‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 102 sur 194 · NoUoe de rAdminlstraUon des mines. ExposiUon de · texte numérisé non relu

NoUoe de rAdminlstraUon des mines. ExposiUon de

Pendant cette période, la faiblesse du fon()s dQ roulement» rqubli d^ créer u|je réserve ji l'aide des prpduit3 résuH^tp^ de ]^ vppte dos minerais et une préparation mécanique outillée rudimentajrement, furent probablement les causes des conditions difficiles que rencontra U Société» presque i son début, et des obstacles qu'elle ne put surmonter.

La Société delà Haute-Dordogne, qui succéda à la première* n*exécuta pas les travaux d*avenir que d'habiles ipgéniepf^ ^vaiept ponçeillés; la fonderie ne fut pas mise en activité. Après peu d'années, en 4871, les travaux furent abandonnés en laissant de grande? quantités de n^inerai^ au-dessous d'eux ainsi que tous les autres filons inexplorés, çt cette Société, pour des causes qui nous par^i^sent fort compliquées, que nous n*avons pas à examiner ici, indépendantes de la richesse de la mine de Joursat, suspendit ses travaux.

La Dqrdogne coule à 124 mètres au-dessous de^s travaux les plus profonds dû filon principal, à 180 mètres au-dessous du groupe des filons de Mouilloux ; on peut donc ouvrir une galerie d*^coûlemenî qui pourrait éloigner pour longtemps l'époque où on devrait se servir de machines d'épuisement.

Mine (FAuzeih. — Située au sud-ouest de Cunlhat, arrondissement d'Ambert; les travaux y furent commencés en 1866, sur un filon de galène argentifère encaissé dans le granit. Bn 1870 on n-y connaissait pas d'anciens travaux.

Puissance, — 3 mètres.

Minerai. — Il consiste presque exclusivement en galène d'une teneur variable en plornb et en argent.

Diverses analyses ont fourni ;

Plomb 41,65 <>/• argent 217 grammes.

— 38 — Mb —

Sa nature varie souvent et elle est tantôt à grains fins et riche en argent, ou à larges facettes et pauvre. Au commencement de 1870 les laveries venaient d'être installées et on espérait produire 100 tonnes de minerai lavé par mois. A cette époque le minerai était vend u à Pontgibaûd au prix de 280 francs la tonné. Eu 1874 les travaux y sont activement poursuivis.

Mine de Mmtnebnut. — Située pr^s iïAttgçrolleSf arrpndiççenient de Thiers, elle est ouverte sur un gisement encaissé, comme le précédent, dans le granité.

On y a reconpu deux ou trois filons qui d*abord furent expiprésen

4850. L*eip1oitation sérieuse de cette mine ne date qne de 4858. Elle fut suspendue en 4866 et a été de nouveau reprise en mars 4869 à 45 mètres de profondeur. Les travaux y sont poursuivis assez activement en 4874.

On y travaille un filon de 0,80, de puissance moyenne, qui paraît s'accroître avec la profondeur et dans lequel le minerai est disséminé irrégulièrement.

L'extraction s'y faisait, en 4870, par un puits de 60 mètres.

A cette époque le minerai qu'on en extrayait était vendu à Pontgibaud au prix moyen de 250 francs la tonne de schliks et 490 francs la tonne de scblams.

Concession dOlHergues. — Un filon d'un mètre de puissance, quelques anciens travaux, au lieu dit Giroux. Cette mine n'était pas travaillée en 4872. Quelques recherches y ont été faites par la Compagnie de Pontgibaud, mais elles ont été abandonnées comme paraissant offrir trop peu de chances de succès.

Concession de Pontvieux. — Les mines qu'elle possède sont situées sur la route de Clermont à Aurillac, presqu'à la limite du département et au sud-ouest de Fauves.

Diaprés H. Tingénieur DebettoS les gîtes métallifères de Pontvieux sont situés dans une bande de n schiste argileux, ou thonschiffer des « Allemands, percé ou soulevé à Test et à l'ouest par des basaltes que t Ton voit afileurer au jour, et qui sont accidentellement exploités soit <( pour construction^ soit pour l'empierrement de la route d'Aurillac. « Au contact des basaltes, le schiste argileux a éprouvé un métamora phisme qui l'a transformé en véritable gneiss, d

€ Le lacet que forme la route nationale au delà de Pontvieux, sur la € rive gauche de la Burande, a mis au jour les affleurements d'un grand c nombre de filons métalliques, et nous a permis d'en compter au moins € dix-sept. »

Direction : elle varie de N. N. E.-S. S. 0. à N. E.-S. 0.

Inclinaison : 60 h 10^ vers le sud-est.

Puissance : varie de 0,45 à 0,70. Elle s'élève parfois à 2 mètres.

Minerai. — Il se compose de substances complexes où domine la jamesonite^ signalée depuis longtemps par Berlhier, c'est-à-dire de sulfures de plomb et d'antimoine tenant or et argent associés à la pyrite de fer.

Analyie de Berlhiar. Analyte de M. Bandin.

Sulfure de plomb. ...;•... 0,289 0,255

— d'antimoine 0,273 0.202

Pyrites de fer 0,238 0,176

Gangue pierreuse • . . 0,203 0,202

Sulfure de fer et de zinc » 0J65

I. Àimalti des Mintê. Note «nr les gliements méUllifères do Pontrleux.

L'essai par voie sèche a donné .

109f%6 argent aux 100 kilos.

et 7 «',4 or —

Outre la jamesonite, les minerais de Pontvieux renferment aussi de la bournonite.

Us se présentent en rognons» séparés les uns des autres par des roches pauvres ou tout à fait stériles.

Dans toute leur étendue, ces filons sont garnis de salbandes argileuses où se présentent des pyrites tenant aussi de l'or et de l'argenté

Des travaux y ont été faits à diverses époques; en 1872, ils étaient complètement abandonnés.

D'après M. l'ingénieur Lamy', les diverses explorations faites sur trois de ces filons ont montré une abondance de minerai assez grande jusqu'à une certaine distance des points d'attaque, puis tout à coup ils se resserraient et se réduisaient à une simple fissure peu encourageante pour rétablissement de travaux plus étendus.

Un pareil état de choses, dit M. Lamy, n'est pas normal, et il est à peu près sûr que si les travaux avaient été poussés plus avant, en franchissant, soit les appauvrissements, soit les resserrements qui se sont pré« sentes, on n'aurait pas manqué, ou on ne manquerait pas, très-probablement, de retrouver les filons avec leur épaisseur ordinaire et avec du minerai.

Un de ces filons pourrait donner lieu à une exploitation importante et facile, car on peut y constater une régularité remarquable sur plus de 400 mètres de hauteur; on peut l'attaquer très-bas au moyen d'une galerie ouverte au niveau des prés de la Burande, et le minerai s'y présente avec abondance.

Mais les produits obtenus renfermeront-ils régulièrement l'or et l'argent qu'indiquent les analyses? pourra-t-on en extraire industriellement ces deux métaux? Telles sont les grosses questions qui ne paraissaient pas encore résolues en 4873.

On a extrait de ces mines environ iOO tonnes de minerai qui ont été livrées à diverses usines, et nous ne savons rien des résultats de leur traitement.

On voit donc, dans tous les cas, que cette mine mérite une sérieuse attention, mais qu'il serait probablement très-hasardeux d'y entreprendre (les travaux avant de connaître exactement la valeur industrielle et commerciale des minerais ainsi que la manière de les traiter.

Mine de Saml'Amand'fioche'Savine. — On y connaît un filon de galène dans le granité, connu sur 6 à 700 mètres*

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