‹ Tableau encyclopédique et méthodique des trois règnes de la natureChapitre 75 sur 246 · O R NI T II O LO G I E · texte numérisé non relu

O R NI T II O LO G I E

:1e noirâtre; sur d’autres , c’est un cendré-jaurntre ou un, brun tirant sur le marron. Lorsqu’il est sous son habit de noces , la partie supérieure de la tête et le dessus du cou sont d’un violet foncé très-brillant ; les plumes du haut |du dos , noirâtres, bordées de gris et variées de grandes taches de la couleur du cou ; le bas du dos, le croupion , les couvertures supérieures des ailes et de la queue , d’un gris-brun ; chaque plume est bordée d’une teinte plus claire ; la base du bec est entourée de petites plumes d’un blanc sale et roùssâtre ; la poitrine , variée de blanc , de noir et de violet ; le ventre et les parties postérieures sont blancs ; les grandes couvertures et les pennes primaires des ailes , brunes ; les autres, d’un gris-brun plus ou moins clair , et les plus proches du corps , traversées^ à leur bout de noirâtre; celles de la queue , pareilles à celles-ci.

Le plumage des femelles varie moins que celui des mâles; ce qui les caractérise particulièrement, de même que ceux-ci sous leur habit d’hiver, c’est la privation des mamelons et des longues-plumes du cou, qui sont alors aussi courtes que les autres; enfin, le blanc règne sur la tête et sur le dessous du corps, dont le dessus est varié de blanc et de noirâtre , de brun et de , roùssâtre. .

La grande variété du plumage des Combattans a donné heu à des espèces purement nominales; en effet, le Tringa gronovicensis de Latharn esc un jeune Combattant 3 dont Lewih a publié la figure pl. 1 8 1 de Y Histoire des Oiseaux de la Grande-Bretagne 3 -et non pas une espèce nouvelle , comme le dit Latham. Gn doit encore aregarder comme des Combattans en divers états du plumage, x°. le Chevalier proprement dit 3 pl. 17, fig. 1, de Brisscn [Tringa equestris)\ cet oiseau est cité dans la synonymie du Scolopax calidris de Gmelin et de Latham ; 20. le Chevalier varié j pl. 17 ,fig. 2, de Basson [Tringa ochropus , littorea, var. B, Gmelin). M. Cuvier ajoute la Maubêche proprement dite , pl. 20, fig. 1 , de Brisso n [Tringa calidris > Lath. Gmel. ) ; mais nous croyons, comme M. Temminck, que c’est plutôt une jeune Maubêche qui prend sa livrée d’été. Brisson} Ornith. tom. 5. p. 240. n. 18. BujJbnj Hist. nat. des Oiseaux , tom 7. pag. 521. pl. enl. n. 305, 306. V Europe 3 la Sibérie.

* LeTringa MACULÉ. 2. T. Maculata. T. Pennis çapitis dorsique 3 scapulariis teciricibusque alarum

in medio obscure fus cis , marginibus dilate gris eis ; uropygio , rectricibus duabus intermediis fuscis ; gulâ j abdomine albis ; jugulo pectoreque sordide albis , fus co longitudinaliter striatis ; rostro nigro ; pedibus rubescentibus.

Plumes de la tête et du dos, scapulaires et couvertures des ailes, d’un brun obscur dans le milieu, d’un gris clair sur les bords; le croupion et les deux rectrices intermédiaires, bruns ; gorge et abdomen blancs; devant du cou et poitrine d’un blanc sale , rayé longitudinalement de brun; bec noir; pieds rougeâtres. .

Cette espèce , qui habite l’Amérique septentrionale, a les plumes de la tête, du dessus du cou, du haut du dos, des scapulaires et des couvertures supérieures des ailes, d’un brun sombre sur leur milieu et d’un gris clair sur les bords ; le bas du dos , le croupion , les couvertures supérieures et les deux pennes intermédiaires de la queue, d’un brun uniforme; ses pennes latérales , d’un brun clair ; les pennes primaires des ailes, brunes; la gorge, l’abdomen et les parties postérieures, d’un blanc pur; le devant du cou, la poitrine, le haut du ventre , rayés longitudinalement de brun sur un fond blanc sale ; les deux pennes du milieu de la queue , un peu plus longues que les autres et pointues. ie édit, du nouv. Dict. d’Hist. natur. tom. 34. p. 465. V Amérique septentrionale.

* LeTringa demi-palmé. 3. T. Semi-palmata.

T. Superciliis albis ; capite corporeque fuscis ferrugineis et albis; uropygio 3 rostro pedibusque nigris.

Sourcils blancs ; tête et corps bruns , ferrugineux et blancs; croupion, bec et pieds-noirs.

On ne rencontre cette espèce dans les Etats- Unis que pendant l’hiver ; elle y arrive et en part avec les Sauderlings. La taille et la longueur du bec ne sont pas les mêmes pour tous les individus ; les uns ont six pouces et demi de longueur, et le bec long de douze lignes, tandis que chez d’autres, la taille est de cinq pouces , et le bec de huit lignes; néanmoins, les uns et les autres font partie de la même espèce , que l’on a confondue avec le Tringa pusilla; mais la membrane dont leurs doigts sont garnis à la base , suffit pour ne pas les réunir, puisque celui-ci les a totalement séparés. Il ne faut pas non plus rapprocher ce Tringa du Chevalier demipalmé 3 qui est une espèce très-différente.

Il a les sourcils blancs ; les plumes du dessus

de

ORNITHOLOGIE

de la tête, du cou et du corps, d’un brun sombre , bordées de ferrugineux et terminées de blanc ; les côtés du croupion, de la dernière couleur ; le dessus et les couvertures supérieures de la queue, Jtoirs ; les pennes des ailes , d‘un noir obscur, avec leur. tige et leurs bords blancs; leurs petites couvertures, de cette couleur à leur extrémité. Il n’y a point de différence entre le mâle et la femelle. Wilson , American Ornith. pl. 6$,fig. 4 y sous le nom de Semi-palmated sandpiper. 2 e édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. 54. p. 462. V Amérique septentrionale.

B. Tous les doigts totalement séparés..

* Le Tringa brun. 4. T. Fusca. T. Pallidè

fusca , nigro maculata j subtils alba ; collo anticé nigro striato ; caudâ cinerea tcctricibus alarum albido marginatis ; rostro pedibusque nigris.

Brun pâle, tacheté de noir; haut du cou rayé de noir ; queue cendrée ; tectrices des ailes bordées de blanchâtre ; bec et pieds noirs.

Latham a fait de ce Tringa , qu’on a tué en Angleterre, une espèce particulière; mais M. Montagu ( Ornith. Dict.) le donne pour un individu de celle du Tringa minule ( Tringa pu silla ), dont le plumage n’est pas parvenu à sa perfection ; il est noir et tacheté de brun sur la tète, le dessus du cou et le dos; noirâtre sur les couvertures des ailes ; d’un blanc sale sur leurs bords; blanc et strié de noir sur le devant du cou ; d’un blanc pur sur le ventre et cendré sur la queue. Latham , Index , n. 16. 2e édit, du nouv. Diction. d’Hist. natur. tom. 34. pag. 45 3. V Angleterre.

Le Tringa COCORLI. 5. T. Subarquata. T. Capite , collo alisque spuriis fuscis , subferrugineo undulatis ; corpore supra cinereo 3 subtùs rufoferrugineo ; gulâ , crisso et uropygio albis ; rostro subarcuato ; pedibus nigris.

Tête, cou et ailes bâtardes, bruns et ondés d’un roux-ferrugineux ; gorge , bas du corps et croupion, blancs; bec un peu arqué; pieds noirs. [Pi. jq.fig. 5, sous le nom de Vanneau rouge.)

Cette espèce, qu’on rencontre dans diverses contrées de l’Europe , niche quelquefois en Hollande sur le bord des eaux. Sa ponte est de quatre ou cinq œufs jaunâtres et tachetés de brun. Elle mue deux fois pendant la même année , et porte après chaque mue un plumage

différent. Elle a , après celle qui a lieu au printemps, le front, la gorge, le devant du cou, la poitrine, le ventre et l’abdomen d’un rouxmarron , pur sur des individus , avec de petites taches brunes sur d’autres, ec quelquefois un peu varié de blanc ; le menton et les sourcils , de cette couleur , de même que les couvertures du dessous ec du dessus de la queue, qui portent quelques taches noires; le dos, Les scapulaires ec les couvertures supérieures des ailes , noirs et roux; les intermédiaires, d’un cendré un peu sombre et frangées de blanc à l’intérieur; les pennes caudales, du même cendré, avec un petit filet blanc à leur extrémité.

Elle est , après la mue d’automne , d’un blanc pur sur la face, les sourcils, la gorge , le ventre et toutes les couvertures de la queue ; brune sur les lorums; d’un brun-cendré , varié de petits traits d’un brun foncé , sur le milieu desplumes du dessus de la tête , du dos, des scapulaires ec du dessus des ailes ; rayée longitudinalement de brun et de blanchâtre sur les bords de celles de la nuque , du devant du cou et de la poitrine; cendrée et bordée de blanc sur la queue, donc les pennes les plus extérieures sont frangées de cette couleur en dedans ; le bec est long d’environ vingt lignes.

Chez le jeune, sous sa première livrée , les plumes du dos , des scapulaires et des couvertures supérieures des ailes sont noirâtres, les

• unes entourées de blanc, les autres de roussâtre; celles du devant du cou et de la poitrine ont des taches longitudinales peu prononcées et d’un cendré rembruni, sur un fond blanchâtre nuancé de rougeâtre et de blanc; du reste, son plumage ressemble à celui des adultes en habit d’hiver. Tel est le Numenius pygm&us de Bechscein , suivant M. Bâillon, qui conserve ce jeune oiseau dans sa collection. M. Temminck rapporte à cette espèce le Numenius africanus de Latham ( Courlis d’Afrique). Si ce rapprochement est fondé, il en résulte que cette espèce esc répandue jusqu’au Cap de Bonne-Espérance. GUIdenst. nov. Comm. Petrop. 19.^.471. pl. L9. Gtnelin 3 Syst. nat. n. 25 [S colopax subarquata). 2e édit, du nouv. Diction. d’Hist. natur. tom. 34. p. 454. L’Europe.

* Le Tringa a collier ou l’Alouette de

MER. 6. T. Alpina. T. Testacep- fusca ; pectore reo-albidis ; rostro ni-

nigricante ; rectricibus cine gro ; pedibus fuscescentibus

D’un brun tesracé ; poitrine ''noirâtre ; rectrices d’un blanc-cendré ; bec noir ; pieds brunâtres. [PL yyPjtg. 1.)

Nous voyons cette espèce communément en France, à l’automne et au printémps, et des individus y passent fh-iver. Elle construit .son nid à terre avec des roseaux noueux et secs, sur lesquels la femelle dépose quatre oeufs d’un blanc fuligi-.. neux , irrégulièrement tachetés de deux nuancesbrunes, l’une claire, l’autre foncée ; les taches sont isolées et plus petites que partout ailleurs sur le petit bout de l’œuf.

Ce Tringa, dont le plumage n’est pas le même pendant toute l’année , a , pendant l’été, les plumes du sommet de la tête, noires sur leur milieu et rôtisses sur leurs bords ; celles de ses côtés, du cou et de la poitrine, d’un blanc un’ peu rpussâtre , avec un trait longitudinal noir ’ le ventre, l’abdomen, et de plus la poitrine, selon Montagu et Latham , de la dernière couleur; la gorge, les couvertures inférieures de la queue, les plumes latérales de ses supérieures et celiés des jambes,, d’un blanc pur; le dos, le croupion, les plumes intermédiaires des couvertures du dessus de la queue, les couvertures. supérieures des ailes et les scapulaires , variés de noir et de roux; les premières pennes alaires , noires ; les intermédiaires , bordées de blanc en dehors; toutes les pennes latérales de la queue, d’un cendré sombre ; les deux du milieu , grises' et d’un !.$^,n foncé, pointues et un peu plus longues que les autres, qui sont à peu près égales èntr’elles.

Le même oiseau, sous le plumage qu’il prend à la mue d’automne et qu’il conserve jusqu’au printemps, a-, selon M. Temminck, la gorge 'rousse ; un trait entre le bec et l’œil, toutes les parties inférieures,, et seulement les trois plumes extérieures de chaque côté dés couvertures du dessus delà queue,- d’un blanc pur; le croupion , les plumes du milieu des couvertures et les lectrices intermédiaires , d’un brun - noirâtre ; les latérales , cendrées et bordées de blanc.

Indépendamment de ces deux livrées , on trouve des individus qui présentent des différences occasionnées par les deux mues plus ou moins avancées. Ce sont ,- surtout, les jeunes à l’automne, qui à cette époque diffèrent des v-ieux ,*' en ce qu’ils ont le bec droit, tandis que chez ceux-ci il est incliné à sa pointe,; les uns et les autres ont alors la gorge , l’abdomen et l.s couvertures inférieures de la queue d’un blanc

OLOG1E.

pur ; une raie brunârre entre le bec et l’œil ; le cou et la poitrine roussârres, avec des taches longitudinales brunes; des marques isolées, d’un brun-noirâtre , sur le ventre; les plumes du dos et les scapulaires , noires et bordées de roux clair ; les couvertures des ailés , brunes et frangées de jaunâtre.

On voit, par la synonymie indiquée ci-dessous, que cette espèce est en double et triple emploi. De plus , les Anglais la divisent sous les noms de Dim-lin et de Pline ; ce dernier esc un jeune sous sa première livrée , et l’autre , un vieux. Gmelin Syst.nat. n. 1 1 ( Tringa alpina). Idem , n. 1 8 ( Tringa cinclus ). Idem n. 1 8 [Scolopax pusilla). Latham, Index, n. et n. 35 [Tringa cinclus ). Brisson, Ornith. tom. <(. p. 1 1 6. n. 11. Idem , p. 2 1 1 . n. 1 o. Buffon , Hlss. nat. des Oiseaux , tom. 7. p. 493 [Brunette). Idem , p. 548, pl. enl. /?. 85 2. [Oïncle).

Le Tringa éloriode. 7. T. Eloriodes. T. Capite , nuchâ, fusco , griseo striati's ; superci’iis' albis; strigâ suboculari fuscây corpore supra nigro ferrugineoque ; uropygio alko nigroque transversïm stria to ; gulâ albâ , jerrugïneo mixtâ ; jugulo aïkido , fusco , rubescentc mixto striato ; rostro pe~ dibusque nigrii.

Tête et nuque brunes et rayées de gris ; sourcils blancs ; raie brune sous les yeux ; dessus du corps noir et ferrugineux ; croupion rayé transversalement de noir et de blanc ; gorge d’un blanc mélangé de ferrugineux ; devant du cou blanchâtre, rayé de brun mêlé de xougtâtre; bec et pieds noirs.

On rencontre rarement cette espèce en France. Nous n’ayons va jusqu’à présent- qu’une seule' femelle , tuée en Picardie à la tin du mois de mai 1818 par M.. Jules de la Motte , qui a eu la complaisance de nous la communiquer ; elle est aussi rare en Angleterre. Comme son plumage- 11’esr pas le même pendant toute l’année , nous allons en donner plusieurs descriptions.

i°. If individu décrit par Laiham n’est pas sous sa livrée parfaite ; il a la tête , le dos-et les couvertures supérieures de l’aile '.mélangées de brun , de ferrugineux et de blailc ; les 'pennes primaires, bordées de la dernière coiileur sur un • fond noirâtre ; la poitrine , le ventre et le croupion, blancs ; la queue, d’une teinte sombre et frangée de blanc.

2°. Le Numenius pygmtsus , figuré et décrit par Montagu dans le Dictionary ornithologhal ,

ORNITHOLOGIE

est donné par cet auteur comme un oiseau sous son plumage d’été. Il a neuf pouces de longueur totale; le bec long de dix-huit lignes ( .mesure anglaise) ; d’un noir sombre, foiblement arqué, comprimé latéralement à sa base et vers le bout; la mandibule supérieure est un peu plus longue que l’inférieure ; les plumes du dessus , du derrière et des côtés de la tête sont rayées de brun et de gris, de même que celles de la nuque ; une ligne blanchâtre part de la mandibule supérieure, passe au-dessus de l’œil , et une brune est au-dessous ; le dessus du cou, le dos et les scapulaires sont noirs et d’un ferrugineux pâle,, qui forme une large bordure détachés sur ces dernières ; lé croupion et les couvertures supérieures de la queue sont barrés de blanc et de noir sombre ; les couvertures supérieures des ailes,- d’un brun uniforme, plus foncé le long de la tige des plumes ; les pennes , noirâtres , et leurs tiges en partie blanches; les terciales, pareilles aux couvertures; le bord de l’aile est finement tacheté de blanc , et de noir sur l’aile bâtarde ; le menton et la gorge sont d’un blanc mêlé de , ferrugineux pâle ; le devant du cou est 'rayé d’un brun mêlé de rougeâtre, sur un fond blanchâtre ; la poitrine et le ventre ont des petites lignes transversales et noirâtres; les plumes des jambes sont blanches près de leur extrémité ; les couvertures inférieures de la queue, d’un blanc pur ; les pennes égaLes, cendrées et blanches sur leur tige; les tarses noirs.

3°. La femelle dont il a été question ci-dessus, a six pouces de longueur totale; le bec, long de quatorze lignes , haut de trois, large de deux, comprimé latéralement à sa base et'vers le bout ; un peu plus large que haut sur son milieu, et courbé en arc vers son extrémité. La couleur noire dè la tête et de l’occiput est coupée sur chaque côté par une bandelette longitudinale d’un blanc lavé de fauve ; les sourcils sont de la dernière teinte, un peu mélangée de brun ; le milieu du lorum est noirâtre, de même que les joues, qui , de plus , sont variées de fauve ; le dessus du cou esr tacheté de bianc-roussâtre et de noir ; les plumes du dos j des scapulaires , des couvertures supérieures ec les pennes secondaires des ailes sont noires , bordées er terminées d’un blanc ombré de fauve ; le milieu du croupion , les couvertures supérieures de la queue er ses deux pennes intermédiaires , d’un noir pur ; les latérales , d’un cendré très-clair ; les pennes primaires de l’aile , noires , avec leur tige blanche ; toutes les parties inférieures de cette cou-

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leur, mais elle tend au fauve sur le devant du cou et le haut de la poitrine ,~ et elle est tachetée de , noir sur ces mêmes parties , sur la gorge ec sur les fia ncs ; le bec et les pieds sont noirs , les tarses , longs de onze lignes ; la partie uùe des jambes est de cinq lignes environ ; Je doigt du milieu, avec l’ongle , a neuf lignes ; les latéraux en ont huit, et les pennes de la queue sont d’égale longueur ec s.ont dépassées par les ailes en repos d’environ trois lignes.

La description que M. Te m mincie fait ^le son Bécasseau platyrhynque , sous' son habit d’été, convient assez à cetce femelle ; mais il lui donne un bec très-déprimé à sa base et les pennes latérales de la queue étagées , ce qui ne peut convenir aux précédées. Latham 3 Index ( Numenius pygm&us ). Montagu 3 Dict. ornitk. Suppl. ( Nurnenius pygm&us). Gmelin3 Syst. nat.èdit. i 3 (Scolopax pygm&us). Ie édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat tom. 34. p. 4 63. L’Europe.

Le TriNGA MAUBÊCHE. 8. T. Ferruginea. T. Corpore subtils ferrugineo ; remi gibus secundariis margine albis ; rostro pedibusque nïgris ( asiate ) ; corpore supra cinereo > rubescente nigroque macuiaco t subtus ex rufescente albo 3 obscuro badioque maculato ( autumno ) ; corpore supra griseo , subtus albo ; remigibus primoribus fuscis ; caudâ grlseâ 3 margine albâ ( hieme ).

Corps ferrugineux en dessous ;%émiges secondaires bordées de blanc ; bec et pieds noirs ( plumage d’été) ; dessus du corps cendré, tacheté de rougeâtre ec de noir; dessous d’un blanc-roussâtre, tacheté d’obscur ec de rouge-brun (plumage d’automne ) ; dessus du corps gris, dessous blanc ; rémiges primaires brunes ; queue grise , bordée de blanc (plumage d’été). ( Pl. 5 8 yfig, z et fig. 4 , sous le nom de Canut, )

Les -Maubêches ne se trouvent guère que sur les rivagesdeia mer, où elles vivent en société et courent sur le sable' avec beaucoup de vitesse. Jusqu’à présent on n’a point d’autres notions sur leur genre de vie, et on ignore où elles se retirent pour nicher. L’espèce esc répandue dans le nord des deux Contineus , se trouve sur les rives du lac Baikal , er n’est que de passage en France. Willughby dit qu’on engraisse ces oiseaux dans le nord de l’Angleterre, en les nourrissant de pain trempé de lait, et que cette nourriture, leur donne un goût exquis ; ce frit esr confirmé par M. Bâillon , qui a nourri avec le même aliment des Mau- Xxxxxx z

ORNITHOLOGIE

bêches j qui en peu de temps sont devenues si grasses , qu'elles ne pouvoient plus voler.

Il est résulté de la variation du plumage des Maubêches > pendant la même année, comme de celui de presque tous les Tringas > des espèces purement nominales; mais aujourd’hui que ces oiseaux ont été mieux observés , on peut assurer qu’il n’existe réellement qu’une seule espèce de Maubêche j qui , sous son plumage d’été , a le front , les cotés de la tête , la gorge, le devant du cou , la poitrine et le ventre d’un ferrugineux vif et foncé; l’abdomen, blanc, de même que les couvertures inférieures de la queue, sur lesquelles on remarque quelques petites taches noires, et du roux vers le bout des plumes les plus longues ; le reste de la tête et la nuque sont tachés longitudinalement de noir sur un fond roux ; la partie inférieure du dessus du cou , le dos et les scapulaires, noirs, avec une frange rousse et blanche sur le bord de chaque plume ; le bord extérieur de l’aile est tacheté de noir et de blanc ; ses couvertures supérieures sont variées de noir et de blanchâtre ; cette dernière teinte forme un liséré à l’extrémité des plumes ; une grande tache blanche termine celles de l’aile bâtarde ; les pennes primaires sont noires et ont leur tige blanche quelques-unes portent cette couleur à l’ intérieur ; les pennes intermédiaires ont leur bord blanc sur un fond cendré ; quelques-unes des secondaires , les plus proches du corps , sont noires et frangées de blanc; les autres., grises; le croupion, les couvertures supérieures de la queue, blancs, roux et noirs ; les pennes d’un cendré foncé et bordées de blanchâtre; le bec est noir, et le tarse d’un- vert-noirâre.

■ La Maubêche tachetée de la pl.-eni. de Buflfon , n. 365 > ainsi que celle figurée sur la pi. 2 1 , n: t , du tom. Y de 1 Ornithologie de Brisson , sont des individus qui quittent leur habit d’été pour prendre celui d’hiver. Ils ont alors le dessus de la tête et du cou d’un cendré-brun , varié de petites taches noirâtres ; le dos et les scapulaires également cendrés, avec des taches plus grandes, les unes tousses- et les autres noirâtres ; les plumes du croupion, d’un gris-jarun , bordées de blanc et terminées de noirâtre ; les couvertures supérieures de la queue, cendrées depuis leur origine jusqu’à la moitié de leur longueur, et dans l’autre moitié, rayées transversalement de noirâtre et de gris-blanc ; le sinciput, les côtés de la tête, au-dessous des yeux, er la gorge , d’un blancroussâtre, varié de quelques petites taches brunes ; le devant du cou, du même blanc, tacheté

de marron clair; la poitrine et le venrre, de cette couleur, avec quelques marques noirâtres sur les flancs ; les couvertures du dessous de- la queue, blanches; les petites du dessus des ailes, d’un gris-brun ; les autres de certe teinte , bordées- de blanc et tachetées , les unes de noirâtre , les autres, de couleur de marron, et les grandes les plus proches du corps, noirâtres ; les pennes primaires, d’un brun-noirâtre en dehors et d’un cendré rembruni en dedans ; les intermédiaires de la queue, cendrées et bordées de blanc ; toutes les latérales , d’un cendré rembruni , et la plus éloignée des autres porte une ligne blanche sur son côté extérieur.

La Maubêche en habit d’hivèr est représentée sur la pl. e/il. de Buffon , n. ; <56 , et sur la pl: 21, fig. 2, du tom. V de l'Ornithologie de Brisson, sous la dénomination de Maubêche grise. C’est encore le Canut / figuré dans les Oiseaux d’Edwards, pl. 27 6 , et les Tringa cinerea , griséa et canutus.de Latham. Elle a, pendant cette saison , la gorge , le bas de la poitrine , le milieu du ventre et les parties postérieures d’un blanc pur, de même que le front , les sourcils , les côtés et le devant du cou, le haut de la poitrine et les flancs ; mais cette couleur est variée sur ceux-ci et sur le cou de lignes brunes longitudinales, et de lunules de cette couleur sur la poitrine ; la tête, le dessus du cou, le dos et les couvertures supérieures des ailes sont d’un gris-cendré , avec un trait d’un brun clair sur la tige des. plumes, et de plus une bordure blanchâtre ; les scapulaires sont grises ; l’aile entière est noire et terminée' de blanchâtre; les pennes de l’aile ont leur tige blanche sur un fond noirâtre, et les plus proches du dos sont cendrées, ainsi que les pennes caudales, qui ont de plus un liséré blanchâtre ; le croupion et les couvertures supérieures de la queue portent des bandes transversales et des lunules noires sur un fond blanc, mais elles sont confuses sur la dernière partie,

Lejeune, avant sa première mue, diffère peùde l’adulte en habit d’hiver; la couleur cendrée est plus foncée, et toutes les plumes sont entourées par du jaunâtre sale; des taches brunes et longitudinales sont sur le haut de la tête et de la nuque ; la poitrine est d’une légère teinte roussâtre, et le lorum 3 brun ; enfin, la Maubêche proprement dite de Brisson , pl. 20 , fig. 1 , et le Tringa calidris de Latham, sont des jeunes à l’époque de leur première mue , au printemps. Gmelin > Syst. nat. n. 1 9. ( Tringa calidris ). ldemi n. 40 ( Tringa tiAvLa). Idem , n. 41 ( Trînga gri-

ORNITHOLOGIE

sea). Idem , n. 24 ( Tringa islandica). n. 15 ( Tringa. canutus). Latham3 Index 3 n. 21, 22, 25 et 3 2 ( sous les mêmes noms). Basson 3 Ornïth. rom. 5. p. 22 6. n. 14. Idem3 p. 229. n. 15. Idem , p. 233. n. \6. Idem3 p. 258. n. 21 [Canut). Buffonj Hist. nat. des Oiseaux 3 tom. 7. p. 5 29. Idem 3 p. 531. pl. enl. n. 365. Idem 3 p. yp. pl. enl. n. 3 -66. ldem3p. 142 [Canut). L’Europe ,

« l’Amérique septentrionale.

Le Tringa minulle. 9. T. Minuta. T. Venue nigro , rw/o mccculato ; loris ni gris ; superciliis corporeque subtus albis , collo supra dorsoque nigro rufoque varii-s; uropygio 3 tectricibus cauda mediis nigris y rectricibus duabus intermediis nigric antibus 3 rufo marginatis ; lateralibus dilutê cinereis ; rostro pcdibusque nigris.

Vertex noir, tacheté de roux 3 lorums noirs 3 sourcils et dessous du corps blancs 3 dessus du cou et dos variés de noir et de roux ; croupion et milieu des couvertures supérieures de la queue noirs 3 les deux rectrices intermédiaires noirâtres et bordées de roux ; les latérales d’un gris clair 3 bec et pieds noirs.

Cette espèce- se trouve en Europe et niche probablement en France, puisque M. Jules de la Motte a tué pendant l’été plusieurs individus sur les côtes de la Picardie. Elle a , sous son habit de noces, le sommet de la tête noir et tacheté de roux 3 le lorum noir 3 les côtés du cou et de la poitrine roussâtres , avec des petites taches brunes (des individus ont le devant du cou tacheté de marron , et d’autres n’y portent aucun vestige de cette couleur, ni sur les côtés de la poitrine) 3 les sourcils, la gorge et toutes les parties postérieures sont d’un beau blanc 3 le dessus du cou et le dos , variés de noir et de roux vif 3 les plumes de la nuque, grises et marquées de bran sur leur milieu 3 les couvertures des ailes, fauves er tachetées de noir 3 l’aile bâtarde est d’abord de cette couleur, ensuite blanche presque jusqu’à son extrémité 3 les pennes primaires sont noires et à tige blanche 3 les intermédiaires, brunes et terminées de blanc 3 les secondaires, noires et entourées de roux 3 le croupion et le milieu des couvertures supérieures de la queue, noirs 3 le reste de celles-ci est blanc 3 les pennes du milieu de la queue sont noirâtres et bordées de roux j toutes les autres, d’un gris clair et plus courtes que les deux intermédiaires.

Ce Tringa a, pendant l’hiver, les plumes de . toutes les parties supérieures cendrées et d’un

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brun-noirâtre dans le milieu 3 les côtés de la poitrine d’un roux-gris 3 le lorum brun 3 la gorge, le devant du cou , le reste de là poitrine et toutes les parties postérieures d’un blanc pur 3 les deux pennes intermédiaires de la queue , brunes , elle reste du plumage pareil à celui du précédent. Montagu 3 Dict. ornith. ( Tringa pusilla). 2e édit, du nouv. Diction. d’Hist. nat. tom. 34. p. 4 69. L’Europe.

** Le Tringa de Lincoln. 10. T. Émcolnien sis. T. Alba 3 supra maculis griseis fuscisque varia , subtus. maculis oblongis fuscis et nigris ; rectricibus duabus intermediis loto nigris ; rostro nigricante ; pedibus rubescente- fuscis.

Tacheté de gris et varié de brun en dessus 3 dessous avec des taches oblongues brunes et noires 3 les deux rectrices intermédiaires totalement de la dernière couleur ; bec noirâtre 3 pieds brun-rougeâtres.

M. Montagu soupçonne que cet oiseau est le même que le Tringa selninger 3 mais sous un plumage qui n’a pas encore acquis toute sa perfection , c’est-à-dire,, celui qu’il porte dans la saison des amours. Le nom qu’on lui a imposé vient de ce qu’il a été tué en Angleterre , dans le Lincolnshire. Il a le bec court et émoussé y les narines, noires 5 l’iris, jaune 3 la tête petite ,, aplatie sur le sommet, blanche et agréablement tachetée de gris 3 le cou, les épaules et le dos ( variés de même 3 mais les taches sont brunes , et sous un aspect, ces taches paroissent d’un noir parfait et brillant 3. les pennes des ailes sont noireset traversées près de la base de .lignes blanches 3 la gorge, la poitrine et le ventre, blancs et variés de taches longitudinales , dispersées irrégulièrement, d’un brun foible et noires 3 elles sont plus grandes er plus arrondies sur le ventre 3 la queue est courte, entièrement blanche, à l’exception de ses deux pennes intermédiaires quisont noires. Latham 3 Index 3 n. 27. 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. 34 , p. 469 , sous U nom.de Tringa noir. L’ Angleterre.

* * Le Tringa ONDE. Il .T. Undata. T. Obscur a , luteo alboque undulata 3 tectricibus alarum 3 remigibus secundariis uropygioque albis ; cauda cinereâ 3 apice nigro marginatâ.

Obscur et ondé de jaune et de blanc ; tectrices des ailes , rémiges.secondaires et croupion blancs 3 queue cendrée, tachetée de noir à la pointe..,

io 86 O R NI T H

Cec oiseau, que l’on rencontre en Norwège, en Islande et en Dariemarck, porte un plumage généralement sombre et ondé de jaune et de blanc ; cette dernière couleur termine les couvertures supérieures des ailes , les pennes secondaires, et couvre le croupion ; les pennes primaires ont leur tige blanche-, la queue esc cendrée et bordée de noir à son extrémité. Brisson > Ornu h. p. 55. n. 183. Pennant y Arct.ppool. n. 2. p. 48 1. E ( W~aved sandpiper). 2 e édit, du notiv. Dict.d’Hist. nue. tom. 34 . p. 470. La Norwège. L.. E.. P.. R. 11.

Le Tringa selninger. 12. T. Marïtima. T. Supra griseo et nigro varia , subtus alba; dorsi m'edïo violaceo ÿ gutture caudâque ob souris ÿ pedibüs fl avis.

Varié de gris et de noir en dessus , blanc en dessous ; milieu du dos violet 3 gorge et queue obscures ; pieds jaunes.

On a conservé à cet oiseau le nom de Selninger} que lui ont imposé Pennant et Latham.

Montagu lui adonné l’épithète latine de nigricatis. On le trouve sur les côtes maritimes de l’Ecosse, de l’Angleterre, de la Norwège, de l’Islande, et quelquefois sur celles de la Normandie et de la Picardie. Il a le bec long d’un pouce trois lignes ; la tête , le cou , la gorge , le dos, les scapulaires et le haut de la poitrine d’un gris-noirâtre uniforme ; les plumes du reste de la poitrine , grises et terminées de blanc 3 ses parties postérieures d’un blanc pur, avec quelques taches noirâtres sur les flancs 3 le dessus des ailes, noir, et chaque plume entourée de blanc 3 leurs pennes noires ; une grande partie des primaires, blanches sur leur tige et sur leurs bords 3 les intermédiaires, de cette couleur à leur origine ; elle s’étend d’autant plus , qu’elle se rapproche des secondaires, qui sont noirâtres et bordées de blanc; les couvertures supérieures de la queue et ses quatre pennes du milieu, noires et d’égale longueur 3 les huit autres , d’un gris clair, un peu plus courtes que les précédentes et étagées entr’elles 3 les tarses longs de neuf lignes ; les ongles noirs. La femelle ne diffère du mâle qu’en ce que ses couleurs sont moins vives.

Chez cet oiseau, sous sa livrée d’hiver, le bord du front, la gorge, le ventre et les parties postérieures sont d’un blanc pur 3 la tête , les côtés de la gorge, le cou en entier et la poitrine , roussârres, avec une strie longitudinale surie milieu de chaque plume; celles du dos, des scapulaires et des couvertures supérieures de

l’aile, d’un brun-noirâtre et entourées de roux clair 3 les. pennes primaires des ailes , noires ,• et quelques-unes bprdées de blanc en dehors. Brunn. Om. n. 182. Pennant y Arct. \ool. tom. 1. p. 480. C ( Selninger sandpiper ). 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. 3 4. p. 47 1 . V Europe boréale.

Le Tringa temmia. 13. T. Temminkii. T.

Supra nigra rufaque ; fronte y jugulo pectoreque rujo-cinereis ; corpore subtus y tectricibus tribus extimis y albis ; rosir o pedibusque nigris.

Noir et roux en dessus 3 front , devant du cou et poitrine, d’un gris-roux; dessous du corps et les trois pennes latérales de chaque côté de la queue, blancs 3 bec et pieds noirs.

Le pôle arctique est la région que certe espèce habite pendant l’été; elle est de passageen Allemagne et en France, sur les côtes maritimes de la Picardie , où M. Bâillon l’a trouvée.

Ce Tringa 3 sous son plumage d’été, a routes les plumes des parties supérieures , d’un noir foncé dans leur milieu et entourées légèrement de roux 3 le front , le devant du cou er la poitrine, d’un cendré-roux , avec des petites taches longitudinales et noires ; la gorge et le dessous du corps, d’un blanc pur; les quatre pennes intermédiaires de la queue , d’un brun-noirâtre.

Le même a, pendant l’hiver, les plumes de toutes les parties supérieures, d’un brun-cendré clair, avec du brun-noirâtre le long de leur tige 3 le devant du cou et la poitrine, d’un cendré- roussâtré 3 la gorge , le dessous du corps , les trois pennes les plus extérieures de. chaque côté de la queue et les plumes latérales de ses couvertures supérieures , d’un blanc pur 3 le reste de ces couvertures , noirâtre; les autres pennes caudales, d’un cendré rembruni; le tarse long de1 huit lignes et la queue étagée.'

Chez le jeune, avant sa première mue, les plumes des parties supérieures sont d’un cendrénoirâtre et finement bordées de jaunâtre, à l’exception de celles de la queue, qui sont d’un cendré plus clair er uniforme; les scapulaires ont leur excrémiré noire ; le devant du cou et la poitrine sont d’un cendré légèremer.c reine de roussâtré 3 la gorge , les sourcils et le dessous du corps, d’un blanc pur; les pieds, d’un brunverdâtre. 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. 3 4. p. 473. V Europe.

* * Le Tringa d’Astracan. 14. T. Fasciata.

ORNITHOLOGIE. 1087

T. Vertice, ccdplte , tsniâ pon'e oculos et ah domine nigris ; jronte caudâque albis ; dorso cinereo; remidbus septem primorïbus atris ; rostro nigro.

Verte x 3 occipur, bandelette derrière lesryenx et abdomen, noirs; front et queue, blancs; dos cendré; ks sept premières rémiges noires ; bec de cette couleur.

Ce Tringa , qu’a fait connoître Samuel Gaielin, qui l’a trouvé aux environs d’Astracan , a le dessus de la tête ; l'occiput-, le ventre et une raie qui passe par-derrière l’œil , noirs; le front et la , queue, d’une teinte blanchâtre; les sept premières pennes alaires , pareilles au ventre , et le dos, cendré. S. G. Gmelin 3 Voy. iom. i. p. i94.pl. 2 6. 1e édit, du nouv. Dict. dé Hist. nat. tom. 34. p. 45 2. Astracan.

* Le TriNGA BEcO. 15. T. Pùsilla. T. Corpore subtus rufescente; retrïdbus extirnis scapo albo -, uropygio variegato ; rostro pedibusque nigris.

Dessus du corps roussâtre; les rectrices les plus extérieures, blanches' sur leur tige; croupion varié ; bec et pieds noirs.

Le nom appliqué à cette espèce est celui qu’elle porte à New-Yorck, ou elle se trouve, ainsi que dans tous les Etats-Unis et aux Grandes- Antilles. Elle a le bec épais , plus haut que large à sa base et long de neuf lignes ; une bandelette blanche part de la mandibule supérieure , passe au-dessus des yeux et s’étend presque jusqu’à l’occiput; les joues, la gorge et toutes les parties postérieures sont blanches (tachetées de roux sur des 'individus), avec quelques petites taches sur les côtés du haut de la. poitrine , près du pli de l'aile ; les plumes du dessus de la tête et du - cou, du dos ec des scapulaires sont noirâtres dans le milieu et fauves sur’leurs bords; le croupion et les deux pennes intermédiaires de la queue , de couleur brune ; les petites couvertures des ailes ont une bordure fauve sur un fond brun, de même que les grandes les plus proches du corps, et les plus éloignées sont noirâtres, bordées et terminées de blanc-rougeâtre ; les pennes primaires., noirâtres en dehors et grises en dedans; les intermédiaires, blanches à leur origine, brunes vers leur extrémité et bordées de gris à l’intérieur; les quatre secondaires les plus proches du corps, noirâtres et frangées de roussâtre ; des couvertures supérieures, celles du milieu, sont noirâtres et les autres blanches ; toutes les pennes latérales- de la queue , grises,

et quelques-unes terminées de blanc -roussâtre. Wilson 3 American Ornlthology } pl. 37.7%. 4. Brisson , Ornith. tom. 5. p. 222, n. 13. pl. 25. fig. 2 {petite Alouette de mer de Saint-Domingue);. L’ Amérique septentrionale.

* * Le Tringa cendré du Canada. 16. T.

Canadensis. T. Cinereo-obscura ; jugulo cinerascente ; abdo mine albo , latenbus maculato ; pedibus Jlavis 3 rostro basi rubesçente 3 ddn nigro.

D’un cendré obscur ; devant du cou grisâtre; abdomen blanc et tacheté sur les côtés ; pieds jaunes ; bec rougeâtre à sa base , ensuite noir.

Latham a fait connoître ce Tringa 3 que l’on trouve au Canada. Il a le bec long de près d’un - pouce et demi ; le plumage , assez généralement d’un cendré sombre approchant de la couleur de plomb; les plumes du dos, entourées d’un cendré plus clair ; les couvertures supérieures des ailes et la poitrine, d’un blanc-grisâtre ; les .trois premières pennes de l’aile, noirâtres et blanches sur leur tige; les trois suivantes, terminées de cette même couleur, qui esc tachetée de cendréà l’extérieur des trois autres et couvre presqu’en entier la plus grande partie de celles qui restent, à l’exception de quelques-unes, dont la teinte est sombre et uniforme; le lorum est blanc, de même que l’origine de la gorge et le ventre ; le devant dif cou est cendré, et quelques taches,noirâtres sont sur les côtés de la poitrine; les jambes ont des plumes jusqu’au talon et même au-dessous; les pieds sont courts. Latham , Index ( Tringa canadensis ). 2e édit, du nouv.. Dict. d’Hist. natur. tom. 3 4. 'p. 45.-3 . V Amérique-

* * Le Tringa champêtre. 17. T. Campestris.

T. Penni-s verticis 3 colli 3 corporis supra > teciricumque alarum nigricante-fuscis , albido marginaux ; superciliis , gula3 jugulo albis $ corpore spbiùs fusco alhidoque mixto ,• rostro nigro ; pedibus péumbds.

Plumes du sommet de la tête, du -cou, du dessus du corps et des couvertures des ailes, d’un brun noirâtre et bordées de blanchâtre; sourcils, gorge , devant du cou, blancs ; dessous du, corps mélangé de brun et de blanchâtre ; bec noir ; pieds couleur de plomb.

On ne rencontre cette espèce au Paraguay qu’au mois de septembre , où elle se tient en troupes, composées de dix à vingt, M. de Azara,

ioBB ORNITH

qui l’appelle Chorlito campesino 3 la vue dans les plaines découvertes , sèches ou humides , et Jamais sur lès bords des rivières et des lagunes. Quand ce Tringa s’envole , il jette un cri qui exprime les syllabes bi bi.

Les plumes du dessus de la tête, du cou , du corps et des couvertures supérieures de l’aile ont leurs bords blanchâtres, sur un fond brun-noirâtre ; la queue est traversée par des bandes de ces deux couleurs; les sourcils, la gorge, les côtés et le devant du cou sont blancs, avec une petite tache noirâtre en forme de flèche, sur le milieu de chaque plume du cou; le reste des arties inférieures est mélangé de brun et de lanchâcre ; les couvertures du dessous des ailes sont d’un roux foible, varié de taches et de traits d’un brun foncé , â l’exception des plus grandes, qui ont des raies transversales un peu noirâtres, sur un fond argentin ; la paupière est blanchâtre. De A^ara 3 Apuntamientos para la Hist. nat. de los P axaros del Paraguay y Rio de la P lata 3 tom. $.p. 3 10. n. 397. 2e édit, du nouv. Dict. d’ Hist. natur. tom. 34. p. 454. V Amérique méridionale..

** Le Tringa a cou brun. 18. T. Fuscicollis. T. Super ciliis albidis ; loris nigric antibus ; vertïce fusco ; mento 3 pectore ventreque albis -, pennis colli subtùs nigric antibus 3 albido marginatis ; pennis dorsi 3 tectricibus alarum superioribus , remigibus rectricibusque fuscis 3 apice albidis ; rostro nigro ; pedïbus fuscis.

Sourcils blancs ; lorums noirâtres ; vertex brun ; menton, poitrine et ventre blancs; plumes du Cou, en dessous , noirâtres et bordées de blanchâtre ; plumes du dos , couvertures supérieures des ailes, rémiges et rectrices brunes et terminées de blanchâtre ; bec noir ; pieds bruns.

C’est le Chorlito pestoreyo pardo de M. de Azara, qui l’a rencontré au Paraguay , où il est fort commun, point farouche, et vit en troupes de vingt individus environ. Il se plaît sur le bord des eaux, mais encore davantage dans les terres et les prés humides.

Il a les sourcils blanchâtres ; une petite tache noirâtre en avant de l’oeil; le dessus et les côtés de la tête, la partie postérieure du cou, bruns; quelques petits points noirâtres et à peine visibles sur le dos, le menton, la poitrine, le ventre, les couvertures supérieures de la queue et les petites du dessous de l’aile, de couleur i>la»çhe; des veines brunes sur les petites eou-

OLOG I E .

vertures supérieures; les plumes du devant du cou, noirâtres dans leur miLieuet bianchâtressur leurs bords; celles du dos, les pennes et les couvertures du dessus de l’aile , de même que les pennes de la queue, brunes et terminées de blanchâtre. De Â^ara3 Apuntamientos para la Hist. nat. de los Paxaros del Paraguay 3 tom. 3.' p. 322. n. 404. 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. 34 .p. 4 61. V Amérique méridionale.

* * Le Tringa a cou roux. 19. T. Ruficollis.

T. Capite3 cor pore supra et collo ferrugineo nigro que striatis j gutture ferrugineo 3 rostro pedibusque nigris.

Tête, dessus du corps et cou, rayés de ferrugineux et de noir; gorge ferrugineuse; bec et pieds noirs.

Pallasa décrit cette espèce d’après des individus qu’il a vus près des lacs salés de la Daourie. Ils ont le bec plus court que la tête ; le sommet de cette partie et le derrière du cou, rayés de roux; le devant du cou et la poitrine, d’un roux foncé uniforme ; le reste du plumage, pareil à celui de l 'Alouette de mer. Nous n’avons pas vu en nature ce Tringa 3 mais bien au Muséum d’histoire naturelle , un individu dont le pays n’est pas indiqué , et qui nous paroît faire artie de cette espèce , pat ses couleurs et son ec court. Chez lui, le capistrum 3 les joues, la gorge, le devant du cou et le haut de la poitrine sont d’un roux uniforme ; le bas de l’estomac et les parties postérieures, d’un blanc pur; les plumes du reste de la tête et du dessus du cou, tachetées de brun sur un fond roux; celles du dos, noirâtres, avec un liséré roux à l’extérieur; les couvertures supérieures des ailes et les scapulaires, d’abord noirâtres, ensuite rousses et

* terminées d’un roux plus clair ; le croupion et les couvertures du dessus de la queue , roux et tachetés de brun sombre ; les grandes pennes des ailes, noires; les deux intermédiaires de la queue, noirâtres et finement frangées de roussâtre. Pallas3Voy. 3 .p. 700. n. 31. 2e édit, du nouv. Diction. d’Hist. nat. tom. 34 .p. 461. La Daourie.

* * Le Tringa a dos noir. 20. T. Melanotos.

T. Super ciliis , cor pore subtùs albis ; juguli pennis nigricantibus 3 albido marginatis ; vertice nigricante , rufo maculato ; dorso uropygioque nigris ; rectricibus dilate fuscis 3 albido marginatis ; rostro nigricante ; pedïbus vires cenie-Jlavis.

Sourcils

ORNITHOLOGIE

Sourcils et dessous du corps blancs ; plumes du devant du cou noirâtres et bordées de blanchâtre ; vertex noirâtre et tacheté de roux ; dos et croupion noirs; rectrices d’un brun clair et bordées de blanchâtre ; bec noirâtre ; pieds jaune-verdâtres.

Cet oiseau du Paraguay est décrit par M. de Azara, sous le nom de Chorlito lomo nigro. Il a le bec droit , légèrement courbé vers sa pointe, qui est terminée en forme de cuiller;' les sourcils blancs ; le dessous du corps et les couvertures inférieures des ailes , de la même couleur, à l’exception des petites qui sont veinées de brun; les plumes du devant et des côtés du cou, noirâtres dans leur milieu et blanchâtres sur leurs bords; le dessus de la tête, noirâtre, avec quelques taches rondes d’un roux foible; les plumes du derrière de l’occiput et du dessus du cou, bordées de blanchâtre sur un fond sombre; les scapulaires et les couvertures supérieures des ailes, de cette même teinte, et lisérées de roussâtre; le dos et le croupion, noirs, avec un peu de roux clair au bord des plumes; il en est de même pour les couvertures supérieures de la queue, à l’exception des extérieures, qui sont blanchâtres et tachetées de noirâtre; les pennes caudales, d’un brun clair et bordées de blanchâtre ; les pennes alaires et leurs grandes couvertures, brunes, avec du blanc à la pointe de ces dernières. De A-çara 3 Apuntamientos para la Hist. nat. de los Paxaros del Paraguay , etc. tom. 3. pag. 217. n. 401. 2 e édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. 34 . p. 4 61. V Amérique méridionale.

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