Le Salatf entre Bonrepeaux e( la Care
Nous aurons maintenant u^e idée des forines ^t de l'inippr^apç^ dpf Çîsemenls fie TAriégQ en parlant particulièrement des min^s de l'arrondissement fié Saint-Girops, (ju| qnj; été décfîtes par Pietric^ ^(réc^i)(iment par M. de Mussy^
C*cst, d'ailleurs, dans cetti^ partie du département que se trouvant les travaux les pluç nombreux ei les travaux anciens les plus corfsidér^blef^t tels que ceux d'Aulus dont Malus f^ donné en 1600 une description si più toresque^
Mine de Loquorre. — Travi|uxapciens importants 3ur un filon çoucf)^» ayant le calcaire au toit et les sçliistes au mur, se sputen£|n( ^yeq un^ remarquable régularité à 500 mètres environ au-dessus dp Garbet.
Direction : N* 80 E.
Inclinaison : 45 à 55^ au sud.
Salbandes terreqse? bien déterniip^es su^ SQQ ^ $)Qp ip^tr^f.
Puissance variable de 1,30 ^ 0,10.
Gangue: Elle est généralement terreuse.
Minerai : Galène n^assive pt dissépoinée. parbpRdtQ d^ plop^bf cali» ipine.
La teneur en argent du plomb carbonate est de 4 SO à 450 grammes aut 400 kilos. Celle des galènes est beaucoup plus grande. 68 ))our 400 de plomb.
Il y apeud*années les fonds des anciens travau^ étaienf encqre inondai et inconnus malgré les beijes apparence^ di| ^iseipent. iPeUe {njpQ fut exploité^ avec succès dans le siècle dernier. Ver^ 483$ des trftvaqi^ ^sse^ iniportants y furent exécutés, mais l'exploitation fut bieni()| ^pspen^ilp^
Dielrich ju^'eait qiie cette mine devait fournir des bén^fice^ p\ H. 4q Mussy considère que des recherches sérieuses y seraient ^r^inem^nt couronnées de succès.
Mine de. Lauqueille. — Filon couche entre les calcaires et leç schistes comme le précédent, mais plutôt une imprégnation dû to!t catcalr^ pa^r la galène suf des puissances variables atteignant 2 et 3 mètres, et au contact des schistes dont il n'est séparé que par une mince couche d'argile*
1. Bulletin de ta Société de tindattrU minérale, ). De Mossy. Anciens mlnéraloftisteii.
Direction : N. 70 E.
Inclinaison : 60*^ au sud.
Gangue calcaire.
Minerai : Aux afQeurements» il était uniquement composé de blende à larges facettes, en grandes masses ; séparé du gîte inférieur de galène par des parties calcaires spathiques stériles. La blende donnait 50 à 55 pour 400 de zinc. La galène lavée rendait 60 pour 400 de plomb et 450 à 460 grammes d'argent aux 400 kilos.
Ce minerai est disposé dans le calcaire par colonnes verticales. Son exploitation actuelle exige des galeries d'écoulement inférieures.
Mine des Argentères. — Nous rappelons ici cette mine à cause de son voisinage avec celle de Laquorre dont elle n'est distante que de quelques centaines de mètres. Son nom seul indique qu'elle a été l'objet de travaux anciens comme les précédentes.
On y connaît deux filons de quartz distants de 30 à 40 mètres» trèsrapprochés du granité traversant les couches de calcaire de transition. Leur puissance varie de 0^50 à 4 mètre, ils courent dans la direction N. 50 à N. 60 0., et sont reliés entre eux par de petits filets quartzeux qui recoupent le calcaire dans tous les sens. La galène qu'on en a extrait, donnait 450 à 200 grammes d'argent.
Le gîte connu et anciennement travaillé consiste en une masse verticale limitée dans tous les sens, de 12 à 45 mètres de longueur, de 4 à 5 mètres de largeur, appliquée à l'un des filons quartzeux. Cette masse est formée d'un mélange varié de quartz, mica, spath calcaire et ferrugineux, blende et galène, le tout en forme de brèche à ciment quartzeux.
Le minerai forme en profondeur ^7 de la masse totale ou 2 pour cent.
'Ce gîte a été l'objet de plusieurs tentatives infructueui^es. Dietrich disait : ff Je fais peu de fond de son succès. »
La montagne du Pouech située entre le Garbet et l'Arce, au-dessus d'Aulus^ est traversée presque de l'est à l'ouest par plusieurs systèmes de filons, formant faisceaux, qui s'étendent et se prolongent au loin au travers du département et semblent se réunir dans cette montagne.
Ces systèmes sont, d'après M. de Mussy :
i*" Groupe plombeux des anciens, la Chassotte, la Freychinière; dirigé N. 70 E.
2^ Groupe de la Single, Sagette, etc., plomb et zinc; dirigé.N. 80 0. à N. 20 E.
d"" Groupe du Trou-des-Teux, Sainte-Barbe, etc., plombeux; dirigé N, 70 0.
4** Groupe cuivreux des Escanarades; dirigé N. 75 à 70 £.
Tous les gîtes du premier groupe, depuis les travaux romains du Garbet jusqu'à la Freychinière, sont compris dans une bande étroite de
50 mètres au plus; ils sont généralernent'parallèles et caractérisés par des minerais à grains fins riches en argent. Ils font suite aux mines de Laguorre et de Lauqueilk situées sur la rive droite du Garbet.
Dans toute cette étendue de plus de deux kilomètres on trouve presque sans interruption des travaux anciens ou modernes, ou des indices dignes de recherches.
Mines du Pouech, — Ces mines, appartenant au premier groupe, montrent à la surface les vestiges nombreux d'anciennes excavations, qui s'étendent en écharpe en remontant la montagne du Pouech, dans la direction N. 70£., et s'élèvent à plus de 400 mètres au-dessus du Garbet. De grandes ouvertures béantes, qui se succèdent sur le sol, dominent de nombreuses galeries, et des vides vastes et profonds donnent une idée des anciens travaux et de Tactivité qui, jadis, régna dans ces lieux.
Latour de Castel-Minier, qui domine le Garbet, témoigne encore aujourd'hui de l'importance de cette exploitation; un village entier de mineurs existait sur les lieux, et au ch&teau se trouvait, suivant l'expression de Malus, c la grande fonte ou l'on fondait l'or et l'argent.]»
C'est là que se trouvent en effet les mines que Malus visita en 1600 et dont la vaste étendue produisit sur lui l'étonnement le plus profond, étonnement qui nous a été transmis par Malus fils^ « Il y a, dit-il, dans cette c grande montagne, appelée le Pouech-de-Gouas, plusieurs grands voyages « faits pour tirer les mines, ayant les uns demi-lieue d'étendue dans la € montagne, les autres un quart, les autres trois quarts, quelques-uns € une lieue et les autres une lieue et demie plus ou moins, etc. Vers le € sommet de la montagne, il y a un trou fait en forme de puits, si pro- € fond qu'il va jusqu'au fond de la montagne... En divers endroits ont € été trouvé de grands soupiraux ayant les uns 6 brasses de largeur, € les autres 4, les autres 2, plus ou moins de profondeur, de 40, 60 et € 80 brasses... Il s'y trouve tout auprès 87 meules à moudre les mines, € éparses çà et là. »
On peut encore à présent pénétrer dans ces immenses travaux, et les quelques détails que nous venons de donner suffisent pour montrer l'importance que ces travaux durent avoir à une certaine époque.
Aujourd'hui nous sommes naturellement portés à nous demander quelle peut être la cause de leur abandon. Au temps de Malus, la tradition croyait que ces mines avaient été dévastées par les Catalans qui ravagèrent tout le pays de Couserans; mais, suivantl'opinion de Dietrich, qui semble être la plus vaisemblable, les travaux, parvenus à une profondeur qui exigeait l'emploi de moyens plus puissants que ceux dont on disposait alors, durent être abandonnés.
Dans tous les cas, on ne peut voir sans regret le délaissement persis-