Àtmalet det Mines, Plan de M. RîTOt
Grand filon du Sud. — Il est divisé en plusieurs veines puissantes; presque exclusivement quartzeux, il atteint en quelques points jusqu'à 25 mètres de puissance.
Au col de Castagnols, il a plus de 15 mètres; il passe à Massufret, au Viilaret, près du village de Saint-Maurice, et s'étend beaucoup plus loin.
Ce filon a été travaillé par les anciens sur quelques points, et on en a tiré beaucoup de minerai, mais le faible rendement de la galène en argent [80 grammes aux 4 00 kilos de plomb) l'a fait abandonner.
Direction. — Comme celle du grand filon du Nord, elle est à peu près de h. 8 à 9, ou N. 30 à 45 ouest magnétique. C'est la direction générale de ces nombreux filons quartzeux que nous avons déjà vus dans les départements voisins et que nous retrouverons dans TAveyron, contrée également remarquable par le nombre de ses gisements métallifères.
Ces deux filons, entre lesquels se trouve comprise aujourd'hui l'exploitation de Vialas, ne limitent pas, au sud et au nord, comme on pourrait être porté à le croire, le champ de production, c'est-à-dire qu'au nord comme au sud, au delà de ces grands filons, il en existe d'autres analogues à ceux que l'on trouve dans l'espace qui les sépare et qui probablement n'en sont que le prolongement; au nord, entre le grand filon du nord et les granités il en a été rencontré plusieurs qui pénètrent dans cette dernière roche, et au sud, au delà de la crête qui sépare les eaux du Luech de celles du Gardon, on en a reconnu qui ont été exploités par les anciens. On peut voir quelques-uns de leurs affleurements sur les routes qui serpentent au milieu de ces montagnes, et sur leurs versants on rencontre encore des scories anciennes qui témoignent de l'existence d'anciens travaux probablement encore inconnus.
Filons de Vialas. — Les mines de Vialas, particulièrement pratiquées entre les deux grands gisements quartzeux dont nous venons de parler, sont ouvertes sur de nombreux filons, dont le rendement moyen, en 1 855. était de 48 de plomb et 490 à SOO grammes d'argent aux 400 kilos de minerai.
Ces teneurs n'ont probablement pas sensiblement varié depuis cette époque.
Quelques-uns de ces filons sont visibles au-dessus du sol, et montrent sur de grandes distances des affleurements de quartz ferrugineux et carié. L'examen de la surface de ces montagnes montre bien la trace des principaux filons, mais il serait cependant insuffisant pour faire reconnaître la totalité des gisements métallifères, c Des fentes à peine marquées, dit c M. Rivot, tenant à la surface une quantité insignifiante de minerai, « répondent, à une certaine profondeur, à des richesses considéra- « blés. »
II en doit être naturellement ainsi, quand on connaît cette loi générale
si universellement reconnue de l'enrichissement à leur point de croisement de veines qui peuvent apparaître comme très-pauvres à la surface. Sans entrer dans beaucoup de détails, qu'on retrouvera facilement dans les ouvrages spéciaux, nous dirons que si on jette un coup d'œil sur l'ensemble des filons actuellement exploités, connus ou recherchés, on y distingue trois directions principales :
{• La direction h, 7 à 9, comprenant les deux grands filons quarizeux, dont nous avons parlé plus haut; 20 H. 5 à 7; 3« H. 3.
Ces filons sont recoupés par plusieurs croiseurs et notamment par de nombreuses fissures nord-sud.
Lei filons k.6àl forment un puissant faisceau de veines et de filons qui s'entrelacent dans ces directions ou dans des directions intermédiaires» connu et exploité sur au moins mille mètres de longueur, et compris dans une épaisseur de terrains de deux à trois cents mètres.
C'est à ce faisceau qu'appartiennent les filons des Anciens^ des Avesnes, des Troù-Poitesy du Chat, et les exploitations de la Picadière.
Le filon des Andensy ainsi nommé à cause des travaux anciens qu'on y a rencontrés, presque vertical, a son inclinaison au sud; sa puissance est de 4>B,50 à 2 mètres. La teneur du minerai dans tout le faisceau a varié suivant les directions; les plus riches en argent ont été reconnus dans les veines h. 5, qui ont fourni jusqu'à 700 grammes et plus de ce métal aux 100 kilos de plomb. La teneur moyenne a dépassé 400 gr.
Les filons h. 5 que l'on considère aujourd'hui comme les plus importants, et que M. Rivot, dans son travail sur les mineâ de Vialas, regarde comme les seuls véritablement métallifères, ont une puissance extrêmement variable aux affleurements ; elle n'est quelquefois que de quelques centimètres avec carbonate de chaux, quartz et galène, et, dans quelques points où le minerai manque, ils présentent une puissance plus grande et des gangues ferrugineuses qui caractérisent, en général , les filons riches.
Leur inclinaison est au nord sous un angle de 60 à 65% et le minerai s'y trouve dans des veines minces quelquefois très-étendues, plus ou moins rapprochées, qui obligent, dans certains cas, d'abattre la roche sur 1, 4,50, 2 et 3 mètres de largeur.
Aux filons h. 3 se rapportent les filons désignés sous les noms de filons du Bosviel^ Bois^de-Petit^ Lorrain et Cortez. Ce*s filons se rencontrent sur de grandes étendues. Ainsi le filon de Bosviel traverse tout l'espace de 43 ii 4400 mètres compris entre les deux grands filons du Nord et du Sud, il coupe ces deux filons et le faisceau métallifère dont nous venons de
parler, e\, d'après les pla][i8 de II. ftivot» il apparat^ et se poursuit au delà du QloD du Sud.
Ces filons, dont nous retrouvons la direction N. E. S. 0. sur bien des points de la France» ont donc, au point de vue de leur développement, une très-gf^d^ iinppr|apçé. Nous meniionnerons particulièrement' le suivant.
Fihn de Bomêl^ découvert en 4774 . -^ On a reconnu qi)'il avpit i\è travaillé par les anciens, et, depuis cette époque, il a été Tobjet d'exploitations considérables. On y a distingué deux branches métallifères;
Puissance. — 4 mètre à 2",60.
Snelinaiton. -^ Au sud-est.
Ce filon est bien encaissé et fréquemment muni de salbandet.
Remplissage. — Partiellement quartzeux et barytique aux approches des filons h. 6 et 7.
M. Rivot considérait le filon de Bosvlel comme un croiseur plutôt que comme un filon métallifère. H attribuait la présence du minerai qu'on y ia trouvé, et qui y existe, au voisinage des nombreuses veines h. 6, qui se trouvent à son mur, et à dés réouvertures successives qui avaient permis l'introduction également successive des ipatières stériles ou riches.
Cette idée nous semble bien théorique et il nous sera permis n^én^e de la considérer comme dangereuse en çq sens qu'elle parfdk tepdra à pousser les exploitants & faire des recherches sur des filous p*ayant quelquefois qu'une appa^nce insigoi^aute ^t ^ négliger }es çm^^ctères du filon principal.
La richesse de la galène en argent y a varié de 476 à 664 gramme^, et j9lle a été en ipoyenne de 229 à 402^
Ainsi qqe nous Tavonç dit plus haut, les nombreux filons de Yialas ont été étudiés dans les plus grands détails par M. Rivot, et quoique nous ne partagions pps toutes les idées exprimées par cet ingénieur, nous ne pouvons nous dispenser de donner ici un aperçu du résultat de ses études qu'on trouvera, du reste, dans les annales dé mines '•
En admettant, ce qui est fort discutable, ces pénétrations successives dans les filons, (^es diverses matières qui les remplissent, soit pierreuses, soit métallifères, et les réouvertures de ces filons ^'diverses époques comme Ta expliqué, vers 1834, M. Foiirnet, pour se rendre compte du remplissage des filons de Pontgibaud, M. Hivot a fixé' une succession de directions de cassures métallit^res ou non; qui, ^tiablie d'après l'étude des croisements dans leur ordre d'ancienneté, est la suivante :