Aneieii» mioëraloglstet
tant qui à régné dans ces lieux depuis tant de siècles après iaiit d'activité, dont la dernière époque dut être sans doute au temps du moyen âge.
Le gisement, sur lequel ces travaux sont ouverts, présente là plus grande analogie avec le gtte de Lauquellle, thaïs il affecte des proportiods bien plus considérables.
Il consiste en une imprégnation puissante des calcaires, au contact des schistes, par là galène riche en argent Bans une gangue spdthiiiue.
La Ckauotiê. -— Gtte faisant suite aux travaux romairis, semblable à celui de Laquorre. Minerai de plomb à 300 grammes d'argent àUX 4 00 kilôa.
Les liaspes. — Les anciens travaux des Raspes se trouvent à 300 mètres aU'dessqs de la vallée de l'Arce, dans la montagnp du Poueck. On y voit de grands vides de 450 à 200 mètres d'étendue et de plus de 80 mètres de profondeur.
(gisement, — Filon entre le calcaire et lés schistes.
Puissance : 0,50 à 4 mètre.
Inclinaison : 70 à 80° au sud.
Salbandês terreuses où étaient disséminées la galène^ la bleilde et la calamine. Des travaux ont été entrepris vers 4862 pour pénétrer par galeries ail-dessous des anciens ouvrages.
La Freychinière. — A 30 mètres au-dessus de l'Arce, un filon anciennement travaillé.
Puissance : 4 ipètre à 4,50, birection :N. 70 E.
Inclinaison : 70* au sud.
Gangue : Calcaire cristallin.
Minerai : IJlende avec un peu de galène et de pyrite de fer. La blende occupe le 4/5 de la masse.
Ce filon est suivi par un filon de pyrite de fer de 0,50 à 4,50, qui en est distant de 4 à 5 mètres, visible sur plus de 200 mètres.
Les deux gîtes suivants qui appartiennent au 2"* groupe indiqué cioessus recoupeiù dans la montagne du Pouech le§ gis(îments précédonts; ils sont dans le voisinage des calcaires et des schistesi peu continus en direction, discordants avec les couches de la montagne, et ne contiennent que de la blende à larges facettes avec chaux spatliique. Ce sont :
La Singk-déS'CharbonniBrê. — Filon dans Uîie masse de calcaire ërîstâllin.
L^ Tail du Cafoy, où des anciens travaux ont été reconnus et divers filons à la Paiislre^ auprès des Raspes.
Trou-des-Yeux. — Situé à 450 mètres au-dessus du Qarbet, en descen-
dfani lé Ponfi^h de ili Siiigië vers le HoM: Asâez grand nombre de iSJons àti travers des schistes.
Mmivûi: GàIbnettVec bletlde à gl*dliisfly, rlfehé en argent, mais moins qu'à la Chassdtte et ttUx RIispes. Il est disposé en colonnes à peu près verticales dirigées N. 70 0.,et sôdtehtdlsséiiiiHëau milieu des schistes.
Dans leur voisinage se trouvent des bancs de porphyre euritique.
MoniognB ien Ewânarâd'ei. — Oh y côhtiatt trbis gftes oii Mldfis à peii près parallMes; assez rapprochas; diJMeâqiiélsi ôiitété pfatiqiiés dès travaux dans le sièble dernier; Leur direètidh se rappl'oéhe de N. 70 0,
4" filon, ad quarilerdë CoihttiaHU: — Qix^Hi, pyrite de ciiive ayeo grains de galène et blende, spath calcaire entre le schiste et le calcaire.
2* filon. — Gangue de chaux spathique avec cuivre pyriteuic, accolé à un petit Qlon de blende.
8« filon. **- C'est (Sëldi stlt* lequel ôht ëtë prihbipaleinent faits lés anciens travaux; il eii datis lès schidtbé:
Puiuancè : 0,60 à i mètre.
Minerai. — Pyrite de cuivré, carbonate de cuif rô; avec quartz et spath calcaire assez abondants. l( rédférifae, dit-on, de For et de rârgehi eiî notables quantités.
Dietrich rapporte ((u'titlessfll de4?75 fait par M. Sslge à doiih^ ë niâfcs. 2 onces, 5 gros, 24 grains d*argent, et 2 marcs, t onces, 2 gros d'or au quintal de cuivre; soit ehviron 4 kilds d'drgedt bt 4000 grammes d'or aux 4 00 kilos de cuivre inétallique. Il ^èthbte douter de la valeur de ces résultats, qui, je crois, n'ont jamais été vérifiés depuis.
Les travaux Au li&cle dértiler ëtaiéiit encore comblés et inondés il y a peu d'années.
La plupart des mldes; dottt nous tenods dé p^rief , ^e trouvent dans lès concessions d*Âulus et de Pouech. Quelques travaux de peii d'importance y ont été faits récemment, mais ils ont dû être bientôt abandonnés par suite de la chute de là Sd^iétS (\Û\ leé àtalt entrepris, dhule occasionnée, non par le travail des mines, mais par suite d*une organisation première qu'il ne nous appartient pas d'apprécier ici.
Il est évident, pour tout homme qui à quël^de connaissance de l'allure de9 anciens travaux eri général, que les mines de ces deux concessions ont dû être d'unâ richesse etceptlonrlelle, et il paraît non moins certain que les travaux n'ont pas été suspendus pour cause de l'épuisement des filpns. Là, comme ailleurs, d&ds des ea6 semblables; on peut considérer que les anciens n'ont pris que les têtes des gisements et on t)eiit ci*olre avec raison que les richesses qu'ils renferment s'étendent profondément et intactes au-dessous du niveau du Garbet. G'«îst ce que l'on pôuri-a constater quand une Société sérieuse Voudra y appliquer les forces nécessaires, et pratiquer des galeries d'écoulement qu'il est àoUvëtit possible d'ouvrir dans ces montagnes.
Vallée d'Ustou. — On y retrouve trois des systèmes reconnus dans la montagne du Pouech. Le système plombeux nord n'a pas encore été constaté, mais, plus bas, dans les mines deSeix, il est largement repré* sente et accompagné constamment par le groupe cuivreux.
Cette vallée renferme des mines importantes.
Calamine du col d^Escotz. — Ce gtte a été reconnu par M. de Mussy, près du col d*Escotz. Contact des calcaires et des schistes, avec ocre et blende de près de deux mètres d*épaisseur ; il en considère l'affleurement comme le chapeau d'un filon appartenant au premier groupe de ceux du Pouech. Il se trouve dans Talignement des mines du Pouech et de celles d'Ustou.
Mine de Carbouère. — On y connaît plusieurs filons ou plutôt plusieurs couches à peu près parallèles, presque verticales, dans une épaisseur de schistes d'environ 430 mètres, et concordant avec leur stratification. Leurs affleurements peuvent être poursuivis sur plus de trois kilomètres.
Ils se rapprochent quelquefois jusqu'à se toucher et sont peu éloignés de filons de porphyres euritiques. On peut les considérer comme des couches schisteuses imprégnées de minerai, et cette imprégnation a quelquefois une puissance de4»50. Leur direction est N. 80 £., ou à peu près E. 0.
Le minerai renferme, pour deux de ces filons, 450 à 460 grammes argent aux 100 kilos, et pour le troisième, qui est le plus au nord, 90 gr.
Ces gisements ont été travaillés par les anciens dans le siècle dernier et dans ces dernières années. On peut les attaquer par des galeries d'écoulement nombreuses et basses.
D'après Dietrich, ces mines paraissaient susceptibles d'une exploitation considérable.
Montagne d'Anglade. — Anciens travaux sur un filon massif dans les schistes.
Direction .• E. 0.
Dietrich y rappelle un grand filon de pyrite de fer, probablement le même que celui dont parle M. de Mussy, formant le toit du précédent, et renfermant du fer carbonate et du fer oxydulé magnétique.
Le système cuivreux des Ëscanarades est représenté dans ces vallons par les filons quartzeux et pyriteux d'Ichedetz, qui furent travaillés dans le siècle dernier.
Mines de Sentein. — Des travaux considérables ont été ouverts, dans ces dernières années, pour l'exploitation des couches métallifères et particulièrement plombeuses, qui s'étendent depuis le quartier de Chichoix jusque dans la vallée d'Aran où elles sont aussi, dans ce moment.
Tobjet de travaux particuliers. On peut considérer ce gisement comme formé d*une succession de poches presque horizontales, avec un léger pendage au nord, situées entre les schistes du toit et le calcaire du mur, et reliées entre elles par un banc terreux de 0,30 à 0,50 d'épaisseur, qui sert de guide aux recherches.
Les travaux en cours d'exécution ont mis à nu des masses de blende etgalènede3à 4 mètres de puissance sur 6à 7 de longueur en dijrection, et même 4 5 mètres de largeur sur 4 mètres de haut. Ces poches sont souvent enclavées dans les irrégularités du mur.
Outre ce gisement principal, on trouve dans le mur lui-même, et souvent fort loin, de nombreuses poches de minerai sur lesquelles des travaux assez considérables ont été entrepris à diverses époques. Ces poches n'ont jamais donné de grands résultats.
Tous les minerais qu'on extrait de ces mines sont amenés au bocard de Sentein, et la galène qu'ils fournissent rend 60 à 65 p. 100 plomb et 55 à 65 grammes d'argent aux 400 kilos de minerai. On y a rencontré abondamment des terres plombeuscs tenant 60 à 70 et 25 à 40 pour 400 de plomb, 45 à 50 et 45 à 35 grammes d'argent aux 400 kilos, et des blendes et calamines terreuses assez abondantes.
Ces mines, très-remarquables par l'abondance du minerai^ ont eu, depuis 4848, des périodes de travail actif succédant à un état de langueur qu'on a pu constater quelquefois. Une telle situation provient vraisemblablement, non-seulement de la faible teneur des galènes en argent, mais surtout de leur accès difficile.
Filon diUretz, — Cuivre. Direction : N. 80 E, Concordant avec celle des couches de schiste talqueux qui l'encaissent.
Inclinaison : 70^ au nord ; il recoupe les couches qui plongent au sud.
Puissance : 4 mètre à l'affleurement.
Minerai : la pyrite de fer domine la pyrite de cuivre.
Aux environs de Seix se trouvent d'anciennes mines, parmi lesquelles nous citons :
Mine d'Escalator te. — Elle paraît posséder la suite, par la rive droite du Salât, des filons de Moulibas. On y distingue deux formations. Tune cuivreuse et l'autre plombeuse, marchant de pair.
Le gisement est enclavé dans des schistes noirs qui ont 7 à 8 mètres de puissance.
Puissance variable : 0"*,50 à 2"',50.
Direction : N. 75 à 70 0.
Inclinaison : 70*.
Minerai. — Pyrite de cuivre et galène dans une gangue de quartz et de chaux spathique; il paraît disposé en colonnes puissantes. La galène est à grains fins et riche en argent.
En descendant le Salai, on retrouve les vieux travaut de Sahueette et de Y£B(ûur$, ouverts sur un filon quartzeui de 4 mètre, avec pyrite de cuivre et carbohate dirigé N. 50 à 55 0.
Ce m6me fllôh se poursuit aui anclehs travaui d^AuboCf àil bas de la vallée. Il atteint 10 mètres de puissance.
Filou de Mfi^L -— Plonib argentifère. Travaux considérables du Éiècle dernier, tl est éitué prèb du àlon quartteux précédent, qu'il recoupe, et les points de jouctioh ont produit de notables enrichissements signalés par les vides des anciens travaux.
Là galène de Mimort donne de 400 à SOO grammes d'argent aux 400 kilos.
JftMiâf. '^ travaux anciens signalés pair de nombreux déblais ouverts ànr le prolongement du filon quartzeux précédent, offli*ant, comme è Escalatorte; le rapprochement de deux gttes, Fun de plomb et l'autre de cuivre.
La montagne de Mim&rt est traversée par un certain nombre d'autres filons plus ou moins puissants, pouvant tous se rattacher plus ou moins dinectement aux précédents.
Tels sont les filons de cuivre de Mède, dirigé N.-5., enclavé dans les calcaires marbre, et ceux de Mimlibas^ de Bùnrepeaux et du clos des Rameê.
Mine de la Souquette. — : Elle est située sur la rive gauche du vallon d*Ângtreih, presque aux limitée ouest du département. Anciens travaux sur un filon de galène très-argentifère.
Direction : N. 85 B.
Puissance : plus de 4 mètre.
Minerai: galène avec un peu de blende et de pyrite de fer. Elle a rendu ttt>. 0^0 plomb et 840 grammes d'argent aurifère aux 400 kllos^ Des afileurements analogues se montrent sur la rive droite du roôînfe vallon.
Dans les mêmes localités, sur les deux versants de la chaîne de montàgnesqul sét>are les vallées de Bellelongue eiSeniein.oti rencontre divers affleurements de minerai de cuivre au contact des girès du trias et du calcaire.
Telles sbnt les mines d'irazein, de Saint-Lary, et autres, qui font l'objet de légendes fabuleuses concernant des mines d'or gardées par des dragons.
La présence de l'or a été constatée à la mine dVrâzn'n, et les mitiel'kis qui en proviennent tiennent 36 p. 4 00 de cuivre et de 4 o6 à IB80 grammes d'argent aux 4 00 kiloa.