L. zj. E.. P.. R
*Le GallinàZE URUBU. i.C. Urubu. C. Nigerj purpureo viridique micans ; cute capitis collique crassâ 3 rugosâ et papillosâ ; caudâ aquali; rostro albo ; pedibus nigris.
Noir, à reflets pourpres et verts ; peau de la tête et du cou, ridée, mamelonnée 3 queue égale 3 bec blanc ; pieds noirs. ( Pl . 23 i.fig. 3.)
On rencontre rarement cette espèce dans les Carolines, mais elle l’est moins dans les Elorides , et très-nombreuse sons la zone torride , d’où elle se répand jusque dans l’Amérique australe. Elle est très-commune au Paraguay. L’on sait par tradition , qu’au temps de la conquête , et même long-temps après , elle n’existoit pas à Monte- Video , et qu’elle y passa en suivant les vaisseaux et les barques. Elle niche sur les grands arbres et dans les rochers. Ses œufs sont d’un blanc fuligineux, et les jeunes bruns, dans leur première année.
Lorsque Y Urubu est dans son état parfait, il a la cire bleuâtre; l’iris, d’un roux-clair; les paupières , d’un jaune de safran; la peau de la tête et du cou , d’un rouge sanguin , couverte de petits mamelons et parsemée de quelques poils,; le plumage , d’un beau noir à reflets bleus et verts ; le dessous des pennes primaires , d’un blanc-jaunâtre ; les pieds sont noirs chez des individus et couleur de chair chez d’autres.
L’individu décrit par M. de Azara , sous le nom d 'Iribu 3 diffère du précédent en ce qu’il a la portion crochue du bec, d’un olive clair; le reste noir , ainsi que l’iris ; le plumage , d’uu noir uniforme. Lorsque ces oiseaux sont dans un âge moins avancé, ils ont, comme Y Aura 3 des plumes brunes sur leurs bords , particulièrement sur le manteau et les ailes. Brisson, Ornithol. tom. 1. p. 468. Buffon , Hist. natur. des Oiseaux 3 tom. 1. p. 17 5. pl. enl. n. 187 ( Vautour du Brésil). Gmelin 3 Syst. nat. n. 5. Latham 3 Index , n. 8 {Vultur aura). L’Amérique.
IRIBIN , Daptrius .
Corpus oblongum , nigrum et album.
Caput rotundatum.
Rostrum basi rectum et cerâ instructum , lateratlm compressum 3 crassum } robustum , supra convexum ; mandibula sucerior marginibus reçût 3 apice adunca ■ inferior brevior , subtùs angulosa 3 ad apicern emarginata , obtusa.
Nares rotunda , intîis tuberculattt.
Orbits, 3 gula , ingluvies nuda , UvigatA.
Collum médiocre.
AU elongatA 3 remige prima brevi ; 5*., 4a. , 5“. omnium longissima.
Femora extra abdomen posita ; tibia omninb
T ar si graciles 3 médiocres ; pedes tetradactyli ; digiti très anteriores 3 unus posticus exteriores membranâ basi connexi ,■ hallux quemadmodhm anteriores imo tarsi positus , sedilem cingens 3 hu mi incumbens .
Ungues médiocres 3 acuti ; exteriores omnium validiores , longiores.
Cauda rotundata 3 rectricibus 12.
Daptrii in America meridionali habitant. Vie tus 3 habitus moresque ignoti sunt.
Corps oblong, noir et blanc.
Tète arrondie.
Bec droit et garni d’une cire à sa base, comprimé latéralement , épais , robuste , convexe en dessus; mandibule supérieure à bords droits, crochue à sa pointe; ^'inférieure , plus courte , anguleuse en dessous , échancrée vers le bout et obtuse.
Narines arrondies, tuberculées en dedans.
Langue. ....
Cou médiocre.
Orbites , gorge et jabot , nus et lisses.
Ailes alongées ; première rémige courte; 3e., 4e. et 5 e. les plus longues de toutes.
Cuisses posées hors de l’abdomen ; jambes totalement emplumées.
Tarses grêles, médiocres; pieds tétradactyles ; trois doigts devant, un derrière ; les extérieurs réunis à leur base par une membrane, l’intermédiaire long , les latéraux plus courts , à peu près égaux entr’eux; pouce articulé sur le tarse, au niveau des antérieurs, cerclant le juchoir ec oortant à terre sur toute sa longueur.
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ji8o ORNITH
Ongles médiocres , pointus ; les extérieurs les plus longs et les plus forts.
Queue arrondie , à 12 rectrices.
Les Iribins habitent dans l’Amérique méridionale. Leur nourriture , leurs habitudes et leurs mœurs ne sont pas connues.
L’ÏRIBIN NOIR. 1. D. Acer. D. Niger; caudâbasi albâ aut albo radiatâ ; rostro pedibusque atrïs.
Noir; queue blanche ou rayée de blanc à sa base ; bec et pieds noirs.
Le Muséum d’histoire naturelle possède deux individu^ de cette espèce, qu’on trouve dans la Guyane ; tous les deux sont d’un noir à reflets bleuâtres*, mais l’un a la queue d’un blanc pur à sa base, et l'autre , rayée transversalement de cette couleur ; l’iris est d’un cendré-noir. 2e édit, du nouv. Diction. d’Hist. natur. tom. 1 6, p. 587. L Amérique méridionale.
* * * Genre.
CARACARA, Polyborus. Falco * Linn. Lath.
Corpus obiongum 3 variis coloribus pictum.
Caput rotundatum.
Rostrum basi rectum y crassum et cerâ lata y villosâ cinctum y elongatum 3. supra angustum 3 lateratim valdè compressum ; mandibula superior adunca ; inferior brevior 3 obtusa.
N ares subelliptica y obliqua y ad medium rostri sita.
Lingua
Faciès nuda ; ingluvies lanata.
Collum médiocre.
AU longa y remige iâ. brevi 3 3*. , 4$. omnium longissimis.
Femora extra abdomen posita ; tibia omnino plumosa.
Pedes tetradactyli ; digiti elongatiy subgracilesy très anteriores ; exteriores membranâ basi connexï; Jiallux quemadmodîim anteriores imo tarsi positusy ' sedilem cingens 3 humi incumbens.
Ungues modici y subadunci 3 obtusiusculi ; médius rectiusculus ; posticus reliquis validior.
Cauda rectricibus 12.
Polybori habitant in America meridion ali ; in summis arboribus nidijîcant; ova ipariunt ; cadavefibus y reptilibus y insectis 3 pu/lis gallinaceis victitant. Pulii in nido victati 3 ex illo cedentes 3 tantum ad volandum apti .
Corps alongé, peint de diverses couleurs.
Tete arrondie.
Bec droit, épais, et entouré à sa base d’une cire large et poilue, alongé, étroit en dessus, très-comprimé latéralement £ mandibule supérieure crochue, l’inférieure plus courte et obtuse.
Narines un peu elliptiques, obliques, situées vers le milieu du bec.
Langue
Face nue ; jabot laineux.
Cou médiocre.
Ailes alongées; tre. rémige courte , 3e., 4e. les plus longues de toutes.
Cuisses posées hors de l’abdomen 3 jambes totalement emplumées.
Pieds tétradadetyles 3 doigts alongés, un peu grêles ; trois devant, un derrière 3 les extérieurs réunisà leur base; pouce articulé sur le tarse, au niveau des antérieurs, cerclant le juchoir et portant à terre sur toute sa longueur.
Ongles médiocres , peu crochus , presqu’obtus; l’intermédiaire presque droit; le postérieur le plus fort de tous.
Queue à 1 2 rectrices.
Les Caracaras habitent dans l’Amérique méridionale ; nichent à la cime des arbres , pondent deux œufs, se nourrissent de charognes, de reptiles, d’insectes et de poussins. Les petits sont nourris dans le nid et ne le quittent qu’en état de voler.
* Le Caracara proprement dit. i. P. Fui-
garis. P. Vertice , corpore supra rectricumque apice n'igrip antibus ; capitis lateribus , gulâ cauddque albidis ; corpore subtils fusco alboque transversim striato ; rostro carulcs.ente ; pedibusjlavis.
Fertex y dessus du corps et pointe des rectrices , noirâtres ; côtés de la tête , gorge et queue, blanchâtres; dessous du corps rayé transversalement de brun et de blanc; bec bleuâtre; pieds jaunes.
Quoiqu’assez courageux pour enlever la proie aux autres oiseaux de rapine, le Caracara prend l’épouvante, et est mis en fuite par les Moqueurs y les Hirondelles 3 les ' Tyrans y qui le suivent dans son vol et le frappent à coups de bec sur le dos; c’est ainsi qu’on voit ; dans l’Amérique septentrionale, le Tyran titiri "forcer les Corneilles et même Y Aigle à s’éloigner de son nid et de sa jeune famille. Quand un seul ne peut prendre sa proie, quatre ou cinq se rappellent quelquefois et se réunissent pour se mettre à sa poursuite; c’est de cette manière que M. de Azara les a vus donner la chasse aux Hérons , aux Buses et à d’autres oiseaux. O11 croit généralement
ORNITHOLOGIE
qu’ils parviennent ainsi à tuer les Autruches , les faons et les agneaux. Si les parcs des moutons ne sont point gardés par un chien, un seul Caracara peut dévorer le cordon ombilical et arracher les intestins aux agneaux nouveau-nés. Il est tellement vorace , qu’il est capable de ravir la. proie à tous les animaux rapaces , les Aigles exceptés. S’il aperçoit un Urubu avaler un morceau de chair , il le poursuit jusqu’à ce que ce Vautour a\: rejeté ce qu’il a pris. Aussi vigilant, aussi adroit que notre Hobereau, \q Caracara fond sur l’oiseau que le chasseur vient de tirer, s’il s’aperçoit qu’il est blessé. Il dédaigne les petits oiseaux et il enlève quelquefois les poulets s’il les trouve seuls ou écartés ; mais il n’attaque point les Poules , selon M. de Azara, et c’est, suivant Marcgrave, leur plus grand ennemi.
Il niche à la cime des arbres , et de préférence sur ceux qui sont les plus chargés et embarrassés de lianes; mais dans les contrées où de pareils arbres ne se trouvent point , comme à Monte-Video, il fait son nid dans quelque hallier, le compose toujours de bûchettes et de petites lianes-, avec lesquelles il forme une aire spacieuse, presque plate et tapissée d’une couche épaisse de crin disposé sans art. La ponte est de deux œufs fort pointus par un bout , et dont les diamètres sont de vingt-six et de vingt-une lignes.
Le nom conservé à cet oiseau est celui qu’il porte au Paraguay ; il est tiré de son cri, qui semble exprimer ce mot. On l’appelle Carancho à la .rivière de la Plata. Cette espèce est trèsnombreuse dans l’Amérique méridionale. On la rencontre isolée de ses semblables ou par paires.
Le plumage des Caracaras n’est pas, dans tous les individus, entièrement pareil; celui dont nous allons donner la description , d’après M. de Azara, tient le milieu eptre les uns et les autres.
Il a le dessus de la tête et du corps , le bout de , la queue , les couvertures supérieures de la partie extérieure de l’aile , les pennes du milieu et les petites couvertures , noirâtres ; les six premières pennes alaires, blanches, rayées et poincillées de brun, avec leur pointe noirâtre; la gorge, les côtés de la tête et la queue , blanchâtres ; le desr sous' du cou et toutes les parties postérieures, rayés transversalement de brun et de blanc; la poitrine , traversée de lignes noirâtres et blanches; les couvertures inférieures de la queue, blanchâtres, avec des lignes brunes peu sensibles; la cire , orangée ; l’iris, mélangé de gris et de roux ; la cire couvre une grande partie j
du bec, le capistrum et les joués en entier. Des individus ont des teintes plus foibles ou d’un brun pâle, et des taches sur la poitrine; chez d’autres , les couleurs sont plus foncées.
Le jeune a la tête , le dessus du corps et des ailes, d’une couleur brune ; les pennes de la queue , d’un blanc-roussâtre, pur sur la gorge , et avec des taches brunes et longitudinales sur le reste. Il n’y a point de différence entre le mâle et la femelle, chez qui les plumes de la tête se terminent en pointe; ces oiseaux les relèvent un peu à volonté , et comme celles du cou repoussent celles de la nuque , leurs pointes se replient et frisent en forme de couronne; ce qui a lieu assez généralement. Brisson , Ornithol. tom. i. p. 406. n. ; 1 ( Busard du ^Brésil). Buffqn , Hist. nat. des Oiseaux , tom. \. p. 111. Grr\elin, Syst » nat.n. 64. Latham , Index , n. 40 ( Falco bràsiliensis.) ie édit, du nouv. Diction. d'Hist. natur. tom. 5 .p. 2.57. L’ Amérique méridionale L. zi E. 50. P.. K. 12.
**Le CARACARA CHERIWAY. 2. C. Cheriway . C. Corpore ferrugineo ; capite allndo ; vertice cristato 3 ferrugineo j cerâ roseâ; pedibus /lavis.
Corps ferrugineux ; tête blanche; vert ex huppé , ferrugineux ; cire rose ; pieds jaunes.
Cet oiseau, que Jacquin a observé- à l’îie d’Aruba, près de la côte de Vucatzucla , dans l’Amérique méridionale, nous semble appartenir au genre Caracara; peut-être n’est-ce qu’une variété d’âge du précédent. Comme celuici , il a les joues nues ; c’est ce qui a donné lieu à Latham d’en faire un Vautour , et les plumes de sa tête conformées de même. Le bec est bleu ; le cou d’un jaune pâle ; la cire, la peau nue du tour de l’œil et des joues, d’une couleur rose ; le plumage généralement ferrugineux en dessus , pâle en dessous; le croupion blanc; les deux pennes intermédiaires de la queue traversées par des bandes d’une teinte sombre ; les pennes des ailes noirâtres. Jacquin, Beytr. p. 1 7. n. 1 2. pl. 4. Gmelin , Syst. natur. édit. 1 n. Go ( Falco cheriway). Latham, Index ( Vultur cheriway),, 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist. natur. tom. 5. p. 259. L’ Amérique méridionale.