‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 119 sur 194 · ÀMuiUê été Minei^ 1866. Ledoai · texte numérisé non relu

ÀMuiUê été Minei^ 1866. Ledoai

Cetsùus. — Plusieurs filons quartzeux et barytiques sur lesquels des travaux d'exploration ont été ouverts dans ces dernières années

Masse. — On n'a fait que constater l'existence de ce gisement, composé de filons h. 6 plongeant au nord, remplis de sulfate de baryte et de pyrite altérée. Un bloc détaché a fourni de la galène à 4 87 grammes d'argent aux \ 00 kilos plomb.

Cornac. — On trouve dans le ravin de Cornac, et dans le micaschiste, un assez grand nombre de filons h. 5 inclinés au nord, ofirant comme remplissage de la baryte, du quartz et de la galène. La teneur en argent a varié de 4 40 à 210 grammes.

Le Chambon^ Charreneuve^ Tarrabioêf Chamboredan. -^ Tous ces divers gisements peuvent être considérés comme appartenant à un même système. On y observe deux directions principales sur h. 5 et h. 7. Quelques-uns de ces filons sont assez abondamment minéralisés à l'alODieurement. La teneur en argent paratt faible pour la région du Chambon et de Tarrabias; elle atteint à peine 400 grammes aux 400 kilos de plomb. Elle paraît plus forte pour la région de Cbamboredon.

Enfin, cette bande de micascbistes qui, sous le nom de concession de Rouvergne, appartient en grande partie à la Compagnie de Yîalas, est entrecoupée par de nombreux gisements qui pourraient probablement occuper les forces de plusieurs entreprises. Depuis plusieurs années, des sommes importantes y ont été employées en travaux d'exploration et préparatoires, principalement appliquées aux groupe^ de la Fernet et du Moulin : les résultats obtenus n'ont pas semblé, jusqu'à 4873, répondre à l'importance des dépenses, et cela tient peut-être à l'idée presque exclusive qui paratt avoir dominé l'entreprise dès le début. Les renseignements que nous avons recueillis donnent, en efifet, lieu de croire qu'on s'y est particulièrement attaché à la recherche des filons h. 5 que H. Rivot considérait comme les seuls vraiment métallifères.

Dans un des affluents de l'Auzonnet qui passe à Saint-Jean-de-Valérisole, on remarque le lieu dit les Mines, et à peu de distance au-dessous, sur l'Auzonnet, le lieu dit le Martinet. Ces noms rappellent évidemment d'anciennes exploitations dans le massif de montagnes que nous venons de considérer.

Des anciens travaux existent aussi aux environs de Peyremalle^ sur les bords de la Cèze. On en voit encore les décombres et ils ont été signalés par les anciens mineurs.

Sainte-Cécile-dAndarge. — Cette concession, peu éloignée des houillères de la Grand'-Combe, est située dans la vallée du Gardon d'Alais, à quelques kilomètres au-dessous du CoUet-de-Dèze. En 4872, on n'y faisait

aOtiuii Ir&tall. On j volt ftttssi les tracés d'anciens travaux qui paraissent avoir été ftssôx étendas«

Nùtfë^Damè^ê-LûvaL ^^ Lorsque, de la route d'Alais à Perles» à pen de distance de lias Dieu, on jette les regards vers Laval, situé dans les profondeurs d' uii vallon tributaire du OaMoh, on voit ude quantité considérable de décombres recouvrant un monticule, eq quelque sorte en« caisse entre les deux montagnes qui les dominent. G*est remplacement des mines de Laval quU comme celles du Mai-Dieu, étaient elcploitées dans le quatorsibme siècle et le furent probablement bien longtemps auparavant.

D'après les anciens minéralogistes, ces mines et celles du Mas-Dieu furent découvertes en 4345.

Les déblais de ees excavations occupent une grande surface^ et il est facile de reconnaître qu'ils résultent d'une exploitation prolongée. Nous ne cotinaissons pafe le lieu où les minerais qu'on en extrayait étaient fondus, mais on trouve encore des scories plombeuses disséminées sur les versants rapprochés, et il y a lieu de croire que la fusion se faisait sur place, au milieu des forêts qui alors recouvraient la contrée.

. Giêemmt.'^L^ grande surface occupée par les déblais montre que l'on a exploité à Notre-Dame-de-Laval un gisement bien dilTérentde ceux dont nous venons de parler. Il se trouve subordonné aux couches du trias qui recouvrent le terrain houiller à stratification discordante. Ces couches sont presque horizontales et offrent l'aspect d'une puissante arkose plombifère et cuprifère. Le minerai extrait parait donc avoir appartenu à un gisement analogue à ceux que nous avons retrouvés en plusieurs endroits et daUs l'ouest de la France, avec cette bien grande différence qu'il est séparé des terrains anciens par toute l'épaisseur du terrain houiller.

Suivant toute apparencci et d'après ce que l'on peut juger en voyant encore quelques galeries ouvertes, les roches du trias sont traversées, dans des sens divers, par des veinés métallifères qui ont été particulièrement l'objet de rexploitatiod, et il est probable, sans toutefois que nous puissions l'affirmer, qu'elles ont été minéralisées par des épanche^ ments de filons traversant le terrain houiller. C'est au moins ce que l'on peut juger en voyant ce dernier, aux environs du Mas-Dieu, sillonné par des filons qnartzeux et barytiques. Je ch>is que ce gisement pourrait être l'objet d'études d'un grand intérêt au point de vue industriel et scientifique. Malheureusement il est resté dans l'abandon depuis des siècles, et les travaux d'exploration qu'on y a faits dans ces dernières années n'ont eu qu'une bien faible importance.

Mineraiê. — Ils sont associés au quartz qui compose presque exclusive-

ment Ift masse des déblais extraits, et ils consistent en galène associée à des minerais de cuivre.

Analysés à Alais, ils ont produit!

Galène riche, 3$ plomb, 496 grammes argent aux 100 kilos plomb.

Galène pauvre, iO — 321 ~

lUalataveme. — Si, après avoir quitté les mines de houille de fiochebel)e,on prend la route qui conduit à Sainl-Paul-Lacoste, après avoir un peu remonté le Gardon, on voit, sur la gauche dii vallon, une montagne rocheuse composée de couches, reposant sur les micaschistes et traversée par de nombreux filoiis quartzeux et barytiques.

Des anciens travaux considérables, dont on voit les traces et les excavations encore béantes, courent dans des directions diverses, et notamment à peu près nord-est-sud-ouest, sur plus de 600 mètres de longueur.

Sur les penchants de ta montagne, on voit des blocs de quartz détachés, des cristallisations Siliceuses et des croOtcs ferrugineuses qui révèlent Texistence de filons assez puissants. Les colorations vertes que Ton rencontre au milieu des déblais indiquent encore que les minerais plombeux y sont associés à des pyrites de cuivre.

Des galènes de Malatavcrne, analysées par Bf. l'ingénieur Baron, ont donné 200 grammes d'argent aux 400 kilos de plomb.

Nous n'avons pu recueillir aucun renseignement sur l'époque de l'exploitation de ces mines qui semblent avoir eu une certaine importance, mais tout porte à croire qu'elles devaient être en activité en même temps que celles de Laval et de Mas-Dieu.

Je crois qu'on ne sait rien sur ce qui concerne leur profondeur; ce qu'on y voit semble montrer ^ue les travaux s'étendent au moins au niveau des vallées et que les gisements se prolongent dans l'intérieur des micaschistes qui forriient la base de ces montagnes.

En remarquant le rapprochement de ces mines, des houillères et de voies de comtriuhicàtion faciles, on ne peut s'empêcher d*étre surpris non-seûlomerit de l'abandon persistant dans lequel elles se sont trouvées dans le cours du siècle actuel, mais surtout, si nous sommes bien informés, de l'état d'ignorance dans lequel on se trouve au sujet de leur richesse où de leur valeur.

SaintSebnstien-d^Aigrefeuille. Camoulès^ Pallières, Dur fort, etc, — Cette mine, comme celles de Nolre-Dame-de-Laval, de Pàltières, de Durfort et celles qui se trouvent dans cette zone, appartient à un gisement en couches subordonnées à des arkoses triasiques. La plupart de ces mines ont été, dans les temps anciens^ l'objet de travaux considérables, et on remarque au milieu d'elles des minerais divers et de nombreuses transformations minérales qui^ utilisées par l'industrie, ofîrent aussi le plus

grand intérêt au point de vue de la science. On y cherche les filons générateurs et, ainsi que le disait déjà en 4859 U. l'ingénieur Parran\ on n'explique pas encore d'une manière satisfaisante les variations de minerais qu'on y rencontre, malgré les ressources que peuvent présenter les idées scientifiques relatives à l'action des gaz, des eaux, des courants électriques, de la température et de la pression.

Gisement. — Considéré d'une manière générale, dans ces lieux divers, il consiste en une couche métallifère de plusieurs mètres de puissance, faiblement inclinée, associée à un poudingue quartzeux, formant la base du terrain triasique et reposant sur le granité.

La mine de Saint-Sébastien-d'Aigrefeuiile est devenue une exploitation importante qui, en 4869, produisait près de 40,000 tonnes de minerai. Nous en aurons une idée en résumant ce qui a été exposé sur les mines de Pallières et des environs par M. l'ingénieur Parran.

La chaîne de Pallières, dirigée N. N. E.-S. S. 0., est granitique et elle présente, parallèlement à son axe, une crête quartzeuse, saillante audessus du sol, presque verticale, qui paraît surgir du granité, comme un puissant filon, mais-dont la composition semble s'identifier avec les arkoses de la base du trias.

Des deux côtés de Taxe granitique régnent des gîtes métallifères dont les éléments sont la blende, la galène et la pyrite de fer.

Ces gîtes, dit M. Parran, sont très-remarquables par un chapeau de fer très-épais enclavé le plus souvent dans les marnes du trias, et qui provient de la décomposition des pyrites. On les a exploités longtemps comme minerais de fer pour l'usine d'Alais. Ils se montrent dans les calcaires du lias ou dans les trias : ainsi, l'ancienne mine de Saint-Félixde-Pallières consiste en une série de poches pleines de calamine et de galène disséminées dans les dolomies infraliasiques.

En quelques points, on voit des veines métalliques croisant la crête quartzeuse et l'enrichissant de manière à donner naissance à une arkose quartzo-plombifère rappelant celle de Carnoulès ; ces veines sont accompagnées de rognons barytiques dont la substance ne se trouve pas ordinairement dans les amas plombifères et zincifères de la localité.

On a trouvé dans ces mines des terres d'un gris jaunâtre, principalement formées de sulfates de plomb, et d'une puissance variable atteignant quelquefois 3 mètres et plus. Ces sulfates sont associés à des terres chargées de sulfates de fer qui forment la salbande à leur mur.

La pyrite occupe la partie supérieure des gîtes ; la galène apparaît en dessous, massive, à grains plus ou moins serrés, accompagnée d'un peu de pyrite et de blende. Elle présente une épaisseur variable qui a atteint quelquefois S mètres. A Pallières, cette galène, près de la partie supé-

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