L. 18. E. 26. P.. K. iz
X C I Ie. Genre,
VANNEAU, Vanellus3 Brisson. Tringa3 Linn. Lac h.
Corpus oblongum 3 nigro 3 albo 3fusco 3 cinereo pictum.
Caput rotundatum ; sape cristatum,
Rostrum rectum , teretiusculuni 3 graciliusculum -3 capite b revins 3 apice tumidum obtusumque,
N ares lineares 3 concave, 3 in sulco site 3 membranâ tecte,
Lingua brevis , tenuis 3 apice subcylïndrice.
- Collum médiocre.
Ale mutice a ut calcarate ; remige ia. aliorum omnium longissimâ 3 aliorum breviore quant > quartâ3 tertiâ reliquis longiore.
Femora extra abdomen posit a ; tibiarum pars inferïor glabra.
Pedes tetra’dactyli ; digit'i très anterïores3 brèves ; exteriores basi membranâ connexi; posticus unus „ brevis simus 3 à terra elevatus.
Cauda media cris.
V anelli habitant in Europâ3 Africa 3 Asiâ3 America vermibus 3 limacibus victitant in gramme sicco terre instrato ova pariunt. Pulli recèns nati è'nj.do dis cédant.
Corps oblong, peint de noir, de blanc, de brun et de cendré.
Tête arrondie, souvent huppée.
Bec droit, presque cylindrique, un peu grêle, plus court que la tête, renflé et obtus à sa pointe.
Narines linéaires, concaves, situées dans un sillon, couvertes d’une membrane.
Langue courte , grêle , un peu cylindrique à sa pointe.
Cou médiocre.
Ailes simples ou éperonnées ; la ire. rémige , chez les uns, la plus longue de toutes; chez les autres, plus courte que la 4e., et la troisième la plus alongée.
Cuisses posées hors de l’abdomen ; bas des jambes dénué de plumes.
Pieds tétradactyles ; trois doigts devant, courts; les extérieurs réunis à leur base par une membrane; un derrière, très-court, élevé de terre.
Queue médiocre.
Les Panneaux habitent en Europe, en Afrique, en Asie, en Amérique; vivent de vers et- de limaces; déposent leurs œufs à terre sur un geamen sec. Les petits quittent le nid dès leur naissance.
A. Ailes
ORNITHOLOGIE
A. Ailes éperonnées.
* Le Vanneau armé a calotte blanche.
i . V. Albicapillus. V. Carunculâ Jlavâj vertice in medio alb o ; reliquo capitis} coüi saperions medio} drorso y pectore ventreque cinereis ; guU collique lateribus nigro alboque longitudinaliiet stnatis ; rostro pedibusqueaurantiis.
Milieu du yertex blanc; reste de là tête, milieu du dessus du cou, dos, poitrine ec ventre, gris ; joues , côtés de la gorge et du cou , rayés longitudinalement de noir et de blanc; bec et pieds orangés.
Le Muséum d’histoire naturelle possède ce V untieau, dont nous ne connoissons pas le pays , natal. Il a une caroncule jaune sur chaque côté du lorum } divisée en deux parties, dont l’une s’élève plus haut que le front , tandis que l’autre est pendante et descend au niveau de l’origine de la mandibule inférieure ; une grande tache blanche couvre le milieu du sommet de la tête, qui , dans le reste, est grise , de même que le capistrum j l’occiput, le milieu du dessus du cou, le dos , les couvertures supérieures des ailes , la poitrine et le ventre ; les joues, les côtés de la gorge et du cou ont des raies longitudinales blanches et noires; les grandes pennes des ailes et celles de la queue sont de la dernière couleur ; les moyennes couvertures des premières sur leur côté extérieur, les plumes qui. recouvrent la queue en dessous et l’extrémité de ses pennes sont blanches. 2 e 'édit. du nouv. Dict. d’Hist. nat . com. 35. p. 205.
* Le Vanneau armé de Cayenne. 2. V.
Cayanensis, V. Cristatus ; dorso viridi-purpureo j collo rufescente ; fronce 3 gulâ , fasciâ peetoris caudaque nigris ; margine alarum extus > abdo mine basique cauda albis ; rostro rubro > apice nigro ; pedibus rubescentibus.
Huppé; dos d’un pourpre-vert; cou rous- -sâtte ; front , gorge , bandes de la poitrine et de la queue, noirs; bord extérieur de l’aile , abdomen et base de la queue, blancs; bec rouge, à pointe noire ; pieds rougeâtres. ( Pl . 57 .fig. 2.)
Cette espèce se trouve non- seulement à Cayenne, mais encore au Brésil et au Paraguay, ou son plumage présente quelques différences , comme on le verra ci-après.
Les individus qu’on rencontre à Cayenne se rapprochent du Vanneau d’ Europe par le ton et la masse de leur couleur , par leur caille et leur '
aigrette, composée de cinq ou six brins assez courts; mais ifs sont plus haut montés et armés d’un ergot au pli de l’aile; le front et la gorge sont noirs; le sinciput est cendré; l’occiput, brun; l’aigrette , noirâtre ; la poitrine porte une large bande noire; le ventre et l’abdomen sont blancs; les plumes du dos, d’un pouvpte-verdâtre ; le bord de l’aile jusqu’à l’épaule, et la première moitié des pennes de la queue , blancs; l’autre moitié de ces pennes, noire, avec du blanc à leur extrémité.
On rapproche de cette espèce , comme variétés d’âge ou de sexe, deux Vanneaux armés du Brésil; l’un, 'figuré sur la planche du Voyage autour du Monde , du capitaine Krusenstern , a le fro'nt brun; la tête, d’un gris ardoisé; une aigrette, composée de six plumes, sur l’occiput; la poitrine et les grandes pennes des ailes, brunes.; leurs couvertures, le dos et le dessiks de la queue , de la même teinte , mais tirant au verdâtre; le ventre, blanc, et l’ergot de l’aile, rougeâtre.
L’autre, que M. Delalande fils a rapporté du Brésil , et qui est au Muséum d’histoire naturelle , ne diffère du Vanneau de Cayenne qu’en ce qu’il est un peu plus gros et que les couvertures supérieures sont d’un beau blanc le long des bords de l’aile ; une tache de cette couleur prend naissance près du bec , s’étend, d’un côté, depuis le front jusqu’au-dessous du menton , et, de l’autre côté, jusqu’à l’œil.
Le Vanneau armé du Paraguay , que M. de Azara a décrit sous le nom d ' Aguapea\o terutero ou teteu y est plus grand de quatre pouces et demi que le Vanneau armé de Cayenne ; il porte un éperon osseux , conique, large à sa base, aigq et long de cinq pouces et demi ; suc le derrière de la tête naissent six grandes plumes fermes , étroites comme des soies , à peine apparentes à quinze pas, et formant une huppe immobile; le tour du bec, d’un angle des mandibules à l’autre , en passant par le front , est noir, sur une largeur de neuf lignes ; cette couleur s’étend aussi , par un filet étroit , sous le bec , où elle s’élargit en descendant sur le tiers inférieur du devant du cou , jusqu’à l’origine des ailes, et elle se termine ensuite, en s’arrondissant , sur l’estomac ; le noir du front ec du devant du cou est bordé de blanc à l'extérieur ; le reste du dessous du corps, les jambes, les couvertures inférieures des ailes et les supérieures de la queue sont de couleur blanche ; le reste du cou , le dos , le croupion et les couvertures supé-
rieures de îa partie interne de l’aile sont bruns ; mais les plumes scapulaires ont des reflets dorés ou violets , selon l’incidence de la lumière ; les couvertures supérieures du milieu de l’aile sont brunes, avec des reflets très-vifs de violet, de vert et de bleu; celles qui approchent de la partie externe de l’aile sont très-blanches ; cette partie externe est entièrement noire, comme la dernière moitié de la queue ; l’autre moitié est blanche, de même que l’extrémité des pennes; la huppe , noire ; l’iris , rouge de carmin , de même que le bord de la paupière; le bec, rouge jusqu’à sa moitié et noir sur le reste; le métatarse et les doigts sont d’une teinte plombée.
Le jeune, dans son premier âge, a six pouces et demi de longueur totale; du blanc à la gorge et jusqu’à la moitié du devant du cou; les côtés et le derrière de la tête , jusqu’à la moitié postérieure du cou , d’un brun mêlé de blanchâtre ; un petit cercle noir à l’occiput, rudiment de la huppe ; le dessus de la tête , du bas du cou et du corps, noirâtre et varié confusément de roux, à l’exception des plumes scapulaires et des couvertures supérieures des ailes , sur lesquelles le roux forme des raies; le reste du plumage comme dans les adultes , excepté que les teintes sont plus foibles.
Terutero est le nom qu’on donne à cette espèce à Buenos-Ayrès , et Teteu est en usage au Paraguay. Tous deux sont bien appliqués, parce qu’ils expriment les cris que ce Vanneau répète fréquemment d’un son de voix fort , aigu et assez incommode. Il le jette également pendant la nuit s’il entend du bruit. Ces oiseaux sont trèscommuns ; partout ils sont sédentaires ; ils n’entrent ni dans les eaux ni dans les bois ; ils se tiennent communémenepar paires , et si quelquefois ils se réunissent par petites troupes , ce n’est que pour peu de temps.
Leur vol n’est ni rapide ni élevé, et se finit par des battemens d’ailes mesurés ; ils font des espèces de courbettes en l’air , jusqu’à s’y tenir de côté ou le ventre en haut , et lorsqu’ils sont effrayés, ils lèvent et baissent la tête verticalement. Us marchent à pas courts et fréquens, la tête et le cou immobiles. Us ne sont point farouches et ils volent ordinairement autour des hommes, comme s’ils vouloient les assaillir à coups de bec ; ils font îa même chose lorsqu’ils voient un Caracara 3 ou tout autre oiseau approcher de leur nid.
La femelle dépose ses œufs à terre , sur quelques brins d’herbe , et quelquefois sur le sol
même; il sont au nombre de quatre au plus et deux au moins , de couleur d’olive clajre , marbrés de noir, pointus à un bout , longs de vingt lignes et gros de quatorze et demie. Aussitôt après leur naissance, les petits suivent leurs père et mère, et quand quelqu’un passe près de ceuxci, ils se blotissent et crient de toute leur force , au point qu’on peut les entendre à la distance d’un mille; ils étendent les ailes, les laissent traîner, se mettent à courir et à voltiger , afin d’éloigner l’objet de leur crainte ; s’ils s’aperçoivent qu’on cherche à s’emparer de leurs petits, furieux, ils assaillissent le ravisseur, jusqu’à toucher son chapeau. De A^ara, Apuntamientos para la Hist. nat. de los Paxaros del Paraguay y Rio de la P lata 3 tom. $.p. 16 4. n. 86. Bujf'on 3 Hist. natur. des Oiseaux 3 tom. S. p. 66.pl. etil. n. 8 } 6. Linn. et Gmelin 3 Syst.nat. n. 7 ( Parra Cayennensis ). Latham } Index 3 n. 5 ( Tringa. cayanensis). V Amérique méridionale.
* Le Vanneau armé des Indes. 3 .V.Goensis. V. Carunculâ rubrâ ; capite , collo , remigibus caud&que medio nigris ; corpore subtus albo ; rostro obscuro ; pedibus Jlavis.
Caroncule rouge; tête, cou, rémiges et milieu de la queue , noirs ; dessous du corps blanc; bec obscur ; pieds jaunes.
Ce V anneau 3 qui est plus haut monté et qui a le corps plus mince que ceux d’Europe, se trouve à Goa. Une portion de cette membrane excroissante, qu’on remarque 'plus ou moins dans la plupart des Vanneaux et Pluviers armés 3 entoure les yeux ; la tête et le cou sont noirs ; une bandelette blanche part de l’œil , descend sur chaque côté du cou jusqu’à la poitrine ; cette partie et le reste du dessous du corps sont de cette couleur; les couvertures supérieures des ailes, d’un brun-roux; leurs pennes, noires; celles de la queue, de cette couleur dans leur milieu , blanches dans leur premier tiers et brunes à leur pointe.
On rapproche de cette espèce un individu qui a été vu à l’île de Timor , lequel a sur chaque côté du lorum une caroncule divisée en deux parties , dont l’une descend plus. bas que la mandibule inférieure, et l’autre remonte en haut ec s’élève au-dessus du front ; le bec et les pieds sont orangés; le dessus de la tête, la nuque ec le dessus du cou sont noirs; cette teinte forme une bande sur les côtés de la partie antérieure du cou, jusque sur ceux de la poitrine, et sert de
bordure à la couleur blanche qui domine sur la gorge et le devant du cou ; les parties postérieures sont de cette couleur, qui se retrouve encore à l’extrémité des pennes caudales , sur le bord extérieur et intérieur de l’aile, qui sont noirs dans le reste, de même que les grandes pennes alaires ; Je reste de l’aile et le dos sont gris. Bujfon 3 Hist. nat. des Oiseaux , tom. 8. p. 6^.pl. enl. n. 807 ( V anneau armé de Go a). Linn. et Gmelin 3 Syst. nat. /z. 8 [Parra goensis). Latham 3 Index 3 n. 7 (T ring a goensis). Les Grandes- Indes,
* Le Vanneau armé de la Louisiane. 4.
V. Ludovicianus. V. Carunculâ f ronds fulvâ 3 vertice nigro ; corpore supra griseo-fusço 3 subtus ochroleuco j rostro aurantio pedibu/s rubrts.
Caroncule du front fauve ; vertex noir; dessus du corps brun-gris ; dessous couleur d’ocre; bec orangé ; pieds rouges. (P/. 57 ,fig, 3.)
La tête de cet oiseau est coiffée d’une double bandelette jaune, posée latéralement, entourant l’œil, pendante en bas et se terminant en pointe; le pli de l’aile esc armé d’un ergot long de quatre lignes et très-aigu ; le sommet de la tête, noir; le reste de cette partie et le dessus du corps sont d’un gris-brun ; le dessous est d’un blanc-jaunâtre; les pennes des ailes sont noires, plus ou moins mélangées de gris ; celles de là queue, d’un jaune très-pâle et terminées de noir.
Buffon et Latham regardent le Vanneau armé de Saint-Domingue comme une variété du précédent. Il a la tête,- le derrière du cou et le dessus du corps d’un fauve pâle; le dessous, d’un blanc-jaunâtre , tendant à la couleur rose ; les barbes intérieures des plumes du dos et de la queue, de cette même couleur; le bec, la mem brane de la tête et les pieds, jaunes. Brisson fait de ce Vanneau une espèce particulière , sous le nom de Vanneau armé de Saint-Domingue 3 et Gmelin , sous celui de Parra dominica. Brisson , Ornith. tom. 5. p.,\ x 4. n. 7 ( Vanneau armé de la Louisiane). Bujfon 3 Hist. nat. des Oiseaux 3 tom. 8 . p. 6 5. pi. enl. 835. L’ Amérique septentrionale.
**Le Vanneau armé de la Nouvelle- Hollande. 5. V. Lobatus. V. Carunculatus ; olivacea-ferrugineus 3 subtus albus 3 vertice 3 remigibus rectricibusque nigris ; rostro pallido ■ pedibus roseis et nigris.
Caronculé; d’un ferrugineux-olivâtre; blanc
OLOGIE. io75
en dessous; dessus de la tète, rémiges et rectrices , noirs ; bec pâle ; pieds roses et noirs.
On rencontre à la Nouvelle -Galles du sudxj mais rarement, un Vanneau armé 3 qui est le plus grand de tous ceux que l’on connoîc jusqu’à présent; il a l’iris jaune ; les côtés de la' tête et le tour des yeux, garnis d’une membrane de cette couleur , caronculée et terminée en pointe ; le cou et le dessous du corps , blancs ; les flancs , noirs; Je dos et les ailes, d’un brun-olive teinté de- jaunâtre; les pennes alaires, noires; celles de la queue, de cette couleur et blanches à leur extrémité; la partie nue des jambes et le haut des tarses, roses ; le pli de l’aile, armé d’un fort éperon jaune. Latham 3 Index , Suppl. ( Tringx lobata ). 2e édit, du nouy. Dict. d’Hist. natur. tom. 35 .p. 209. V Australasie.
*Le Vanneau armé du Sénégal, c. V. Senegallus. V. Carunculatus 3 fus eus ; gula 3 remigibus fasciâque caud& nigris 3 fasciâ alarum longi tudinali 3 abdomine 3 basi apieeque caud& albis 3 rostro Jlavicante-viridi 3 apice nigro 3 pedibus rubris.
Caronculé; brun; gorge, rémiges et bande sur la queue, noires ; bande longitudinale des ailes, abdomen, base et pointe des rectrices, blancs ; bec d’ùn vert-jaunâtre , noir à la pointe ; pieds rouges.
Ce Vanneau est le fléau des chasseurs , car dès qu’il aperçoit un homme, il se met à crier de toute sa force et à voltiger autour de lui , comme pour avertir les autres oiseaux , qui, dès qu’ils l’entendent, prennent leur vol pour s’échapper. Les Français du Sénégal l’appellent Criard 3 et les nègres , N et net.
Le bec est surmonté, près du front, d’une membrane jaune, mince, retombante et coupée en pointe de chaque côté ; le front est blanc ; la gorge noire ; la tête, le dessus du cou et du corps, les scapulaires et les petites couvertures supérieuïes des ailes sont d’un gris-brun ; cette teinte s’éclaircit sur le devant du cou , la poitrine , le haut du ventre et les flancs ; le bas-ventre , les couvertures inférieures de la queue, les grandes des ailes les plus proches du corps et les autres sontnoires; leurs pennes, mélangées de noir, de blanchâtre et de gris-brun ; celles de la queue, blanches dans leur première moitié , ensuite noires et terminées de roussâtre ; le pli de l’aile armé d’un petit éperon long de deux lignes et aigu. Bujfon 3 Hist. nat. des Oiseaux 3 tom. 8.
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p. 64. pl. ertlum. n , 362, Gmelin , Syst. nat. n. 1 ( Parra senegala). Latham 3 Index 3 n. 8 ( Tringa senegala ). U Afrique.
B. Ailes à éperons nullement ostensibles.
Le Vanneau huppé. 7. V. Cristatus.-V. Cristâ dependente ; pectore rostroque aigris-, pedibus rubris.
Huppe pendante ; poitrine et bec noirs ; pieds rouges. [PI. $6.fg. 2.)
O11 rencontre cette espèce, non-seulement dans diverses contrées de l’Europe, mais encore au Kamtschatka , où le mois de décembre, s’appelle le mois des Vanneaux 3 et c’est alors le temps de leur départ de cette contrée , comme des nôtres. Pallas l’a rencontrée dans une grande partie de l’Asie ; Sonnini l’a vue dans les marécages de l’Egypte ; enfin d’autres voyageurs l’ont trouvée en Chine et dans diverses contrées de la Perse.
Le nom de Vanneau 3 imposé à cet oiseau dans les langues française, anglaise et même en latin moderne, est tiré du bruit que font ses ailes en volant. Ce bruit est assez semblable à celui que fait le van qu’on agite pour remuer le blé. D'autres lui donnent le nom de Paon sauvage , à cause de son aigrette et de la variété de ses reflets brillans ; enfin on l’appelle encore Dix-huit3 d’après le cri qu’il fait entendre deux ou trois fois de suite, en partant, et par reprises, dans son vol, et même pendant la nuit.
Quoiqu’on voie des Vanneaux dans toutes les saisons , on doit néanmoins les regarder comme des oiseaux de passage, car ils sont en très-petit nombre pendant la mauvaise saison. Ils arrivent dans nos contrées peu de jours avant le printemps, se tiennent en bandes souvent très-nombreuses , fréquentent les prairies et les lieux frais, et se jettent au dégel dans les blés, où iis cherchent les vers, dont ils font leur principale nourriture, et qu’ils font sortir de terre par une singulière adresse. Pour y parvenir, le Vanneau ■ comme dit Buffon , qui rencontre un de ces petits ras de terre , ou boulettes ou chapelets que le ver a rejetés en se vidant, le débarrasse d’abord légèrement, et ayant mis le trou à découvert , il frappe à côté de la terre de son pied, et reste l’œil attentif et le corps immobile ; cette légère commotion suffit pour faire sortir le ver, qui , dès qu’il se montre , est enlevé d’un coup de bec. Le soir venu, cet oiseau a un autre manège ÿ il
court dans l’herbe , et sent sous ses pieds les vers qui sortent à la~fraîcheur ; il en fait ainsi une ample pâture, et va ensuite se laver le bec et les pieds dans les petites mares ou dans les ruisseaux.
Ces Vanneaux ont le vol très-aisé , s’élèvent fort haut et se jouent dans les airs de diverses manières ; aucun autre ne caracole et ne voltige plus lestement ; d’un naturel gai , ils sont sans cesse en mouvement ; posés à terre, ils s’élancent, bondissent et parcourent le terrain par petits vols coupés. Quoiqu’ils se tiennent presque toujours en troupes nombreuses, ils se séparent néanmoins lorsque les premières chaleurs du printemps se font sentir ; alors les mâles se liyrent entr’eux de vifs combats pour le choix d’une compagne ; l’appariage fait , chaque couple s’isole, et la femelle choisit une petite butte ou motte de terre élevée au-dessus du niveau d’un terrain humide pour y placer son nid ; elle le laisse entièrement à découvert, et pour en former remplacement, elle se contente de faire un petit rond dans l’herbe, qui se flétrit bientôt par l’incubation, Sa ponte est composée de trois ou quatre œufs d’un vert sombre et tachetés.de noir. Les petits courent dans l’herbe et suivent leurs père et hière deux ou trois jours après leur naissance : ils sont alors couverts d’un duvet noirâtre caché sous de longs poils blancs.
Le dessus de la tête et du' corps , le devant du cou, les scapulaires et les couvertures supérieures des ailes sont d’un noir à reflets métalliques, changeant en rouge et en vert-doré sur les ailes et sur la têxe, en vert-doré sur le dos , le croupion et les grandes couvertures les plus proches du corps , en couleur de cuivre de rosette sur quelques-unes des plumes scapulaires, en violet sombre sur les moyennes couvertures et les plus petites ; les quatre premières pennes de l’aile sont noires et terminées de gris-blanc ; les six plus proches, de la première teinte à l’extérieur; les dix-sept suivantes n’ont du blanc qu’à leur origine ; enfin cette dernière couleur s’étend sur les dix pennes-intermédiaires de la queue jusqu’à la moitié de leur longueur, et sur pres.que la totalité des deux plus extérieures ; dans le reste, toutes sont noires; l’occiput est paré d’u^e huppe composée de cinq ou six plumes, délicates , effilées, d’un beau noir, et dont les deux supérieures couvrent les autres et sont beaucoup plus longues ; les joues sont d’un roussâtre varié au-dessus des yeux de petites lignes longitudinales noirâtres ; au-dessous de l’œil passe un trait de la
ornîth
même couleur et qui se termine à l’occiput ; le derrière du cou est cendré et à reflets verdâtres ; Je reste du plumage est d’un beau blanc. La femelle a des couleurs plus foibles, une huppe plus courte, et les parties noires mélangées de gris. Litin. et Gmelin, Syst. nat. n. 2. Latham 3 Index , n. i (Tringa helvetica). Brisson 3Ornith. tom.$. p. 94. n. 1. Buffon 3 Hist. natur. des Oiseaux > tom. 8. p. 48. pl. enl. n. 241. L’Europe.
* * Le grand Va-nnf.au de Bologne. 8. V.
Bononiensis. V. Niger 3 subtus albidus ; capite et collo superiore castaneis ; jugulo et pectore maculis ferrugineis; rectricibus ni gris ; rostro flavicame , apicehigro ; pedibus luteis.
Noir, blanchâtre en dessous ; tête et dessus du cou couleur de marron ; gorge et poitrine tachetées de ferrugineux; tectrices noires j bec jaunâtre, à pointe noire ; pieds jaunes.
On ne connoît cet oiseau que d’après la courte notice et la figure qu’en a donnée Aldrovande , qu’il dit être de grandeur naturelle ,. et le représente avec une taille inférieure â celle du précédent ; cependant tous les ornithologistes le disent plus grand, à l’exception de Buffon. On doit encore remarquer que, d’après cette figure, il 11’a ni les yeux ni le bec des véritables Vanneaux 3 et qu’enfin l’auteur italien dit que le bec a la pointe aiguë, ce’ qui ne caractérisé point un oiseau de ce genre. Les Italiens l’appellent Ginochiella. Il a Ja tête et le dessus du cou de couleur marron ; le dos , Je croupion , les couvertures des ailes et de la queue, noirs ; la gorge, le devant du cou et la poitrine, blanchâtres et tachetés de ferrugineux ; les parties postérieures, d’un blanchâtre uniforme; les pennes des ailes et de .la queue, noires. Linn.et Gmelin , Syst. nat. n. 6. Latham , Index , n. 3 ( Tringa bononiensis). Brisson y Orrùth. tom. 5 . p. 1 10. n. 5. L’Italie .
Le Vanneau Suisse. 9. V. Helvencus. V. Subtus niger; abdomine albo ; rectricibus albis y nigro fasciatis ; rostro pedibusque nigris.
Noir en dessous ; abdomen blanc ; rectrices de cette couleur et rayées de noir en travers ; bec et pieds noirs. ( PL $6. fig. yet fig. 4.)
Quoiqu’on ait donné à cet espèce, le nom de Suisse 3 on en ignore la vraie étymologie ; les uns l’attribuent à la bigarrure de son. plumage, les autres en ce qu’elle se trouve en Suisse ; mais ce n’est .pas. dans ce seul. pays, qu’on la. voit:, car
elle est répandue en France , en Russie, en Sibérie et dans l’Amérique septentrionale, depuis la baie d’Hudson jusqu’à la Louisiane , et peutêtre au-delà. Ce Vanneau ne se réunit point en troupes nombreuses ; on le voit le plus souvent par couples ou par familles composées de cinq ■ ou six individus.
Comme cet oiseau subit deux mues pendant l’année, et que de ces deux mues il en résulte deux plumages très-diflérens , on en a fait deux espèces distinctes , et une variété dont il va être question ci-après..
Le mâle a, sous sa livrée d été, tout le dessus du corps taché de blanc et de noir ; le front blanc; le sommet cfe la tête marqué de noir; les joues , le devant du cou , la poitrine et le ventre de la dernière couleur ; les parties postérieures blanches ; les pennes des ailes,, noires celles de la queue , variées de raies transversales noires et blanches , mais moins nombreuses sur les plus extérieures ; le bec et les pieds noirs. Dans tout autre temps il ressemble à la femelle,/ qui est blanche^et tachetée de brun-noirâtre surtoutes les parties supérieures; blanche et variée de brun sur les côtés de la tète et sur le devant du cou; blanche etrayée longitudinalementde noir en dessous. Du reste , elle est pareille au mâle.
Le Vanneau- pluvier 3 pl. enlum. de Buffon ,
7 1. 854 (Tringa squatarola) , est un individu jeune, ou un adulte sous son plumage d’hiver. La tête, le dessus do cou et du corps sont d’ungris-brun, et chaque plume est bordée de blanchâtre ; la gorge , blanche ; le devant du cou, la poitrine , le haut du ventre sont variés de blanc et de brun-noirâtre; les parties postérieures , blanches;, les pennes primaires des ailes d’un brun sombre , avec une tache blanche auprès de leur tige, vers les deux tiers de leur longueur; les secondaires les plus proches du corps, d’un gris-brun ; les pieds noirâtres;
Cet oiseau, que l’on a appelé tantôt Vanneau y tantôt Pluvier 3 n’est connu que sous ce dernier nom dans les marchés au gibier ; il est vrai qu’il présente une grande analogie avec les Pluviers dorés à ans leur jeune âge ,.qu’il va de compagnie avec eux ; aussi Belon le prend pour* l'appelant , ou le roi de. leurs bandes , d’après les chasseurs , qui disent que cet appelant est plus grand et a la voix plus forte que les autres. Cependant ces Vanneaux-P luviers forment de petites bandes à part ,., et on les: trouve pendant, l’hiver assez communément.
Le Vanneau varié y pl. enl. de Buffon, n. 92 5,
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•que Latham donne pour une variété du précédent, et dont Gmelin fait une espèce, sous le nom de Tringa varia 3 est encore un individu de r espèce des précédens, Il a la tête et tout le dessus du corps variés de blanchâtre sur un fond brun ; la gorge , blanche ; les plumes du devant du cou , d’un gris-brun dans leur milieu et blanchâtres sur les bords ; le reste du dessous du corps , blanc ; les pennes des ailes noirâtres et tachetées de blanchâtre ; les dix pennes intermédiaires de la queue , blanches et rayées transversalement de brun ; les deux autres de la première couleur,, et marquées d’une tache longitudinale brune sur leur côté extérieur. Linn. et Gmelin , Syst. nat. n. i z. Latham , Index , n. 10 ( Tringa helvetica). Brisson , Ornithol. totrt. 5. p. 106. n. 4. JJuffon 3 Hist.„nat. des Oiseaux , xom, 8. p. 60. pl. enl. n. 86$. V Europe 3 la Sibérie et l’Amérique septentrionale.
* * Le Vanneau boréal. 10. F. Borealis. F. Corpore supra cinereo 3 subtus albo ; caudâ retnigibusque obscuris ; rostro pedibusque fuscis.
Corps cendré en dessus, blanc en dessous; queue et rémiges obscures ; bec et pieds bruns.
Des navigateurs anglais ont trouvé cet oiseau à la baie du roi Georges. Il a, dit Latham , le plumage cendré èu dessus, et taché d’une couleur plus pâle sur les côtés du cou ; une raie blanche au-dessus des yeux ; les ailes et la queue noirâtres ; le bec court, fort et un peu renflé à son extrémité. Linn. et Gmelin , Syst. nat. n. 29. Latham 3 Index 3 n. 3 z ( Tringa borealis). 2 e édit, du nouv . Dict. d’Hist. natur. tom. 55. p. 210. V Amérique septentrionale.
**Le Vanneau social, ii. F. Gregarius. F. Cinereus 3 vertice fusco , albido variegato ; fronte3 gulâ 3 uropygio 3 crisso , remigibus secundariis rectricibusque albis ; loris nigris ; pectoris areu atro3 posdcè ex rufo testaceo.
Fertex brun, varié de blanchâtre; front, gorge, croupion, plumes de l’anus, rémiges secondaires et rectrices, blancs ; lorums noirs ; arc de la poitrine noir ; bas de cette partie d’un testacé-roux.
Pallas a découvert cette espèce sur les rivages du Jaik et de la Samara; on la trouve communément près du Volga, où elle porte le nom de Dickaia pikalisa ou Peschik ( Fanneau sauvage). Elle se rapproche du Fanneau Suisse par sa taille,
OLO GIE.
sa forme, sion bec, et par son doigt postérieur, qui n’est qu’un tronçon.
Une bandelette blanche entoure le front , passe sur les yeux et se réunit sur l’occiput à celle du côté opposé ; une raie noire est au-dessous de l’œil, et un large croissant de cette couleur, sur la poitrine ; le sommet de la tête est' mélangé de noir et de blanc ; le dessus du corps est cendré ; le haut de la gorge , blanchâtre ; la partie postérieure de la poitrine et le ventre sont d’un roux sale; le bas-ventre et la queue, blancs; cette dernière partie a une bande noire transversale, et cette couleur couvre les pennes de l’aile. Pallas 3 Foyage 1 . p. 45 G. n. 9. Gmelin , Syst. nat. n. 8. Latham > Index , n. 3 2 ( Charadrius gregarius f. 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist. natur. tom. 35. p. 219. La Sibérie.
** * Genre.
TRINGA, Tringa 3 Linn. Lath.
Corpus oblongum , variis coloribus pictum.
Caput rotundatum.
Rostrum graciliusculum 3 fiexibile 3 teretiusculum 3 rectum aut subarcuatum 3 tam longum aut longius quàm caput , apice lavigatum dilatatumque; mandibula superior lateratim suie ata-, inferiore longior.
N ares lincares , in sulco sita.
Lingua filiformis 3 mediocris , acuta.
Collum médiocre.
AU longs. ; remige 1 â. reliquis longiore.
Femora extra abdomen posita ; tibia semiplumosa.
Pedes tetradactyli ; digiti très anteriores , aliorum exteriores basi membranâ connexi , aliorum ad imum sejuncti ; posticus unus 3 gracilis 3 apice insistons.
Çauda brevis.
Tringa. habitant in paludibus maritimis Europa} Africt&j Asi&j America 3 Australasia , Polynesia ; vermibus , vermiculis victitant ; nidum in herbis struunt ; ova 5-8 parlant. Pulli recens nati è nido discedunt.
Corps oblong, peint de diverses couleurs.
Tête arrondie.
Bec un peu grêle, flexible, un peu cylindrique, droit ou un peu arqué, aussi ou plus long que la tête, lisse et dilaté à sa pointe ; mandibule supérieure sillonnée sur les côtés, plus longue que l’inférieure.
Narines linéaires, situées dans un sillon.
Langue filiforme, médiocre, pointue.
Cou médiocre.
Ailes longues ; la ire. rémige la plus longue de toutes.
Cuisses posées hors de l’abdomen ; jambes à demi emplumées.
Pieds tétradacryles ; trois doigts devant , les extérieurs réunis à la base par une membrane chez les uns, totalement séparés chez les autres; un derrière, grêle et portant à terre sur le bout.
Queue courte.
Les Tringas habitent dans les marais maritimes de l’Europe, de l’Afrique, de l’Asie, de l’Amérique , de l’Australasie et de la Polynésie ; ils vivent de vermisseaux; nichent à terre dans les herbes ; leur ponte est de cinq à huit œufs Les petits quittent le nid dès leur naissance.
A. Doigt intermédiaire réuni à sa base avec l’externe par une petite membrane , totalement séparé de l’interne.
LeTringa COMBATTANT. I. T ; Tringa pugnax. T. Rectricibus tribus lateralibus immaculatis ; fade papillis granulatis , carneis ; rostro pedibusque griseis.
Trois rectrices latérales sans raches; face garnie de papilles grenues et charnues ; bec et pieds gris. {PL ^,fig. t, et pl. 7 \,fig. 3, sous le nom de Chevalier. )
Des oiseaux qui se livrent entr’eux un combat seul à seul, des assauts de corps à corps, qui ' combattent aussi en troupes réglées, ordonnées et marchant l’une contre l’autre, méritent trèsbien le nom de Combattans , que les naturalistes leur ont imposé. Ces phalanges 11e sont composées que de mâles, ce qui fait présumer que l’amour seul est la cause de leurs combats. Les femelles attendent à ,part la fin de la bataille, enflamment par des petits cris l’ardeur des combattans, et restent le prix de la victoire. Souvent la lutte est longue et quelquefois sanglante; les vaincus prennent la fuite , mais leur ardeur guerrière , qui n’est produite que par leur ardeur amoureuse, renaît au cri de la première femelle qu’ils entendent; ils oublient leur défaite et entrent en lice de nouveau, si quelque antagoniste se présente. A cette époque , les mâles ont un plumage de guerre qui leur sert de bouclier; c’est une espèce de crinière composée de plumes, longues, fortes et serrées, qu’ils portent autour du cou, qu’ils hérissent. quand ils s’attaquent , mais qu’ils quittent avec leurs amours. Cet ornement , qui tombe par une mue qui, dit-011 , a lieu vers la fin de juin, diffère sur presque tous
les individus; il est roux dans les uns, gris dans d’autres, blanc dans quelques-uns, d’un beau noir-violet chatoyant, coupé de taches rousses sur des individus, et enfin, sur plusieurs, c’esc un mélange de toutes ces couleurs. Cette livrée de combat ne varie pas moins par la forme que par les teintes , durant tout le temps de son accroissement. Outre ce surcroît momentané, ils ont une abondance de molécules organiques, qui se manifestent par l’éruption d’une multitude de papilles charnues et sanguinolentes, qui s’élèvent sur le devant de la tête et à i’entour des yeux.
L’esclavage n’adoucit point leur humeur guerrière ; s’ils sont renfermés , soit ensemble, soit avec d’autres oiseaux , ils les défient tous, et pour posséder un coin de gazon vert, ils se battent â qui l’occupera ; ils semblent même se piquer de gloire, car ils ne se montrent jamais plus animés que quand il y a des spectateurs. Tout est pour eux un motif de combat; le boire, la nourriture , le gazon , sont disputés et enlevés plusieurs fois ; . le vaincu revient à Ja charge, et souvent de nouveaux efforts sont couronnés de succès. Les femelles ont l’humeur aussi guerrière que, les mâles; M. le comte de Riocour en possédoit une qui étoit un athelète redoutable et qui ne refusoit jamais le défi : ainsi donc, l’amour n’est pas le seul motif de leurs querelles; l’insociabilité semble être le fond de leur caractère , quoiqu’on les voie presque toujours en troupes. On donne aussi à ces oiseaux le nom de Paons dcmer, sans doute d’après leurs belles couleurs..
Les Combattans ne nichent pas sur nos cotes ; Ils partent de la Picardie, où ils arrivent au mois d’avril, dans le courant de mai, parles vents du sud et du sud-est, qui les portent en Angleterre, où ils nichent en très-grand nombre, particulièrement dans le comté de Lincoln. On en trouve aussi , au printemps , sur les côtes de Hollande , de Flandre et d’Allemagne. Ils sont en grand nombre dans la Suède , l’Islande , la Russie et la Sibérie.
Ges oiseaux font leur nid au mois de mai, sur la terre, dans des petits creux entourés de gazon. La ponte se compose de quatre ou cinq; œufs pointus, cendrés et parsemés, principalement au gros bout, de taches d’un brun-rougeâtre.
La description du mâle, que nous allons faire, ne peut s’appliquer à cous les individus, car presque tous varient en couleur, et il est trèsrare d’en rencontrer deux pareils. Chez les uns, le blanchâtre et le roux remplacent le violet et