FANTASSIN CHINOIS
Uac magîstraUire est étaUie pour réprimer les atteintes portées aux règles sociales. Cette magistra* ture n'est autr« en général que le gouvernement, presque partout héréditaire et absolu. C'est ainsi que y chez ces. peuples, les principes du bien et du mal trouvent une sanction. Suivant les lieux et les circonstances topographiques , l'agriculture , la navigation , le commerce, ont fait chez eux de singuliers progrès. L'emploi des métaux, Texploitalion des mines, ladaptalion des animaux aux besoins domestique^, le tissage des étoffes* quelques no« tions d'astronomie, la formation d'un calendrier, tout ce qui constitue une supériorité manifeste de civilisation sur les tribus de race noire, forme le complénvent des attributs de celte classe intermédiaire de peuples.
' Maisarrivant bientôt au sommet de notre progression, nous touchons déjà à la civilisation véritable. Une dernière transition est cependant marquée : c'est celle qui, au-dessus des subdivisions précé* dentée, place immédiatement certains peuples des archipels et des côtes orientales de l'Asie : les Malais, les habitants des tles Carolines, les Japonais, les Coréens , les Thibétain» et plus spécialement les Chinois ( PI. XVII ) , Tes diverses tribus tartares de l'Asie septentrionale, les Arabes, etc. (PI. XVIII). A ces peuples, appartiennent déjà de plus nobles
attributs : des cbanCs nationaux , das tradiii(»as, wit littérature , das chefs^d'œurre da iBoésic , de ny tbo«> lûgie et d'bistoire ; des systèmes d'aatrondmic et de sciences spéculatives propres à édairer lejenrp bu« main tout entier \ des croyances rclif ienses formant une unité systématiquft ^ des dof^mea dont l'adoption suppose un extrême développement des facultés de l'esprit , une morale dont la pratique décèle des pré^ dispositions d'un ordre non moins èletré ; de^ eoa<» tûmes tendant à tous égards à développer Fesprit national et le sentiment de lanoeiation. Giez enx» rien de plus stable que les principes du gouverne-*' ment , rien de moins variable que les mœprs nation nales. L- intelligence des devoirs civils et politiqueSt le respect des institutions et des pouvoirs^ «ont i»* culqués à tous les citoyens par une éducation qui les prend au berceau et ne les quille qu'à la tombe. Agriculture y industrie et commerce, voyages, art militaire , tous les progrès de la vie policée ( maintenus toutefois dans la limite des cputunea héréditaires), rapprochent ces populations de edUes quif» du haut de la suprématie ettropéannevdîctebt dtiS lois au genr« humain tout Mitier.
Enfin , nous voilà parvenus au demi» leame de la série des races : les peuples européens ^ plus ou moins imprégnés d'un mélange de sang saiatique, ou les peuples d'Asie plixs ou moin» iqnpjr^gséa 4e