‹ Tableau encyclopédique et méthodique des trois règnes de la natureChapitre 71 sur 246 · L. 8 E.. P.. R. 12 (72 et · texte numérisé non relu

L. 8 E.. P.. R. 12 (72 et

* * Le Râle noir a paupières et iris

ROUGES. 29. R. Tabuensis.R. Corpore totonigro, subtus pallidiore ; palpebris iridibusque rubris ; rostro nigricante ; pedibus spadiceis.

Tout le corps noir, plus pâle en dessous; paupières et iris rouges ; bec noirâtre ; pieds rouge -bruns.

On trouve dans les îles de la mer Pacifique un petit Râle qui porte un vêtement entièrement noir ; mais cette couleur est rembrunie et moins décidée sur le dessous du corps. On rencontre dans l’île de Tanna une variété dont la teinte incline plus au brun, et qui porte, sur les couvertures inférieures de la queue , des raies transversales noires et blanches. Latham 3 Index s n. n. 2e édit, du nouv. Dict. dé Hist. nat. tom. 28. p. 559. La Polynésie.

* * Le Râle noir pointillé de blanc. 50.

R. Pacificus. R. Niger 3 albo punctatus ; alis albo fasciatis ; corpore subtus albido ; capite fusco; pectore cinereo-c&rulescente ; rostro sanguineo; pedibus incarnatis.

Noir et pointillé de blanc; ailes rayées transversalement de blanc; dessous du corps blanchâtre; tête brune; poitrine d’un gris-bleuâtre; bec couleur de sang ; pieds incarnats.

C est particulièrement â Otaïti qu’on rencontre ce Râle , qui se trouve aussi dans plusieurs îles de la mer Pacifique. Il a l’iris rouge; une ligne blanchâtre au-dessus des yeux ; la nuque , ferrugineuse ; la gorge , blanche; la poi-

trine, d’un bleu-cendré bleuâtre; le dos, le croupion, noirs et parsemés de points blancs; le dessus des ailes , varié de bandes blanches et interrompues sur un fond noir; leurs pennes, brunes; la queue, pareille au dessus des ailes et tachetée de blanc ; le ventre, blanchâtre , et les parties postérieures semblables. Latham 3 Index , n. 11. 2e édit, du nouv. Dict . d’Hist, nat . tom. 2 8. p. 5 59. La Polynésie.

* * Le Râle noirâtre. ; 1. R. Nigricans. R. Supra virescente-fusco ; subtus 3 jronte 3 capitis collique lateribus c&rulescente-nigricantibus ; rostro viridi ; pedibus rubris.

Brun-verdâtre en dessus; dessous, front, côtés de la tète et du cou , d’un noitâtre-bleuâtre ; bec vert ; pieds rouges.

On rencontre au Paraguay , sur les bords de la rivière de la Plaça , un Râle que M.de Azara appelle Ypecaha obscuro. Il a la gorge blanchâtre; le devant du cou , la poitrine, les flancs , le front, les côtés de la tête et du cou, d’un plombé noirâtre ; le ventre , les jambes , la queue et ses couvertures supérieures, noirs; les ailes, noirâtres ; le dessus de la tête et du cou, le dos et le croupion, d’un brun-verdâtre; la partie nue de la jambe, rouge, et l’iris, d’un rouge vif. De A%ara3 Apuntamientos para la Hist. nat. de los Paxaros del Paraguay y Rio de la P lata 3 p. 230. n. 37 6. 2e édit, du nouv. Dict. d' Hist. nat. tom. iZ.p. 560. L’ Amérique méridionale.

* Le Râle de la Nouvelle-Zélande. 32.

R. Australis. R. Fusco- ferrugineus; alis caudâque saturate brunneis ; permis nigro fasciatis ; rostro pedibusque rubescente-fuscis.

D’un brun-ft-rrugineux ; ailes et queue d’un brun foncé; plumes rayées de noir en travers; bec et pieds brun-rougeâtres. ( Pl. 6',,fîg. 2, sous le nom de Râle austral.)

Des trois Râles dont il va être question, et que Latham rapproche les uns des autres, le premier est très- nombreux à la baie d’Usky , où on lui donne le nom d q Poule d’eau , dont il a toute l’apparence à une certaine distance. Il gratte la terre à la manière des Poules , court trèsvîce et a un vol pénible. Q joiqu’il se plaise sur les bords de la mer, il ne va point à l’eau ; il craint même la pluie et ne crie que lorsqu’elle tombe. Son naturel est doux et timide; il se tient à la lisière des bois ; cherche un abri sous Tttttc 2

les. racines des arbres , dans des trous et sous les broussailles. Il se nourrit ordinairement de vers ; sa chair est un très-bon manger surtout quand elle est écorchée, et sa graisse esc d’une couleur orangée.

Il a les plumes de la tête, du cou , d’un brunferrugineux et bordées de gris-roussâtre ; les joues ■ et la gorge, cendrées; les sourcils , pareils ; les ailes, très-courtes, et leurs couvertures, de la couleur du dos, qui est d’un brun-ferrugineux ; l’aile bâtarde , armée d’une épine- d’un pouce et demi de longueur, droite, pointue et cachée dans les plumes ; les pennes alaires j brunes et rayées sur leurs bords de ferrugineux ; les couvertures inférieures de la queue, brunes; celle-ci, longue d’environ quatre pouces, brune et bordée de gris-roux.

Un autre Râle du même pays diffère du précédent, en ce qu’il a le dessus du corps d’un marron foncé, et chaque plume, noire le long de la tige; les parties inférieures, d’un cendré qui tend à la couleur marron sur la poitrine; les pennes des ailes, leurs dernières couvertures et la queue rayées de rouge-brun et de noir.

Le troisième, dont la longueur est de treize pouces, a le bec plus courbé que les précédens ; les narines , cachées dans une rainure profonde ; le plumage, en dessus, pareil d celui du premier; les côtés de la tête et les sourcils, d’un cendré pâle; tout le dessous du corps, d’un cendré plus foncé, et les jambes , couvertes de plumes jusqu’au talon. Il est bien clair que ce • Râle est une espèce distincte des deux autres, et qu’on a tort de les réunir. Cette espèce se trouve aille Howe; la deuxième, à la Nquvelle-Zélaude ainsi qu’à la Nouvelle-Hollande , mais elle n’y est pas commune. Sparrman 3 Mus. Caris, pl. 14. ie édit, du nouv. Dict. d’Hist. natur. tom. 18. p. 5 60. V Australasie.

* Le Râle olivâtre. 33. R. Olïvaceus. R. Olhaceo-fuscus ; capite colloque supra nigro striatis ; corpore suprà nigro macitlato 3 subtus fulvo -griseo ,• gutture sordide alho ,• hypochondriis nigro cransversim striatis ; rostro suprà fusco 3 subtus Jlavescente ; pedibus fuscis.

Brun-olivâtre; tête et dessus du cou rayés de noir; dessus du corps tacheté de noir; dessous d’un gris-fauve; gorge d’un blanc sale ; flancs rayés de noir en travers ; bec brun en dessus , jaunâtre en dessous ; pieds bruns.

On rencontre cq Râle à Saint Domingue , et

probablement dans les îles voisines.. Toutes les parties supérieures sont d’un brun-olivâtre, varié de traits noirs sur la-têts et sur (e dessus du cou ; le manreau a de grandes taches de la même couleur sur le milieu des plumes ; les pennes cfes ailes sont bordées d’olivâtre à l’extérieur; la gorge est d’un blanc Un peu sali; le devant du cou et les parties postérieures sont d’un gris— fauve; les flancs, rayés transversalement de noir. 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist. natur. tom. 28. p. <6 1 . Saint -Donringue.

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