‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 112 sur 194 · Lan · texte numérisé non relu

Lan

i. Àtmalêt des Hin^M, 1868.

fo Filoqs, b, 6 4 7 cjireqlipn vraie, B. jl, N.

âo — h. 5 , — E. é3» 30' N.

3*» — h. 4 — N. 4C30fB.

50 '— h. 4 — S. 3» se B.

8« PeiiteB, h« N. S. •* ^ i»^ 30^ O:

n Ce tableau compreqd (outee le^ fm^tif r^f^ o|>^rvée8 ^ Yjal^^, i |!pxçep- « tioo : l'' de$ glisçeoients de tarraip <iirigé§ ^ peij près de l'est à Toviest ^ eveo plongée vers le DQrdî S* des f^iille^ l?* 1 j> Pfûng^f^pt; vers Vpu^st;; « 3! des ^lons b. 4Q à 4<, ^ peu près v^iîcftpit, ^^ plp^ge^pj vpçj l'ftH^?^- « Ces derniers sont certaiiiep^ent postérieum aux fractures b- ?• >

Les matières minérales diverses aurajeut pénétré successjyemefif d^9a ]eê fentes» et pour les gf^ignes CQrpiùe pour i^ galène, on peut e^primef leur introduction relative de la n^apière suivante :

4» Quartz et pyrites des filons b. 4, au moment de la formation des fentes h. 4,

ou aune époque à ir^-peu prës postérieure; " j .

HP Galène pautre, quartz et carbonates de cbam, dans quelques veinvldSi h. 9« très-probablement à une époque antérieure Sut fraotures h« 8 à 9;

3« Quarts blanc laiteux des filons b. 8 à 0, avec pyrites* blende et çilèp^ pauvre en argent, au moment du peu de temps après hi formation des frect^res b. 8 |i 9;

4"* Quartz ferrugineux des filons b. 1 à 3, quelque teropf après {a formation 4ff fractures b. 3 ;

5« Sulfate de baryte, blanc, laiteux, çrjs^llin, aif momefft de la tormatiou ^es frac^res b« 6, ou peu de temps après;

Giilènë à iSOsr d'argent, carbonate (fe cbaux, blanc opaque; '^' 250 -^ quartz et carbonale de chaux, blàdc opaque; -^ ^5t) -l quartz à gi'ains fins, carbonates de cbaiix et de fer; — * 600 — quartz et carbonate de cbaui cHstalllnV — 7Û0 •— carbonate de ohaox cristallisé, baryte rosOé

Enfin, rapprochant le» direçtîQn» précédentes de ^ll« 4eff foulèvffments des montagnes déjà données par M. Élie de Baumont,M. Riyptfi cru pepypir Qi^eir llf^peque de la fbf matipp ()e pbacune d'elle^ pt établir TAge relatif 4as productions minéra|e#. U ^rpie Hprs le ^t^jeau ^uivjint pour Tépoqiie des fracturef .

i« b. 0 à 7, système du Finistère, correspondant aux terrains azofques*

i» h. 5 — du Wéstmoreland, correspôndïAt au terrain silurfen.

30 h. 4 •*- de la G6t»4l'Or, correapondant à la fin du terraio JuriMiqae.

4» h. 8 21 0 — des Pyrénées, correspondant à Téocène moyen.

5* b. t •- Corse et Ssrdaigae» correspend^pt è |a Ap d6 Tlieçèpe sn-

périei|r.

6« b* 9 *-" Alpes Occidentalee» correspondant à (a fin 4^ miocène su-

périeur.

7^ h. 6, système des Alpes principales, correspondant à la fin du système des

pliocène.

C» N. S. — Tenare , correspondant aux époques des alluYions an-

ciennes.

Nous voyons donc enfin, d'après ces idées, que l'ensemble des gisements de Vialas aurait été focmé depuis les périodes géologiques les plus anciennes jusqu'à l'époque quaternaire, et lea minerais les plus riches seraient les plus récents.

Malheureusement ce travail remarquable est fondé sur la contemporanéité des fissures parallèles dans la croûte du globe^ et comme il n'est pas encore prouvé que ces fissures sont de même ftge et qu'on en connaît même qui sont parallèles et d'âge difi'érent, on éprouve une certaine hésitation à admettre les conclusions précédentes. Il est d'ailleurs fort difiîcile de ne pas admettre que les puissances qui ont déterminé les fractures des grands filons quartzeux n'aient pas, en même temps , brisé et disloqué le sol autour d'eux dans des directions diverses. Cependant, on ne peut pas douter que les faisceaux métallifères de Vialas, comme tous ceux des départements voisins, n'appartiennent à un système général de fractures auxquelles ont concouru plus tôt le métamorphisme lent des roches que leurs divers soulèvements, pendant une période de temps fort longue et continue durant laquelle la nature des substances de remplissage a pu varier, et surtout présenter de grandes variations dans la quantité d'argent qu'elles renferment.

Enfin, il semble que le fait qui résulte principalement, et des travaux et des études de M. Rivot, soit la connaissance de la richesse et de Timportance des veines h. 5 dans cette partie du plateau central, connaissance que la pratique avait révélée depuis longtemps. Mais, dans les cas où ces veines sont fort minces, comme cela arrive souvent à Vialas, cette importance paraît devoir être maintenue entre certaines limites, parce que, dans ces cas, si l'on s'en tenait seulement à leur recherche, il serait à craindre que l'on s'égarât et on courrait le risque, malgré la haute teneur des minerais, de ne produire qu'une exploitation fort onéreuse.

Dans les années qui viennent de s'écouler, les mines de Vialas produisaient de U à 1,600 kilos d'argent annuellement. Lorsqu'on compare, au point de vue de la main-d'œuvre, la production de ces mines avec celle des mines de Pontgibaud, qui produisent près de 4,000 ki*logrammes d'argent, on voit une différence dont on ne se rendrait peut-être pas bien compte si on ne connaissait les gisements de ces deux pays.

A Pontgibaud, les filons sont généralement beaucoup plus puissants que ne le sont ceux de Vialas, et l'abondance du minerai dans les colonnes métallifères, comme la nature généralement argileuse de la gangue, permettent d'opérer l'abatage productif à un prix moins élevé.

£a 4855, M. Lan établisfiait ainsi les prix de revient de Vialas :

Exploitation 14 & 16 fr. aux 100 kilos descbliclu

Lavage et transports extérieurs. • 2 à 3

Traitement métallurgique 7 à 8

Frais généraux 4à5

Total des frais 27 à 32

Produit moyen 50 à 55

Produit net 23 23

Devant faire la part des intérêts et des bénéfices, de Fintërét attribué au directeur et de la réserve.

Les mines de Vialas ont été presque constamment en accroissant leur production, et elles ont produit depuis quatre-vingts ans des sommes considérables dont une partie a été employée dans de nombreuses recherches , et notamment aux mines du Rouvergne dans le Gard.

Mines de Bluech et PradaL — Historique^ . — Ces mines ont été l'objet d'exploitations anciennes importantes, sur la date desquelles on ne peut rien dire de précis. L'un des gisements de cette contrée montre encore aujourd'hui de nombreux points d'attaque et les ouvertures béantes des anciens travaux.

1770 à 1793. Reprises vers la fin du siècle dernier, les nouveaux ex* ploitants pénétrèrent dans un dédale de vieux ouvrages qu'on attribua aux Romains; mais, malgré les difficultés à surmonter, les minerais que Ton rencontra déterminèrent la construction de bocards, d'une laverie et d'une fonderie dont on ne voit plus aujourd'hui que les vestiges.

1793-1841. Les événements de la Révolution forcèrent la plupart des intéressés à s'exiler, et les mines furent abandonnées. Bientôt après, les établissements furent détruits.

1841-1849. Concédées en 4841, on ne fit dans cette période aucun travail sérieux.

4850-1872. Ces mines passent aux mains d'une Société en commandite qui, après avoir dépensé la majeure partie de son capital, d'ailleurs peu important, en travaux à l'extérieur, abandonna Tentreprise vers 1860.

Ceux qui devinrent ensuite propriétaires ne firent pas davantage ; on ne connaît donc pas aujourd'hui, en 4873, la mine de Bluech, mieux qu'on ne la connaissait en 1792. On n'a pas encore pénétré au-dessous des anciens travaux depuis qu'on a cherché à y rentrer, et on peut dire que cette mine est restée abandonnée depuis des siècles. Cependant on y a constaté la présence de riches veines de minerais de plomb possédant une haute teneur en argent.

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