E$iai sur les filons métalUftres de VÀveyron
D'après Duhamel ^ c il n'y a qu'une grande expérience qui puisse faire « reconnaître que, dans chaque canton, il y a des directions de filons « plus avantageuses que d'autres, en sorte que les meilleures direca tions dans un pays pourront être les plus mauvaises dans d'autres. Il « faut donc s'appliquer à distinguer les meilleures directions dans ' a chaque lieu. L'étude de ces directions n'est pas même indifférente dans .' « les Stockwercks. i> i
Dans ces derniers temps, nous avons vu paraître, en France, une théorie qui attache à la direction des filons une importance de premier ordre.
Cette théorie ', fondée sur des études exclusivement mathématiques, se résumant par ce que l'on appelle la théorie du réseau pentagonal^ attribue à l'orientation des systèmes de montagnes une influence principale sur la nature et la richesse des gttes. D'après elle, à l'aide des directions, on pourrait reconnaître à priori les parties riches ou les parties stériles d'un filon; enfin « la recherche et l'exploitation des gttes minéraux, sortant et des tâtonnements de Texpérience, marcheraient avec certitude'. 9
Nous nous bornons à signaler ici cette théorie qui nous semble perdre toute sa valeur si on veut la généraliser, et nous sommes de ceux qui pensent que, si des lois mathématiques régissent les phénomènes naturels dans leur ensemble, ces lois sont à chaque instant modifiées et troublées par une foule de causes, dans les détails.
C'eût été véritablement une grande conquête que de pouvoir parvenir, à l'aide de données certaines, à reconnaître les richesses souterraines, ou du moins celles d'entre elles qu'on aurait pu attaquer avec avantage. Mais cette conquête n'est malheureusement pas faite, et il faut encore s'en tenir aux études de chaque localité, isolément, et à l'étude des lois que l'expérience y a fait reconnaître pour la distribution de la richesse.
C'est évidemment dans les paroles de Délius et de Duhamel que se trouve pratiquement la vérité, et il faut dire comme Withney * : « Il est € très-difficile de juger de la richesse d'un filon. Chaque contrée a ses c caractères, et la même règle ne saurait être appliquée à des endroits « différents. Une longue pratique et un coup d'œil exercé sont les seuls K éléments qui permettent de discerner si un gisement présente des ap- « parences favorables, aptes à promettre une exploitation avantageuse. »
Nous ferons remarquer que la théorie dont nous venons de parler se rattache à des considérations d'un ordre très-élevé , et elle semble en réalité avoir beaucoup plus pour objet de rechercher l'ftge des filons, eu comparant leurs directions à celles des directions des montagnes^ que
1 • Géométrie souterraine.