‹ Tableau encyclopédique et méthodique des trois règnes de la natureChapitre 63 sur 246 · L. 30. E.. P.. II · texte numérisé non relu

L. 30. E.. P.. II

* * * Genre.

CHAVARIA, Opistholophus. Parra 3 Linn. Lath.

Corpus oblongum.

Caput cristatum.

Rostrum capite brevior 3 pennis brevissimis basi instructum 3 conico-convexum ; mandibula superior subfornicata 3 inferiore longior 3 apice çurvata.

N ares glabre, pervU.

Lora glabra.

Collum elongatum.

AU longissimœ 3 ealcaribus duobus , validis3 acutis , recurvis munit a ; remigibus 3*., 4i. , jâ. omnium longissimis.

Femora extra abdomen posita; tibia semiplumosa ; tarsi vaüdi3 crassi.

Pedes tetradactyli ; digiti très anteriores elongati ; exteriores basi membranâ connexi ; postïcus unus j apice insistens.

Cauda cuneata 3 recincibus 14.

Opistholophus habitat in lacubus et inuhdaùs Jluminis viciais 3 herbis victitat • in locis aquaticis nidifie at ; ôva 2 parit. Pulli recèns nati e nido discedunt.

Corps oblong.

Tête huppée.

Bec plus court que la tête , garni à sa base de plumes très-courtes, conico-convexe ; mandibule supérieure un peu voûtée, plus longue que l’inférieure , courbée à la pointe.

Narines nues, ouvertes.

Lorums glabres.

Cou aioiigé.

Ailes très-longues, aimées de deux éperons robustes , aigus et recourbés; les 3e. , 4e. et 5 e. rémiges les plus longues de toutes.

Cuisses posées hors de l’abdomen.

Pieds térradactyles ; trois doigts devant, alongés ; les extérieurs réunis à leur base par une membrane; un derrière, portant à terre sur le bout.

Queue étagée , à 1 4 rectrices.

Le Chavaria habite près des fleuves, dans les lacs et lieux inondés. Il vit d’herbes ; niche dans les lieux aquatiques. Sa ponte est de deux œufs. Les petits quittent le nid dès leur naissance.

* * Le Chavaria fidèle, i. O. Fïdelis. O.

Cristâ occipitïs dependente corpore supra fusco y collo abdomineque nigris ; temporibus gulâque albis ; alulis spinosis ; rostro nigricante ; pedibus roseis.

Une huppe pendante sur l’occiput ; dessus du corps brun ; cou et abdomen noirs ; tempes et gorge blanches ; ailes armées d’une épine; bec noirâtre; pieds roses.

Ce- n’est pas seulement dans les environs de Carrhagène de l’Amérique, près du fleuve Sinu, que l’on trouve cette espèce , mais encore dans les savanes noyées des contrées chaudes du nouveau continent, et particulièrement au Paraguay et sur les deux rives de la Plata, où l’a observée M. de Azara. Dans cette partie de l’Amérique, le mâle y porte le nom de Chaja 3 et la femelle celui de Chajali 3 d’après leur cri , qui est très-fort, aigu et clair ; ils le jettent assez souvent, non-seulement pendant le jour , mais encore dans la nuit , pour peu qu’ils entendent Quelque bruit , et ils se répondent alternativement. Ces oiseaux se tienneUt tantôt seuls, tantôt par paires , tantôt en troupes nombreuses ; ils ne fréquentent que les marécages , et si quelquefois on les rencontre sur le bord des rivières, c’est . dans les endroics où l’eau est basse et peu courante; ils ne nagent point, mais ils entrent dans l’eau comme les lierons 3 non pas pour manger le poisson, les grenouilles et aunes animaux vcar ils ne se nourrissent que de plantes aquatiques. Le Chaja se perche à la cime des plus grands arbres; à terre, sa démarche est grave; il tient le corps horizontal, les jambes fort ouvertes , la tête et le cou en ligne verticale, le bec un peu baissé. Il s’élève quelquefois dans les airs en faisant de longs circuits, jusqu’à ce ; qu’on le perde de vue. O11 dit que cette espèce Qqqq-qq 2

io44 O R N I T H

fair un nid spacieux, avec de petites branches, sur les buissons ou dans les joncs entourés d’eau. La ponte est de deux œufs, et les petits suivent leurs père et mère, quoique revêtus d’un simple duvet. A plusieurs attributs particuliers à cet oiseau , il faut encore ajouter celui d’avoir la peau du corps séparée de la chair par un intervalle d’une ligne et demie, rempli par une infinité de petites cellules qui contiennent du vent j les tarses et les doigts participent à cette même disposition de la chair , en sorte qu’il paroît démesurément gros, et qu’en le pressant du doigt , la peau prête et s’enfonce pour revenir sur ellemême dès que la compression cesse.

Nous trouvons dans le Voyage de Jacquin des détails intéressans sur la conduite du Carïama élevé en domesticité. Il se familiarise avec l’homme et devient un domestique fidèle, actif et intelligent, un gardien vigilant et incorruptible. Nourri dans les basses-cours, il est l’ami et le protecteur de la volaille ; il demeure constamment au milieu d’elle , la suit dans ses courses journalières , l’empêche de s’égarer et la ramène soigneusement à l’entrée de la nuit. Aucun des oiseaux de proie , si communs dans des pays encore sauvages, ne peut approcher du petit troupeau que le Chavaria s’est chargé de défendre. Si un de. ces oiseaux , attiré par l’abondance de Ja proie, paroît à portée de la basse-cour, le vigilant gardien s’élance vers lui , déploie ses longues et fortes ailes, porte à son adversaire les coups les plus rudes et le met bientôt en fuite.

Nous 'allons faire la description de son plumage d’après M. de Azara, comme étant la plus complète. Les longues plumes de l’occiput sont décomposées, étroites et dirigées de manière à passer entre l’œil et les narines , de sorte qu’elles forment une sorte de diadème immobile. Il a les plumes de la tête et du haut du cou courtes et cotonneuses, d’une teinte plombée claire ; deux colliers larges de neuf lignes autour du cou, audessous de cette teinte; le supérieur, qui est sans plumes , d’un blanc-roussâtre , et les plumes du second, noires; le reste du cou , toutes les parties supérieures et inférieures , d’un plombéblanchâtre; les scapulaires, les grandes couvertures supérieures des ailes , leurs pennes et celles de la queue, noirâtres; les autres couvertures alaires , brunes , noirâtres, blanches ou couleur de plomb ; celles du dessous des ailes , blanches ; le haut des jambes et le tarse, couleur de rose ; les ongles, noirs; le bec, noirâtre; la peau nue

o LO GIE.

du lorum et du tour de l’œil , d’un rouge sanguin ; 1 iris , d’un brun-noirâtre; la queue , étagée et longue de neuf pouces ; les ongles , aigus et creusés en gouttière , à bords tranchans , avec une arêre amincie sur leur milieu ; l’ongle du doigt de derrière, droit; celui du milieu, avec une légère courbure , et les autres, un peu crochus ; le bec est robuste , de la forme de celui des gallinacés , et garni à sa base de plumes très-courtes; l’os du fouet de l’aile est terminé en alêne, et sur le bord de la partie extérieure de cette aile sont deux éperons pointus, très- forts, osseux, un peu recourbés en haut , et dont la surface a trois plans distincts. Il n’y a pas de différence entre le mâle et la femelle. Latham , Index » n. 9 ( Parra Chavaria ). 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist. natur. tom. 6. p. 205. V Amérique méridionale.

* * * Genre.

CERÉOPSIS , Cereopsis 3 Lath.

Corpus ohlongum 3 cinereum.

Caput totum cerâ rugosâ tectum.

Rostrum capite brevius , supra convexum , apice dejlexum.

N ares prop'e frontem sitœ , cerâ tecu.

Lingua

Collum elongatum ,

AU Jlexurâ calcare obtus 0 munite,.

Femora extra abdomen posita ; tibia semiplumosa.

Pedes tetradactyli ; digiti très anteriores subtus crassi 3 membranâ basi connexï ; posticus unus brevissimus 3 â terra elevatus.

Cauda rectricibus 1 6.

FL&c avis habitat in ÂustralasU littoribus maritimis.

Corps oblong, cendré.

Tête entièrement couverte d’une cire.

Bec plus court que la tête , convexe en dessus, fléchie à sa pointe.

Narines situées près du front , couvertes par la cire.

Langue

Cou alongé.

Ailes armées à leur pli d’un éperon obtus.

Cuisses posées hors de l’abdomen; jambes à demi nues.

Pieds tétradactyles ; trois doigts devant , épais en dessous, réunis à leur base par une membrane; un derrière , très-court , élevé de terre.

ORNITHOLOGIE

Q aeue ai 6 rectrices.

Cet oiseau habite dans l’Australasie , sur les bords de la mer.

Nota. L’oiseau que nous avons décrit dans l’addition, sous le nom d’Oie grise 3 est un individu de cette espèce, moins avancé en âge que celui dont il va être question ; cette même erreur existe aussi dans la 2 e édit, du nouveau Dictionnaire d’histoire naturelle.

* LeCÉRÉOPSIS GRIS. i. C. Cinereus. C.Corpore toto cinereo-griseo ; subtàs dilutius ; capite toto ultra aures cerâ seu cute rugosâ tecto J rostro nigro ; pedibus aurantiis.

Corps entièrement d’un gris-cendré; toute la tête , jusqu’au-delà des oreilles, couverte d’une cire ou peau ridée; bec noir; pieds orangés. ( PL i$6.fig. i .}

On ne connoît qu’une seule espèce de ce genre, laquelle se trouve à la Nouvelle-Hollande. La tête, depuis la base du bec jusqu’audelà des yeux, est couverte d’une peau jaune et ridée ; tout son plumage est d’un gris-cendré sur les parties supérieures , et clair sur le cou et les parties postérieures ; les couvertures et plusieurs pennes secondaires des ailes ont près de leur bout une tache noirâtre; toutes les rémiges et les rectrices sont noires et d’un brun-obscur vers leur extrémité ; une belle couleur orangée couvre la partie nue des jambes; les doigts sont noirs.

Cet oiseau a déjà été décrit dans cet ouvrage , sous le nom d’Oie grise 3 pag. 351; mais comme nous avons reconnu depuis que ce n’étoit point une Oie 3 et qu’il n’appartenoit point à ce genre, nous avons cru devoir répéter sa description ; de plus, l’ayant vu en nature au Muséum d’histoire naturelle, nous nous sommes assurés qu’il 11e pouvoir faire partie de l’ordre des Echassiers 3 où Latham l’a placé, mais qu’il avoir tous les caractères de celui des nageurs ou palmipèdes. Latham 3 Index 3 Suppl. ( Cereopsis Nova Rollandia ). Idem , General Synopsis 3 2e Suppl, p. $i^.pl. 138 [New Holland). 2e édit, dunouv. Dict. d’Hist. nat. tom. 5. p. 5 16. L’ Australasie.

LX XXVI Ie. Genre.

AGAMI , Psophia3 Linn. Lath.

Corpus oblongum 3 coloribus nitentibus varium.

Caput rotundatum.

Rostrum capite brevius3 subconicum 3 lateraùm

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compressius cdlum 3 acutum ; mandibula superior subfornicata 3 convexa3 apice dejlexa3 inferiore longior.

Nares concava 3 membranâ suprà obtecta 3 obliqué aperta 3 elliptica 3 ad medium rostri sita..

Lingua cartilaginea 3 plana 3 apice lacera.

Collum elongatum.

AU concava 3 rotundata ; remigibus 4*., j*. , 6'â. omnibus longioribus.

Femora extra abdomen posita ; tibia semi-plumosa.

Pedes tetradactyli ; digiti très anteriores 3 subtàs scabri 3 basi membranâ connexi ; posticus unus 3 apice solo insistens.

Cauda mediocris.

Psophia habitat in America meridianalis sylvis montosis ,• granis 3 baccis in integrum glutids victitat , terra arboris radicibus nidificat ; ova numéros a parit. Pulli recens nati e nido cedentes.

Corps oblong, varié de couleurs brillantes.

Tête arrondie.

Bec plus court que la tète , un peu conique , comprimé latéralement, pointu ; mandibule supérieure presque voûtée , convexe , fléchie à sa pointe et plus longue que l’inférieure.

Narines concaves , couvertes en dessus par une membrane, ouvertes obliquement, elliptiques, situéês vers le milieu du bec.

Langue cartilagineuse , plate , lacérée à sa pointe.

Cou alongé.

Ailes concaves, arrondies ; 4e., ;c. et 6\ rémiges les plus longues de toutes.

demi-emplumées.

Pieds tétradactyles ; trois doigts devant, rudes en dessous, réunis à leur base par une membrane ; un derrière, portant à terre sur la pointe.

Queue médiocre,

L ’ Agami habite dans les forêts montagneuses de l’Amérique méridionale ; vit de graines, de baies avalées entières; niche .à terre, entre les racines des arbres, et fait une ponte nombreuse. Les petits quittent le nid dès leur naissance.

* L’Agami d’Amérique, i. P. Crepitans. P. Capite et pectore cœruleis viridi-splendentibus ; dorso grisco ,• orbitis nudis 3 rubris ; rostro .Jlavicameviridi ; pedibus viridibus.

Tête et poitrine bleues à reflets verts; dos gris ; orbites nues et rouges ; bec d’un vert-jaunâtre ; pieds verts.

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Les Agamis so it répandus dans les parties les plus chaudes de 1 Amérique méridionale ; ils se trouvent comiriunément à la Guyane ; on les rencontre, pour l'ordinaire, en cro.pes assez nombreuses ; ils fuient à peine à l’aspect du chasseur, er toute la bande est souvent victime d’un naturel peu défiant. Aucun oiseau n’a plus de penchant à vivre dans la société de l’homme ; aucun n’y apporte plus de sensibilité ec d intelligence ; il est à peu. près, parmi les oiseaux , ce que le chien est parmi les quadrupèdes. A peine sorti de. sa demeuré solitaire , on le voit acquérir bientôt, dans la maison où on le nourrit, les qualités d’un ami fidèle , d’un serviteur intelligent. Comme le chien, X Agami est docile à la voix de son maître ; il le suit ou le précède, le quitte avec regret et le retrouve avec les plus vives démonstrations: de la joie. Sensible aux caresses , il les rend avec tous les signes de l’affection et de la reconnaissance \ il paroît même jaloux , car il se jette souvent sur les jambes des personnes qui approchent son maître de trop près. Son grand plaisir est de se faire gratter la tête et le cou ; et lorsqu’il est une fois habitué à ces complaisances , il importune pour qu’on les renouvelle ; il connoît., comme le chien, les amis de la maison , et s’empresse de leur faire fête J mais il prend en guignon d’autres personnes sans motif apparenr ; et toutes les fois qu’elles paroissent , l’oiseau ne manque pas de les chasser à coups de bec dans les jambes, et de les reconduire fore loin avec les mêmes marques de colère. Son courage égale celui du chien. Nous devons à Sonnini des détails aussi intéressans , dont il a été témoin j mais ce qui va suivre lui a été rapporté. On assure , ajoute-t-il , que dans

Flusieurs parties de l’Amérique, on emploie Agami à des fonctions domestiques, et qu’on lui confie la garde et la conduite de plusieurs jeunes oiseaux de basse-cour, et même des troupeaux de moutons qu’il accompagne dans les pâturages et qu’il ramène le soir à l’habitation.

U A garni t si intéressant par ses qualités sociales, ne l’est pas moins par le son profond et sourd qu’il fait souvent entendre, indépendamment d’un cri ordinaire semblable au cri aigu du dindon. C’est à ce bruit que sont dues les diverses dénominations par lesquelles on a désigné cet oiseau ; telles que celles de Psophïa ( faire du brui:),- d 'Oiseau trompette , de P ouïe péteuse y etc. ; mais cette dernière dénomination est très-faussement appliquée, puisque le son sourd que l'Agami fait entendre, n'a pas plus soa issue par

la partie opposée du bec que par le bec lui-même. Quoique produit dans l'intérieur du corps, il ne perce au dehors qu’à travers les membranes et les chairs, comme le grouillement des intestins, la parole profonde des ventriloques et le son grave que rendent le JIoccoj le Coq d’Inde et quelques autres oiseaux. Ce bruir singulier, mais qui n’est pas particulier à l’ Agami , paroît être , dans cetce espèce , un signal de. rappel , un cri de ralliement; car, en l’imitant, les chasseurs de l’Amérique font approcher ces oiseaux , et c’est un moyen sûr d’en tuer plusieurs de suite. Le peu de longueur des ailes et de la queue de X Agamiy le prive de la légèreté du vol, mais il court tort vite ; et lorsqu’il esc obligé de prendre son essor, il ne s’élève que de quelques pieds, pour se reposer à une petite distance à terre ou sur quelques branches. La femelle fait deux ou trois pontes par an , chacune de dix jusqu’à seize œufs, presque sphériques , un peu plus gros que ceux de la poule commune et d’un vert clair. Elle les place dans un creux qu’elle fait en grattant la terre au pied d’un arbre, et sans employer aucuns matériaux pour en tapisser l’intérieur.

Des plumes, courtes, serrées et semblables au duvet, couvrent la tête et la moitié supérieure du cou ; les ailes aboutissent un peu au-deli du croupion ; la queue est fort courte, cachée et un peu dépassée par ses couvertures supérieures ; le dessous du corps esc révêru de plumes longues , douces au toucher, et dont les barbes ont peu d’adhérence entr’elles. La partie la plus brillante du plumage, est une belle plaque de près de quatre pouces d’étendue sur le bas du cou er la poitrine ; cette plaque porte des couleurs qui varient entre le vert et le doré, le bleu et le violet ; le reste du cou , la tête , le bas de la poitrine , le ventre, les flancs, les jambes, le haut du dos, les ailes et la queue sonr de couleur noire ; le milieu du dos prend une teinte de roux brûlé; les grandes plumes qui s’étendent sur le croupion et sur la queue sont d’un cendré clair ; l’iris est d’un brunjaunâtre.

Les jeunes conservent leur duvet effilé bien plus long-temps que nos Poussins et nos Perdreaux. On en trouve qui l’ont long de près de deux pouces ; les plumes ne paroissent que quand ils ont pris plus du quart de leur accroissement. Brisson3 Ornith. tom. i. p. z6y. n. z ( Faisan des Antilles ). Bujfon , Ilist. natur. des Oiseaux y tom. 4. p. 487. pl, enl. n. 1 Gy. L’Amérique méridionale.

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