Anciens mlnéralogUtet
découvrir un puits intérieur ouvert dans la mine de fer qui reconduit sur des travaux a exécutés avec la plus grande régularité et tels, disait-il, a qu*on les exécute encore aujourd'hui dans les mines d*argent, de « cuivre ou de plomb qu'on exécute en règle. Il y a des kastes ou plan-' (c chers sur lesquels on met les mauvais décombres qu'il serait trop (c coûteux de sortir dehors : et ce qui nous a paru bien plus surprenant, « c'est que les bois de chône vert qui contiennent ces planchers y sont « aussi sains que si on venait de les y mettre, quoiqu'il y ait plus de quatre « cent soixante ans qu'ils y sont placés.
« Tous ces ouvrages sont remplis d*eau très-claire, le filon y est très- « bien réglé. Il a son toit et son lit bien détachés. Sa puissance est de a quatre ou cinq pieds. Inclinaison 45 à 50^. »
Le chiffre de 4 34 6, gravé sur le toit de la veine, indiquait la date de ces travaux.
Un échantillon provenant de la partie inférieure des excavations, analysé par M. Vëne, a donné 330 grammes argent aux 400 kilos de cuivre et de plomb.
C'est dans la même contrée que se trouvent les mines de plomb et stvgeni de Vitleneuve-les-Chanoines. Des recherches y ont été faites en 4839. La galène rendait 30 grammes argent aux 100 kilos (Vène).
Environs de Quillan, — Cette partie du département de l'Aude possédait dans le siècle dernier une certain nombre de forges alimentées par des minerais de fer qui y constituent des gisements importants situés, sans doute, sur le prolongement de ceux de l'Ariége. De Genssane a si-, gnalé dans ces hautes montagnes plusieurs filons de cuivre, plomb et argent, etc.
La Fajolle. — Filon de cuivre.
Salvenncs^ aux limites des Pyrénées-Orientales. — Plusieurs filons de cuivre, dont un descend dans le village môme. Blumenstein y fit travailler pendant quelques années.
Toutes ces mines, dit de Genssane, sont t la plupart du genre des malachites ou terres vertes, et sont très-bonnes. » On y a reconnu le cuivre natif.
La tradition rapportait encore que près du môme pays avait été exploitée une mine d'or. La mine qui jouissait de cette réputation est située au-dessus de Salvesines^ en face du Mas-del-Connils. Le minerai tel que le vit Genssane se présentait sous forme d'une veine ferrugineuse de six pouces de largeur, dirigée vers le S. 0. C'est une pyrite < ressemblant parfaitement à la mine de la vallée d'Aoste. » On y voyait alors les traces de travaux anciens, et autour des ouvertures comblées on remarquait quantité de débris de creusets.
Bugar^ach, — Près de ce village, mines de plomb et mines de fer comme
a'ux ehvirÔQS de Salvestne.
Ëàntfèiranà, —^Wè^ A^i bains (le Rennes, travaux anciens consîdi* rabies sur deà liîinés clë cuivre, plomb et argent, sûriôut aux moatagnes dé CardoA et de Roquènère ou Àoques-Negros: ïoiis ces travaux étaient comblés.
À rëpdqùé h^ ëferivàif tîënësàrie, aûciirie route né traversait ces contrées; aujourd'hui il en existe liriê excellente (jiii atteint les bàîiis de Rennes, et lés theidihâ de fer du Stidi pénètrent à peu de distance jusqu'à Litnodx, pouvslHl se pfotohger au delà. Il est donc possible d'espérer que les mines qu'on y rencontre y soient plus profondéineut étudiées, et qu'on y voie renaître l'activité dès temps passés.
Envir<m$ de Montho^met,. -- La partie dp départe^ment de l'Aude, dont pous allons parler, est éminemment remarquable par le nombre et Tiiqportâncê des travaux anciens qu'on y rencontre sur des mines de plonab, argent, cuivre et manganèse. • , ,
On y voit iin développement considérable ,de terrains schisteux de transition, fonçant au dehors une sorte de bande courant de T^stà l'ouest, mais en réalité s'étehdant au-dessous de toutes les montagnes, probablement siluriens et dévoniens^ recouverts sur les sommets par de puissants calcaires néocomiens.
Minés de tànet. — On peut y observer encore queli]ues traces d'anciens travaut. C'est iine des mines de cuivré qui flirent tfavailléeàdan^ le dixseptième siècle vers 4 660.
D'après César d'Ascons, on y explorait un filon de plus d'un pied d'épaisseur et « sept quintaux de minerai donnaient un quintal de ,<^^i^Td et quatre marcs d'argent, i> ou environ 4 4 pour 4 00 de cuivre, et 290 gr. d'argent aux 100 kilos. On signale encore plusieurs filons de cuivre en remontant de Lanet vers Bouisse. ils furent travaillés vers 4796.
Auriac. — A peu de distance de Lanet se trouve la coticéssioh 3*Auriae située dans un ^ays fort accidenté et qui, eii Î872, ^tàii privée de routes carrossables.
Près du château ruiné d'Auriac, le long de la montagne sur laquelle il se trouvé, oiia reconnu un filbn pHncipal barytigue encaissé d^iis des calcaires qui i'ëcouvrent les ëchi^tes de transltîoiî. Ce Ëîoh a été attaqué par des tfàHnx anciens pratiqués avàntriisàgè dé là poudre. On peut le suivre sur une assez grande étendue.
es travaux éboulés ou comblés près de la surface ne permettent guère déjuger de sa puissance qui semble dépasser un mètre.
Direction .* N. 75 à 80 E. M. — Salbande terreuse remplie de fragments de la roche encaissante» de 0,30 à 0,40 d'épaisseur.
Les débiais accusent la présence du cuivre gris argentifère. Ces filons doivent pénétrer dans les schistes, et ils y présenteront probablement des caractères de plus eu plus«sérifux. Il est regrettable qu'on n'ait pas employé à y parvenir les sommes dépensées. Les résultats auraient sans doute été bien diltérents.
Dans ces dernières années, divers^ tràvaiix.on^ été faits dans l'étendue dé cette concession. On. a attaqué le filon dont nous venons de parler par plusieurs galeries qui nous ont paru toutes trop rapprochées des affleurements. . ^ . ,
ti est prqbable qvie la rencontre .des travaux anciens dans plusieurs points, là diflîcuUé des communications ou celje de ^e procurer des ouvriers dans un pays peu habité ont été les principales causes de Fétat d'abandon dans lequel se trouvèrent ces ipipes.en 1872. ..
D'après les renseignements qui nous ont été donnés, et qire nous mentiotinons sànè eil certiftei^ la vérité, il y àijitkii dans lé thétiie groupe de montagnes, entre celle de Las Picos et ceMe de Génevretie^ un endroit ^u*ën nomme YArgentière, à trois quarts d'l;ieure du chemin ^*AuriqCi ou existeraient des travaux anciens qui paraissent considérables. On a cherché à y pénétrer , mais on n'en aurait pas encore vu le fond. ^
Planal-desrBorts. — Antimoine. — - D^ns cet endroit» situé sur un platéàu, entre Auriac et Massac, en suivant le chem|n de Laurf dieu, on rencontre une série de vastes entonnoirs indiquant les éboulements d'anciens travaux de mines. Ces éboulements, à la surface, se, poursuivent sur uiie distance d'au moins un kilomètre; ii^ sont alignés dans la direction à peu près N. S. ; on les trouve dan§ des gjrès paraissant appartenir au trias et reposant siir les schistes qui reniplisseut le bas des vallons. On ne voit rien à la surface indi(^uaxit la nature du minerai extrait, et on y trouve seulement, au milieu des bruyères, de nombreux fragments de roches ferrugineuses et de quartz.
A peu de distance de ces travaux, à la métairie des Borts^on voit un gros tas de scories où l'on fondait les minerais que l'çn en extrayait. Ces scories, et des débris (\e pots qui y sont mêlés, signalent un gisement d'antimoine. Tout y indique l'existence, d'unç pui^santç.piipe. Malheureusement en ce moment (1872) les routes y font complètement défaut.
En descendant de la métairie des ^oi'/$, vers Mpntgaillàrd, on trouve encore des vestiges d'anciens puits comblés au lieu dit Las Perières.
Soulage, — Non loin de là, à Las Cannes, sur le territoire de Soulage, on poiit constater l'existence de traces de cuivre gris sur des filons qui ne paraissent pas avoir été recherchés.
Massac. — A vingt minutes de distance ^e ce pays, on cite un endroit peu connu, indiqué sous le nom de Irou de l^Argentière,
Padem et Montgaillard. — Les mines de ces contrées se trouvent au pied du mont Tauch et dans les calcaires qui forment lés deux rires escarpées du Torgan.
On y connaît deux sortes de gttes : 4*^ uif faisceau de filons quartzeux ou quartzo-barytiques, courant dans une direction rapprochée de £. 0., continus et bien réglés, et imprégnés de cuivre gris argentifère ; £• environ douze filons barytiques dirigés presque perpendiculairement aux précédents et N. S. Quelques-uns de ces filons tiennent aussi du cuivre gris.
Les filons barytiques ne présentent pas la régularité des filons quartzeux, et ils offrent plutôt l'idée d'une succession d'amas, dont quelquesuns atteignent une puissance considérable.
Dans le mont Germe, sur la rive droite ()u Torgan, se trouvent les principaux filons quartzeux que Ton exploite aujourd'hui.
Puissance : celle du filon principal, dit filon de Padem, est de 4 mètre à 4»,50.
Minerai. — Sa présence au dehors est accusée par de larges colorations vertes. Il enrichit le filon sur 0,20 à 0,50 de son épaisseur, et il se montre abondamment dans des renflements de 2 mètres àS'^ySO; il constitue des colonnes séparées par des intervalles pauvres.
De nombreuses analyses, faites à Paris et à Marseille, ont donné un rendement de 7 p. 0/0 cuivre et 440 grammes d'argent aux 400 kilos.
Parmi les filons barytiques, nous citerons la mine de Saint-Estève, qui est un immense amas de baryte contenant des minerais analogues à ceux du filon de Padem.
La teneur de ces minerais, d'après les analyses, est de 6 0/0 cuivre et 420 grammes d'argent aux 400 kilos; ils renferment encore 4 à 3 0/0 d'arsenic et d'antimoine et des traces d'or. On peut évaluer le rendement de cet amas en minerai à 2 0/0.
Les filons barytiques et plombeux contiennent des minerais donnant 55 à 60 p. 100 de plomb et 240 à 300 grammes d'argent à la tonne K
Les filons cuivreux de Padem ont été l'objet de travaux anciens assez étendus, et on en voit aussi des traces nombreuses dans le mont Tauch.
Ces travaux semblent appartenir à deux époques différentes : l'une très-ancienne, que l'on rapporte aux Sarrasins, est caractérisée par la présence de galeries, pour ainsi dire circulaires, faites évidemment au moyen du feu, comme on en rencontre souvent dans ces montagnes, et comme nous avons eu occasion d'en voir à Aurîac. D'autres travaux d'exploitation, faits à la pointeroUe, plus réguliers que les précédents, semblent devoir être plus spécialement rapportés au moyen âge.
Vers 4840, on a essayé de reprendre ces mines; mais il est probable