L. 55. E.. P.. R. iz
**La Grue blanche d’Amérique, z. G.
Americana. G. V ertice, nuchâ temponbusque nudis , pavillosis ; fronte , nuchâ remigibusque primariis ni gris ; corpore albo ; rostro flavicantefusco ; pedibus nigris [ adultus ) ; sincipite nudo papilloso ; corpore ciriereo ; alis extîis teseaceis- rostro obscuro ; pedibus nigris [junior).
Vertex , nuque et tempes nus et papillonacés ; front , nuque et rémiges primaires, noirs; corps blanc; bec brun- jaunâtre; pieds noirs ( adulte ) ; sincipuc nn et papillonacé ; corps cendré ; ailes testacées à l’extérieur ; bec obscur ; pieds noirs (jeune).
On a jusqu’à présent fait deux espèces de cette Grue et de la Grue brune-, mais on s’est assuré depuis que la dernière est la Grue blanche dans sa première année. On les rencontre dans l’Amérique septentrionale, depuis les Florides jusqu’à la baie d’Hudson ; on les voit aussi au Mexique , et dans quelques-unes des grandes îles Antilles. Leur chair fait un excellent potage, et à la Louisiane on les vend au marché comme un gibier dont on fait grand cas. Cette espèce passe toute l’année à la Caroline du Sud et aux Florides, et y niche dans les prairies humides; leur ponte est de deux œufs bleuâtres, plus gros que ceux du Dindon. Elle porte à la baie d’Hudson le nom de Wapaw-uchechauk , paroît au printemps dans laPensylvanie , y niche et quitte cet Etat à l’automne pour aller passer l’hiver dans le Sud. On la retrouve encore sur les côtes occidentales du nord de l’Amérique septentrionale.
Les sauvages tuent ces Grues avec leurs flèches , mais ils parviennent , dit Sagar Théodorac , difficilement à les prendre , s’ils ne les frappent à mort ou ne leur rompent une aile; car elles emportent facilement la flèche dans leur plaie, qui guérir avec le temps, et le bout de la flèche avec la pierre s’enferme dedans.
Leur chant n’est pas sans harmonie, et leur ai s’entend de loin.
Cette Grue , sous sa livrée parfaite, a la peau nue du sommet de la tête, calleuse, rouge ec couverte de poils noirs, ainsi que celle des joues; le plumage totalement blanc, à l’exception des grandes pennes des ailes qui sont noires , de même qu’une grande tache triangulaire située au-dessous de l’occiput ; la touffe des plumes flottantes sur le croupion étant couchée, cache entièrement la queue ; le bec est long de cinq pouces sept lignes, et dentelé dans l’espace d’environ un pouce et demi.
L’individu décrit par les auteurs sous le nom de Grue brune , est urt jeune oiseau cbmme nous l’avons dit ci-dessus , qui porte à la baie d’Hudson le nom d ' Amak-uchechauk. Il a le dessus de la tête d’une couleur de rose-rougeâtre , et légèrement garnie de poils rares, courts, droits et durs ; le plumage généralement d’un griscendré, nué de brun clair et de bleu de ciel ; la couleur brune domine sur le dos et les épaules; les côtés de la tête sont blancs ; les pennes des ailes brun-noirâtres , et leurs tuyaux blancs ; une bande d’un cendré-blanchâtre les traverse obliquement. La raille de cetce Grue varie chez des individus; les uns ont jusqu’à six pieds deux pouces du bout du bec à l’extrémité de la queue, tandis que d’autres ont près d’un pied de moins de longueur. Basson, Ornith. tom. 5 . p. 381. n. 10 ( Grue d’ Amérique). Bujfon, Hist. nat. des Oiseaux , tom. y. p. 308 ( Grue blanche), pl. enl. n. 889 ( Grue d' Amérique ). Latham , Index, n. 6 [Ardea americana). ADULTE. Bri son , ibid. pag. 385. n. 11 ( Grue de la baie d’Hudson ). Bujfon, ibid. p. 310 ( Grue brune ). Latham , Index , n. 7 [Ardea canadensis). Jeune. L’ Amérique septentrionale.
* * La Grue blanche de 3ibérie. 5. G. Gi~
gantea. G. Alba; temporibus et fronte rubris , calvis, rugosis ; remigibus decem primoribus splendide nigris; rostro pedibusque rubris.
Blanche ; tempes et front rouges , chauves , ridés ; les dix premières rémiges d’un noir brillant; bec et pieds rouges.
Selon Pallas, qui a rencontré cette espèce dans les plaines marécageuses de la Sibérie, près des grands fleuves de l’Ischim , de l’Irtisch et de l’Oby, où elle trouve en abondance les poissons , les lézards et les grenouilles dont elle se nourrit; selon ^ dis-je, ce célèbre voyageur, Eeeeeee z
ORNITHOLOGIE
îï4o
cette Grue est très-défiante , rusée, erse laisse approcher difficilement ; le moindre bruit qu’elle entend dans les roseaux l’effarouche. Hors le temps des couvées, l’aspect de l’homme l’épouvante^ mais naturellement courageuse , elle ne craint pas les chiens; lorsqu’elle en aperçoit, elle court à eux et les attaque avec furie. Ce moment est le seul favorable pour le chasseur, car elle s’oublie au point qu’elle s’expose à ses coups. C’est au milieu de roseaux impénétrables que la femelle place- son nid; ses œufs sont de ia grosseur de ceux de l'Ole 3 d’un jaune-verdâtre et tachetés de brun.
A l’exception des dix premières pennes de l’aile et de leurs couvertures, qui sont noires * Je reste du plumage est d’une blancheur éclatante ; toute la partie nue de la tête est rouge et parsemée de petits poils de la même couleur; l’iris, blanc; le bec, dentelé sur ses bords. La livrée des jeunes est d’un jaune d’ocre un peu blanc par-dessus ; la face , les pieds et le bec sont d’un brun-verdâtre; le dessus du cou est jaunâtre. P allas j Voyage 3 tom. z. p. 714. n. 30. pl. 1 ( Grus leucogeranos ). S. G. Gmelin3 Voyage 3 tom. z. pag. 1S1.pl. 11. Latham3 Index 3 n. 3 ( Ardea gigantea ). ze édit, du nouy. Dict. d’Hist. nat. tom. \ 5. p. 558. LaSibérie.
* La Grue CARONCülÉE. 4. G. Carunculata. G. Dorso j alis et vertice atro-c&ruleis ; capite ■ colloque albis ; corpore subtus nigro; rostro mentoque carunculatis ; rostro basi ad -j rubro 3 c&tera nigro ; pedibus atro-c&ruleis.
Dos, ailes et sommet de la tête, d’un bleunoir; tête et cou caroncules; bec rouge sur ua tiers depuis sa base, noir dans le reste. ( Pl. 5 3, fig. 3 , sous le nom dé Héron caronculé. )
Cette Grué 3 qui habite le midi de l’Afrique, est très rare et remarquable par deux caroncules pendantes sous le bec et revêtues de petites plumes blanches ; l’espace qui entoure l’œil est rougeâtre; l’iris, d’un rouge pâle; le dessus de la tête, gris-bleu; le reste de la tête et le cou sont blancs ; le dos et les couvertures des ailes, d’un gris-bleu; les pennes alaires, la poitrine et tout le dessous du corps, noirs. Latham3 Synopsis } vol. ,3. part. 1 - p. 8 z. n. 49.pl. 78 [Wattled Héron). Idem 3 Index 3 n. 53 ( Ardea carunculata). z* édit, du nouv. Diction. d’Hist. natur. tom „ 13. p. 559. V Afrique.
* La Grue a collier. 5. G. Torquata. G. Capite nudo 3 papilloso collarique rubris; corpore cinereo ; caudâ rostroque nigris ; pedibus nigricantibus. -
Tête nue, papillonacée, et collier , rouges; corps cendré; queue et bec noirs; pieds noirâtres. ( Pl. 4S. n. 4.)
Les Grandes- Indes sont la patrie de cette Grue 3 dont le haut du cou est orné d’un collier rouge, bordé de blanc dans sa partie inférieure ÿ toute la tête, nue et gris- rougeâtre ; les pennes' des ailes et de la queue sont noires , et le reste du plumage est gris-bleuâtre. Buffon , Hist. nat. des Oiseaux 3 tom. 7. p. 307. pl. enl. n. 8 65. Les Grandes-Indes.
* La Grue antigone ou des Indes orien-
tales. 6. G. Antigone. G. Capite nudo 3 papilloso collarique rubris ; copore cinereo ; remigibus primoribus nigris ; rostro vires centejlav 0 3 apice obscuro pedibus rubris.
Tête nue, papillonacée , et collier , rouges; corps, cendré; rémiges primaires noires ; bec jaune-verdâtre, obscur à sa pointe; pieds rouges. {Pl.^.n. 5.)
Cette Grue n’habite pas seulement dans les Grandes-Indes , car on la retrouve dans les déserts Mongoliens et près le lac Baïkal , dans les plaines qui sont aux environs des rivières Ossou et Argun ; l’on en voit un très-grand nombre au nord de Calcutta.
Le bec est dentelé sur ses bords; l’iris, d’une teinte rougeâtre ; la peau nue du sommet de la tête , blanche ; une tache de cette couleur vers les oreilles ; le reste de la tête et une petite partie du cou sont couverts d’une peau rouge ; des poils noirs bordent cette peau autour de la base du bec, sur la gorge et la partie postérieure de la tête; le reste du cou est garni de plumes blanches, et cendrées à leur extrémité; le dos , le croupion, les couvertures supérieures des ailes et de la queue sont cendrés, mais d’une nuance plus claire sur , les autres parties du corps ; les pennes primaires des ailes , noires ; les secondaires sont pointues et dépassent la queue.
Latham rapproche de cette espèce , comme une variété, une Grue qui se trouve à la Nouvelle-Galles du Sud. Elle a le bec et le devant de la tête jaunes; le reste de la peau, rouge ; l’iris, d’un orangé pâle ; la gorge , couverte de poils noirs le plumage, généralement d’un bleu pâle terne; les ailes, la queue et Les pieds-noirs.
ORNITHOLOGIE
Edwards , OiseauX, pi. 45 (Greater indian crâne). Brisson } Ornith. tom. 5. p. 378. n. 7 (Grue des Indes orientales). Latham 3 Index 3 n. 4 (Ardea antigone). Ixs Grandes- Indes.
* * La Grue du Japon. 7. G. Viridïrostrïs. G. Alba ; collo inferïori 3 remigibus primants ni gris ; rostro pèdibusque obscure viridibus.
Blanche 3 bas du cou et rémiges primaires, noirs; bec et pieds d’un vert obscur.
Brisson présente cet oiseau comme une espèce distincte de la Grue proprement dite ; mais BufFon, ainsi que Latham et Ginelin , le donnent pour une variété de cette Grue; elle en diffère par tout son plumage blanc , à l’exception de la partie inférieure du cou et des pennes primaires , qui sont noires. Brisson , Ornith. tom. 5 . pag. 381. n. 9. Latham 3 Index , n. 5 ( Ardea grust var. ). Les Grandes-Indes.
* * * Genre.
ANTHROPOÏDE, Anthropoïdes. Ardea 3 Linn. Lath,
Corpus elongatum 3 cinereo 3 albo } nigricante vàrium.
Cap ut crisiatum 3 plane pluma tum aut tempora nuda.
Rostrum capite vix longius , lateratim compressum 3 integrum 3 crassum , convexum 3 suprà sulcatum 3 acutum.
Nares in rima sita , concava 3 elliptica , pervia , membranâ posdce clausa.
Lingua carnosa 3 lata , acuta.
Collum longum.
AU remigibus quatuor primants omnium longts s'imjs ; secundariis longioribus quàm primari &.
Femora extra abdomen posita ; tibia semiplumosa.
Pedes tetradactyli ; digiti très anteriores , posticus unus~; exténores basi merrtbranâ connexi j hdllux apice insistens.
Cauda brevis.
Anthropoïdes habitant in Africa uliginosis ; vermibus et vegetabilibus victitantj Nidus ovaque ignoti sunt.
Corps alongé, varié de gris , de blanc et de noirâtre.
c Tête huppée, entièrement emplumée, ou tempes nues.
Bec à peine plus long que la tête , comprimé
parles côtés, entier, épais, convexe, sillonné en dessus, pointu.
Narines situées dans une rainure, concaves, elliptiques, ouvertes, closes en arrière par une membrane.
Langue charnue, large, pointue.
Cou long.
Les quatre premières rémiges les plus longues de toutes; les secondaires plus longues que les primaires.
Cuisses posées hors de l’abdomen ; jambes à demi emplumées.
Pieds tétradactyles; trois doigts devant, un derrière; les antérieurs réunis à leur base par une membrane ; pouce portant à terre sur le bout.
Queue courte.
Ces oiseaux habitent dans les lieux marécageux de l’Afrique ; vivent de vers et de végétaux. Leur nid et leurs œufs ne sont pas connus.
* L’Anthropoïde dit la Demoiselle de Numidie. x. A. Virgo. A. Superc'tlüs ’albis 3 postice retrorsitmque longicristatis ,• rostro Jlaviante , basi virescente 3 apice rubro ; pedibus nigris.
Sourcils blancs, avec de longues plumes en forme de huppe devant et derrière ; bec jaunâtre , verdâtre à la base , rouge à la pointe ; pieds noirs. ( Pl . 45 . n. 3.)
Cet oiseau doit son nom de Demoiselle â son élégance , à sa parure , â la manière de s’incliner par plusieurs révérences, à sa marche, qu’il semble faire avec attention , à la gaîté qu’il manifeste par des sauts et par des bonds, comme s’il vouloir danser. Les Anciens l’ont appelé le Gomédienj d’après ses jeux et son adresse ; et si l’on en croit Xénophon dans Athénée, il porte cet . instinct scénique jusqu’à l’imitation de ce qui le frappe dans le moment.; et, selon lui, on eii tiroir parti pour lui tendre des pièges. « Les chasseurs, dit-il, se frottent lés yeux en leur . présence avec de l’eau qu’ils ont mise dans des vases , ensuite ils les remplissent de glu ; ils s’éloignent, l’oiseau vient s’en frotter les yeux et les pattes, à l’exemple des chasseurs. » Aussi Athéué$iJ appelle-t-il 1 Q Copiste de l’homme ; et si, dit BufFon, cet oiseau a pris de ce modèle quelque foible talent, il pàroîc avoir pris aussi ses défauts ; ca^ il a de la vanité , il aime à s’étaler, il cherche à se donner en spectacle et se mec en jeu dès qu’on Je regarde ; il semble qu’il préfère le plaisir dé se montrer,. à celui même de
manger, et suivre quanti on le quitte, comme pour solliciter encore un coup d’œil.
Cette espèce, dont on a vu plusieurs individus vivans en France, dont l’un, qui y étoit né , a vécu vingt-quatre ans , se trouve dans diverses parties de l’Afrique et de l’Asie 3 elle est .assez commune en Egypte, où elle arrivedansle temps des inondations du Nil 3 elle parole vers Constantinople au mois d’octobre , et on la rencontre encore dans la partie méridionale des mers Noire et Caspienne , de même qu’aux environs du lac Baïkal. Elle se tient ordinairement près des fleuves et dans les lieux marécageux.
Elle a le sommet de la tête d’un cendré clair ; le reste de cette partie , la gorge et le devant du cou , en dessous, noirs 3 l’autre partie du cou, le dos , le croupion , la poitrine , le ventre , les flancs, le haut des jambes , les scapulaires, toutes les couvertures des ailes et celles de la queue , d’un cendré-bleu 3 de l’angle extérieur des ailes part un petit faisceau de plumes blanches , longues de trois pouces dix lignes, très-flexibles, pendantes en arrière, et flottantes au moindre mouvement de l’oiseau ; le bas du devant du cou est couvert de plumes longues , noires et se terminant en pointe, très-flexibles, dont quelques-unes ont jusqu’à neuf pouces de long et tombent sur la poitrine ; les pennes des ailes sont cendrées , depuis leur origine jusque vers la moitié de leur longueur 3 le reste esc noirâtre 3 les secondaires sont pareilles aux couvertures ; les plus proches du corps forment , par leur longueur et leur épaisseur, des touffes flexibles et pendantes, qui , lorsque l’aile est pliée, s'étendent jusqu’à l’extrémité des plus grandes rémi- 'ges j la queue est d’un cendré-bléu et terminée de noirâtre ; l’iris, d’un rouge vif. Basson, Ornith. tom. 5. p. 388. n. u {Grue de Numidie). Buffon , Hist. nat. des Oiseaux , tom. 7 . p. 513. pi. enl. n. 141. V Afrique.
L’Anthropoïde dit l’Oiseau royal. 2. A.
Pavonina. A. Cristâ setosâ erectâ ; temporibus palearibusque binis nudis ; rostro fuscescente ; pedibus obscuris.
Huppe composée de soies, droitç^ tempes et deux fanons nus 3 bec roussâtre 3 pieds obscurs. {PI. 48. n. 1.)
Cette espèce habite en Afrique , sur la cote occidentale , au Sénégal , en Guinée et au Cap- Vert, où elle est à demi domestique, car elle vient prendre sa nourriture dans les basses-cours
ÔLOG1E.
avec la volaille. Elle se pc-ruhe en plein air pour dormir ; on prétend même qu’elle imite le cri du Paon, ce qui, joint à l’analogie de leur aigrette, lui a fait donner le nom de Paon marin ou de Paon à queue courte. Son cri ressemble beaucoup à celui de la Grue; son ton, qu’on exprime par le mot clangor, est assez semblable aux accens rauques d’une trompette ou d’un cor 3 ce cri esc bref et réitéré , lorsqu’elle a besoin de nourriture, et exprime son inquiétude et son ennui; elle le fait entendre le soir, lorsqu’elle cherche à se gîter. Elle a encore une autre sorte de voix , comme un grognement ou gloussement intérieur, cloque, cloque, semblable à celui d’une poule couveuse, mais plus rude.
Elle se nourrit d’insectes, de vers de terre er de poissons 3 ces derniers sont pour elle un régal ; elle aime aussi à se baigner. JJ Oiseau royal est en grande vénération parmi les Africains , et personne n’ose tirer dessus; c’est un de leurs fécis ; lorsque les nègres le voient voler , ils crient après lui , et l’appellent le Héraut des fétis , parce qu’il fait avec ses ailes un certain bruit désagréable, comme Vil donnoic du cor.
Cet oiseau, remarquable par un port noble, par une taille élevée et un bouquet de soies épanouies sur le sommet de la tête, doit à cette couronne le nom d 'Oiseau royal; un large oreillon , d’une peau membraneuse, large sur la tempe, d’un rouge vif sur la joue, enveloppe la face, descend presque sur le bec, et se termine en un fanon pendant sur la gorge ; le front est rond , avancé et couvert d’un duvet noir, fin, serré comme du velours ; des brins touffus , de couleur isabelle, aplatis et filés en spirale, composent l’aigrette. qui, épanouie, paroîc plus grosse que la tête.; chaque brin est hérissé de très-petics filets, à pointe noire et terminés par un petit pinceau de la même couleur ; l’iris est d’un blanc pur 3 le cou et tout le corps sont d’un cendré clair brunâtre ; les plumes du cou , longues et écroites ; celles du dos, larges et pointues 3 les premières pennes des ailes et celles de la queue, noires ; les secondaires , d’un roux-brun et s’étendant audelà du croupion ; les couvertures , blanches 3 celles qui recouvrent les pennes primaires, d’un jaune pâle. La femelle se distingue du mâle par des oreillons fort petits, et par la couleur noire , qui partout remplace la teinte bleuâtre du mâle. Brisson, Ornith. tom. 5. p. 5 1 5. n. 1. Buffon , pl. enl . n. 16 5. L’ Afrique.
ORNITHOLOGIE