‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 134 sur 194 · Histoire nalurêile du LangMedpc · texte numérisé non relu

Histoire nalurêile du LangMedpc

large à la surface du sol : c'est un quartz entremêlé de mines de fer; mais celte mine est une vraie mine de plomb, de cuivre et d'arçent, comme on peut le reconnaître par les différents morceaux ou échantillons de ces minéraux qu'on rencontre dans les décombres.

Les filons se dirigent de Test à Touest.

On y a pratiqué plusieurs percements à différentes hauteurs de la montagne, ce qui donne une preuve constante que le minerai y était abondant. Les études récentes semblent devoir faire considérer au moins un des filons d'Ambialet comme mine de fer manganésifëre.

La Feruuse^ sur le Dadou. — Travaux anciens et décombres sur un poissant filon de plomb, c II y a dans cet endroit un ruisseau appelé Bey del Minier. On y trouve encore des anciens travaux dans lesquels on ne peut pénétrer. Ces deux mines, dit Genssane, méritent attention.

BrasBae. — Des filons de galène existent dans la bande schisteuse qui se trouve entre le granité de Sidobre et celui des montagnes de Brassac. D'après M. Cordier, on en a exploité un anciennement au nord de cette ville. Ce gisement y consisterait en une couche de calcaire métallifère de 4 à 5 mètres d'épaisseur dans les schistes de transition. La galène est pauvre en argent; on y a encore travaillé de 4790 à 4795.

La galène, le quartz, la pyrite de fer et la chaux carbonatée s'y présentent tantôt parallèlement aux couches ou en filons qui les coupent dans la direction N. S.

Enfin les eaux abondantes des vallons et le voisinage des houillères de Carmeaux peuvent donner, sinon à tous, au moins à quelques-uns des gttes que nous avons désignés, une certaine importance et particulièrement aux gisements de cuivre, qui paraissent y être en rapport avec des filons de fer, exploités dans les temps anciens et, pour la plupart, également abandonnés comme ceux de la montagne Noire, à cause de Timperfection des voies de communication.

Département de l'Hérault.

Au sujet des départements delà Lozère et du Gard, nous avons déjà parlé d'un puissant massif montagneux qui les traverse sous le nom de Cévennes. Ce même massif se poursuit dans l'Hérault, sur sa limite avec les départements du Tarn et de l'Aveyron, et s'y relie avec les montagnes Noires, qui s'étendent vers les Corbières; il y forme en quelque sorte le bord de la Méditerranée, sur lequel viennent s'appuyer les terrains, souvent tertiaires ou lacustres du littoral ou des environs de Montpellier.

t. Nous n'sYODi pis pa retroaver ee llea qu'indlqoe de Genssane.

Ces montagnes, profondément accidentées, sont presque entièrement composées de schistes cristallins et de terrains siluriens et dévoniens que l'on retrouve dans beaucoup d'endroits, et notamment aux environs de Roujan et de NefTiez, reconnus pour la première fois par MM. Graflf et Fournety et qui vont disparaître sous les roches triasiques et jurassiques.

Ces terrains sont traversés par des roches porphyriques en plusieurs endroits, sillonnés par des dykes quartzeux, et, sur un grand nombre de points, on voit des pitons et des épancbements volcaniques qui ont donné à la contrée ses derniers reliefs et ses dernières formes extérieures.

Ces quelques mots suffisent pour montrer que le déparlement de l'Hérault possède des circonstances géologiques qui, jusqu'ici, ont été considérées comme favorables à la production des substances métalliques.

Un grand nombre de travaux anciens y montrent encore aujourd'hui leurs vestiges sur une étendue de plus de quarante kilomètres, sur des gisements de plomb, argent et cuivre, particulièrement répandus dans les montagnes que bordent les rivières de Bédarieux et de Saint- Pons.

Concessions métallifères du département :

Dmas et Jone^^ cuivre. Concession de 1830, sur 1442 hectares. Arrondissements de Lodève et Béziers.

Strtets, cuivre. Concession de 1832, sur 1971 hectares. Arrondissements de Lodève et de Béziers.

Avéne, cuivre. Concession de 1832, sur 2160 hectares. Arrondissement de Lodève.

Bousquetf cuivre. Concession de 1832, sur 1668 hectares. Arrondissement de Béziers.

. VWecellêy cuivre, plomb, zinc, argent. Concession de 1865, sur 4244 hectares. Arrondissement de Béziers.

Vieussan^ cuivre, plomb, zinc, argent. Concession de 1860, sur 2270 hectares. Arrondissements de Saint-Pons et Béziers.

Rongas^ plomb. Concession de 1834, sur 146 hectares. Commune de Saint-Gervais.

Lamothe, manganèse. Concession de 1843, sur 213 hectares. Commune de Féline- Hautpoul.

Cabrières, cuivre, plomb, argent. Concession de 1862, sur 603 hectares* Arrondissement de Béziers.

En 4870, avant la guerre, toutes ces concessions étaient inactives, abandonnées depuis plus ou moins d'années, et on ne comptait qu'un seul travail de mines sur un gisement de galène et blende, situé à hiols^ près Saint-Pons.

Les gisements connus, soit dans les concessions sus-indiquées, soit au dehors, dont les noms sont donnés par les documents que nous avons

sous les yeux, et ceui qui furent signalés par la baronne de Beauaoleil^

ou par de Geiissaue ' sont les suivants :

Avéne, cuivre, près des limites de TAveyron.

Joncels, cuivre, sur le Graveson.

Lunas, cuivre. Anciens travaux.

Sirieis, Id. id.

Boussagun, Id* id.

Bousquet, Id. id.

DUm Id., rive gaucbe de TOrb.

Lumalou. Concession de Villecellet ouivrOi plomb, argent. Travaux aactens cour siderables,

Pradal, environs de Yillemagne, id., plombt srgent* Travaux aaoiens coasidérablea.

Boiigas, plomb^ près Sainl-Gervais sur la mare.

Caronx, près Golombières. Anciens travaux.

Environs d'Hérëpian, Id.

Le Poujol, Id.

ColombiéreSt Id.

Vieussan, cuivre.

Mas Blanc, près Yernonbrel, euivre.

Saint' Ètienne-de-Marsan, sur la mare. Anciens travaux.

ClairaCt entre Boussagues et Bédarieux^ plomb, blende.

CabrièrcSy cuivre. Anciens travau}i(.

' Mas deVÊglise, entre Sainl-Pons el Olargues, cuivre. Anciens travaux.

BiolSy près Saint-Pons, plomb, argent, blepde. Filon dëcaiiV0r^aA 1820.

Puech'SainUSauveur^ cuivre et argent. Anciens travaux.

Bots des Clusels, id.

Montagne de Vialais, au-dessus de Doats, plomb, argent (Genssane).

Lamothe, manganèse.

Esiaussan, vallée de TOrb, au-dessous de Vieussan.

Saint-Bausile, au-dessous de Ganges, or (GenssauQ),

Montpellier, mercure, signalé dans ieà marnes argileuses tertiaires.

On ne possède aujourd'hui, je crois, que bien peu de doouments relatifs à la ()ale de c.qj^ exploitations anciennes, dont quelques-unes remontent à une époque éloignée, et les seuls que nous connaissions ont été donnés par Gohel^

4457. — Le roi Louis le Jeune donne à Pierre de Lodève les droits régaliens sur tout le docèse, c'est-à-dire le droit de frapper iponnaie sur toutes les mines d'argent qui s'y trouvent.

En 4464, le vicomte de Béziers possédait un tiers des mines € argen- « tari^ vel miu^ri^ quœ fuerunt invent® Fauguma usque ad oastrum a Po^ols^ usque ad iVanimaires, » C'était une étendue limitée par les pays de foiigèreM^ MerçairoU te foujol^ Sotmaguetf Bidarieux el Soumarire. par«

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