‹ Tableau encyclopédique et méthodique des trois règnes de la natureChapitre 143 sur 246 · L. 16 '. E.. P.. R. il · texte numérisé non relu

L. 16 '. E.. P.. R. il

* * * Genre.

HARPIE , Harpyïa. Falco 3 Linn. Lath.

Corpus oblongum , variis coloribus pictum.

Caput rotundatum , cristatum.

Rostrum magnum , basi rectiusculum et cerâ instructum 3 validissimum 3 lateratim compres~ sum j supra convexum ; mandibula superior margïnibus dilatatisj adunca3 acuminata ; inferior brevior j obtus a.

Nares ovata 3 transversales.

Lingua

Collum mediocrec

AU modic& j remige iâ. breve , 4*. omnium longissimâ.

Fémora extra abdomen posita 3 tibia omnino plumosa.

Tarsi subelongati 3 crassissimi 3 robusti 3 parte superiore anticâ plumosi.

Pedes tetradactyli ; digiti très anteriores 3 unus posticus ; exteriores basi membranâ connexi ; hallux'quemadmodù'm anteriores imo tarsi positus , sedilem cingens 3 humi intumbens.

Ungues longi 3 validissimi 3 acutissimi 3 internus et posticus intermedio longiores.

Cauda rectricibus 12.

Harpyia habitant in sylyis America mendia na * *

lAig

lis ; mammiferibus victitant ; ferturunico ictu cranium ho minis fendere. In altissimis arboribus nidificant ; ova 1 pariant. Pulli recené nad videntes 3 cibum ipsi capientes 3 in nido victati 3 ex illo cedentes tantum ad volandum apti.

Corps oblong, peint de diverses couleurs.

Tête arrondie , huppée.

Bec grand, presque droit et garni d’une cire à sa base , très-fort , comprimé latéralement , convexe en dessus; mandibule supérieure à bords dilatés , crochue , acuminée 3 l’inférieure plus courte, droite, obtuse.

Narines ovales, transversales.

Langue. ....

Cou médiocre.

Ailes moyennes ; la première rémige courte, la quatrième la plus longue de toutes.

Cuisses posées hors de l’abdomen 3 jambes totalement emplumées.

Tarses gros , un peu alongés , robustes , garnis de plumes en devant , au-dessous du genou.

Pieds tétradactyles 3 trois doigts devant, un derrière 3 les extérieurs réunis à leur base par une membrane 3 pouce posé au bas du tarse, sur le même plan que les antérieurs, embrassant le juchoir et portant à terre sur toutes les articulations.

Ongles longs, très-forts, très-aigus 3 l’interne et le postérieur plus longs que celui du milieu.

Queue à 1 2 recrrices.

Les Harpies habitent dans les forêts de l’Amérique méridionale, se nourrissent de mammifères , et ouvrent la tête d’un homme d’un seul coup 3 ils nichent sur les arbres les plus élevés; leur ponte est de deux œufs. Les petits voient dès leur naissance, prennent eux-mêmes la nourriture, sont alimentés dans le nid, qu'ils ne quittent qu’en état de voler. .

* La Harpie proprement dite. i. H. Maxi-

ma. H. Capite pennis elongads cristato ; corpore supranigro 3 candido etfulvo mixto ; subtus albo ; pedibus /lavis.

Tête huppée ; dessus du corps mélangé de noir , de blanc et de fauve 3 dessous blanc ; pieds jaunes.

Les grands oiseaux de proie de l’Amérique méridionale ont , comme les nôtres , un plumage sujet à varier , suivant l’âge , le sexe et suivant les localités 3 il n’est pas étonnant d’y trouver une confusion encore plus grande que celle qui règne dans cette classe d’oiseaux d’Europe , où ils sont mieux et plus anciennement connus ,

ORNITHOLOGIE

puisque dans le nouveau Continent , les observations y sont moins nombreuses et y ont commencé plus tard. En effet , dans le nombre de ceux dont il va être question , il en est qui ont été décrits plusieurs fois et sous diverses dénominations , parce qu’ils auront été vus dans une situation différente de sexe ou d’âge, et dans des contrées très-éloignées les unes des autres. Tel est l’oiseau de proie connu pour le plus robuste et le plus puissant de tous , et dont la femelle surpasse nos Aigles et nos Pygargu.es par sa taille , la grosseur de ses tarses , la force de son bec et de ses ongles. C’est à cette espèce que les ornithologistes ont imposé le nom d'Harpyia. Linnée l’a rangée, parmi les V autours , Brisson avec les Aigles j Latliam au nombre des Falco ; mais nous la croyons déplacée avec les uns et les autres- j car elle n’a aucun attribut des Vautours , ni les longues ailes des Aiglçs, 3 ni leurs tarses courts et totalement vécus jusqu’aux doigts ; ce n’est pas non plus un Pygargue ; car ses ailes sont moins longues et ses doigts ne sont pas totalement séparés. On a encore essayé d’en faire un Gypaëte 3 mais elle n’en a ni le bec, ni les ailes , ni les pieds , ni cette longue barbe qui distingue particulièrement celui-ci ; enfin , ce n’est pas non plus un Faucon , car son bec est différent , ses ailes sont proportionnellement beaucoup plus courtes , et les premières pennes autrement disposées relativement les unes aux autres. D’après cet exposé , peut-on ne pas convenir qu’il falloir l’isoler ?

Ce n’est pas seulement dans Latharn que cet oiseau de proie est décrit sous diverses dénominations, comme celles de Falco destructor} crïstatusj Harpyia3 et dans Gmelin sous les deux dernières-er celle de Jacquini ; mais encore dans nos omithoîogies françaises, sous les noms d’^igle. destructeur 3 de grand Aigle de la Guyane , de Caraccaj et peut-être à' Aigle couronné et de Calquin ; les deux premiers nous paroissènc être le mâle et la femelle, et le Caracca , une variété d’âge. Quant à l’ Aigle couronné de Buffon , nous avouons qu’il n’est pas aisé, d’y reconnoîcre la grande Harpie 3 d’après ce qu’on en dit. C’est, suivant ce naturaliste, X Urutaurana dê Marcgrav-e , XY^quauthili de Fernandez , X Aigle huppé d’Afrique 3 décrit et figuré dans les Oiseaux d’Edwards, X Aigle d’Orénoque et X Aigle du Pérou j nommé ainsi par Garcilloso , dans X Histoire des Inccts. Sonnini a, comme Buffon, réuni X Urutaurana et XYqquauthili s et les rapporte à XÉpervicr patu de. M. de Azara; ce rap-

port est jus,te , quant au premier , mais on ne peut l’admettre pour le second , qui a une taille supérieure à celle de nos plus grands Aigles , et qui a les pieds nus , tandis que les deux autres ont les tarses emplumés jusqu’aux doigts , et sont plus petits que celui-ci. M. Cuvier présente X Urutaurana pour le même oiseau que X Autour huppé j X Aigle moyen de la Guyane et 1 ’Épervier patuytyai tous ont une taille inférieure â celle de notre Aigle commun 3 quoique Marcgrave donne â XUrutaurana la grandeur de cet Aigle ; mais c’est , dit M. Cuvier, un tiers au moins de trop j ce qui est vrai , dira- 1- on, si c’est réellement le même que ces oiseaux; ce donc nous ne doutons pas. L ’Y^quauthili est , selon ce savant , la grande Harpie d’ Amérique ou X Aigle destructeur. Comme la taille d’un mouton, que Fernandez donne au premier, patoît exagérée, nous croyons, avec M. Cuvier, pue c’est l’individu qu’il indique; en tous cas, la taille de cette Harpie ne peut convenir à X Aigle couronné de Buffon, puisqu’il le dit plus petit que X Aigle commun. U Aigle d’Orénoque a la grosseur erda figure d’un Aigle ; X Aigle du Pérou pourroit être X Aigle couronné 3 car il est plus petit que les Aigles d’Europe. Enfin, X Aigle couronné , pl. 6, de l’édition de Buffon, publiée par Sonnini , étant figuré avec les pieds totalement vêtus , ne peut représenter XY-qquauthili cité dans la synonymie, lequel a une grande partie des tarses dénuée de plumes, mais c’est bien l’image d’un des oiseaux décrits sous les noms d' Aigle moyen de la Guyane 3 d’ Autour huppé. 3 d 'Epervier patu. Il résulte de ce que nous venons d’exposer, que la grande Harpie a été confondue avec les Spi-qaëtes et X Aigle huppé d’Afrique d’Edwards, que nous regardons aussi comme un Spi-qaéte a pieds -vêtus.

La. grande Harpie est, assure-t-on, si forte, que d’un coup d&bec elle fend la tête à un homme, et qu’elle peut enlever des faons. C’est , suivant les observations que Sonnini a faites dans la Guyane , un oiseau solitaire qui vit dans renfoncement et l’obscurité- des plus épaisses forêts ,„ et qui , lorsqu’il est affecté, relève les longues plumes de sa tête en forme de huppe ou de couronne. Ce fait esc confirmé par Jacquin, qui ajoute qu’pn peut, malgré sa féroei té naturelle, l’apprivoiser quand il est jeune". C’est â quoi se borne la partie historique de cet oiseau , dont l’espèce esc rare, quoique répandue dans une grande partie de l’Amérique méridionale;, mais il n!esc pas aisé de l’obser-

ORNITHOLOGIE

ver , parce qu’il se tient fort avant dans les terres inhabitées et au milieu des forêts. Sonnini l’a trouvé sur un arbre fort élevé dans le haut de rOrapa , grande rivière de la Guyane française , où il étoit immobile et ne poussoit aucun cri. Jacquin l’a rencontré dans la Nouvelle- Grenade ; mais c’est mal-à-propos qu’il en fait un Vautour ; enfin on l’a trouvé au Mexique, car il nous semble que c’est Y Y^quauthili de Fernandez.

Comme cet oiseau ne se présente pas toujours sous la même livrée , il nous paroîc nécessaire d’en donner plusieurs descriptions , afin qu’en les comparant les unes aux autres on puisse saisir les différences qui caractérisent les sexes et les âges.

i°. Le grand Aigle de la Guyane ( Falco destructor Lath.) a une taille qui surpasse celle du grand Aigle de notre continent , plus de trois pieds et demi de longueur, mesuré en ligne droite, du bout du bec à celui de la queue ; le bec long de trois pouces, large de quinze lignes et épais de vingt- un à sa base ; la queue longue de seize pouces et demi; elle dépasse les ailes pliées de quatre pouces six lignes. Il n’a- point de plumes, mais seulement quelques poils noirs entre le bec et l’œil ; les plumes des pieds descendent sur deux pouces de longueur au-devant des tarses, dont le côté postérieur est entièrement nu; du sommet de la tête , qui est fort aplati , partent de longues plumes couchées en arrière, dont les deux du milieu, qui sont les plus longues, ont plus de cinq pouces; elles sont d’un gris-rougeâtre, sur presque près de la moitié de leur longueur; le reste est noir et terminé de gris-roussâtre ; les.autres plumes de la tête sont teintes de gris cendré et terminées de blanc; le dessus du cou et du corps présente un mélange confus de grisroussâtre et do noir; le dessous est d’un gris sale , à l’exception d’un demi-collier noir , marbré de gris-roussâtre, et des plumes du ventre qui sont blanches , en outre presque décomposées et douces au toucher comme du duvet; les ailes sont variées de noir ,ez de plusieurs nuances grises ; la queue est grise avec d'e larges ^ bandes et des taches noires ; les plumes des jambes sont blanches et rayées de noir ; le bec , sa membrane, la peau nue des lorums sont de couleur noire ; les pieds et les doigts couverts d’écailles jaunes. Nous présumons que c’est de cette espèce qu’entend parler le capitaine

Stedman ( Voyage de Surinam , tom. 3, p. s 10 de la traduction d’Henry ) , sous la dénomma-r tioti à’ Aigle huppé j, animal, dit ce voyageur, très-féroce et très-fort des forêts de Surinam.

z°. L’Aigle destructeur a trois pieds deux pouces de longueur totale ; sa tête porte une huppe couchée en arrière , grise , noire et terminée de gris; le cou est de cette couleur, qui prend une teinte noirâtre sur la tête ; les joues sont grisâtres ; le dos et les pennes des ailes, noirs; celles de la queue, d’une nuance grise-; les parties inférieures, d’un blanc sale ; le bec et les ongles , de couleur de corne; les tarses, d’un jaune pâle.

30. Le GARACCA ( Falco cristatus 3 Lath.), Dellon a vu et dessiné un oiseau vivant de cette espèce , dans la Ménagerie du roi d’Espagne, à Buco-Rete-ro ( Voyage en Espagne 3 pag. 80 et pl. 3 1 ). Son bec est forcement courbé en dessus et presque droit en dessous; ij porte une huppe courte sur le derrière de la têce ; son ventre esc blanc et sa queue traversée par quatre bandes cendrées; le reste de son plumage est noir; cet oiseau a la grandeur d’un Coq- d’ Inde.

4°. Trois Harpies 3 dont deux sont au Muséum d’histoire naturelle et une dans la collection de M. Dufresne , nous ont fourni les descriptions suivantes; des deux premières, l’une esc sous son plumage parfait, et l’autre, sous une livrée qui indique une femelle, étant au moins un quart plus grosse et ayant les tarses, les doigts et les ongles beaucoup plus forts à proportion; elle est, en dessus, variée de brun , de gris et de blanchâtre; d’un gris clair sur. les joues , l’occiput , la gorge et sur toutes les parties inférieures, avec quelques plumas noires sur le devant du cou, qui indiquent que cet oiseau commence à prendre les couleurs de l’adulte; quelques taches noires transversales et étroites sont parsemées sur le fond gris-blanc des plumes des jambes ; les pennes de la queue ont en dessous, sur un fond gris clair, plusieurs taches noires , irrégulières et situées sur chaque côté de la tige.

Le mâle a le dessus du corps et des ailes , d’un noir à reflets gris; les joues, l’occiput et la gorge, de cette dernière couleur ; le devant du cou, les côtés deda poitrine au-dessous des ailes, noirs; le reste de la poitrine et toutes les parties postérieures, d’un beau blanc; Les jambes, rayées de noir transversalement ; quatre larges bandes noires traversent la queue sur un fond blanc, Ttt tttt z

dont l’extrémité est de cette couleur. La troisième a trois pieds de longueur ; le dessus de la tête , gris et noir ; les joues, grises ; la gorge, la poitrine et les parties postérieures, d’un blanc un peu roussâtre; le devant du cou, noir, avec une bandelette étroite , longitudinale et blanche sur le milieu;- les plumes des jambes, rayées transversalement d’un brun foncé , sur un fond blanc-jaunâtre; le dessous de la queue, avec huit bandes transversales, dont quatre noires et quatre blanches ; les bandes noires du dessus de la queue sont au nombre de cinq , et plus larges que celles du dessous ; les bandes blanches , au nombre de quatre, sont finement pointillées de noir, et toutes les pennes ont leur extrémité d’un blanc-roussâtre. Basson , Ornithol. tom. i. p. 446. n. 1 3 [lé Aigle huppé du Brésil ). Latham 3 Index , n. 1 ( Falco harpyia). Idem s n. 24 (Falco tharus). Idem 3 Suppl, n. 130 ( Falco destructor ). ie édit, du nouv. Diction. d’Hist. natur. tom. t.4 . p. 233. V Amérique méridionale .

* * La Harpie couronnée du Paraguay.

2. H. Coronata. H. Corpore fusco , c&ruleo misto , dilutiore subtus ; occipite pennïs quatuor elongatis cristato ; tectricibus cauda apice albis ; remigibus primants 3 rectricibus nigricantibus ; caudâ albo transver sim striata ; cerâ pedibusque 'f lavis.

Corps d’un brun mélangé de bleu,' plus clair en dessous; huppe occipitale composée.de quatre longues plumes ; couvertures de la queue terminées de blanc; rémiges primaires et rectrices noirâtres; queue traversée de blanc ; cire et pieds jaunes.

Les Guaranis , peuplade du Paraguay , appellent cet oiseau Taquato hobi ( Buse bleue ), et M. de Azara l’a décrit sous celui d ’Aguila coronada. Il pousse un sifflement aigu et lamentable, qui.se fait entendre de loin. Le mâle et la femelle ne s’éloignent guère l’un de l’autre, et ne viennent à terre que pour saisir leur proie. Ils se perchent à la cime des plus grands arbres, dans les campagnes, vers la lisière des bois, pour y attendre au passage les gros rats; ils dédaignent les petits oiseaux , quoique souvent ils en soient assaillis et qu’ils soient étourdis de leurs cris. Leur vol est étendu, mais lenr. Pourchasser , ils se laissent tomber du haut des arbres , ou, plus ordinairement, ils s’élèvent en battant mollement les ailes, jusqu’à ce qu’ils soient parvenus à une grande hauteur, et ils y volent en

tournoyant, jusqu’à ce qu’ils aient découvert une proie ; alors , ils s’abattent presque perpendiculairement, les ailes pliées et sans bruit. Il est rare que l’animal sur lequel ils fondent fasse aucun mouvement , la frayeur le retient ; mais s’il s’enfuit, soit au vol, soit à la course, les Aigles le suivent et s’en emparent bientôt avec la vitesse qu’ils ont acquise, en s’élançant du haut des airs. Les Inambus des champs, les Poules et d’autres oiseaux de grande et de moyenne taille, les spercos , les apéreas et les faons sont leurs victimes ordinaires. Si leur proie n’est pas trop grosse , ils l’emportent sur les arbres, la déchirent en grands morceaux et la dévorent avec leurs ôs et leurs plumes; ils s’abattent sur les cadavres récens, de même que les Iribus 3 qui leur cèdent la place erse tiennent à quelque distance, jusqu’à ce que ces Harpies soient repues.

Cet oiseau a , presqu’au-dessus de l’occiput, quatre grandes plumes, longues de quarante-cinq lignes, larges de six et terminées en pointe; l’oiseau les redresse à volonté et elles sont toujours un peu soulevées. Tout le plumage est d’un brun mêlé de bleu, plus clair sur les parties inférieures; les couvertures de la queue sont terminées de blanc; les premières pennes des ailes et celles de la queue, noirâtres; celle-ci a une bande blanche, large de dix-huit lignes, qui commence à deux pouces de son extrémité , avec un trait de la même couleur, qui tient le milieu entre la bande et la naissance des pennes ; la membrane du bec est d’un jaune vif, et l’iris, noisette.

La femelle a la même grandeur et la même couronne que le mâle; elle n’en diffère que par les teintes du plumage; les plumes de la tête sont d’un roux clair , avec du brun dans leur milieu ; celles de la nuque, jusqu’au milieu du cou, sont blanches à leur naissance er brunes dans le reste , avec une bordure rousse ; de là, jusqu’aux couvertures de la queue , elles sont brunes, ainsi que les couvertures supérieures des ailes; le devant du cou est comme marbré de brun, de blanc et de roux clair; lès côtés de la tête, la gorge et tout le dessous jdu corps sont blancs, de même que les couvertures supérieures de la queue, qui ont en outre une tache brune vers leur extrémité; la queue est bleuâtre et terminéé par une bande brune et large de deux pouces; o.i y remarque quelques petites taches et des points rares d’une nuance plus foncée ; les ailes sont variées de brun et de blanchâcre; leurs

couvertures inférieures, blanches, avec quelques taches noirâtres vers leur pointe.

Les trois espèces dont il va être question ciaprès paroissent plutôt se rapprocher des Harpies ou des Sphpxèiés 3 que de tout autre oiseau de proie. Nous les plaçons à leur suite en attendant quelles soient mieux connues. De A^ara, Apuntamientos para la Hist. nat. de los Paxaros del Paraguay , etc. tom. i. p. 5 6. n. 7. 2 e edic. du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. 1 4. p. 1 3 7. L’Amérique méridionale.

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