‹ Tableau encyclopédique et méthodique des trois règnes de la natureChapitre 216 sur 246 · L. xo. E.. P.. R · texte numérisé non relu

L. xo. E.. P.. R

* La Perrïche a tache souci. 144. P.

Calthopticuf; P. Vifidis ; remigibus flavescentibus c&ruleisque ; rectricibus acutis • rostro Jlavescente-fusco ; pedibus griseis.

Verte; rémiges jaunâtres et bleues; rectrices pointues; bec brun-jaunâtre; pieds gris.

M. Levaillant , qui le premier a fait connoître icétte Perriche3 dit qu’elle se trouve à Cayenne. Elle est remarquable par une tache couleur de souci sur le bord du milieu des grandes plumes alaires ; son plumage est d’un gros vert ; les pennes des ailes sont d’un jaunâtre mêlé de bleu dans leur partie inférieure ; les pennes de la queue , pointues. Levaillant 3 Hist. nat. des Perroquets , pl. 58, 5 9. 2e édit, du nouv. Dict. d’ Hist. natur. tom. i$.p.$6<). L’Amérique méridionale.

** La Perrïche a tête bleue du Paraguay. 145. P . Acuticaudatus. P. Virulis ; vertice dilutê c&ruleo; rectricibus lateralibus intus apiceque incarnatis ; caudà acutâÿ rostro nigricante; pedibus olivacets.

Verte ; vertex d’un bleu foible ; rectrices latérales incarnates à l’intérieur et à la pointe; queue pointue ; bec noirâtre ; pieds olivâtres.

M. de Azara n’a vu qu’un seul individu de cette espèce , qu’il appelle Maracana çabe^a arptlada. Il avoir été pris sous le 24e. degré de latitude australe. Tour son plumage est vert, mais plus clair en dessous qu’en dessus, à l’exception du haut "de la tête, qui est d’un bleu foible , et les pennes latérales de la queue, dont le côté intérieur et l'extrémité sont incarnats; la langue est noire; l’iris, rouge; le tour de l’œil, nu et presque blanc; les plumes de la queue sont pointues et également étagées. De

OLOG1E.

A^ara 3 Apuntamientos para la Hist. nat. de lp s Paxaros del Paraguay y etc. tom. 2. pag. 421. n. 278. 2e édit, du nouv. Diction, d’ Hist. nat. tom. 25. p. 3 6ç). L’ Amérique méridionale.

* La Perrïche a tête jaune. 14 6. P. Lut&i-

capillus. P. Viridis ; fronte rubrâ ; capite 3 collo , genibus , rostro pedibusque aurantiis.

Verte; front rouge; tête, cou, genoux, bec et pieds, orangés. ( Pl. 222 yjîg, 4, sous le nom de Perruche de la Caroline.)

Cette espèce habite les parties sud des Etats- Unis , et ne remonte pas du côté du nord audelà des Carolines , où elle paroît en bandes nombreuses à l’époque de la maturité des fruits, qui tous lui conviennent, à l’exception des fraises. Sa nourriture ordinaire se compose de graines du cyprès, des bourgeons du bouleau ec même des noix à coque tendre d’une sorte de noyer, quoique ces noix soient d’une grande amertume. Elle mange aussi les pacaras , les pignons du laurier-tulipier et les amandes de la graine d’appeman. On prétend que, quand elle se nourrit de ces amandes, ses entrailles empoisonnent les chats. Les graines du grand cyprès {cupressus distica) , dont elle ouvre les balles avec adresse, sont son aliment favori ; enfin , elle fiait du dégât dans les vergers en coupant et en hachant les pommes pour avoir les pépins , qu’elle préfère ordinairement à la pulpe. En hiver, on ne voit point de ces Perruches dans la Caroline; très-peu même s’y trouvent pendant l’été ; celles qu’on y voit' alors choisissent , pour nicher , les arbres creux qui sont dans les marais, ou des trous de Pic qu’elles agrandissent avec leur bec; mais elles se conduisent différemment dans les Fiorides ; la cime des grands cyprès est l’endroir qu’elles préfèrent pour y construire leur nid; leur ponre.est de deux œufs blancs, presque ronds.

Il est étonnant que ces oiseaux , qui , dans l’intérieur de l’Amérique septentrionale, pénètrent à deux ou trois degrés plus au nord que la Pensylvanie , ne se trouvent jamais dans cette province du côté de la mer ; cependant , leur vol est si rapide qu’ils pourroient y venir de la Caroline en douze heures, et ifs y rencontreroiènt les fruits dont ils sont très-friands. Certe Perriche , très-babillarde dans l’état de nature , apprend difficilement à parler, et lorsqu’elle le sait , elle se fait rarement entendre.

Le Papegai à tête aurore n’étant autre que

ORNITHOLOGIE. i'4ô3

cette Perriche , doit être retiré de la nomenclature. Cette méprise de Buffon , copiée par d’autres, mais reconnue par Mauduyt, provient de la description trop succincte que le Page Dupratz en faic , sous le nom de Perroquet de la Louisiane.

Le mâle, sous son. plumage parfait, a le front d’un rouge de cerise et le reste de la tête orangé ; cette dernière couleur brille aussi sur le cou, la gorge , le pli et le bord de l’aile j le dessus du corps est d’un vert qui prend un ton olivâtre sur les petites couvertures des ailes et est plus foncé sur les autres, qui ont en dehors du jaune ; les pennes alaires sont vertes , avec leur bord extérieur jaune , l’interne et l’extrémité, d’un noir changeant en bleu; celles de la queue, dont le fond est vert , portent une tige brune et une bordure jaune ; le dessous du corps est d’un vert -jaune; les jambes sont orangées près du genou ; les paupières, blanches, et l’iris , couleur de noisette foncée.

La femelle diffère du mâle en ce que le jaune de la tête ne descend pas si bas ; que les barbes intérieures des pennes primaires sont d’un brunâtre tendant au noir, et que la couleur orangée des bords ne s’étend pas autant; sa queue esc aussi longue que celle du mâle et non pas plus courte , comme le dit M. Levaillant.

Le jeune mâle , dans. son premier âge, n’a point de jaune à la tête ni au cou, jusqu’au mois de mars; toutes ces parties sont verres, avec du rouge-orangé sur le front et les joues. Ce n’est que vers le milieu de ce mois que le jaune commence à paroîcre sur chaque plume et est mélangé de vert; le jaune domine sur les uns et le vert chez les autres, et cette couleur change sans que l’oiseau change de plumes, Gmelin 3 Syst. natur. édit, t 13. Latham 3 Index , fl. 3 3 ( Psittacus carolinensis). Bris son 3 Ornith tom. ^.pag. 350. n. 57 [Perruche de la Caroline). Buffon 3 Hist. natur. des Oiseaux 3 tom. 6. pag. 2.74 ( Perriche à tête jaune ). pl. enl. n. 4P 9 ( Perruche de la Caroline). L’Amérique septentrionale.

** La Perriche a tête rouge du Paraguay. 14-'. P. Eryihrocephalus. P. Supra fuscus ; vertice rubro ; capite lateratim fusco ; corpore subtus viridi 3 flavescente misto ; rostro nigricante 3 apice albo ; pedibus nigricante-viridibus.

Brune en dessus; vertex rouge; côtés delà tête bruns ; dessous du corps d’un vert mêlé de

jaunâtre; bec noirâtre, blanc à sa pointe ; pieds vert-noirâtres.

On trouve cette espèce au Brésil et au Paraguay, où l’a vue M. de Azara, qui l’a décrite sous le nom de Maracana cabe^aroxa. Elle est, dit-il, en domesticité, extrêmement stupide et apathique; à peine change-t-elle de place, et c’est toujours avec beaucoup de lenteur. Elle ne parle point , crie rarement et ne montre de gaîté envers personne.

Elle a les plumes des oreilles rudes ; l’œil , entouré d’une bandelette rouge, qui remonte, en s’élargissant , pour couvrir le dessus de la tête, dont les côtés sont -d’un brun foncé, de même que le dessus du cou et du corps, les couvertures supérieures des parties internes de l’aile et la queue , jusqu’aux trois quarts de sa longueur; le dernier quart esc violet, aussi bien que le bord de l’aile, ses couvertures du milieu et le cô é supérieur des pennes , entre la cinquième et la douzième inclusivement; les autres pennes sont vertes, et toutes, de couleur d’aigue-marine en dessous; toutes les parties inférieures , d’un vert mêlé de jaune.

La femelle diffère du mâle en ce que les plumes de la base du bec sont d’un vert-rougeâtre; le côré supérieur des septième, huitième, neuvième et dixième pennes de l’aile, d’un beau bleu jusqu’auprès du bout, qui est vert; le bord de l’aile et les couvertures supérieures de sa partie interne sont bleus; la tête est verte; la queue, mi -partie verte et bleue, avec une tache noirâtre vers sa pointe. De A\ara , Apuntamientos para la Ilist. natur. de los Paxaros del P araguay , etc. tom. 2. p. 418. n.i 74. ie édit, du no'uv. Diction. d’Hïst. natur. tom. ji 5. p. 37 1. L’Amérique méridionale.

* La Perriche caïca. 148. P. Caka. P. Fi ridis ; capite nigro ; orbitis albis ; collo flavo , humerorum macula et rectricum apicibus c&rul.eis 3, rostro pedibusque rubris.

Verte; tête noire; orbites blanches; cou jaune; tache sur les épaules et l’extrémité des..rectricesbleues ; bec et pieds rouges. [Pl. 1 ly.fig. 4. )

On ne rencontre cette espèce à la Guyane que d?ns les mois de septembre et d’octobre , où elle arrive par petites troupes et n’y reste que peu de temps. Son nom , dans la langue galibi, est celui sous lequel nous la décrivons.

Elle a la tète enveloppée d’une coiffe noire et comine percée d’une ouverture dans laquelle Pppppppp 2

1404 ORNITHOLOGIE

l’œil est placé ; cette coiffe s’étend fort bas et s’élargit en deux mentonnières de la même couleur ; le tour du cou est fauve et jaunâtre ; le reste du corps, d’un beau vert; le bord de l’aile, presque depuis l’épaule, celui des grandes pennes et l’extrémiré de toutes les latérales de la queue sont d’un bleu d’azur ; les deux intermédiaires , vertes. Gmelin 3 Syst. nat. édit 1$ ( Psittacus pileatus). Buffon 3 Hist.natur. des Ois. tom. 6. p. 253. pl. enl. n. 744 (Perruche à tète noire de Cayenne). U Amérique méridionale.

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