‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 120 sur 194 · Annale» de» Mine», 1S · texte numérisé non relu

Annale» de» Mine», 1S

rieure du gîte, a été transformée en sulfates, comme le prouvent les rognons de galène conservés au milieu d'eux.

La galène de Pallières donne 420 grammes d'argent aux 400 kilos de minerai. Plusieurs essais sur les sulfates ont donné 180 grammes d'argent aux 100 kilos de plomb d'œuvre. Elle est associée à la calamine, la blende et au carbonate de plomb.

Minerai de la Croix-de-Pallières analysé à Alais :

Galène riche, 42,30 plomb, 117 grammes argent aux 100 kilos plomb. Sulfate de plomb, 65,00 — 149 »

A Durfort, la pyrite manque et le gisement se trouve dans les assises régulières de la dolomie infraliasique. On y trouve la chaux fluatée, la calamine et la blende au toit, et l'alquifoux généralement au mur, en noyaux empfttés dans la dolomie ou dans la chaux fluatée.

On voit, enfin, que dans ces gisements les substances métalliques ont subi des transformations près des affleurements. La pyrite a été changée en hydroxyde de fer, la blende en calamine, la galène en sulfate de plomb, et cette dernière transformation est remarquable en ce qu'elle diffère des changements ordinaires de ce minerai en carbonates ou phosphates.

A l'exception de Saint-Sébastien-d'Aigrefeuille, ces mines, si activement exploitées anciennement, ne Tout été que bien faiblement dans le cours du siècle actuel.

Chirac et Montalet^ calamine. — Sur les rives de la Cèze, entre Saint- Ambroix et Bességes, on a reconnu depuis longtemps la présence de la calamine au milieu des calcaires qui y recouvrent le trias et le terrain houiller.

Après 1850, des travaux ont été faits à Clairac, mais ils n'ont donné que de faibles résultats et ont été abandonnés bientôt après. Dans le siècle dernier, de Genssane, dans la description du Languedoc^, signala à Montalet, sur la rive droite de la Cèze et presque en face de Clairac, un puissant filon de calamine. Ce filon n'a pas été retrouvé; mais depuis l'existence du chemin de fer, on a signalé, dans la tranchée la plus rapprochée de Saint-Ambroix, un filon de môme nature qui pourrait bien en être la suite et auquel jusqu'à présent, 1872, il n'a été donné, que nous sachions, aucune attention. En parlant du gtte de Montalet, de Genssane dit : < Il a plus de 4 toises de largeur et il y a deux sortes de calamine, une plombeuse et une ferrugineuse semblable à celle de la fameuse montagne de Calmsberg, près d'Aix-la-Chapelle. »

Mines de Saint-Sauveur. — Historique. ~ Vers 1 775, de Genssane, dont

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