabus 3 latere interioriy macula albâ acuta ; rosira atro ; pédibus Jlavicante-fuscis.

Varié en dessus de noirâtre, de roux et de gris ; jaune en dessous et sur le sommet de la tête ; rectrices noirâtres, les deux plus extérieures, avec une tache blanche pointue sur leur bord intérieur; bec noir ; pieds d’un brun-jaunâtre. (Pl. i$.i. fig. 3.)

Les oiseaux de cette espèce sont répandus dans toute l’Europe , depuis la Suède jusqu’à l’Italie inclusivement. Un grand nombre voyagent vers le midi pendant l’automne; ceux qui restent dans nos provinces septentrionales se réunisssent aux Pinsons jVerdiers et Friquets y s’approchent alors des fermes et même des villes, fréquentent les grands chemins, où ils cherchent leur nourriture jusque dans la fiente des chevaux. Au printemps et pendant l’été , les Bruans se tiennent le long des haies, sur la lisière des bois, dans les bosquets, les taillis, et rarement dans l’intérieur des forêts ; leur vol est rapide et ils se posent au moment où l’on s’y attend le moins , et presque toujours sous le feuillage le plus épais. On voit très-souvent le mâle, pendant l’été, au sommet

$t& ORNITH

-d’un arbre , où il chante pendant des heures entières sans changer de place. Son ramage est composé de sept notes , dont les six premières sont égales et sur le même ton ; la dernière est plus aiguë et plus traînée; elles expriment tiiti3 ri , ri , ti3 ti , ti. De plus, ils ont deux cris particuliers, dont Tun esr celui de ralliement, qu’ils jettent presque toujours en volant et sur le soir pendant l’hiver, et l’autre exprime leur inquiétude lorsqu’on leur porte ombrage, et surtout si l’on approche de leur nid ou de leurs petits. Cette espèce fait ordinairement trois pontes par an; elle pose son nid soit à terre , dans une touffe d’herbes, au pied d’un buisson ou d’une haie, soit à une petite élévation de terre sur les branches ; de la mousse et des herbes sèches sont à l’extérieur ; le chevelu des racines , le crin et la laine à l’intérieur. La ponte se compose de quatre œufs blancs, tachetés et avec des lignes irrégulières et en zigzags , d’un brun de différentes nuances.

Le mâle a la tête et les parties inférieures du corps jaunes; cette couleur est variée de brun sur la tête, passe sur ses côtés, sur la gorge, sur le ventre et les couvertures inférieures de la queue, mêlée de marron clair sur la poitrine et sur les flancs ; le dessus du cou et les petites couvertures supérieures des ailes sont olivâtres; le dos est mélangé de gris , de noirâtre et de marron clair; le croupion et les couvertures supérieures de la queue sont de la dernière teinte ; les pennes des ailes, brunes et bordées à l’extérieur de jaunâtre et de gris ; la queue est brune ; ses deux pennes les plus^ extérieures sont frangées de blanc et les autres de gris.

La femelle a moins de jaune que le mâle, est plus tachetée sur la têce, le cou, la poitrine et le ventre. Lejeune , avant la première mue , n’a point de jaune sur la tête, qui est tachetée de noirâtre , de même que toutes les parties inférieures, dont le fond est d’un blanc-jaunâtre. jBrisson 3 Ornithol. tom. 3 .p. z68. n. 1 ,Buffon3 Hist. nat . des Oiseaux , tom. 4. p. 3 40» pl. cal. jo. fis. 1. L’Europe.

Le BrUANT ZIZI. z. e. Cirlus.E. Fusca3 macula nigrâ à rostro ad aures ; capite olivaceo ; mento gulâque nigris ; superciliis luteis ; corpore subtàs Jlavo ; rectricihus duahus extimis macula albâ euneatâ ; rostro cinereo-fusco.

Brun; tache noire depuis le bec jusqu’aux oreilles; tête olivâtre; menton et gorge, noirs;

sourcils jaunes ; dessous du corps de cette couleur; les deux rectrices les plus extérieures avec une tache blanche en forme de coin ; bec d’un brun-cendré.

On appelle aussi cet oiseau Bruant de haie 3 parce qu’il a dans son plumage et ses habitudes des rapports avec le précédent , et qu’il se plaie plus volontiers dans les haies qu’ailleurs. Il se montre ordinairement deux fois dans la mue, au printemps et à l’automne, dans nos contrées septentrionales ; on soupçonne qu’il se porte plus au nord pour nicher , car on le rencontre trèsrarement pendant l’été. Il place son nid dans les buissons et les broussailles, et sa ponte est de quatre ou cinq œufs grisâtres, parsemés de poinrs et de taches d’un rouge rembruni. Son cri semble exprimerai, 37, çir, d’où lui est venu le 110m sous lequel nous le décrivons. Le chant du mâle peut se noter par les syllabes -qis , fiis 3 -fiis ,

, gor i gor , gor.

Le mâle a les parties supérieures variées de noirâtre et d’olivâtre; une plaque jaune , coupée en deux parties inégales par un trait noir, sur les côtés de la tête ; ce trait passe sur les yeux et s’étend sur le haut de ia gorge ; le devant du cou et la poitrine sont fauves et bruns 3 les parties postérieures , jaunes avec des taches brunes sur les flancs ; le croupion et les couvertures supérieures de la queue, roux; les pennes primaires des ailes, bleues et bordées d’olivâtre en dehors ; les secondaires les plus proches du dos , rousses ; les pennes de la queue, de la couleur des primaires, bordées , savoir, les deux plus extérieures de chaque côté avec du blanc , les suivantes avec du gris-olivâtre, et les deux du milieu avec du gris-roussâtre.

La femelle diffère du mâle par sa gorge et ses sourcils jaunâtres ; par sa poitrine d’un vertolive clair tacheté de noirâtre, et par une bande brune à travers l’œil. Les jeunes mâles sont, avant la première mue , tachetés de noirâtre en dessus sur un fond brun-clair ; verdâtres et marqués de noirâtre sur la poitrine , ainsi que sur la gorge et le dessous du corps , dont le fond est d’un jaune très-pâle. Brisson3 Ornithol. tom. 3. p. 16 3. n. z ( Bruant de haie). Bujfon3 Hist. natur. des Oiseaux , tom. . 4. pag. 347. pl. enl. n. 653. fig. 1 et z. L’Europe.

Page 1