‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 135 sur 194 · UrestUutlon de Platon · texte numérisé non relu

UrestUutlon de Platon

2, Histoire witMrellê du Lnngvêièc^ 1175. 1. ancien* mioéralQsiti^»»

tagée par la rivjère d'Orb, et comprenait toptes ]e$ minw de ViUeoelle,

Villemagpe, etc

^201. — Le vicomte de B^^ziers donne une part de» droite qu'il avait sur les naines dç Cabrièresy et il donne à gage les niine$ de ViUetnagne et d'Alibi.

Ces notes, tout incon^plètes qu'elles soient, montrent que leii mipes de riJérauU furent activement travaillées pendapt le i^oyen ^g^* Villemagne, qui est aujourd'hui un très-petit village, a ppssédé jadis un hôtel des monnaies. On l'appelait autrefois (^arg^nti^re, et^ on vojt encore aujourd'hui la façade de Thôtel.

Les mines à'Avène, de Sin'eiê, de Lunùi et de Baugquei présentent de nombreux filons peu puissants de cuivre carbonate, pyriteuX et de cuivre gris, insérés dans les schistes de transition et pénétrant dans le granité. Plusieurs d'entre elles ont été anciennement travaillées à une époque ignorée. On les reprit en 4770 et en 4781, et plus tard ye^ 4$30^

PradaL — Village situé aa-^dessus de Villemtgne. Ànoieqa et vastes travaux sur une mine de plomb et argent. « Tous les travaux, dit Genssane, qui se trouvent au-dessus du niveau de la petite rivière de Mare, qui passe au pied de la montagne, et qui sont immenses, subsistent encore dans leur entier (4 779) . Ils ont été poussés fort au^dpssous de la rivière; mais cette partie est submergée. On a dû en extraire des quantité^ prpdi^ gieuses de métal. » Quelque vastes que soient ces travaux, ajoute-Hl* il s'en faut de beaucoup que nous croyions ces mines épuisée^. On pourrait les attaquer de l'autre côté de la rivière d'Are, ou mieux encore au-deçsus du village de Pradal. En remontant la rivière de Maref sur la rive droite, on voit encore aujourd'hui les uombeux vestiges de ces travaux.

Environs éCHérépian et PonjoL — « Il règne dans cette partie du vallon, tout le long de l'Orb, une quantité de mines de cuivre, d'argent et de plomb. La montagne de Lamalou est criblée de toutes parts parle nombre de prodigieux travaux qu'on y a pratiqués anciennement. »

Ces mines, qui appartiennent à là concession^ de Villeeelle, furent re. prises dans ces dernières années sur le ûlon principal que l'on y eonnatt; mais ces travaux étaient suspendus en 4867; on avait craint de compromettre les filons aquifères qui donnent naissance aux sources thermales de Lamalou, situées dans le voisinage', et qui recoupent les filons métallifères.

Mais, € chose rare en pareille circonstance », dit M. Camille Saint- Pierre*, le filon est assez riche pour que la Compagnie ait pu rentrer dans ses frais de recherches et suffire à ses dépenses d'installation par la vente des déblais. »

.1. Complei rendus.

?. Rapport dQ Jury. EipoilUon da IsaTi 3. lé*indus(rie du département de V Hérault ^ 1S6(»

Du côté de Bousnagues et de Saint'Etienne'de'Marsany il y a sur la haute montagne de Moncondour € quantité d'anciens travaux sur des mines de cuivre, azur et argent. Travaux de même nature à la montagne opposée, appelée le Puech de Saint-Sauveur, c Nous avons trouvé, sur les dé- « combres de cette dernière montagne, quelques morceaux d'un minéral € connu en Allemagne sous le nom de fiente d'oye^ qui est ordinairement € fort riche en argent; il n*y a que peu de temps qu*on pouvait encore «entrer dans les travaux de cette montagne; mais les éboulements « qui s'y sont faits depuis peu ne permettent plus d'y pénétrer (4775). d

Rioh et Oulargues. — D'après Genssane, entre Saint-Pons et ces pays, au lieu de CoMiliae^ il y a une mine de cuivre importante. Le minerai, qui peut donner 22 à 25 p. iOO de cuivre, est de la nature des cuivres gris ou phalerz,

Mas'de^r Eglise. -— Au lieu appelé les Fonis^ mine de cuivre qui pourrait être le prolongement de celle de Cassillac.

Vieussan. — Anciennes mines, reprises dans ces dernières années, et abandonnées en 4860.

Mas-Blanc. — Mines de cuivre de Vernonbrel. Découverte en 4866. On y reconnut deux filons dans le trias ayant une puissance de 1 mètre à 0"',30 et dirigé sur les heures 42 et 5 ou à peu près N. S. et Ë. 0. La gangue est quartzeuse et le minerai est composé de cuivre carbonate vert ou bleu, cuivre gris et cuivre phosphaté et arséniaté. Le rendement en cuivre est de 30 p. 400.

Estaussan. — Manganèse ; filon de 2 mètres de puissance.

Environs de Neffiès. — On y voit un développement considérable de terrains siluriens et dévoniens que traversent plusieurs filons quartzeux et cuivreux. L'un d'eux, tracé par M. Fournet, sur sa carte des terrains houilliers de NeflSès, se montre sur une longueur de plus de 42 kilomètres, entre les routes de Castres à Agde et de Clermont à Béziers; c'est dans cette contrée que se trouve aussi la mine de Cabrières^ qui fut attaquée, dans ces dernières années, au voisinage d'anciens ouvrages, et sur la montagne de la Rossiguole; ces travaux ont été abandonnés en 4862.

Saint'Bausile. Or. — Genssane parle d'un gisement aurifère qui, peutêtre, n'offre pas tout l'intérêt que la description qu'il donne semble indiquer ; néanmoins nous croyons utile de résumer les détails que nous retrouvons dans sa description du Languedoc.

Saint-Bausile est situé à peu de distance de Ganges^ sur les bords de l'Hérault qui, ainsi qu'on le sait depuis longtemps, roule des paillettes d'or dans cette partie de son parcours, au-dessous de l'affluent du Riou-

tort, venant du côté de Sumëne, dans le Gard. D'après les observations de Genssane, qui voyait alors travailler des orpailleurs sur l'Hérault^ For existerait particulièrement dans les fêlures d'un calcaire ocreux, régnant dans toute la plaine de Saint-Bausile, au niveau de la rivière. Y ayant fait sonder, il tira de Tune de ces fêlures une boue remplie d'un sable noir composé de grains ferrugineux entièrement semblables, dit-il, à ceux qui se trouvent dans les terres aurifères des environs de la Cèze (Gard). Ces sables ayant été lavés, il y aperçut « quantité de très-belles paillettes d'or mêlées dans le sable noir, au fond du plat. »

Genssane constate que ces grains métalliques ne sont autres qu'un minerai de fer ou fer oxydulé que l'on sait exister généralement dans toutes les alluvions aurifères. Mais, ce qui paraît intéressant dans ses observations, c'est qu'il ajoute :

€ Il serait de la plus grande importance de sonder l'épaisseur de ce banc; car, si, comme il y a tout lieu de le croire, il avait une profondeur un peu considérable, il est hors de doute qu'il sera plus riche à mesure qu'il sera plus profond, et il est déjà assez riche à sa surface pour mériter une attention particulière. Les paillettes y sont nombreuses et fortes, et, d'ailleurs, l'espèce de bourbe dans laquelle ces paillettes se forment dépose au lavage, outre les grains ferrugineux, un sédiment noir qui nous parait renfermer beaucoup d'or sous une espèce de rouille ferrugineuse. »

' Ce fer, dont il parle, ne contient, dit-il, que depuis une jusqu'à deux onces d'or au quintal tout au plus. Or, en admettant le quintal ancien comme valant 48 kilogrammes et l'once à peu près 30 grammes, nous voyons que la teneur des boues ferrifères lavées serait, d'après l'appréciation de Genssane, de 62 à 424 grammes d'or, ou d'environ 200 à 400 francs aux 400 kilos qui, s'ils existaient sous un mètre carré de surface, donneraient à un hectare de terre une valeur de deux à quatre millions.

Il semble qu'un pareil résultat, indiqué par un homme dont le caractère était réputé et honoré, mérite une sérieuse attention, et quelques sondages peu coûteux auraient bientôt résolu une question d'un grand intérêt.

Nous devons rappeler à cette occasion que Strabon et, d'après lui, Âgricola (4550), dans son livre sur les mines antiques et modernes, dit qu'il y eut des mines d'or travaillées par lesTectosages, m monte Cemmeno, près Narbonne. Les recherches sur la situation de cette montagne nous ont conduit à voir les Cévennes dans le mot Cemmeno. C'est l'interprétation qu'en donnait Guillaume Budé dans son livre de Àsse^ 4524. Les mines d'or des environs de Narbonne, signalées aussi par la baronne de Beausoleil, paraissent donc devoir se trouver dans les Cévennes ou à leurpied, et se rapportent probablement à celles de Saint-Bausile. Il est curieux, d'ailleurs, de trouver cet or non loin de Sumène, qui n'est peut-être luimême qu'une dérivalion du mot Cemmeno ; et ce rapprochement tend

pôtit-étt*6 & donner àu gisement des environ^ de Snint-Batlsile une certaine infiportance. Dans tous les cas il semble raisonnable de petiser qu'il pourrait être utile de faire des recherches dans ces contrées, au point dé vufe de l'or.

Il nous reste ft dite que le département de Tllérault, qui possède le riche dépôt huUillier de Graissessac et celui deNeffiès, est sillonné de chemins de fer, dont Tuti, celui dé Saint-Pons à Bédarieux, semblerait surtout devoir exercer une certaine influence sur le développement des min<»s métalliques échelonnées à peu de distance dans les montaghes qui le bordent.

Département de l'Aude.

On y distingue deux principaux massifs montagneux qui sont : au nord de Carcassonne, les Montagnes Noires^ aux limites du département du Tarn, se rattachant aux Oévennes et se reliant aux Pyrénées par les montagnes situées à l^ouest de Limoux, aux confins du département de TAriége, et les Corbières^ comprises entre les vallées de la BouUane et de VAude,

Ce second groupe est découpé par un grand nombre de petites yallocs sinueuses, étroites et profondément encaissées entre des talus rapides* Fréquemment ces talus se terminent par des crêtes abruptes et quelquefois crénelée^ comme de vieilles fortifications démolies^.

Là partie des Corbières qui se rapproche le plus des Pyrénées est connue sous le nom des Ûautes-Corbiëres où sont le mont îaucli et le pic de Ëuzarach*

C'est dans les montagnes Noires et dans les Hautes-Corbiëres que se présentent uii grand nombre de filons métallifères de plomb, cuivre, argent, antimoine, etc. Le fer se trouve aussi dans le département en beaucoup de points, et il y a été dans les temps anciens Tobjet d'exploitations Considérables qui montrent encore aujourd'hui leurs traces au sein des montagnes. Dans le cours du siècle actuel les mines métallifères proprement dites ont été presque entièrement délaissées, mais les nombreux vestiges d'anciens travaux montrent qu'elles ont eu une ou plusieurs époques de grande activité.

On ne possède aujourd'hui, je crois, que bien peu de documents sur ce (jul les concerne. De nombreux travaux, dont on voit encore aujourd'hui les traces, faits avant l'invention de la poudre et ù l'aide du feu, sont attribués aux Sarrasins pendant leur occupation des Corbières. Les minés abandonnées après leur expulsion durent èlie reprises au temps du moyen âge, ainsi que cela résulte d'un jugement arbitral (1191) relatif

1 . Leymerle. Mémoire mut les terraint nummuiitiquet àeê Corbiére$ tt de la Montagne^ ifofre (Aude), lè44.

à la prétention des vioomted de Béliers ft Ift moitié du produit dôé miiies de Palayrac et deTermenei. Délaissées plus tard par suite de causer très-* complexes que nous ignorons, tnais qui* dans beaucoup de ces pouvaient provenir de l'approfondissement des travaux et de rimperfection des moyens, elles furent reprises vers 1667. Les travaux de cette époque n'ont eu qu'une faible durée»

Enfin, après des tentatives diverses dans le cours du siècle dernier, elles paraissent avoir été généralement oubliées, et c*est seulement depuis quelques années qu'on a pensé à en reprendre quelques-unes et particulièrement celles de Padern et de Montgaillard qui sont aujourd'hui (1873) en activité.

Nous devons remarquer que le département de l'Aude fut un de ceux du midi delà France qui fun^ntle plus cruellement frappés parla manie du défrichement de 4789 à 1823. Là où pendant le moyen âge régnaient d'immenses forêts suffisantes pour alimenter les usines sur place, on ne vit plus de notre temps que des montagnes pelées et dénudéeê. Ces cir* constances et l'absence de voies de communication pendant la majeure partie du siècle actuel semblent suffire pour expliquer l'abandon des mines de ces contrées et les difficultés qu'ont dû rencontrer ceux qui ont voulu en tenter la reprise à plusieurs époques.

Cùnc9u\nn$ et gtkementà du dipartétnent de tAude.

Padern et MottigatUarây cuivre, plomb, argent, etc. Anciens travaux. Concession de 4872, sur U28 hectares.

AunaCf cuivre et autres métaux. Anciens travaux, iSoO, sur 1175 hectares.

La PoHZizan^ (arrondisitertieht de Limoux), manganèse, iS39.

Villeneuve-leS'ChanoineSj \.,jiDh et argent. Anciens travaux, 1844, sur 1590 Lect.

VUlerambcrt, mangauède» Id. 1838, sur i22 hect.

Saint' Andiieu, id. Id. 1838, 24 —

La Féronniéret id., près d' Arques, Id. 1885^ 49S ^

Col de La Bousole (Palayrac), cuivre, plomb, argent, aotimoiae. Anciens travaux, 1838, sur 37 hectares.

Maisons, antimoine, gtte du Pech de las Carbos, 1813. Anciens travaux.

Mas de Cabaidez, cuivre. Anciens travaux?

Safsigne, et environs arrondissement de Carcassonne, cuivre.

La Caunettê, id., plomb et argent. Travaux anciens.

Lanet, près Montboumel, cuivre. Anciens travaux.

Environs ôeDavejean, cuivre, argent, plomb. Travaux anciens considérables.

Environs de Quillan, cuivre, plomb argent* Anciens travaux.

Monfjoi, environs de Monthoumet, plomb, argent.

RoqueS'Ni'gros, plomb, argent, près des bains de Rr^nnes. Anciens travaux.

Feugerolles, cuivre et argent. Anciens travaux. Mine abandonnée en 1795 par suite des événements '.

Quintillan, antimoine sulfuré argentifère.

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