‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 122 sur 194 · PILONS · texte numérisé non relu

PILONS

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On peut regarder comme certain que la vaste étendue de la concession renferme beaucoup d'autres filons, et il en est probablement qui ont été aqssi anciennement l'objet de travaux inconnus aujourd'hui; on connaît les traces de plusieurs d'entre eux. Uéloignement' des prtneïpales voies de communication et Tabsence de chemins a été pendant longtemps, pour cette exploitation* un obstacle de^ piqt graves à sni^^

monter.

Valleraugue. — Geiissane signale plusieurs filons dans les ènviroaSt et on en voit sur les versants nord de l'Hespérou.

Gtsemen(s de cuivre. —M. Lan, dans son travail sur les mines de la Lo* sère, cite une zone cuivreuse existant dans les terrain» anciens et courant N. 0. S. B. de Saumane (arrondissement du Vigari) aux hameaux de Gro* gifle ^ Code et Caderlè^ situés entre Saint' Jean-du«<Gard et La Sa41e, Entre ces trois hameaux, il existe plusieurs filons de t)yrite cuivreuse, associée à quelques pyrites de fer> pyrites arsenicales avec quartz et feldspath*

Direction générale .• N. 40 0.

Inclinaison : 0. S. 0.

Puissance variable: 0,(0 ^ 0,80.

Je ne pense pas que jusqu'4 4872 on y ait fait aucun travail, mats quelques recherches presque insignifiantes avaient été commencées , et on y découvrit de très-beau minerai. Le manque de capitaux entrava le développement de cette exploitation.

Près de Vahny et de Saumoné: filons qu'on a explorés comme mines de fer carbonate, mais qui paraissent devoir devenir émineoiment cuivreux en profondeur.

Près du bameau de ia Vafmy^ au Bec de Ja : paissant filon de fer caiv bonaté avec fer oxydulé et pyrite cuivreuse. Puissance: 8 à 40 mètres. Gangue quartzeuse.

Mines de Saint^Laurent-le-Minier. — Le nom seul de ce pays indique l'existence de travaux anciens; c'est, en efiet, ce que l'on reconnaît bientôt quand on parcourt les vallons au milieu desquels il est situé.

Le village de Saint-Laurent est situé à peu de distance de Ganges, sur l'un des torrents tributaires de la Vis; il se trouve entouré de hautes montagnes qui le séparent du Yigan , et sur lesquelles sont les plateaux des Gausses.

Il repose sur les schistes siluriens qui acquièrent un très-puissant développement et que recouvrent, des deux côtés de la vallée, des calcaires métamorphiques et jurassiques.

Ces terrains sont sillonnés par des veines et des filons, et l'on voit partout, sur les flancs ou sur les hauteurs des montagnes, jusqu'auprès de Saint*Laurent, dans les schistes ou dans les calcaires, à Saint-Bresson, sur la montagne d'Ajau, et dans beaucoup d'autres endroits, d'immenses amas de déblais et des galeries ou des puits encore béants et pleins d'eau, desquels on tirait le plomb, le cuivre et l'argent.

Nous avons eu occasion d'y voir le cuivre gris en veinules dans le calcaire métamorphique, des filons barytiques quartzeux et ocreux au milieu des schistes, et la seule vue de ces filons était de nature à faire nattre l'idée des richesses métallifères que peuvent renfermer ces montagnes.

D'après les anciens minéralogistes, les mines de Ganges, c'est-à-dire les mines de Saint-Laurent, étaient travaillées dans le quatorzième siècle. Dans les comptes de la sénéchaussée de Beaucaire, on voyait qu'en 4349 on avait trouvé, auprès de Ganges, des mines d'or, d'argent et autres métaux ; des documents trouvés encore aux archives de Ntmes ont appris qu'elles étaient en pleine activité au temps de Philippe le Bel, dans le treizième et pendant le seizième siècle. L'explosion des guerres religieuses qui dévastèrent les Cévennes en déterminèrent probablement l'abandon.

Depuis cette époque, elles étaient restées dans un oubli complet, lorsque, dans ces dernières années, un explorateur se livra spécialement à leur étude. Déjà on avait recherché les minerais de fer qui apparaissent à la surface, et un petit haut fourneau d'essai, que Ton voit sur les bords de la Vis et de la route de Saint-Laurent à Ganges, avait été construit; mais ces recherches s'étaient arrêtées là. Bientôt, considérant ces montagnes à un autre point de vue, on reconnut que les anciens n'avaient pas tiré parti d'un riche minerai, la calamine, qu'on y trouve en abondance et qui forme aujourd'hui, dans ces lieux, l'objet d'une exploitation im* portante.

Entre Saint-Laurent et Saint-Julien, dans la section des Âviniëres, on a reconnu, en effet, un gite calamînaire formant un amas lenticulaire de 400 mètres sur 200 à 250 mètres de longueur, avec deux puissants liions de minerai de fer, quelquefois aussi, riches en calamine, et dirigés à peu près du nord au sud.

On est entré dans les anciens travaux ouverts pour l'exploitation du minerai de plomb, et on y a reconnu l'existence intacte du minerai de zinc, plusieurs filets de plomb et de blende, et au Col de Panis^ quelques affleurements de cuivre, qui, en 4872, ne paraissaient pas encore avoir été étudiés.

Sur la montagne d'Âjau, presque au contact des schistes, on voit des travaux anciens très- étendus qui paraissent constater une grande richesse de minerai de plomb.

De grands travaux sont aujourd'hui, 4873, en exécution aux Aviniëres, les minerais extraits descendent, par un plan incliné, jusqu'au bord de la Vis, où se trouve un four de calcination, et on les dépose sous le hangar autrefois établi pour le service du haut fourneau , dont j'ai parlé plus haut.

Les calamines des Avinières ont un aspect très-concrétionné, blanchâtre ou rouge clair, tacheté de blanc. Les plus riches contiennent jusqu'à 46 pour 400 de zinc avant la calcination. Au Mas-de-Coquet, la calamine est plus cristalline, plus concrétionnée et plus dure qu'aux Avinières. La gangue dominante est le sulfate de baryte.

Du côté de Saint-Julien, où des gîtes ont été également reconnus, les minerais sont plombeux et blendeux, et le plomb semble devoir remplacer la blende dans la profondeur.

En résumé, les détails incomplets que nous venons de donner, et que nous devons aussi en partie à M. l'ingénieur Bancilhon, suffisent pour faire voir que cette partie du département du Gard et les montagnes qui s'y rattachent sont éminemment métallifères. Il y a peu d'années, on n'aurait jamais soupçonné l'existence des richesses qu'on y rencontre aujourd'hui.

Tout concourt au développement de l'industrie minérale dans ces contrées, car on y trouve l'eau nécessaire et les transports faciles par le voisinage des routes et des chemins de fer.

Montdardier^ aux environs de Saint-Laurent. — On signale à Montdardier l'existence de filons quartzeux et cuivreux, importants par leur puissance et les colorations vertes qui les recouvrent.

Gisements pyriteux. — Ces mines , connues depuis les temps les plus anciens, dans le département du Gard, particulièrement exploitées en quelques points, comme à Saint-Julien, depuisla moitié du dix-huitième siècle, appartiennent à une série de gisements de pyrites de fer, tantôt en

niasçes compactes frës-puissantes , tantftt en filons dévolopp^St tiintôt en rognons disséminés dans le minerai de fer, situés sur une ligne N , G* S. 0», qui, commençant à P^llières, au delà d'Andui^e, pasçe k S^ipt-Jean-dvK Pin, Aiais, Saint-Julien-de-Valg^lgue$i Saint^Florenti et $e po^fimU beatcoup plus loin jusque dans le département de TArdè^be. Comme le« gttea ploni|)eux et ^n coucbe$, qy{^ poi^s ayofi» vu^ %[k\ environ» d*AnduM^ et auxquels ils sont re)iés d'une niapi^r^ intime, iU sont recouv^rt^ i to 9iirface par un puissant cbfipeau de fer oppstltu^nt, dans oertaioa endroits, des ama^ considérables 4e fl^ineraip de fer hydroiydé.

A Saint-Julien-de-Valgalgues, l'un des plus importants d'entre eii¥« la pyrite de fer se trouve, d'après M* Tingénieur RioqlètS dani-Tétage oolitique inférieur, au çont^o( i\i calcaire k encrines, entre l'oolite moyen et le trias.

Au Souiier^ elle est d^ns le triait et vers Saint^-Jean-dy^Pin t on l'exploite dans le terrain jurassique.

Nous ne nous étendrons pas çur les diverses questions scientifiques que peut faire nattfe Ve^^ti^m de ees gttes, quelque intéressantes qu'elles soient, et nous nous bornerons à dire que l'exploitation de la pyrite y ^ pris un développement considérable , son usage es^ de plus en plus répandu dans les usines à soude du midi de U France. En 1869, le Gard seul en fournissait environ 40,000 tonnes, savoir :

Saint-Julien de Valgalgues 11,223

Le Soulier 1 13,9|S

Uaint-Fëlix «,7ld

Panlssières 5,400

Saint-FJorenU ... 4,200

V)flieraugu(}rsrrondi^âeTnef)t du Vigan) •••»»,«•. 4,3D8

Paiilières. i^, . . • » • . . t,30a

ToUl 39,050

ilfîn^^ f antimoine, -^ Pendspt ces dernières années, ancune d'elles n'était en exploitation. Leur production y a varié, comme danâ bieo d'autres localités, suivant les prix du métal et suivant les convenances. Dans les concessions du P^ird, l'antimoine est en filons semblables à ceux de la Lozère. On en connaît aussi aux environs de Peyremale qui appartiennent au même système que ceux de Saint-Mkhel-de-Dèze et de âtalôosçy à peu de distance au delà de la Cèze, dans l'Ardèche.

En résumé, malgré l'imperfection des notes que nous avons réunies, on peut reconnaître qua Je département du Gard, si renommé déjà par la richesse des houillères de la Grand'-Combe et de Saint-Arabroix, ou par l'importance de ses usines à Bességes, h Alais, à Salendrcs, etc., ne parait pas être mpios bien favorisé au point de vue des substances miné»

raies répandues dans ses montagnes, l» plonib, le cuivre et l'argent y ont été, anciennement, l'objet d*exploi(ationa considérables; quelquesunes de ces exploitations se révèlent à nos yeux par Texistence de nombreux déblais amassés sur les coteaux, ou par des excavations encore béantes; d'autres nous sont probablement totalement inconnues, comme Tétaient encore en 1175 celles que trouva de Genssana à Saint-Sauveur, et depuis environ trois siècles il n'a été fait que des eiforts bien minimes pour les rechercher ou en apprécier la valeur, Nous ne redirons pas ce que nous avons déjà eu occasion de dire biep f]es fois, mais, tout en a(|<mettant la probabilité de Texistence de gisements métallifères expIoU tables en dehors des travaux anciens» Aous croyons que c'est encore audessous de ces derniers qu'on trouvera les conditions les plus favorables. D'un autre côté, cette remarquable zone triasique qui fait, en quelque sorte, le tour du plateau ceptral et ce poursuit dans le nord, au travers de l'Ardèche, en présentant des accumulations de minerais divers, y ae^quiert un grand développement, et elle renferme encore probablement bien des richesses ignorées ou à peine soupçonnées.

VivARAis. — Départemeiit d« l'ilMèclie»

Le Vivarais, pays des Hetviens aux temps gaulois, a fait longtemps partie de la province du Languedoc et, au moyen âge, les évoques de Viviers en étaient les puissants seigneurs. Profondément accidenté, ce pays présente une chaîne granitique et gneissique, aux cimes élevées* courant du S.-O. au N.-Ë. ', qui, commençant près de Saint-Laurent-les- Bains, à la montagne d'Espervelouze, passant par les hauteurs du Tanargue et s' étendant jusqu'au mont Pilât, forme sa limite du côté de la Haute-Loire et le relie aux montagnes cristallines et schisteqseii de la Loire, de la Lozère et du Gard. Les roches qui ^)i constituent l'ensemble se développent souterrainement au-dessous des calcaires secondaires qui recouvrent la plus grande étendue du département au sud^est, et elles en forment presque entièrement )a partie septentrîQnalei depuis les environs de Beauchastel jusqu'à la limite de celui de la Loin?.

Nous y voyons encore un développement considérable de roches vol^ caniques, de phonolites et de basaltes, qui ont donné à ces contréef leur dernier relief. Ces roches forment deu^ chaînes qui recoupent pem* pendiculairement la chaîne granitique. Elles surgissent d|i sein des granités et jettent de puissantes ratniiisation^ au travers ()e9 formatiou^ secondaires qui les entourent.

Au milieu de ces dernières, nous retrouvons la bande triasique métal* nrère que nous avons vue dans le Gard. Elle passQ aux Yai^s, 4 {^argen-^

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