L.. E.. P.. R. il
* * La Perriche jendaya. 137. P.Jendaya.
P. Supra viridis ; subtîis 3 capite colloque Jlavis ; rostro pedibusque aigris.
Verte en dessus, jaune en dessous, sur la tête et le cou; bec et pieds noirs.
C’est d’après Marcgrave que l’on a décrit cette Perriche du Brésil 3 qui est de la grosseur de notre Merle , et dont tout le dessus du corps est d’un vert d'aigue-marine ; la tête, le cou et la poitrine sont d’un jaune-orangé; les ailes, noirâtres à leur extrémité; l’iris est -d’une belle couleur d’or. Brisson 3 Ornithol. tom. 4. p. 399. n. 91 [Perruche jaune du Brésil). Buffon 3 Hist. nat. des Oiseaux 3 tom. 6. pag. 2 61. L’Amérique méridionale.
* La Perriche maïpoüri. 138 .P. Melanocephalus. P. Viridis; subtîis luteus ; pileo nigro ; pectore albo ; orbitis rostroque incarnatis ; pedibus cinereo-fuscis.
Verte; jaune en dessous; dessus de la tête noir; poitrine blanche ; orbites et bec incarnats; pieds brun-cendrés. (Pl. iiy.Jïg. 3.)
Le nom imposé à cet oiseau est d’après son sifflet pareil au cri du Tapir , qu’on nomme à Cayenne Maïpoüri. Quoiqu’on voie ces Perriches en petites rroüipes , elles n’en sont pas plus sociables, car elles se battent cruellement. Naturellement fières et presque toujours de mauvaise humeur, on ne peut les apprivoiser , lorsqu’on les prend adultes ; elles préfèrent la mort à l’esclavage, en refusant toute nourriture. "Les camouflets de fumée de tabac , dont on se sert pour apprivoiser les Perroquets les plus revêches, ne peuvent les adoucir. Il fauc les prendre dans
OLOGÏE.
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leur premier âge , si on veut en élever ; ce qu’on ne fait guère que pour jouir de leur beauté. On trouve cette espèce à la Guyane et au Mexique ; elle n’approche point des habitations, et ne se plaît que dans les bois entourés d’eau ou sur les arbres des savannes- noyées.
Elle a le dessus de la tête noir; une tache verte au-dessous des yeux; les côtés de la tête , la gorge et le devant du cou, d’un beau jaune; le dessus du cou , le bas-ventre ec les jambes-, orangés ; le dos , le croupion , les couvertures supérieures des ailes et les pennes de la queue , d’un beau vert ; la poitrine et le ventre , jaunâtres ( blanchâtres chez les jeunes ) ; les grandes pennes des ailes, bleues en dessus et à l’extérieur, noires en dessous ec à l’intérieur; les secondaires, vertes et bordées de jaunâtre en dehors; l’iris, couleur de noisette foncée. Basson , Ornithol. tom. 4. pag. 297. n. 42 ( Perruche du Mexique à poitrine blanche). Bujfon 3 Hist. nat. des Oiseaux 3 tom. 6. pag. 250. pl. enl. n. 527. V Amérique méridionale.
* La PERRICHE NENDAY. 1 39. P. Nenday. P. Corpore Jlavescente-viridi ; capilc nigro ; caudâ subtiis nigricante 3 supra partim Jlavescente-viridi 3 partim caruleâ; jugulo dilut'e c&ruleo ; tibia pennis coccineis ; rostro nigro ; pedibus ni gric antibus.
Corps vert-jaunâtre ; tête noire ; queue noirâtre en dessous , en partie verc-jaunâçre , en partie bleue en dessus; devant du cou, d’un bleu clair ; plumes des jambes écarlates ; bec noir ; pieds noirâtres.
Nenday est le nom sous lequel cette Perriche esc connue au Paraguay , où elle est très-commune ; elle niche dans des trous d’arbre et cause d’assez grands ravages dans les champs de grains et de maïs. Ces oiseaux s’y rassemblent en troupes très-nombreuses, ec tandis qu’ils sont à terre occupés à manger et à boire, l’un d’eux reste en sentinelle pour veiller à leur sûreté et les avertir du danger ; on les rencontre ordinairement dans les plantations et â la lisière des bois. Leurs cris aigus , perçans et continuels , les rendent fort incommodes. Il n’y a point de différence entre le mâle , la femelle et le jeune.
Ils ont la tète d’un noir qui se change en rouge -noirâtre sur la suture coronale; tout le corps , les moyennes et petites couvertures des ailes, d’un vert-jaunâtre; le devant du cou, d’un bleu foible; les plumes du bas de la jambe, écarlates ; les pennes des ailes , noirâtres à leur
extrémité, et d’un vert changeant en bleu vers le bout et sur une partie de leurs couvertures supérieures; la queue, noirâtre en dessous, et mi-partie de verr-jaunâtre et de bleu en dessus.
M. de Azara fait mention de deux Perriches , qui étoient dans une bande de Nandeys et qui s’en rapprochent, en ce qu’elles ont les jambes écarlates, les mêmes formes, les mêmes dimensions et le même cri; mais elles en diffèrent, en ce que leur tête est rouge; le reste du plumage, jaune; le bec, les orbites, les tarses et les doigts, d’un olivâtre clair; enfin, les yeux rouges comme ceux des albinos. Ce savant ne doute pas que ces individus ne cons.tituent une espèce distincte de la précédente ; Sonnini , au contraire , pense que ce sont des variétés acccidentelles. De A^ara} Apuntamientos para la Hist. nat, de los Paxaros del Paraguay y Rio de la P lata , tom. 2. pag. 422. n. 270. 2e é dit. du nouv. Diction, d’ Hist. natur. tom. 25. p. 3 66. V Amérique méridionale.
* * La Perriche patagone. 140. P. Patdgonus. P. Dorso , uropygio , pectore ventreque J lavis 3 paulo vires centibus ; macula rubrâ in medio veniris ; remigibus saturatè caruieis ; caudâ saturatè viridij apice cœruleâ ; capite fusco-viridi ; jugulo pectoreque anteriore fuscis j rostro nigricante ; pedibus olivaceis.
Dos, croupion, poutine et ventre, d’un jaune un peu verdâtre; tache rouge sur le milieu du ventre; rémiges d’un bleu foncé; queue d’un vert sombre, bleue à sa pointe; tète d’un vertbrun; devant du cou et haut de la poitrine, bruns; bec noirâtre; pieds olivâtres.
Selon M. de Azara, on rencontre cette espèce depuis les trente-deux degrés de latitude australe , jusqu’à la côte des Patagons. Elle vit eu familles, se nourrit de graines de chardon , de maïs , etc. , niche et passe la nuit dans des trous qu’elle pratique à la partie antérieure des fours à brique abandonnés.
Le dos, le croupion, l’estomac, le ventre ec les jambes sont d’un jaune un peu verdâtre; une grande tache rouge esc au milieu du ventre; les pennes des ailes et les couvertures supérieures de la partie externe sont d’un bleu foncé ; les autres et les petites couvertures inférieures , d’un jaune-verdâtre ; les grandes , d’un noirâtre brillant , de même que le dessous des rémiges ec des rectrices; ces dernières sont en dessus d’un vert foncé et bleues vers la pointe ; la tète est d’un
vert- brun ,
ORNITHOLOGIE
vert-brun; le dessus du cou et les scapulaires sont d’un brun-verdâtre ; le devant du cou et le haut de la poitrine, bruns; le front est d’un violet obscur; le tour de l’œil, nu et blanchâtre; la qi;eue, étagée comme celle des Aras. De A^ara 3 Apuntamientos para la Hist. nat. de los Paxaros del Paraguay 3 etc. tom. i. p. 4x0. n. 277. 2e édit, du nouv. Diction. d’Hist. natur. tom. 25. p. $6j. V Amérique méridionale.
* La Perriche pavouane. 141. P. Guianensis. P. Viridis , genis rubro maculatis ; tectricibus alarum minoribus coccineis ; majoribus Ji 'avis ; remigibus infra luteis 3 margine versus apicem nigricante 3 rostro albicante ; pedibus griseis.
Verre; joues tachetées de rouge ; petites tectrices des ailes, rouges; grandes, jaunes; rémiges jaunes en dessous, bordées de noirâtre vers leur pointe ; bec blanchâtre ; pieds gris.
On rencontre cette espèce dans l’Amérique, depuis le 20e. degré de latitude nord jusqu’au 2 5 e. degré sud. Pavouane est le nom qu’elle porte à Cayenne, où ces Perruches sont très-nombreuses, ainsi qu’à Saint-Domingue. Elles se tiennent en grandes bandes et font sans cesse retentir les airs de leurs cris aigus et perçans. Leur naturel est si farouche, qu’elles supportent difficilement la captivité et deviennent rarement familières. On prétend néanmoins qu’elles apprennent facilement à parler ; mais toutes n’ont pas cette faculté au même degré. M. Levaillant fait mention d’un individu qui récitoit entièrement le Pater noster en hollandais; de plus, il étoit d’une docilité bien extraordinaire dans cette espèce, car il se couchoit sur le dos çt joignoit les pacces , pendant qu’il récitoit l’oraison dominicale.
Cette Perriche a un appétit de préférence pour le fruit de l’arbre immortel ( erithrina coraltodendon ) ; elle fait encore de grands dégâts dans les plantations de café, en mangeant la pulpe de ce fruit; mais, ainsi que tous ses congénères, elle ne touche jamais aux fèves du café, qu’elle laisse tomber à terre.
Un vert-pré foncé , plus clair sur les parties inférieures qjae sur les supérieures, colore généralement tout son plumage ; il est varié de rouge sur les côtés de la têre des vieux ; des individus portent une espèce de bracelet de cette couleur sur le bas des jambes; d’autres ont des plumes rouges sur les épaules , sur le ventre et sur les
côtés du croupion; chez d’autres, enfin , cette couleur n’est apparente que sur . une partie des couvertures subalaires, dont l’autre est verte; les plumes du capistrum sont brunes ; les pennes des ailes, d’un jaune obscur en dessous; celles de la queue, pareilles du côté intérieur ; bleues en dessus vers le bout et terminées en pointe arrondie ; la peau nue du tour de l’œil est couleur de chair ou d’un rose pâle; l’iris , d’un gris rembruni. C’est le Maracana verde de M. de Azara , qui a vu cette Perriche au Paraguay , où elle habite indifféremment les bois et les plantations. Brisson 3 Ornithol. tom. 4. p. 5 3 1 n. 5 9 ( Perruche de la Guyane). Buffon 3 Hist. nat. des Ois. tom. 6. p. 25 5 .pl. enl. n. \ 6j et 407. V Amérique.
*La Perriche sincialo. 142. P. Rufirostris. P. Viridis ,• rectricibus apice crirulescentibus ; orbitis 3 rostro pedibusque incarnatis.
Verte; rectrices bleuâtres à leur pointe; orbites , bec et pieds , incarnats. (Pl. 223 .fig. 1 . )
Le nom conservé à cette Perriche est celui qu’elle porte à Saint-Domingue , où elle n’est pas commune; mais elle paroît assez nombreuse au Brésil. On dit qu’elle est fort causeuse; qu’elle apprend facilement à parler , à siffler et à contrefaire la voix et le cri de tous les animaux qu’elle entend ; cependant, il ne faut pas se presser de généraliser à tous les individus ces qualités, car nous en avqns vu plusieurs qui n’ont rien appris , mais qui sont devenus fort doux et très-attachés à la personne qui les soigne.
. Tout le plumage est d’un vert jaunâtre; les couvertures inférieures des ailes et de la queue sont presque jaunes; les yeux sont entourés d’une peau couleur de chair; l’iris est d’un bel orangé. Edwards 3 Ois. tom. 4. pl." 1 7 5 ( Longtailled green Parrakeet). Brisson 3 Ornith. tom. 4. p. 3x9. n. 54. Buffon 3 Hist. nat. des Oiseaux 3 tom. 6. p. 165. L’ Amérique.
* La Perriche souris. 143. P. Murinus. P. Olivaceus ; jade 3 gulâ et pectore murinis ; remigibus viridibus ; rostro incarnato ; pedibus griseis.
Couleur d’olive ; face, gorge et poitrine, d’un gris de souris ; rémiges vertes; bec couleur de chair ; pieds gris.
Cet oiseau présente de si grands rapports dans ses couleurs et dans leur distribution , avec
PPPPPPPP
;4g2 ORNITH
la Perrïche à joues et gorge grises , que nous soupçonnons qu’elles sont de ia même espèce.
Elle a le bec fort, très-crochu ; le plumage, entièrement vert, à l’exception du cou, de la poitrine et d’une partie du ventre , qui sont d’un gris-argenté ; c’est d’après cette couleur que Buffon lui a appliqué le nom de Souris. On n’est pas certain du pays qu’elle habite. Selon Pernetry ( Voyage aux îles Malouines ), elfe se trouve à Monte-Video. BujfonJ Hist. fiatur. des Oiseaux , tom. 6. pag. 148. pl. enl. n.j-6% .( sous le nom de Perruche à poitrine grise). L’Amérique australe.