‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 11 sur 194 · COMPOSITION ATOMIQUE · texte numérisé non relu

COMPOSITION ATOMIQUE

Généralement allié à l'argent.

Ag.S

3 Ag S -h Sb« S».

Ag«Sb

AgCI»

AgBr«

Cu.

Cu«S ,

FS4.CuS.,., »...

Fs4-2Cu«S

Fe* Cu««Sb« 8«.> Fe* Cu" ArS»

2CaC> + GnAq.

2Cn C -|- Aq.

Cu Su>-f-^Aq..

PbS

CuS + PbS4-Sb.S

PbC«

PbSu«

3Pb»Ph»-f P*>C1»

ZnS

ZoC»

Mn

BaMn* + 2Ag

FeS»

FeS> + GFS.

Fe« FC».

FeSu»4-6Ag.

(f, mn, mg, ea)W'.

NI As» ,

CoAs«

CoA8* + CoS« SbS»

HgS.

(FeAI)Cr.

As S

As S*

FS« + FA8«,

TB3IEUR IN HTAL roua ciKT.

Jusqu'à 88.

(Soufml argentifères, tenant de 1 à 18 */• d^argent «t plut.)

85, souvent argen

tifère.

39 à 42, id.

76 à 77, Oxyde 72 à 85.

— 64 à 70, Boutent aarifère.

Co. 28 Aa 65.

Co. 33 As 43.

73, quelquefois argentifère.

Ox.deeh. 86à3G.

As. 69.

As. 61 à 62.

As. 43 à 46, 8.20.

Richetêe et teneur des minerais. — Il est bien rare de trouver dans la nature des agglomérations de minerais un peu importantes, possédant un titre de richesse pareil à ceux que nous venons de donner dans le tableau précédent.

Ordinairement, les minerais sont intimement mélangés avec d'autres substances, et dans la pratique leur teneur en métal est relativement peu élevée. Aussi, on se ferait une idée bien inexacte de la réalité, si on croyait que les mines qui produisent le plus de métaux sont celles où les minerais que l'on en extrait sont les plus riches.

Généralement, les produits des gisements les plus importants sont plutôt dus à la persévérance, à la conduite du travail et à l'abondance régulière du minerai qu'à sa richesse intrinsèque.

Ainsi ^ les mines de Pernucillo, au Chili, qui ont produit chaque année des quantités énormes de minerai de cuivre, ne fournissaient que des minerais à la teneur de 6 pour 400.

Les mines de cuivre de Hondaca, dans le même pays, produisaient des minerais de 44 à 46 pour 400 et de 3 à 4 pour 400.

Les minerais ordinaires des gisements mexicains, qui ont fourni longtemps de grandes quantités d'argent, renferment 2 à 300 grammes d'argent aux 400 kil.

Dans l'ancienne seigneurie hessoise de Tbal-Itter, dans les montagnes de la Wesphalie du Rhin , les minerais de cuivre ne rendent pas plus de 4 à S pour 4 00.

Les célèbres schistes cuivreux de Hansfeld, dont l'épaisseur dépasse à peine 2 pieds, sur lesquels 2 à 7 pouces seulement sont exploitables, produisent des minerais qui donnent seulement 4,6 à 4 pour 400 de cuivre, et le cuivre qu'on en retire contient 0,45 à 0,56 pour 400 d'argent.

La teneur moyenne en argent des minerais de plomb argentifère de la province de Murcie, d'après H. l'inspecteur général Amalio Maestro, était, en 4867, de 700 grammes aux i,000 kil. de plomb.

Les minerais de plomb de cette même province, composés de galène, de carbonates et de sulfates, s'ils avaient été mélangés ensemble, n'auraient pas donné plus de 40 pour 400 de plomb.

D'après le même ingénieur, la Sierra Almagrera, d'où on a extrait une quantité, considérable d'argent, offrait une teneur moyenne de 4 87 grammes aux 400 kil. de minerai.

En Australie, d'après les rapports des inspecteurs, en 4867, 3,440,338 tonnes de quartz, broyé et lavé, provenant des veines quartzeuses, n'ont fourni moyennement que 49 grammes 0,42 d'or par tonne.

Les minerais d'or de Saint-John del Rey, au Brésil, extraits d'une profondeur de 300 mètres, qui, pendant trente>six ans, ont donné un bénéfice de 25 millions de francs, rendaient moyennement de 7 à 9 dollars par tonne ou de 3S60 à 4^50 aux 400 kil.

Les mines de cuivre de Bernsbo*, en Suède, ne fournissent que des minerais d'une teneur de 5 à 6 pour 400.

Nous ne multiplierons pas davanCage ces exemples, qui suffisent pour prouver que l'abondance des minerais plus que leur teneur élevée et surtout Tordre et l'économie dans le travail, sont les véritables sources de la fortune d'une mine.

Nous compléterons cependant ces aperçus par le tableau suivant, qui donne les teneurs générales des minerais dans un grand nombre d€ mines actuelles ou anciennes, actives ou abandonnées.

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