L. 3 6. E. 7 pieds 8. P.. R. a
Le grand Aigle. 1. A. Chrysaetos. A. Corpore fusco-fèrrugineo vario ; caudâ nigrâ , basi cinereo undulatâ ; rostro nigro; pedibus lanatisj luteo-ferrugineis.
Corps varié de brun-ferrugineux ; queue noire, ondée de cendré à sa base 3 bec noir ; pieds lai-
neux , d’un ferrugirieux-jaiine. ( Pl. 199. fig. ;.)
On n’est pas d’accord sur cét Aigle. Des ornithologistes allemands prétendent que c’est une femelle deY Aigle commun ; d’autres, mais en trèspetit nombre, le regardent comme une espèce distincte, qui ne diffère de celui-ci que par sa queue noirâtre et marquée de bandes irrégulières et cendrées. C’est le sentiment de M. Cuvier ( Règne animal) y qui s’appuie sur ce que cet Aigle j élevé à la ménagerie du Muséum d’histoire naturelle, depuis plusieurs années, conserve toujours sa queue barrée de noir et de gris. Au reste, tous les individus qu’on nous a présentés comme des grands Aigles , nous ont paru ne pas différer de la femelle de Y Aigle commun 3 et même du mâle dans ses premières années, si ce n’est par un peu plus de grosseur. Sa partie historique n’indique pas de différence avec celles du précédent. Presque tout son plumage est d’un brun-ferrugineux, moins foncé sur la tête êt le cou ; les ailes sont noirâtres ; la queue est noire et ondée de gris ; les plumes des jambes et des tarses sont d’un roux mêlé de brun ; la cire , jaune; l’iris, d’un beau jaune clair; les onglessont noirs. La femelle a trois pieds et demi de longueur, et le mâle seulement trois pieds. Brisson , Ornith. tom. i.p. 431 ( l’Aigle doré). Buffon 3 Hist. nat. des Oiseaux , tom. 1. p. 7 6. pl. enl . n. 410. L’Europe , l’Amérique et L’Asi# septentrionale.
* * L’Aigle blanc. 3. A. Cygneus . A. Totus albus.
Totalement blanc.
Cèt Aigle n’est point, selon Sonnini, une simple variété dans l’espèce des grands Aio/esy ainsi que plusieurs naturalistes l’ont pensé; c’est une espèce réellement distincte', qui se rencontre dans les lieux où vir aussi le grand Aio/e, c’est-à-dire, dans les pays froids , et il s appuie sur ce que l’on n’a pas remarqué que dans ces contrées boréales le grand Aigle se revête , pendant l’hiver, de plumes blanches ; d’un autre côté à mesure que cet oiseau vieillir , la couleur foncée de son plumage se change en une teinte blanchâtre, et même blanche sur quelques parties ; mais le plus vieux des grands Aigles n’acquierc jamais la blancheur éblouissante que l’on a comparée à celle du Cygne ou de la neige , et donc brille le plumage entier de Y Aigle blanc 3 la pointe seule des ailes étant noire; dé plus, on assure que Y Aigle blanc est moins fier ,,1110;, : ■,
J T 90 ORNITH
courageux et moins rapide dans son vol que l’ Aigle commun ; qu’il n’attaque que de petits animaux , et que quelquefois même il se jette sur les poissons. Buffon, dont on a adopté le sentiment, ne pense pas que ce soir, une espèce particulière ni même une race constante, et qui appartient à une espèce déterminée , mais bien une variété accidentelle, produite par le froid du climat , et plus souvent encore par la vieillesse de l’animai. Il est certain que X Aigle blanc est fort rare, car on ne voit sa dépouille dans aucune collection ; mais au temps d’Albert-Ie- Grand, on en voyoit souvent dans les Alpes et sur les rochers du Rhin; on en trouvoit aussi en Pologne; les Grecs le connoissent, car Pausa- «ias dit qu’on le rencontroit principalement sur le mont Sipvle, près des marais du Tantale, dans l’Ionie (liv. 8 , Voy âge de V Arcadie). Enfin, un voyageur nous a assuré avoir vu sur les Alpes, il y a quatre ou cinq ans, deux Aigles blancs accouplés , qui , après avoir défendu pendant quelque temps la fente d’un rocher, où ilssembloient vouloir établir leur aire, furent forcés de la céder à deux Aigles communs. Brisson , Ornith. tom. i ,p. 414. n. 3. L’Europe.
L’Aigle PLAINTIF, 4. A. Planga. A. Corpore ferrugineo , subtus fusco; pennïs axillaribus tectricibusque al arum , macula ovatâ 3 albâ; rostro nigro ; pedibus lanatis , luteis.
Dessus du corps ferrugineux, dessous brun ; plumes des aisselles et couvertures des ailes, avec des taches ovales blanches; bec noir; pieds laineux. [PI. 199, fig. 1, sous le nom d’ Aigle tacheté. )
C’est de tous les Aigles le moins féroce et le moins hardi ; c’est aussi celui que l’on peut espérer d’apprivoiser avec plus de facilité ; cependant, les fauconniers le dédaignent , parce qu’ils ont reconnu qu’il n’avoit pas assez de courage. Les Pigeons ., les rats et les Canards sont sa proie ordinaire, et on l’a surnommé Anatariay parce qu’il attaque ces derniers de préférence à tous les autres oiseaux. Quoique peu nombreuse en chaque lieu, cette espèce est répandue dans presque toute l’Europe, excepté, suivant Pennanr, en Suède, en Danemarck et en Norvège. On le voit néanmoins assez fréquemment en Russie, aussi bien qu’en Sibérie et même jusqu’au Kamtschatka; elle se trouve également dans l’Asiemineure, en Perse, en Arabie et en Afrique. Elle niche sur les arbres et sa ponte est
composée de deux œufs blancs, rayés de rouge,
La tête, le dessus du cou, le haut du dos et les ailes sont d’un brun glacé de noir sur cellesci et de ferrugineux sur les autres parties; les scapulaires , les couvertures supérieures des ailes et le bout de leurs pennes secondaires, portent des taches ovales et blanches ; la gorge et les parties postérieures ont des taches longitudinales rousses, -très-sombres sur le devant du cou et sur la poitrine , plus claires sur le ventre, et presque blanches sur les plumes des jambes; la queue est noirâtre , mais blanchâtre à sa base et à sa pointe; ses couvertures supérieures sont d’un blanc-roussâtre vers le bout ; le bas du dos et le croupion , variés de blanc , de roux et de brun ; les ongles sont noirs ; les paupières , d’un bleu pâle ; les serres, jaunâtres, et les doigts, jaunes. Gomme chez tous les autres oiseaux de proie, la livrée de celui-ci est sujette à varier : les uns ont plus ou moins de taches blanches; d’autres, comme celui-ci, dont Frisch a publié la figure, sont d’un ferrugineux obscur et ont la gorge d’un blanc sale; il est résulté de cette variation, qu’on a fait avec le même Aigle deux espèces •particulières, sous les noms de Nœvius et de Maculants.
La femelle est un peu plus forte que le mâle ; les jeunes ont les parties supérieures un peu roussâires , avec des taches d’un blanc-roux, et le dessous du corps plus foncé que le dessus. Gmelin } Syst. nat. édit. 1 3. n. 49 ( Falco n&vius). n. 50 ( Falco maculants). Brisson , Orhithol. tom. t.pag. 425. n. 4 ( Aigle tacheté). Buffon j Hist. natur. des Oiseaux y tom. J. p. 9 1 [petit Aigle). Frisch y Ois. pl. 71 [Steinadler). L’Eu-, rope.
L’Aigle DE ThÈBES. 5. A. Heliaca. A. Capite rufo ; corpore supra aurato-fusco ; subtàs saturatè fusco ; abdo mine Jlavescente-rufo ■ caudâ cinereâ y versus ap'tcem nigro transverslm striato ; dorso albo maculato; cerà digitisquejlavis ; pedibus hirsutis.
Tête rousse ; dessus du corps brun-doré , dessous brun foncé; abdomen roux-jaunâtre; queue cendrée, rayée transversalement de noir vers le bout ; dos marqué de blanc ; cire et doigts fauves ; pieds vêtus.
Leisler a décrit un individu de cette espèce , quia été tué en Allemagne; on le rencontre encore dans les montagnes du Tyrol , de la Silésie et de la Sibérie , de même qu’en Egypte , où l’a trouvée M. Savigny. Elle a la tête et l’occi-
ORNITHOLOGIE
pur d’un roux ardent ; le corps, d’un brun-doré en dessus , d’un brun foncé en dessous ; l’abdomen , d’un roux-jaunâtre ; une partie des couvertures supérieures de l’aile, blanche; la queue, d’un gris-cendré , avec une large bande noire vers son extrémtié, qui est d’un gris-jaunâcre ; la cire et les doigts , jaunes ; l’iris , d’un jauneblanchâtre; les narines, linéaires, à bord supérieur échancré.
Johann-Andreas Naumann a publié la figure et donné la description du jeune de cette espèce, qui, dit-il, diffère tellement du vieux, qu’on le prendroit facilement pour une espèce particulière, si l’on n’en avoit plusieurs en captivité, qui, après trois ou quatre ans, ont pris le plumage de l’oiseau avancé en âge. Sa longueur est à peu près de deux pieds.et demi , dont la queue en tient plus de douze pouces; le bec est plus petit que celui du vieux et d’un jaune-blanchâtre ; la cire et les doigts sont jaunes; les ongles, noirs ; l’iris est d’un vert-grisâtre; la tête et le cou sont couleur de paille et blanchâtres ; le dessus du cou ec le dos, bruns; cette couleur est plus claire le long de la tige et sur les couvertures supérieures des ailes, et plus foncée sur les grandes; leur extrémité est d’un jaune tirant sur le brun ; les pennes sont d’un brun-noirâtre ; les parties inférieures , d’un jaune de paille rayé de brun-roussâtre ; les culottes, les plumes des jambes et des tarses , couleur de paille claire , de même que les couvertures inférieures de la queue; celle-ci est brune et d’une nuance plus claire à sa pointe, avec du jaune-brun sur le côté extérieur. Johann -Andréas Naumann 3 Na~ turgeschichte dervoegel deutschlanâs 3 pl. 6 (vieux). pL. 7 (jeune) (Falco ïmperialis). Latham 3 Index} n. 28 (Falco Mogilnik). Savigny 3 Hist. natur. des Oiseaux de l'Egypte et de la Syrie. 2e édit, du nouv. Diction. d’Hist. natur. tom. 1 .p. 2.36. L’Europe et l’Afrique,
L’Aigle a bec blanc. 6. A. Albirostris. A. Rufo et nigricante fusco varia ; capite colloque rufis ; remigibus primoribus nigris ; pennis tibialibus fuscis et albis ; caudâ cuneatà ; rostro albo 3 apice fuscescente.
Varié de roux et de brun-noirâtre ; la tête et le cou roux; les premières rémiges noires ; les plumes des jambes brunes et blanches ; la queue étagée; le bec blanc , avec du brun à sa pointe*
Le plumage de cet Aigle 3 qui a été apporté de la Nouvelle-Hollande et déposé au Muséum
d’histoire naturelle , est généralement varié de roux et de brnn-noir, avec des taches d’un blanc un peu roussâtre à l’extrémité de quelques plumes; la couleur rousse esc plus ardente et domine sur la tête et sur le cou; les grandes rémiges sont noires; le bord de l’aile, surtout en dessous, est d’un blanc- roussâtre ; les pluraes des jambes et des tarses sont brunes, et blanches à leur base; les doigts et la cire, jaunes ; la queue est étagée ; ses deux pennes intermédiaires ont au moins un pouce de plus que les deux suivantes. 2e édit, du nouv. Diction. d’Hist. natur . tom. 1 . p. 229. L’Australasie.
* L’Aigle griffard. 7. A. Bellicosa. A. Fusca ;;
cervice varia ; corpore subtàs albo ; rostro basi c&rulescente , apice nigro.
Brun ; nuque variée ; dessous du corps blanc; bec bleuâtre à sa base , noir à sa pointe.
Cette espèce, qu’a fait connoîcre M. Levaitlant , habite la partie méridionale de l’Afrique et se trouve dans le pays des grands Namaquais,. où elle fait la chasse aux petites gazelles et aux lièvres. Cet Aigle , d’un caractère sombre et méfiant , et doué d’une grande force , combat tous les oiseaux de proie qui approchent du canton qu’il s’est approprié, les poursuit et ne les quitte que lorsqu’il les a forcés à s’éloigner de son domaine. Il place son nid à la cime des plus grands arbres, et sur la pointe des rochers inaccessibles. La ponte est de deux œufs presque ronds et entièrement blancs.
Cet Aigle p'orte sur l’occiput une petite huppe pendante , et a la tête, le derrière ec les côtés, blancs et d’un gris-brun ; le dos et les couvertures supérieures de la queue , d’un brun clair ; le dessous du corps, d’un beau blanc; les grandes pennes des ailes , noires ; les moyennes et les pennes de la queue, rayées transversalement de blanc sale et de noirâtre ; les doigts , jaunâtres ; les ongles , noirâcres ; l’iris , d’une couleur de noisette très-vive. La femelle ne diffère du mâle que par des couleurs moins foncées. Lev aillant 3 Oiseaux d'Afrique 3 pl. r. Latham} Index 3 Suppl. (Falco bellicosus). ie édit, du nouv . Dut. d’ Hist, natur. tom. 1. p. 85 2. L’Afrique.
* * L’Aigle aux joues noires. 8. A. Ameri-
cana. A. Capite 3 collo et pectore obscure cinereis ; genarum fasciâ transversâ3 dorso 3 ventre 3
ng* ORNÏTH
a lis caudâque nigris ; rostro caruleo ; pedibus lanatis , luteis.
Tête, cou et poitrine, d’un cendré obscur ; bande transversale des joues, dcrs, ventre, ailes et queue , noirs ; bec bleu 3 pieds laineux et jaunes.
Il est très-incertain que cet oiseau soit une espèce particulière et ne fasse pas partie de celle de Y Aigle commun , car Wilson ne fait, pas mention de cet Aigle dans son American Ornithology 3 et aucun naturaliste voyageur ne l’a rencontré dans l’Amérique septentrionale , où l’on dit qu’il se trouve. Il a une bande noire sur les joues 3 le dos, le ventre et les ailes de cette couleur ; le reste du plumage d’un cendré obscur 3 la cire et les doigts jaunes. Gmelin 3 Syst. natur. éd'u, i 3 . Latham , Index 3 n. 1 2 ( Falco americanus ). 'L’ Amérique septentrionale.
L, 36. E.. P.. R. iz,
L’Aigle a queue barrée. 9. A. Fasdata. A.
corpore supra fusco et rujo , subtus rufo fus coque longitudinaliter maculato ; remigibus secundariis extàs et intùs albo marginatis 3 caudâ griseâ 3 fusco transversim striata ; rostro carulescentenigro ; digitis /lavis ; unguibus nigris.
Corps brun et roux en dessus , roux et rayé longitudinalement de brun en dessous 3 rémiges secondaires bordées de blanc en dehors et en dedans ; queue grise et rayée en travers de brun ; doigts jaunes 3 ongles noirs.
Cet Aigle a été tué dans la forêt de Fontainebleau , et un individu qu’on a trouvé dans i’îie de Sardaigne , nous a été communiqué depuis par M. Bonelli , professeur d’histoire naturelle à Turin. Il a les plumes de la tête, du dessus du .cou , du corps et des ailes , brunes' et bordées de roussâcre; les pennes secondaires, terminées, frangées à l’intérieur et en dessous de blanc, et marquées légèrement de brun ; les pennes primaires, d’un brun-noir , blanches en dessous , avec des raies brunes , transversales du milieu à la pointe ; les deux premières brunes et marquées de blanc 3 la gorge et les parties postérieures rousses et tachetées longitudinalement de brun sur le milieu de la plume 3 la queue - grise 3 les deux pennes intermédiaires d’une nuance plus,cla:re, et toutes tachetées en travers de brun 3 totalement de cette couleur vers leur extrémité qui est blanchâtre , d’un gris-blanc en dessous et tachetées de même que le dessus ; les plumes de la tête , du cou et du dos n’ont que leur pointe brune et rousse.
et sont d’un beau blanc dans le reste ; le pli de l’aile est de cette couleur sur le bord et en dessous 3 le bec , d’un noir-bleuâtre; la cire et les doigts, jaunes 3 les ongles brun-noirâtres, forts, très- crochus et aigus.
*** Genre.
PYGARGUE , Haliaétus. Falco 3 Linn. Lath.
Corpus oblongum 3 rufo 3 albo 3 fusco , nigro varium,
Caput rotundatum.
Rostrum magnum , basi rectiusculum et cerâ villosâ obductum 3 culmine convexum , lateraùm compressum ; mandibula superior marginib'us dilatatis 3 apice adunca 3 acuminata ; inferior brevior } recta } obtusa.
Nares magna , lunata , transversa.
Lingua carnosa , crassa3 integra.
Rictus ad oculos usque fissus.
Collum médiocre.
AU long a ; remigibus 3*. , 4*. , 5*. omnium longissimis.
Femora extra abdomen posita ; tibia omnino plumosa.
Tarsi crass'13 brèves , partïm aut omnino dénudait.
Pedes tetradacty/i ; digiti très anteriores , ad imum sejuncti; externus versatilis , posticus unus3 quemadmodhm anteriores positus , sedilem cingens 3 humi incumbens.
Ungues internus et posticus reliquis longiores y adunciores ; externus omnium brevior. *
Cauda rectricibus 1 1.
Haliaeti habitant in sylvis , maritimis , Europ&3 Asia3 Africa 3 America septentrionalis ; in atboribus rupibusque . nidificant ; ova 2 pariant. ' Pulli recens nad videntes , cibum ipsi capientes , in nido victati , ex illo cedentes tantum ad volandum apti.
Corps oblong , varié de roux , de blanc , de brun et de noir.
Tête arrondie.
Bec grand , presque droit et garni â sa base d’une cire poilue , convexe en dessus , comprimé latéralement ; mandibule supérieure à bords dilatés , crochue et acuminée à sa pointe j l’inférieure plus courte, droite er obtuse.
Narines grandes , lunulées , transverses.
Langue charnue , épaisse, entière.
Bouche fendue jusqu’aux yeux.
Cou médiocre.
Ailes
Ailes longues ; les 3 e., 4e. et 5 e. rémiges les pius longues de toutes.
Tarses à demi ou totalement nus , courts.
Pieds tétradactyles ; trois doigts devant totalement séparés ; l'externe versatile ; pouce posé au bas du tarse , sur le même plan que les antérieurs, cerclant le juchoir et portant à terre sur toute sa longueur.
Ongles interne et postérieur les plus longs et les plus crochus de tous ; l’externe le plus court.
Queue à 1 2 rectrices.
Les Pygargues habitent dans les forêts maritimes de l’Europe, de l’Asie, de l’Afrique et de l’Amérique septentrionale ; ils nichent au sommet des grands arbres ou dans les rochers; leur ponte est de deux œufs. Les petits y voient dès leur naissance , prennent eux-mêmes la nourriture, sont alimentés dans le nid, qu’ils ne quittent qu’en état de voler.
Le Pygargue proprement dit. i. H. Nisus. H. Corpore fusco ; capite caudâque albis ( senior ) ; capite et collo ex cinereo in castaneum vergente ; corpore supra obscure ferrugineo , subtùs ferrugineo et nigricante ; caudâ albâ ( adultus ) ,■ capite et collo pallide cinereis ; rectricibus albis ,* intermediis apice nigris ( ibidem ) ; rostro Jlavescente ; pedibus jlavis ,• corpore ferrugineo ; rectricibus latere interiori albis ( junior ).
Corps brun ; tête et queue blanches (vieux ); tête et cou cendrés , et tirant à la couleur marron ; dessous ferrugineux et noirâtre ; queue blanche ( adulte ) ; tête et cou d’un cendré pâle; rectrices blanches , les intermédiaires noires à leur pointe ( ibidem ); bec jaunâtre; pieds jaunes ; corps ferrugineux ; rectrices blanches sur leur côté intérieur ( jeune ). ( PL 202 , fig. 1 , sous le nom d’ Aigle de mer. )
Indépendamment des espèces purement nominales que nous indiquons dans lâ synonymie, il en est encore plusieurs que signalent des auteurs : tels sont le Falco glaucopis , qui est un jeune, selon Meyer, et le Falco melanaëtos , que Latharn et Gmelin ont mal-à propos rapporte a 1 Aigle commun de Buffon , méprise qu’ils auroient évitée facilement, puisqu’il suffisoit de voir que des pieds à demi vêtus ( pedibus semi - lanatis ) ne pouvoient être ceux de cet Aigle , qui les a couverts de plumes jusqu’aux doigts. Il n’y a plus de doute sur l’identité de ces prétendues espèces ; cependant il en reste
suri’ Orfraie 3 que des ornithologistes persistent à regarder comme une espèce distincte , ainsi que l’ont pensé Brisson , Buffon , Latharn et Gmelin , et ils se fondent sur ce qu’on rencontre beaucoup plus d 'Orfraies que de Pygargues. Mais ce plus grand nombre à’ Orfraies est dans l’ordre naturel , puisque ces oiseaux n’étant âgés que d’un ou deux ans, et que les Pygargues en ayant trois ou quatre et même plus, les jeunes sont toujours en plus grande quantité que les adultes et les vieux chez tous les oiseaux. Les Pygargues qui ont été , ou qui sont encore dans la ménagerie du Muséum d’histoire naturelle , en fournissent une preuve sans réplique ; car tous y ont été apportés sous la livrée de YOrfraie , et tous , après un certain laps de temps , sont devenus Pygargues à tête d’un cendré plus ou moins clair. La couleur blanche qui couvre la tête du Pygargue américain est un attribut de la vieillesse, et cette couleur s’étend d’autant plus que l’oiseau vieillit , ainsi que l’a observé Othon Fabricius, au Groenland, où cette race, donc les jeunes ressemblent parfaitement à l 'Orfraie pendant les premières années , est trèscommune. En effet , le Pygargue , dit Wilson ( Américain Ornithology) , habite les mêmes lieux que l’ Orfraie [fbalde Agle) , vit des mêmes alimens et l’accompagne très - souvent. Il ressemble à celui-ci par la figure , la taille , la forme du bec, les pieds et les ongles ; c’est pourquoi, ajoute-t-il, j’ai un très-grand soupçon, nonobstant les autorités anciennes, que l’un ec l’autre sont des individus d’une même espèce , différant seulement dans les couleurs. Je m’appuie sur ce que le Pygargue , avant qu’il ait la tête , le cou et la queue blancs , ressemble totalement au balde Agle, ou Aigle de mer, et ce n’est qu’à l’âge de quatre ans que cette couleur couvre graduellement ces diverses parties.
Parmi les oiseaux rapaces, le Pygargue tient l’un des premiers rangs par sa raille, sa vigueur et sa férocité ; il est assez fort pour faire sa proie de jeunes cerfs , de daims et de chevreuils ; aussi les Anciens lui avoient-ils donné le nom d 'Ainnularia y du mot hinnulus , qui veut dire Faon. Il ne chasse que pendant quelques heures, dans le milieu du jour, et il reste tranquille le matin , le soir et la nuit. Perché sur le sommet des arbres ou à la cime des rochers, on le voit guetter, pendant des heures entières, les animaux qu’il cherche à surprendre ; s'il est dans le voisinage de la mer, il épie les oiseaux plongeurs et les saisit au moment même où ils se montrent Mmmmmmm
sur la surface des eaux ; il se jette aussi sur les phoques, et se cramponne tellement sur leur dos , en y enfonçant ses griffes acérées , que souvent il ne peut plus les dégager, et que le phoque l’entraîne au fond de la mer.
Dès que les jeunes Pygargues sont un peu grands, ils quittent le nid, quoiqu’ils peuvent à peiire voler. L’aire n’est qu’une espèce de plancher tout plat , sans abri , et qui est composé de petites branches, sur lesquelles posent plusieurs lits alternatifs d’herbes, de mousse et de plumes. Ce nid, grossièrement façonné, est placé tantôt sur de grands arbres, tantôt dans les fentes de rochers escarpés. La ponte est de deux œufs blanchâtres , tachetés de jaunâtre et de la grosseur de ceux de l’oie. Les petits naissent couverts d’un duvet cendré.
Cette espèce se plaît dans les pays septentrionaux des deux Continens. On la trouve dans l’Amérique jusqu’aux Carolines, au Groenland, en Russie, aux environs de Siubirsk , où elle porte le nom de Loun3 et en Norwège , dans les îles qui forment le golfec ou plutôt la mer intérieure, connue sous la dénomination de Loffoden. On la rencontre aussi en Egypte.
Jusqu’à ce qu’on soit certain que le Pygargue d’Europe ait , d.ahs l’âge avancé , la tête blanche, comme celui du Groenland et de l’Amérique septentrionale , on n,e peut se dispenser de diviser cette espèce en deux races ; mais les Pygargues qu’on conserve depuis très- long-temps v.ivans à la ménagerie du Muséum d’bisoire na> turelle, n’ont pas encore cette partie blanche, elle esc toujours restée d’un cendré clair ; tandis que ceux qu’on y a reçus de l’Amérique ont eu cet attribut après quelques années.
L e Pygargue 3 dans sa première année, a la tête et ie cou de deux teintes brunes ; tout le corps varié de blanchâtre , de brun et de ferrugineux ; les grandes pennes des ailes, noires ; les pennes de la queue, variées de gris, de brun et de blanchâtre ; le bec , noirâtre , et la cire jaune.
Dans la deuxième année , la couleur de la tête et du cou commence à s’éclaircir ; le reste du plumage est brun ; la queue, moitié blanche et moitié noirâtre ; le bec, jaunâtre, et la cire jaune.
A l’âge de trois ans, tout le corps est d’un brun uniforme ; la tête et le cou sont d’un gris plus ou moins clair ; la queue est totalement blanche ; le bec d’un jaune- sale , et l’iris d’un jaune très-clan-.
Quand il est vieux , le. gris de la tête blanchir ;
QLOGIE.
mais chez les individus du Groenland et de l’Améiique, cette partie et le cou sont d’un beau blanc, avec un trait très-étroit et noir sur la tige des plumes. Latham indique comme une variécé de cette espèce, un oiseau de proie de la. Nouvelle-Hollande , qui a une grande taille ; le bec et les pieds noirs ; le plumage en général,, brun, mais plus pâle en dessous qu’en dessus, et plus sombre sur les ailes ; le croupion et la queue sont d’une couleur cendrée presque blanche. Brisson , Ornith . tom. i . p. 413. n. 1 [Aigle à tête blanche ). Bujfon 3 Hist. nat: des Oiseaux 3 tom. i„ p. 99.pl. enl. n. 411 ( Pygargue et grand Pygargue). Linn . et Gmelin 3 Syst. nat. n. 3 ( Falco leucocephalus) vieux. Brisson, ibid. p. 42.9. n. G [petit Aigle à queue blanche). Bujfon 3 ibid. p. 99' ( petit Pygarguè). Linn. et Gmelin 3 édit. 1 3 ( Falco > albicaudus). Basson 3 ibid. p. 427. n. 5 [l’Aigle: à queue blanche ).. L innée , Syst. natur. édit. 12.. p. 123. n. 8' ( Vultur albicilla). G me h édit. 14.. 5.39. Latham , Index 3 n. 2 •,( Falco albicilla ) adkltus. Brisson , ibid. n. y [le grand Aigle de mer).. Bujfon, ibid. p. 1 1 2. pl. enl. n. 112, 415 [Orfraie Ou grand Aigle de mer). Linn. et Gmelin y, n.. 4. Latham , Index , n. 7 [Falco ossifragus ). L.. E.. P.. R. 12.
* Le PïGARGUE VOGIFER. 2. H. Focifer. H. Ferrugineo-fuscus • capite, colip, pectare caudâque albis ; rostro c&rulescente 3 pedibus flavescendbus.
Brun - ferrugineux 3 tête , cou , poitrine ec queue, blancs ;. bec bleuâtre ; pieds jaunâtres..
La voix de cet oiseau de-proie est forte et so-. note ; il pousse de grands cris, en agitant fortement sa tête et son cou , et il donne à sa voix diverses indexions. Selon 'M. Levaiîknt, son cri d’amour semble exprimer les syllabes ca-houcqu hou , prononcées lentement ; la seconde diro quatre tons .plus haut que la première, et les deux autres successivement d’un ton plus bas ; mais il fait entendre en tout temps des clameurs continuelles, dont il 'remplit les déserts de l’Afrique. Les Hollandais de la coionie du Cap de Bonne-Esperance l’appellent grand Pêcheur de poisson et Pêcheur de poissons blancs. Ces dénominations ont rapport à sa manière de. vivre. C’est en 'effet un patient et habile preneur de poisson , sur lequel il fond avec une rapidité inexprimable ; il se nourrit aussi de gros lézards et de gazelles; mais, selon M. Levaillant, ii ne mange jamais d’oiseaux. Cette espèce place son aire, à la cime des rochers et des plus grands arbres. Ses œufs sent blancs et peu gros , mais -de
ORNITHOLOGIE
la même forme que ceux de la poule d’Inde.
La tête, le cou , la poitrine er la queue sont d’un beau blanc.; le reste du corps, est d’un brunrougeâtre ; l’on aperçoit quelques taches d’un brun foncé sur la poitrine, et les plumes de la tête et du cou out leur tige brune ; lés pennes de l’aile sont noires , marbrées de blanc et de roux sur leurs barbes extérieures ; une peau jaunâtre , nue et semée de quelques poils noirs, couvre l’espace entre le bec et l’œil ; la cire est de la première couleur, et l’iris d’un rouge foncé. La femelle a moins de noir, et sa couleur blanche est moins pure. Le jeune porte du gris-cendré au lieu de blanc , et ce n’est qu’à la troisième année qu’il prend entièrement la livrée des vieux. Levaillant rapproche de cette espèce Y Aigle noneite de la Nigritie, que Buffon croit devoir se rappojter au Balbuzard.
On a décrit, dans la deuxième édition du nouveau Dictionnaire d‘ Histoire naturelle 3 deux oiseaux de proie du Sénégal, qui présentent de très-grands rapports avec le précédenr. L’trn a la tête, le cou, la gorge et la poitrine, blancs , avec des taches noires et longitudinales sur la tête ; une bande de cette couleur, sur ses côtés, partant de l’angle postérieur de l’œil et ne dépassant pas le haut de la nuque ; des taches longitudinales, étroites et noirâtres sur le milieu de quelques plumes du devant du cou et de la poitrine ; les plumes du ventre et des parties postérieures, blanches et noirâtres; les six pennes intermédiaires de la queue , blanches et brunes ; les ancres, totalement -blanches ; les pennes des ailes, noirâtres; les six premières, totalement de cette couleur, les autres blanches et jaspées de brun en dedans ; quelques-unes des couvertures supérieures des ailes , mélangées de blanc ; le dos ec le, croupion , bruns ; le bec bleuâtre ; ,1a cire et les tarses jaunes ; les ongles bruns.
Chez l’autre, la tête, le cou en entier, le haut du dos, la gorge et la poitrine sont d’un blanc de neige, avec une ligne noire, très-fine ex. très-étroite sur la tige des plumes ; la queue jest totalement blanche ; le bas du dos, le croupion, les scapulaires, les couvertures supérieures des ailes et de la queue sont d’un noir un peu mélangé de toussâtre ; leurs pennes primaires totalement d’un noir pur ; le dessous de l’aile , le ventre , les parties postérieures et les plumes des jambes, d’un brun-roux; le bec est brun; la cire et les tarses sont jaunes.
Ces deux oiseaux de proie se rapprochent du Balbuzard en ce qu’ils ont toutes les plumes des
jambes courtes, et les tarses. en très-grande partie nus. Ils tiennent au Py.gargue par les formes de l’ongle intermédiaire , qui a une rainure assez profonde sur le côté intérieur, le rebord supérieur saillant et. finement dentelé; le dessous aplati et creusé en gouttière dans le milieu , tandis que chez les véritables Balbuzards , l’ongle intermédiaire est sans 'rebord, sans dentelures, plein et arrondi en dessous. De même que ceux-ci, ils-' n’ont point ces longues plumes qui descendent des cuisses sur les côtés des tarses , et qu’on appelle culottes. Ces deux oiseaux sont dans la collection de M. le comte de Riocour. Levaillantj Oiseaux d’ Afrique , pi. 4. Lacham , Index y Suppl. ( Falco vocifer). 2e édit, du nouv. Diction. d’Rist. natttr. tom. 28. p. 277. V A^ [tique.
* Le Pygargue a ventre fauve. 3. H. Fui-
viventer. H. Capite colloque supra rufescente albisy fusco maculatis ; corpore supra fusco et albo vario ; pectore ventreque fuscis et fulvis ; abdomine tectricibusque cauda inferioribus albis ; caudâ albâ 3 apice fuscâ 3 tostro rubescente j pedibus flavescen tibus..
Tête et dessus du cou d’un blanc- roussâcre, tacheté de brun; dessus du corps varié de brun et de blanc ; poitrine et ventre bruns et fauves ; abdomen , couvertures inférieures de la queue et ses pennes blanches, celles-ci terminées de brun ; bec rougeâtre ; pieds jaunâtres.
M. de Labillardière a trouvé cet oiseau dans Son voyage autour du Monde, et l’a déposé au Muséum d’histoire naturelle. Son plumage terne semble indiquer que c’est un jeune dont l’espèce n’est pas connue. Il a la tête et le dessus du cou marqués de brun sur un fond blâncroussâtre ; le front ec la gorge de cette dernière teinte, mais uniforme ; le reste des parties inférieures, brun et fauve, à l’exception du bas-venrre et des couvertures inférieures de la queue, qui sont d’un blanc pur ; la queue est de cette couleur er terminée de brun ; les grandes pennes des ailes sont noires ; les parties supérieures, brunes et mouchetées de blanc. 2e édit, du nouv. Dut. d’Hist.nat. tom. 28. p. 28 5.
Nous plaçons à la suite des Pygargues les oiseaux dont il va être question , parce qu’ils onc plus de rapports avec eux qu’avec les Aigles , surtout n’ayant pas les pieds couverts de plumes Mm mm m mm 2.
ORNITHOLOGIE
IIQÔ
jusqu’aux doigts, mais en grande partie nus, comme les Pygargues.
** L’Aigle de la Chine. 4. Falco sinensis. F. Cor pore, supra fusco 3 subtus jlavicante ; rostro ri'igro j pedibus luteis.
Dessus du corps brun, jaunâtre en dessous; bec noir ; pieds jaunes. {PL 198 ,fig. 3 , sous le nom de Faucon de la Chine. )
Cet oiseau , dont Latbam a publié la figure dans son Synopsis 3 se trouve à la Chine et dans les Grandes-Indes. Il a une taille un peu inférieure à celle de X Aigle ; la cire jaune ; le bec, très-crochu ; l’iris, brun ; les parties supérieures d’un brun- rougeâtre ; le sommet de la tête, d’un beau noir, plus foncé sur le bord des plumes ; une bande assez large, d’un brun obscur sur le milieu de l’aile, et la plupart de ses pennes de la même couleur à leur extrémité ; la queue pareille au dessus du corps, à la base, sur le milieu ec à la pointe; toutes les parties inférieures, d’un fauve-jaunâtre; les pieds, très-robustes; les ongles , grands, très-crochus et noirs. Latham3 general Synopsis 3 tom. i . p. 35. n. 11. pl. 3 ( Chinese eàgle ). Gmelin , Syst. nat. n. GG ( Falco sinensis ). 2 e édit, du nouv. Dict. d’Hist. natur. tom. z 8, p. 2.79. La Chine.
* * L’Aigle féroce d’Astracan. 5. F. Ferox. F. Fuscus ; dorso 3 abdomine et uropygio niveis 3 maculis castaneis variis ; rectricibus tzqualibus 3 fuscis 3 fasciis quatuor obsoletis ; rostro plumbeonigro.
Brun; dos, abdomen et croupion, d’un blanc de neige, tacheté de couleur marron; rectrices égales , brunes , avec quatre bandes transversales peu apparentes ; bec d’une couleur de plomb noirâtre. {Pl. 106. fig. 4.)
S. G. Gmelin, qui dans ses voyages a découvert cet oiseau, nous assure qu’il est d’une gloutonnerie difficile à appaiser, et qu’il se jette aussi avidement sur les cadavres les plus infects. La cire est verte ; le plumage, assez généralement brun ; cette couleur tire au gris et est mélangée de blanchâtre sur la tête et sur le cou ; le dos , le ventre et le croupion sont blancs et variés de taches rougeâtres; les pennes des ailes, noires en dessus , blanches en dessous et grises vers le bout; celles de la queue, blanches en dessous et brunes en dessus, avec quatre bandes d’un brun plus clair ; les paupières , bleues ; l’iris est jaune et les ongles sont aigus. *5’. G. Gmelin 3
Nov. Comm. Petrop. 1 5. pag. 441. pl. 10. Linné Gmel. Syst. nat. n. 5 9. ze édit, du nouv. Dict. d’ Hist. nat. tom. 18. p. 2,7 y. La Sibérie.
* L’Aigle des Grandes-Indes. G. F. Ponticerianus, F. Corpore castaneo ; capite collo et pectore albis 3 lineâ longitudinali pennarum media fuscâ ; rostro cinereo 3 apiceflavo, pedibus luteis.
Corps couleur de châtaigne ; tête , cou et poitrine , blancs , avec une ligne longitudinale brune sur le milieu de chaque plume ; bec cendré, jaune à sa pointe; pieds de cette dernière couleur.
La vénération des Gentils, qui ont fait de cet oiseau une idole et qui lui rendent un culte, surtout au Malabar, tient, dit Fouché d’Obsonville , à des motifs purement mythologiques. On les voit souvent en un stupide ébahissement à son aspect, et si , en sortant le matin de leur maison, ils l’aperçoivent se dirigeant vers le lieu où iis vont traiter quelque affaire, c’est un heureux augure , qui ne permet pas de douter du succès le plus complet. ( Essais philosophiques sur les mœurs des divers animaux é Irangers 3 p. 5 5.)
La tête , le cou et la poitrine de cet oiseau sont couverts de plumes larges et très- blanches, dont la tige a ie noir brillant du jais; le reste du plumage est de couleur marron lustré, à l’exception du bout des six premières pennes des ailes , qui est noir. Cet Aigle porte, sur la côte du Malabar et au Coromandel, les noms de Tchil et de Kueroaden3 parce qu’il n’est pas assez courageux pour être rangé parmi les oiseaux de la fauconnerie. On trouve, dit Latham , un oiseau de proie semblable à la Nouvelle-Hollande, où il porte le nom de Girrenera. Il a la tête , le cou et le ventre, d’un blanc pur sans aucune raie ; le resre du corps, daine couleur de rouille sale. Une partie de sa nourriture consiste en œufs. Brisson 3 Ornith. tom. 1 . p. 450. n. 15. Buffon3 Hist. pat* des Oiseaux 3 tom. 1. p. 13 6. pl. enl. n. 41 ( Aigle de Pondichéry). Linn. et Gmelin 3
Syst. nat. édit. 13. n. 71 ( Falco pondicerianus ). Les Grandes-Indes.
** L’Aigle maritime de Java. 7. F. Mari timus. F. Corpore caud&que apice albis ; crurïbus colore ex rubïcundo et aldido mixto ; rostro pedibusque flavis.
Corps et pointe- de la queue blancs; cuisses
ORNITH
mélangées de rougeâtre et de blanchâtre; bec et pieds jaunes.
Cet oiseau, dont Lichtenberg a donné la première description , a un pied sept pouces de haut; le corps et l’extrémité de la queue , blancs ; les plumes des jambes, d’un rougeâtre mélangé de blanchâtre. On le trouve sur les côtes maritimes de 111e de Java , où il se nourrit de poissons et d’animaux morts. Wurmb apud Lichtenber magasin fur das neueste aus der Phys, tom.^.p. i. n. 6. 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. 28. p. 2 8 o. Les Grandes-Indes.
* L’Aigle a ventre blanc. 8. F. Leuco-
gaster. F.Albus ; dorso , ails caudâque obscure fuscis ; caud<& apice albo ; rostro fuscescente-luteo; pedibus /lavis.
Blanc; dos, ailes et queue, d’un brun obscur; queue blanche à sa pointe; bec d’un jaunebrunâtre ; pieds jaunes.
Le pays de cet oiseau est inconnu , et c’est une méprise deSonnini, d’avoir indiqué l’Amérique septentrionale pour sa patrie. Non-seulement le yentre est blanc , mais encore le dessus du corps, la tête, le cou et l’extrémité de la queue; le reste du plumage est d’un brun obscur. Latham , Index. 2e édit, du nouv. Dict. d'Hist. natur. 10m. 28. p. 280.
Le Bateleur. 9. F. Ecaudatus. F. Niger; ails pallidis ; dorso caudâque breviore rufis ; rostro Jlavo ; pedibus albo-griseis ; squamis nigris.
Noir; ailes pâles ; dos et queue roux ; celleci courte ; bec jaune ; pieds gris-blancs ; écailles noires.
Après avoir examiné cet oiseau en nature , nous avons cru remarquer qu’il avoit des caractères particuliers et assez distincts , pour être classé dans - une autre division. Il a le bec trèsrobuste, droit presque jusqu’au crochet; les narines elliptiques et oblongues ; la mandibule supérieure , un peu dilatée sur le milieu de ses bords ; la bouche , fendue jusqu’aux yeux ; les lorums et le tour de l’œil, dénués de plumes; la deuxième penne de l’aile, la plus longue de toutes; les ailes, très-longues ; la queue , courte ; Les pieds et les doigts, couverts d’écailîes bombées, rudes et un peu arrondies; les ongles latéraux, égaux; le postérieur et l’extérieur , les plus forts de tous; l'intérieur le plus petit. ,
Selon M. Levaiilant, les colons du pays d’An-
OLOGIÉ. 1197
reniquoi, dans l’intérieur des terres du Cap de Bonne-Espérance , ont donné à cet oiseau le nom de Bateleur y à cause des mouvemens trèsextraordinaires, espèces détours de force qu’il exécute en volant, et que le mâle et la femelle se plaisent à répéter alternativement en présence l’un de l’autre. Après avoir plané en tourniquet , ils rabattent tout d’un coup leur vol et descendent à une certaine distance de terre, en battant l’air de leurs ailes, de manière à faire . croire qu’il y en a une de cassée et que l’oiseau est prêt à tomber; on peut entendre ces coups d’aile â une grande distance.
Le naturel de cette espèce tient de pelui du Pygargue et de celui du Vautour , mais plus du premier que du second ; les Bateleurs déchirent les cadavres d’animaux morts , pour se gorger de leurs lambeaux à demi putréfiés; cependant r ils attaquent souvent, les jeunes gazelles et lesjeunes autruches, et ils cherchent â surprendre les agneaux et les mourons malades près des habitations. Le mâle et la femelle ne se quittent point ; ils placent leur aire sur les arbres ; la? ponte est de trois ou quatre œufs tout blancs- On les trouve communément dans le paysd’Anteniquoi et le long de la côte de Natal ,, jusquedans la Cafrerie. Ils sont connus par les colons du Cap de Bonne-Espérance, sous le nom de- Coqs de montagne. Ce n’est pas seulement dans; cette partie de l’Afrique que le Bateleur a fixé sa? demeure, car on le trouve aussi au Sénégal..
La taille de cet oiseau est moyenne entre? celle de l Orfraie et du Balbuzard ; les pennes delà queue dépassent à peine les plumes du croupion, qui en recouvrent la moitié; ces pennes si courtes et le /dos sont d’un roux foncé;. lespetites couvertures des ailes, d’un fauve-isabelle,, et les plumes des autres parties, d’un beau noir mat ; il y a un peu de gris-bleuâtre sur les scapulaires , et un libéré argenté sur le bord extérieur des pennes, alaires; l’iris est d’un brun foncé; la cire, jaunâtre; les ongles sont noirs.- La femelle et le jeune sont bruns , et leurs ailes, noirâtres. Il paruît que c’est seulement â sa troisième mue que le Bateleur se revêt entièrement de son plumage parfait. Lev aillant , Oiseaux d’ Afrique 3pl. 7 et 8. 2e édit, du nouv. Dict.. d’Hist. nat. tom. 28. p. 281 .L’Afrique. '
* Le Caere. 10. F. Vulturinus. F. Niger ; rosi'» Jlavescente. -
Noir ; bec jaunâtre.
ORNITHOLOGIE
iigS
Le nom de Cafre , que M. Le vaillant a imposé à cet oiseau , indique qu’on le trouve dans la Cafre rie , où il est néanmoins assez taré ; on ne l’y voit que. par paires. Avant de pouvoir s’enlever de terre pour prendre son vol , il marche et saute quelque temps à la manière des Vautours. Son aire est p'acée sur les rochers, et il se nourrit de charognes ; cependant, il attaque quelquefois les agneaux pour les dévorer sur place ; car jamais il n’emporte de proie dans ses serres , même quand il a des petits ; ce qui le rapproche des Vautours.
Sa taille égale celle du ortzrcd Aigle; son bec est même plus fore , mais ses serres sont plus foibles; tout son plumage est d’un noit mat, avec quelques reflets bleuâtres suc les ailes; la membrane du bec est bleuâtre ; l’iris, d’un brunmarron; les pieds sont d’un jaune terne et les ongles, noirs. Lev aillant , Oiseaux d’Afrique 3 pl. 6. ie édit du nouv. Dut. d’Hist. r\at, tom. 28. p. 282, L’Afrique.
* * Le Ch FELA, t-i. F. Cheela. F. Subcristatus ; fus eus ; capistro albo ; tectricibus alarum albo maculatis ; cauddt, fasciâ lati 3 albâ ; rostro c&ruleo J pedibus /lavis,
Un peu huppé; brun; capistrum blanc ; tectrices des ailes tachetées de cette couleur ; queue à bandelettes larges et blanches ; bec bleu ; pieds jaunes.
Le nom conservé à cet ojseau est celui qu’il porte aux Indes, Le sommet de sa tête est orné d’une petite huppe; son plumage, généralement brun , avec un peu de blanc sur chaque côté de la tête; des taches de la même couleur sur les couvertures supérieures des ailes, et une large bande également blanche en travers de la queue; l’iris est jaune. Latham3 Index 3 n. 14. 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist, nat, tom. 18. p, 282, Les Grandes- Indes.
*** Genre.
RALBUZARD, Pandion3 Savign y. Falco 3 Linn. Lath.
Corpus oblongum 3 fqsco , rufo3 nigro 3 albo varium.
Caput rotundatum.
Rostrum magnum 3 hast rectiusculum et cerâ villosâ instructum , supra rotundatum 3 lateraùm compressurn • mandibula. sitptnar mwginïbus di-
latatis 3 a dune a 3 acuminata; inferior brevior3 recta3 obtusa. '
N ares lunats , obliqua.
Lingua carnosa 3 crassa 3 integra.
Rictus subfissus.
Collum médiocre.
Ala longs, - remigibus 2â., 3 A omnium longis sim'ts.
Fetnora extra abdomen posita , tibia omnink plumosa.
Tarsi nudi 3 brèves 3 crassissimi 3 squamis numéro sis , scabris tecti.
Pedes tetradactyli; digiti crassi , très ante riores ad imum sejuncti; externus versatilis ; hallux quemadmodum anterïores imo tarsi posttus 3 sedilem cingens , humi ïncumbens.
Ungties squales 3 longi , validi 3 adunci 3 subtus rotundati 3 médius sine denticulis.
Cauda rectricibus 12,
Pandiones habitant in Europâ3 Africa 3 Americâ et Sibiriâ ; viedtant anatibus et piscibus 3 po~ tissïmhm tnajoribus quos capiendp submergunt ; inter arundines degunt ; alii in rupibus et arboribus altissimis; alii in arundinibus ; ova 4 pariant. Pulli recèns nati videntes 3 cibitm ipsi capientesj in nido victati 3 ex illo cedentes tantum ad volandum apti.
Corps oblong , varié de brun , de roux , de noir et de blanc.
. Tête arrondie.
Bec grand , presque droit er couvert d’une cire poilue à sa base , arrondi en dessus, comprimé latéralement; mandibule supérieure X bords dilatés, crochue , acuminée; l'inférieure plus courte , droite , obtuse.
Narines lunulées , obliques.
Langue charnue, épaisse, entière, obtuse.
Bouche peu fendue,
Cou médiocre.
Ailes longues ; les 2e. et 3Ç. rémiges les plus prolongées de toutes.
Cuisses posées hors de l’abdomen ; jambes totalement emplumées.
Tarses nus , courts , très-épais, couverts d’écailles très-nombreuses et raboteuses.
Pieds tétradactyles ; trois doigts devant, entièrement séparés; l’externe versatile; pouce articulé au bas du tarse, sut le même plan que les antérieurs , embrassant le juchoir et portant à terre sur toute sa longueur.
Ongles égaux, longs, très-crochus, arrondis en dessous; l'intermédiaire sans dentelures.
Queue à 1 2 rec.rices.
ORNI THOLO GIE.
Les Balbuzards habitent en Europe, en Afrique, en Amérique et en Sibérie; ils se nourrissent de canards et de poisson, surtout des plus , grands qu’ils prennent en plongeant ; fis se tiennent entre les roseaux ; les uns nichent dans les rochers et à la cime des grands arbres; les autres, dans les roseaux; leur ponte est de quatre œufs. Les petits y voient dès leur naissance, prennent enx-naêmes la nourriture, sont nourris dans le nid’, qu’ils ne quittent qu’en état de voler.
Le Balbuzard proprement dit. i. P. Flu-
vialis. P. Corpore supra fusco > subtus albo ; capue alhido ; rostro pedibusque c&ruleis.
•Corps 'brun en dessus , blanc en dessous ; tête blanchâtre \ bec et pieds bleus. ( PL zoz.fig. 3 . )
Cette espèce est généralement répandue en Europe, mais elle n’est pas commune en France; on la rencontre aussi dans plusieurs contrées de l’Afrique et de l’Asie, et elle ne seroit pas même étrangère à l’Amérique septentrionale , si réellement le Balbuzard qu’on voit dans cette partie du nouveau continent, appartient à la même, espèce , ce dont nous doutons fortement. Ces oiseaux sont de puissans destructeurs des habitans des eaux j' ils ne vivent guère que de poissons qu’ils prennent dans l’eau , même à quelques pieds de profondeur ; leur vue est très-perçante. Ayant beaucoup de patience , ils passent des heures entières, immobiles sur un arbre à portée d’un étang ou d’une rivière , cà épier leur proie. On les rencontre toujours dans le voisinage des eaux ; ils fréquentent les côtes de la mer, et le plus souvent les bords des lacs, des étangs et des rivières. Ils se retirent de préférence dans les bois marécageux ; mais lorsqu’ils veulent nicher , ils gagnent ordinairement les plus hautes montagnes et établissent leur aire dans les crevasses des rochers escarpés , ou sur de très- hauts arbres dans les forêts les plos épais-
*- ses. L ponte est de trois ou quatre œufs blancs et tachetés de roussâtr-e.
La tête de cerce espèce est plus ou 'moins variée de blanc cerre couleur occupe le- bord des plumes qui sont brunes dans, le reste , de même que le manteau, et une bande , qui des- ' cend de l’angle du bec sur les côtés du cou 3 toutes les parties inférieures sont blanches avec des taches brunes ou d’un fauve clair sur la poitrine 3 les premières pennes des ailes, d’un brunnoirâtre; les moyennes brunes , et toutes rayées de blanc en dedans; la cire esc bleue, et l’iris,
jaune. La femelle est un peu plus grande que le mâle, qui a un pied neuf à dix pouces de longueur rotale.
On donne pour variétés de cette espèce : 30. le Balbuzard DES ROSEAUX (Falco arundinaceus)y que S. G. Gmélin a observé dans son voyage en Sibérie. Il se tient habituellement dans les roseaux 3 le dessus de son corps est gris; le dessous, blanchâtre y la membrane du bec, cendrée ; les pieds d’une teinte pâle, et ies pennes de la queue sans nuance de blanc. Si réellement cet oiseau est tel qu’on le décrit, c’ést certainement une espèce distincte de la précédente , et peut-être nèst-ce pas un Balbuzard.
a°. Le Balbuzard de Cayenne ( Falco Cayanensis) , dont le plumage est brun-rcugêâtre avec un trait blanc qui part de la mandibule supérieure , passe par les yeux et s’étend jusqu’à d’occiput ; le dessus de la tête est mélangé de brun et de blanc ; toutes les parties inférieures,, depuis le bec jusqu’à la queue , sont blanches^ une bandelette brune est sous, les yeux et descend sur les côtés du cou , comme chez notre Balbuzard ; les deux pennes du milieu de la. queue sont d’un brun uniforme ; les autres,, barrées de brun et de blanc ; la plus extérieure de chaque côté est marquée sur chaque bo’rA de là tige ; l’extrémité de toutes est blanche; le bec , noir ; la cire, obscure.
3°. Le Balbuzard de la Caroline , figuré dans Y Histoire naturelle des Oiseaux de lJA~ mérique septentrionale , pi. 4, sous le nom & Aigle pêcheur. Il a réellement des rapports avec celui d’Europe y mais il en diffère pàr la longueur de ses ailes qui , dans l’état de repos , dépassent la queue de près de deux pouces; par une taille un peu plus svelte , par ses tarses constamment jaunes et par une partie de son plumage autrement nuancé*, lorsqu’il est dans son état parfait.
On trouve ce Balbuzard dans toute l’Amérique septentrionale , mais il ne reste dans la Nord que pendant l’été ; c*e$t alors qu’on lé voit dans l’Etat de New-Yorck , où il se rient ordinairement sur les monragnes appeîées Nig~ lang y et sur les côtes de Tappan, qui bordent la rivière d Hudson , ou du Nord. Il fait son nid à la cime des plus grands arbres ou dans les rochers les plus élevés ; sa ponte est de trois ou quatre œufs blancs et tachetés de brun ; ce Balbuzard a la cire bleue; l’iris et les pieds, jaunes ; les plumes du sommet de la tête, du dessus du cou du- manteau," les pennes et les céu<-
ORNITHOLOGIE
verrures supérieures des ailes et de la queue, d’un brun très-sombre dans le milieu et d’un brun plus clair sur les bords ; les pennes caudales traversées par cinq bandes d’un brun clair; une bandelette part des coins de l’œil, s’étend vers l’occiput , descend sur les côtés du cou et se perd sur les épaules; le front, les côtés de la tête, la gorge et toutes les parties postérieures sont d’un beau blanc avec quelques taches d’un brun sombre sur la poitrine.
Cet oiseau, à 1 âge d’un an, est brun en dessus et sur la bandelette. Il porte, dans sa première année , un vêtement assez analogue à celui de notre Balbuzard. -, car il est alors d’un brun clair sur les parties supérieures, dont les plumes sont bordées de blanc sale , ainsi que celles de la bande du cou ; le blanc domine plus sur la tête que le brun ; les taches de la poitrine sont plus nombreuses et se trouvent aussi sur le devant du cou : tel est le Falco leverianus , dont on a fait une espèce distincte sous ce nom et sous celui de Faucon levcrian. La femelle diffère du mâle en ce qu’elle a deux pouces de plus de longueur ; le dessus de la têce d’un blanc presque pur ; la gorge, le devant du cou et le haut de la poitrine avec de larges taches d’un brun pâle, et la bande des yeux d’un noirâtre moins foncé.
Nous rapprochons de ce Balbuzard, X Aigle, pêcheur, du Père Dutertre , dont Buffon fait mention à l’article du Balbuzard de la Caroline, lequel fait plus la chasse aux poissons qu’aux animaux terrestres , et le Balbuzard de la Louisiane dont Mauduyt parle dans cette Encyclopédie , mais seulement comme un jeune oiseau. Brisson, Ornith. tom. x, p. 44.1. n. 10 [l’Aigle de mer). Buffon, Hist . nat. des Oiseaux, tom. 1. p. 1 03 . pl. enl, n. 4x4. L’Europe et l’Asie septem trionale,