Remeignementt inédite de M. Barnier
que la diflBculté des transports et Tabsence de voies de communications ont dû faire renoncer à l'entreprise à cette époque.
Aujourd'hui (^872) cette contrée se trouve, sous ce rapport, mieux partagée qu'elle ne Tétait alors, et une route carrossable va de Tuchamp jusqu'aux mines.
En 4870, on a profité d'un moulin situé sur les bords du Torgan, à proximité des mines, où Ton a établi un atelier de préparation mécanique^ et on se disposait à ouvrir au pied de la montagne une galerie d'écoulement qui assurerait l'exploitation pour un temps de longue durée.
Davejean, Maisons et Palayrac. — Cette contrée, essentiellement schisteuse, est traversée par de nombreux gisements qui paraissent y avoir été anciennement l'objet d'exploitations très-importantes.
Aux environs de Maisons^ les Castells^ las Corbos^ En-Ponts^ Sainte- Marie f le Trou-du- Vif sont des lieux où l'on voit encore les traces de travaux anciens.
Les Castells. — Genssane le désigne sous le nom de Costeills^ et il dit (( très-beau filon de mine d'argent mêlé de blende. Le sommet de ce filon avait été attaqué par les Romains. »
C'est une petite colline cultivée auprès de Maisons. La tradition y signale, en efiet, d'anciens travaux qui ne se manifestent aujourd'hui (1872) que par des dépressions du sol et des cuvettes dans certains champs. De vieux paysans se rappellent encore avoir vu combler d'anciens puits.
Las Corbos, — Colline semblable située auprès de la précédente. On y remarque une galerie E. 0. dans les schistes talqueux, poussée au niveau du ruisseau le Courtillan pour aller rejoindre le fond d'un puits dont Toiifice est à 46 mètres plus haut. Dans les déblais, traces de blende, fragments de baryte, pas de cuivre; schistes noirs.
Sarrat-'d En-Pùnts. — Montagne du Puits, attenante aux deux précédentes. On y voit un grand puits, actuellement comblé jusqu'à l'orifice, à 40 mètres environ au-dessus du ruisseau de la Canal; une galerie à mi-côte; enfin, au niveau du ruisseau, une galerie d'écoulement nommée Sainte-Marie.
£n remontant le ruisseau la Canal, au-dessus de Sainte-Marie, on retrouve une autre galerie à peu près comblée dont le sommet seul émerge des éboulements.
D'après la tradition locale actuelle, cette galerie aurait été exécutée anciennement pour aller chercher l'eau nécessaire à la population qui travaillait aux mines d' En-Ponts; quoi qu'il en soit de cette dernière opinion, on ne peut méconnaître que cet ensemble doive se rattacher à
de très-grands travaux anciens dont nous ne voyons plus aujourd'hui que quelques traces. Les déblais qu'on y rencontre renferment des traces de cuivre gris et de la baryte sulfatée. On y voyait encore dés scories et les vestiges de deux fourneaux ainsi que des meules dont la présence constate vraisemblablement queia plupart de ces travaux furent exécutés avant l'invention du bocard, c'est-à-dire avant le seizième siècle.
Col de la Bcmole. — Confine à la commune de Maisons et appartient à la commune de Palayrac. On y a travaillé dans ces dernières années et on en a extrait une assez grande quantité d*antimoine très-argentifère, contenant 100 grammes d'argent aux 100 kilos (Vène). L'envahissement des eaux, des éfooulements survèhûs et la nécessité de créer de Nouveaux travapx ont pro))ablement été la cause de la suapension de ceux cfue l'on faisait alors.
L'antimoine a été reconnu à Cascastel^ à Palayrac, à Maisons, associé aux autres minerais; mais TanÇimoine sulfuré argentifère, comme au Col de la Bousole, est particulièrement signalé à Quintillan.
PeyreecuDerte^ commune de Palayrac — Possède plusieurs filons bary* tiques N. S. paraissant former le prolongement de ceux' de Montgaillard. Ils renferment du fer oxydulé et oligiste, et commencent la sérier des grandes mines de fer qui s'étendent vers Talairan et sont exploitées aujourd'hui avec beaucoup d'activité (1873).
César d'Ascons^ (1667) parle do grands travaux anciens sur les territoires de Cascastel et de Palayrac, et notamment dar^s un long vallon nommé le Champ^s^Mxnes. On y fit quelques recherches à ceùe époque et on y trouva, ditril, des minerais de cuivre qui rendaient 40 onces d'ar^ gent au quintal, soit plus de 600 grammes aux 100 kilos.
Il rappelle également l'existence d'une galerie haute et large de 6 pieds dans laquelle il pénétra jusqu'à 350 pas de distance, d'un puits partant du haut de la montagne et d'une grande profondeur.
Les mines de Cascastel furent rouvertes en 1782. La direction des filons y est N. S. Puissance : 1 à 2 mètres, et le minerai donnait 50 pour 100 plomb et 6 onces au quintal de plomb, soit de 350 à 400 grammes aux 100 kilos.
On y connaissait deux mines : l'une au pied de la montagne de Recansa, l'autre à la montagne de la Roufia.
Aux environs de Davejean, le même auteur constate encore la présence de deux filons argentifères et arséniatés donnant des minerais peu rirhes en plomb et tenant 10 onces d'argent au quintal, soit environ 600 grammes aux 100 kilos.
Ces minerais étaient, à ce moment, fondus dans une usine voisine, et
1* Aneteni minértlo^itas.
Cësar d'Ascons rappelle que < la fumée arsénique qui sortait des fourneaux où on commençait à fondre les minerais lui eti fit quitter là direction, i Ces filons sont probablement ceux dé Couize où ^é trouvent de grands travaux ancienè attribués aux Romains; mais appartenant plutôt au moyen âge, comme ceux de Palayrac. Là présence de 'T arsenic sernbfe indiquer Texistence de cuivrés gris*oa dé minerai d'airffent/ét s'accorde avec une teneur élevée de ce dernier métal. ., •
On cite audit la mine dé plomb de Duilhae , aux environs d'Axat, donnant 50*grammes d'argent aux 100 kilos (Vènié).' ^ '
Le département de l'Aude possédé encore' de reAmarquables gisements de manganèse. Parmi eux, nous citerons celui de la Féronnièr^: '^
Il est situé dans lés montagnes qui dominent lé pays d'Arqués, presque sur la^ligne de jonction des schistes de transition avec les 'calctfirës caverneux qui leulr sont superposés.
Il remplit les crevasses quelquefois puissantes du calcaire et peut être poursuivi, dans les mêmes conditions, sur une distance de plûsiéurp centaines de mètres dans te sens de la direction. ' ^ • ^
Ce gîte, essentiellement composé de pyrolusite, paraît être fort riche et pouvoir donner dé grandes quantités de manganèse du'dn explojte activement aujourd'hui. ' *'
Or, — D'après d'Expilly S on prétend que les Romains avaient des mines d'or dans ces montagnes, et on prouvait cette assertion par léis paillettes d*or que Ton rencontre dans les ruisseaux qui en' découlent et par les ouvéMures et les cavités que l'on voyâii dans les roches. Mais nous avons vu que les cavités dont il est ici question sont les ouverture d'anciennes mines de plomb, de cuivre, d'antimoine et de fer. Cependant Tor existe réellement dans le cours de TAude, et, en 4672, Colbert forma une Compagnie qui rechercha les mines d'or avec beaucoup de soin. On avait fait venir des mineurs suédois et on ne découvrit que des filons cuivreux.
PyiJÉNÉES.
Les Pyrénées comprennent les départements des Pyrénéeç-Orjpnt^es, Ariége, -fiaute-Garonne, Hautes-Pyrénées et Basses-Pyrénées, oui embrassaient autrefois les anciennes provinces contînan^ à l'Èspagpe éonnues encore aujourd'hui sous les noms de Valspir, Roussit Ion, Corîflahsy Cerdagne française, Capsir, Donnezan^ le comté de FoU\ le Couzerahs, le Cornminges, les Quatre- Vallées , la Bigorre, le pays de Soulê^ la Basse-Navarre et le pays de Labour. . . •
\m Diciiùnnaire géographifpte»
Bisiorique général des mines. — On trouve au sein des Pyrénées une multitude de vestiges de travaux anciens disséminés dans leur vaste étei/due, jusque vers les plus grandes hauteurs et dans les lieux les plus agrestes et les plus profondément découpés. 11 en est beaucoup qui 9 fi présentent dans de telles conditions d* altitude, de climat ou d'élOignement des voies de communication, qu'en les voyant on aurait peine à comprendre comment ils ont pu être poursuivis et entrepris, si Ton ignorait que ces montagnes étaient autrefois couvertes de forêts immenses et que la plupart d'entre elles ne furent réduites à Tétat de dénudation dans lequel nous les voyons aujourd'hui qu'après 1789. Cette absence de bois, jointe à l'imperfection et souvent même à une pareille absence de voies de communication, explique, d'une manière générale, une des causes d'abandon des mines de ces contrées pendant la majeure partie du siècle actuel.
En jetant un coup d'œil sur le passé, on arrive aussi à reconnaître que les mines des Pyrénées ont eu des époques de grande activité, séparées par de longs intervalles d*oubli et de délaissement, et que vraisemblablement c'est au temps des Romains qu'elles furent travaillées avec le plus d'ardeur.
Selon Ramond de Carbonnères, qui écrivait en 4789, les Gaulois exploitaient paisiblement ces mines pendant même que celles de l'Espagne voisine étaient activées par les Phéniciens et les Carthaginois. Les Romains leur succédèrent après la conquête des Gaules; les mines cessèrent alors d'être travaillées par des hommes libres ; mais leur exploitation dut être poursuivie activement pendant les siècles de la domination impériale, qui furent pour les Pyrénées une époque de calme et de tranquillité.
Les travaux purent être poussés à de grandes profondeurs ou sur de , grandes étendues, comme on le voit, en territoire espagnol et presque aux limites de France, aux mines à' En-Bemadels ^ près Campredou, à celles de la montagne des Quatre-Couronnes, près des Basses-Pyrénées, ou dans l'Ariége, et quelques-unes d'entre elles pucent être abandonnées, même à cette époque, au moment où l'extraction des minerais exigeait l'emploi de machines et de moyens plus puissants que ceux dont on disposait; mais toutes durent être délaissées vers le cinquième siècle!
En effet, à partir du cinquième jusqu'au neuvième siècle, lesj^yrénécs furent le théûtre de luttes pour ainsi dire continuelles. Les Alains, les Suèves et les Vandales y portèrent la dévastation et le trouble, et, après eux, les Vascons et les Sarrasins. Il n'y eut, pour ainsi dire, pas de repos jusqu'à la fin du règne de Charlemagne.
Il est donc naturel d'admettre que, pendant cette longue période de près de quatre siècles, les travaux que les Romains avaient poursuivis furent, pour la plupart, abandonnés, et ceux que l'on attribue.aux Sarrasins durent être fréquemment troublés.
Au moyen âge, et surtout à partir du onzième siècle, l'industrie minérale» ainsi que nous avons pu le voir pour les autres contrées de la France» avait acquis un degré d'activité incontestable. Il dut en être de même dans les Pyrénées.
Sans doute, ces contrées furent profondément agitées par les luttes presque continuelles qui se perpétuèrent, pour ainsi dire, jusqu'à l'époque de la Renaissance; mais ces luttes n'étaient plus celles des temps passés, et les Pyrénées n'étaient plus, comme autrefois, le passage de flots d'hommes armés allant d'Espagne dans les Gaules, ou réciproquement.
La montagne était devenue le refuge des grands vassaux du midi de la France ; ils y plantaient leurs châteaux sur des rochers incultes et dans des lieux sauvages ou difficilement accessibles, et ils s'y retiraient dans les temps de troubles et de dangers.
Il est donc probable qu'à l'abri de ces tours dont nous voyons aujourd'hui les ruines si pittoresques et souvent perchées comme des nids d'aigles sur de hauts sommets, les mineurs pouvaient travailler paisiblement.
C'est d'ailleurs ce que viennent confirmer les documents qui rappellent que les seigneurs < de Gomminges, Couserans, Saint-Pau, Béarn, Bigorre et autres lieux retirèrent des mines des revenus considérables, ainsi que cela fut constaté par les registres de Tarbes, de Lourdes, de Bagnères et de Toulouse.
On sait aussi que les mines du Roussillon furent activées pendant les douzième et treizième siècles, et Bernard Palissy (4 550) rappelle les mines que les rois de Navarre faisaient exploiter dans leur pays.
Cependant, dans le dix-septième siècle, on avait presque perdu le souvenir des travaux antérieurs dans la majeure partie de la chaîne; les mines de fer à peu près seules étaient en activité, et l'on était retombé dans une nouvelle période d'abandon qui semble avoir persisté pendant plus d'un siècle. Ainsi, lorsque Henri IV voulut faire reprendre les mines des Pyrénées, aux approches de 4600, Malus, mattre des monnaies de Bordeaux, qu'il y avait envoyé, exprima, dans un long rapport, Tétonnement qu'il éprouvait à la vue de travaux considérables, abandonnés depuis longtemps, dans la vallée d'Aulus (Ariégé). Déjà à cette époque toutes les traditions étaient perdues; quelques tentatives seulement paraissent avoir été faites isolément sur quelques filons que l'on considéra comme insuffisamment rémunérateurs, et, en 1698, il n'existait aucune mine, autre que des mines de fer, dans ces montagnes.
Au commencement du dix-huitième siècle, un certain élan fut donné aux mines pendant la Régence, et des travaux furent entrepris en bien des points sur des gisements de cuivre, plomb et argent.
!• Hellot. De la fonte dr* ir,'i:r$.
Plusieurs concessions furent, en effet, accordées à cette époque; mais, indépendamment de Tabsence de traditions, de rimperfection de la législation minière et de Tignorance relative à 1* étendue des anciens travaux qu'on pouvait rencontrer et qu'on rencontra en effet, causes de grandes difficultés pour des entreprises naissantes, on était encore sous l'influence de l'esprit du temps, inspiré parles gouvernants eux-mêmes. Un soufSe de spéculation malsaine était répandu partout, et la formation de la Société royale des mines des Pyrénées^ vers HSO, qui s'écroula après quelques années d'existence, paraît n'avoir été que le reflet d*autrês entreprises plus vastes, telles que celles de Law, dont râgiotage était le principal caractère.
Rien ne pouvait réussir sous de telles influences.
Les travaux furent poursuivis avec plus de constance et d'honnêteté dans la seconde moitié du dix-huitième siècle : des fonderies furept construites et ranimées à Serancolin, à Saint-Pé, à Pierrefitte, i Baigorry, et l'on retira des mines des produits importants pour l'éboque^'^mais, ainsi que nous aurons occasion de le voir,' on eut souvent^ lutter contre des frais excessifs de transport.
Enfin, la Révolution détermina l'abandon des nombreuses |entatives que l'on avait entreprises.
' Les mines des Pyrénées restèrent encore abandonnées pendant la majeure partie du siècle actuel. Quelques-unes d'entre elles ont été reprises dans ces dernières années, et it est probable que leur fortune est appelée à être favorablement modifiée par suite du voisinage des chemins de fer qui déjà lancent leurs ramifications dans la profondeur des gorges, comme les chemins de Prades dans le Roussillon, de f oix et de Sàlnt- Girons dans l'Ariége, de Bagnères-dê-Luchon dans ta Hauté-Garonhe, de Bigorre et de Pierrefitte dans les Hautes-Pyrénées.
Sans entrer daps d'autres^ considérations, nous pensons que l'histoire des mines des Pyrénées peut être résumée de la manière suivante :
Période gauloise : travail libre et paisible.
Période ronVainè : travail par les esclaves.
Mérovingiens et Carlovingiens : abandon des mines presque général. Travaux sarrasms. '
Moyen âge : travail actif.
De la Renaissance au dix-huitième siècle : abandon presque total.
Dix-huitième siècle : reprise de nombreuses mines, avec quelque succès, dans la deuxième moitié du sjècle.
Dix-neuvième siècle : tentatives nombreuses infructueuses. Difficultés des transports. Reprise dans lés temps récents, di0pui8 ^ creàtioii des chemins de fer.
Coup d'œil géohgiqtp*. — La géologie des Pyrénées a été étudiée par beaucoup desavants, etnotam ment par Dufrénoy, Leymerie, d'Archiac, de
Massy, Magnan, Noguès, Garrigou, etc.; et c'est, après l'abbé Palassou, Charpentier qoi, en 4823, commença à donner une idée méthodique de la constitution des terrains qui en forment l'ensemble.
La science était loin d'être aussi avancée qu'aujourd'hui; mais, si Charpentier a pu confondre ensemble des terrains divers, ii faut reconnaître que les études postérieures sont venues oonlirmei' l'idée quîil exprimait en disant : c La situation géognostique des Pyrénées, loin d'être (( compliquée, est, au contraire, d'une grande simplicité, et cette grande « chaîne, loin de présenter des phéi|omènes opposés aux loi§ géiiéi'ales <t que la nature pârat); avoir spivies ailleurs enforpaant les montagnes, n présente, ^u contraire, des £aits qui ne font qu'appuyer et confirmer « les opinions les plus généralement reçues, sur la disposition et l'âge « relatif des divers terrains. »
On y trouve, 46puia les granités^ presque tous les terrains de l'échelle géologique, disposés généralem^it en bandes parallèles à l'axe de Ifi chaîne, traversées et accidentées par les profonds valloqs qui descendent des sommets.
Les terrains silurien et devonien y acquièrent un grand développement; ils sont recouverts, en plusieurs points des Pyrénées, par le c^caire carbonifère qui,» d'après M, Garrigou, recouvre les célèbres mines' de fer de Bancié et renlemie les mar)3Te^ blapçs de Saint-Béat.
SaQ$ parler des lerr^jps iiitprrpé4mires, poi^s ajputerpps que le terrain crétacé, et siirloi)^ h partie inférieur^, Iç calcaire i^épcomien, dans lequel se trouyepx le^ fpipes de puiv^e de |iontgf^i}Ui?4 dans l'Aujde, ou celles du mont Tauch, forme de puissances montfignes qui atteignent de granules h^ji^te^r^ pt ?cqi^|èrenj|, daps l'étenflq^ (te 1^ cha|f;e, up trèsgfr^nd déyeloppement.
On tropve encore des focbes op)iiolitiques auxquelles spnjt associés des miperajs (|e cuivre.
Lorsqu'on yojt les roches qpp Charpentier c]açs^it top^es sous le nom 4e ipophes 4e trapsitiop, e( ^iij^qiielies appartieppept particulièrement les terrains silurien et 4evoniep, pn recopp^U que jeur ensemble présente à un ||aut degré tou$ les eije^s 4^ piétamorp)iisine. L^ puissance de ces effets es}; constatée par la variété 4es roches, pptf I^ pénétration de ces roches par de pop)|)rep^ p^ipérau]! ^t par h présence 4e roche9 ophitiques diverses comprenant tout une série de porphyres, d'amphiboUtes» de dio)rites et de g^unsteins.
Cette action n^étaniorpiiique, cpnstatée d'une manière s| puissante par l'aspect divers des roches 4*une paême formation, et encore par les nombreuses sources thermales qui ep sont, pour nous, les tépfioin$, dans lep temps actuels, semble expliquep }a dissémination 4es mipérauf utiles que nous voyons au sein des terrains, le peti( poipbre de vérita)>les fjlons relativement à la multitude des gisements insérés plus ou moins régulièrement entre les couches, et la disposition particulière e^ fréqpente
des substances métalliques en amas ou en rognons au milieu de leurs feuillets.
Cette dernière disposition, qui, dans bien des cas, a été la cause de divers insuccès, montre encore que les amas visibles à la surface du sol ne sont pas seuls, qu'il doit s'en retrouver au-dessous d'eux dans la profondeur des terrains, et, à ce point de vue, il est permis de croire que les Pyrénées renferment de puissantes richesses métalliques.
Il n'est pas inutile de rappeler que Charpentier, dont nous venons de citer le livre, n'y exprime généralement qu'une opinion peu favorable à l'industrie minérale et n'accorde une réelle importance qu'aux mines de fer.
Cette opinion, pareille à celle de l'abbé Palassou, fondée surtout sur les insuccès dont il avait connaissance avant 4823, ne paraît devoir être prise en considération qu'en se reportant à près d'un siècle en arrière et en rapprochant par la pensée les difiScultés de toutes sortes que les exploitations devaient rencontrer dans un pays profondément accidenté, sans moyens de communication et souvent sans combustible, au moment où Charpentier le parcourait.
Cette observation est d'autant plus vraie que Dietrich, dont nous parlerons tout à l'heure, qui, en 4787, étudia les mines des Pyrénées, non pas en savant, mais en mineur, dans un moment où les bois, d'ailleurs amoindris par les forges, ne faisaient pas encore défaut, tout en citant des gîtes qu'il croit importants, fait fréquemment remarquer que l'absence des chemins les rend inexploitables.
Nous regarderons donc le jugement de Charpentier comme prématurément exprimé et nous penserons que les riches mines de fer, les im* menses travaux anciens que nous aurons occasion de signaler sur des mines de plomb, argent, etc.^ la haute teneur des minerais argentifères, le volume des amas de manganèse de la vallée d'Aure, etc., suffisent pour témoigner à l'évidence de l'aptitude des montagnes pyrénéennes à renfermer d'abondants dépôts métalliques de toutes sortes.
L'ingénieur saura distinguer parmi eux quels sont ceux dont il pourra tirer parti dans les conditions économiques actuelles, et ceux qu'il devra délaisser, et il ne les condamnera pas à l'oubli avant de les avoir visités et étudiés.
L'énumération des mines des Pyrénées, ou d'un grand nombre d'entre elles, a été donnée par divers auteurs anciens et notamment par la baronne de Beausoleil en 4 630 S et reproduite par Hellot en 4750*. Il serait superflu de la rapporter ici ; mais, cependant, nous rappellerons les détails donnés en 1787 par Dietrich qui, à cette époque, explora toute la chaîne, à l'exception des Pyrénées-Orientales. Ses conclusions sont